Musée de l'air et de l'espace

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Musée de l'air et de l'espace
Façade du musée de l'air et de l'espace.
Façade du musée de l'air et de l'espace.
Informations géographiques
Pays Drapeau de la France France
Ville Le Bourget
Coordonnées 48° 56′ 51″ N 2° 26′ 07″ E / 48.9474, 2.4353 ()48° 56′ 51″ Nord 2° 26′ 07″ Est / 48.9474, 2.4353 ()  
Informations générales
Date d’inauguration 1919
Informations visiteurs
Nb. de visiteurs/an 274 678 (2008)
Site web http://www.museeairespace.fr

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Musée de l'air et de l'espace
Sur le tarmac se côtoient des avions modernes et les maquettes des fusées Ariane 1 et Ariane 5.

Le musée de l'air et de l'espace (MAE) du Bourget est le plus important musée aéronautique de France, le plus ancien et l'un des plus grands du monde. Il occupe une partie de l'aéroport du Bourget, au nord de Paris.

Une partie des appareils est exposée dans des halls, dont le plus important est la « Grande galerie » ; les avions les moins fragiles sont à l'air libre. Les réserves du musée (entre autres, plus de 150 avions) sont essentiellement conservées dans l'enceinte de l'aéroport mais à l'opposé du musée sur le territoire de la commune de Dugny.

En 2012, l'accès aux collections permanentes du musée est gratuit pour tous[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Fondé en 1919 sur proposition d'Albert Caquot, la collection commence à prendre forme dans un hangar du terrain d'Issy-les-Moulineaux. Le musée est inauguré en 1921, à Chalais-Meudon, puis le 20 novembre 1936, Boulevard Victor, dans le 15e arrondissement de Paris. Durant la Seconde Guerre mondiale et l'Occupation, les Allemands le font fermer : toutes les pièces exposées Boulevard Victor sont rapatriées à Chalais-Meudon après la guerre. C'est seulement à partir de 1973 que le musée déménage progressivement de Chalais-Meudon à l'aéroport du Bourget. En 1974, la création du nouvel aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle libère de la place au Bourget et le regroupement des collections dispersées dans une partie du hall de l'aéroport est étudié. Le premier hall (le hall B) est inauguré en 1975 peu avant le Salon du Bourget.

Rénovation[modifier | modifier le code]

Lors de son déménagement au Bourget en 1975, le musée occupait une partie de l'esplanade ainsi qu'un hangar, au sud de l'aérogare. En 1977, la disparition du trafic commercial entraine une reconversion rapide de l’aéroport dans l’aviation d’affaires, et libère de l'espace pour l'extension du MAE qui ouvre, en moyenne, un nouveau hall tous les deux ans jusqu'en 1983.

C'est en 1987 que l'aérogare, en partie désaffectée depuis 1977, devient « La Grande Galerie », qui présente la plus belle collection d’avions originaux des débuts de l’aviation et de la « Grande Guerre ». Le « Hall Concorde », conçu par Jean-Luc Chancerel, est construit en 1994.

L'esplanade est réhabilitée en 1999, et le « Hall de l'Espace », ainsi que le Planétarium sont entièrement rénovés en 2000. En 2008, la Galerie des maquettes est ouverte : de nombreuses maquettes anciennes, autrefois présentes dans les réserves du musée, sont maintenant visibles.

Le musée est un établissement public administratif (EPA) dépendant du ministère de la Défense, placé sous la tutelle de la DMPA (Direction de la Mémoire, du Patrimoine et des Archives). Depuis le 1er janvier 1994, il est doté de la personnalité morale et de l'autonomie financière. Le musée a eu une fréquentation de 274 678 visiteurs en 2008.

Les halls
Une partie de la Grande galerie.
Fusées-sondes et missiles dans le hall de l'espace.
Le hall consacré à l'aviation de loisirs et aux avions de voltige.

La salle des 8 colonnes, faisant partie de la Grande Galerie, fait l'objet à partir de mars 2012 d'une restauration importante[2], avec décapage de sa voûte et autres divers travaux. Une déviation extérieure des visiteurs est installée. Ce chantier se poursuit en 2013 malgré l'installation[3] du 50e Salon international de l'aéronautique et de l'espace de Paris-Le Bourget.

