Musée de l'Arles antique
| Musée départemental Arles antique | |||
| Informations géographiques | |||
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| Pays | |||
| Ville | Arles | ||
| Adresse | Presqu’île du Cirque Romain, 13200 Arles, France | ||
| Coordonnées | |||
| Informations générales | |||
| Date d’inauguration | 1995 | ||
| Collections | Collections archéologiques de la ville | ||
| Informations visiteurs | |||
| Site web | Ici | ||
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Géolocalisation sur la carte : France |
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Le musée départemental Arles antique, dit musée bleu, est un musée construit à Arles en 1995, dans un bâtiment moderne conçu par l'architecte Henri Ciriani, sur la presqu'île où se trouvait l'ancien cirque romain pour abriter les collections archéologiques particulièrement riches de la ville. Il dépend du Conseil général des Bouches-du-Rhône. Il bénéficie d'une extension en 2012.
Sommaire |
Historique [modifier]
Dès le XVIIe siècle les autorités locales ont sensibilisé les Arlésiens à la préservation de leur patrimoine. En effet, elles organisèrent, en 1614, dans la « Maison commune », la première présentation d'une collection publique d'antiquités. À la suite de cela, un arrêté décide que le produit de toute découverte archéologique sur le territoire de la commune devra être déposé dans les collections de la ville.
Au XVIIIe siècle le hall d'entrée du nouvel hôtel de ville offrit un espace d'exposition privilégié pour ces collections, permettant la préservation d'œuvres majeures, aujourd'hui présentées au musée, comme le torse de Mithra (acquis en 1723), l’ autel de la Bonne Déesse (1758) ou la statue de Médée. À cette même époque, des jardins d'Antiquité, véritables petits musées en plein air, présentent au public des pièces issues de trouvailles faites lors de travaux d'aménagement de la ville. En 1784, le père Étienne