En 2011, les trois anciens Fouga CM-170 Magister trônant à l'entrée du musée ont été déposés pour des raisons d'entretien, à la suite de l'usure extrême de leur cellule. Ils n'ont pas été remis en place, mais remplacés par des répliques construites en polyuréthane et en résines[4]. Ces copies ont été hissées en mai 2013[5].

Collections[modifier | modifier le code]

Avant 1900 : les pionniers[modifier | modifier le code]

Le musée présente dans la Grande Galerie de nombreuses maquettes et dessins en commençant par Icare. Il y a également une importante collection de moteurs, nacelles et autres éléments plus légers que l'air (montgolfières, ballons et dirigeables) ainsi que de nombreux objets courants (vaisselle...) illustrés sur le thème des dirigeables.

Le musée expose plusieurs reconstitutions des premiers engins volants du XIXe siècle :

  • le planeur Massia-Biot (30 kg) : le plus vieux « plus lourd que l'air » original, dans le plus vieux musée aéronautique au monde ;
  • le planeur de Otto Lilienthal ;
  • la Barque ailée de Jean-Marie Le Bris.
Avant 1900 : Le temps des pionniers
1783 : Montgolfière
1879 : le planeur Massia-Biot.
1895 : Le planeur d'Otto Lillienthal.

Débuts de l'aviation[modifier | modifier le code]

Les débuts de l'aviation jusqu'en 1918 sont exposés dans la Grande galerie avec :

Débuts de l'aviation
1909 : Moteur de l'Antoinette VII.
1909 : Blériot XI

Première guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le musée présente dans l’aérogare du Bourget une grande exposition permanente interactive sur la guerre aérienne de 1914-1918. Au début du conflit, les avions sont essentiellement utilisés pour la reconnaissance, mais très vite, les pilotes engagent le combat avec les appareils ennemis. La première victoire aérienne est remportée par Joseph Frantz et Louis Quenault, le 5 octobre 1914, sur un biplan Voisin III. Le début de la bataille de Verdun (1916) marque le début de la chasse aérienne. C'est le temps des as comme René Fonck et Georges Guynemer dont on présente l’appareil : un SPAD S.VII. De nombreux autres appareils, témoins de l'essor engendré par la Première Guerre mondiale, sont présentés :

Le musée recrée aussi l'atmosphère d'un base aérienne avec ses baraques Adrian abritant le bureau du chef d'escadrille et le bar.

Première guerre mondiale
1915 : Voisin LAS.
1916 : Le Spad S.VII de Guynemer.
1917 : Breguet XIV.

Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

De l'entre-deux-guerres les progrès sont à l'initiative des États-Unis malgré les :

Le musée dispose de l'unique relique de l'Oiseau blanc, l'avion à bord duquel disparurent Charles Nungesser et François Coli en 1927 lors de leur tentative de rallier Paris et New York par les airs. Il s'agit du train d'atterrissage largué quelques minutes après leur décollage du Bourget le 8 mai 1927 (en réserves sous caisse). Il fut dévoilé au public dans le cadre d'une exposition sur les liaisons aériennes vers l'Outre-Mer qui s'est déroulée du 20 juin au 31 décembre 2011.

Le 7 septembre 1998, un pêcheur avait trouvé une gourmette de Antoine de Saint-Exupéry dans le chalut, près de l'île de Riou. Remontés à la surface en septembre 2003, les restes de l'avion sont formellement identifiés le 7 avril 2004 grâce au numéro de série de l'appareil et exposés au musée.

Entre-deux-guerres
1933 : Potez 53.

Aviation militaire durant la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Plusieurs appareils allemands (Fw 190), américains (P-47), anglais (Spitfire), russes (Yak 3) de la Seconde Guerre mondiale voisinent avec les témoins français, le Dewoitine D.520. Le musée possède également dans ses collections un bombardier CASA 2.111 présenté sous la cocarde de l'Ejército del aire, la force aérienne espagnole. Ce n'est pas le seul bimoteur présent puisqu'un Douglas C-47 Skytrain y est aussi exposé, quant à lui, sous les couleurs des États-Unis.

Aviation militaire durant la Seconde Guerre mondiale
1940 : Dewoitine D.520.
1938: Poliakarpov I-153.
1943 : Chasseur soviétique Yak 3.

Prototypes de l'aviation française d'après-guerre[modifier | modifier le code]

Parmi les collections permanentes sur la période d'après-guerre, le musée rassemble dans les halls C et D quelques prototypes français témoins d'une intense activité :

Prototypes de l'aviation française d'après-guerre
1956 : Leduc 022.
1953 : SO.9000 Trident.

Aviation militaire d'après guerre[modifier | modifier le code]

Les produits de l'avionneur Marcel Dassault sont également bien représentés avec les prototypes des Mirage 4000, Mirage 2000 et Dassault Mirage III, Etendard, Dassault Mystère IV A. Le démonstrateur technologique Rafale A a également rejoint les collections.

Aviation militaire d'après guerre
1959  : Saab Draken.
1955 : MiG-21F Fishbed C.

Aviation civile[modifier | modifier le code]

Les modèles présentés comprennent :

Sur le tarmac, un ancien bombardier d'eau Canadair CL-215 de la Sécurité civile est également visible dans sa traditionnelle livrée jaune.

Aviation civile
1969  : Concorde.
1971 : Mercure 100.

Voilures tournantes[modifier | modifier le code]

Plusieurs prototypes et hélicoptères de série sont exposés dans un hall dédié.

Entre les hall E et F sont exposés également une Alouette II et un Super Frelon.

Voilures tournantes
1951  : Breguet G.111.
1962 : Super Frelon.

Aviation de loisirs du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Des avions de voltige et des planeurs d'avant et après la Seconde Guerre mondiale sont présentés dans le Hall E.

Parmi les planeurs, on peut voir les avions suivants :

Aviation de loisirs du XXe siècle
19xx: Caudron C800 biplace côte à côte.
1947 : Arsenal Air 100.
1957 : Avion d'acrobatie aérienne tchèque Zlin 236.

Espace[modifier | modifier le code]

Le musée dispose d'un hall entier dédié à l'exploration spatiale avec :

  • la première fusée française EA-41 (1945) ;
  • la maquette de la fusée Ariane 1 à l'échelle 1 (à l'extérieur sur le tarmac) ;
  • la maquette de la fusée Ariane 5 à l'échelle 1 (à l'extérieur sur le tarmac) ;
  • la Fusée Diamant-A (non lancée) ;
  • deux missiles S3 (dont l'un est présenté couché, par tronçons) ;
  • la capsule de rentrée du vaisseau spatial Soyouz T-6 ;
  • un moteur de missile V2 (non lancé) ;
  • une fusée-sonde Véronique (non lancée) ;
  • la maquette de plusieurs autres fusées-sondes françaises.

Des éléments de lanceur spatiaux sont exposés avec :

ainsi que de nombreux éléments de la conquête spatiale.

Espace
1965  : Fusée Diamant-A (non lancée).
1980: missiles S3.
1961 : maquette de Vostok 1.

Réserves[modifier | modifier le code]

Crusader exposé dans les Réserves en 2009.

Les réserves sont accessibles à la visite publique en moyenne une fois par an, lors des Journées européennes du patrimoine[7]. Cependant la concordance entre ces dernières et la Fête de l'Huma qui se tient dans le parc de La Courneuve tout proche, obligent souvent les responsables du musée à repousser cette ouverture exceptionnelle lors des Aéropuces[8].

Un important incendie est survenu dans les réserves du musée le 17 mai 1990 au cours duquel une grande partie de la collection, dont 44 appareils, fut perdue[9].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. FAQ sur le site du musée, point 12.
  2. Travaux de 2012 - Présentation de la restauration du bâtiment, sur museeairespace.fr. Consulté le 20 avril 2013.
  3. Le Bourget en chantier, article du 17 avril 2013, sur avionslegendaires.net. Consulté le 20 avril 2013.
  4. Musée de l'air et de l'espace - Présentation - Les 3 Fouga Magister, sur museeairespace.fr, consulté le 25 juillet 2013.
  5. Les Fouga du Musée de l’Air et de l’Espace sont revenu ! (sic), article du 8 juillet 2013, sur avions-de-combat.com, consulté le 25 juillet 2013.
  6. http://www.avionslegendaires.net/reportage/lifting-pour-le-tarmac-du-musee-de-lair-et-de-lespace/
  7. Réserves et Ateliers du MAE 2009 - Les trésors cachés du Musée de l'Air et de l'Espace, sur avionslegendaires.net. Consulté le 17 août 2012.
  8. Aéopuces 2012, brocante aéronautique, sur museeairespace.fr. Consulté le 17 août 2012.
  9. 17 mai 1990 - L'incendie des réserves, sur pyperpote.tonsite.biz, consulté le 8 septembre 2013.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]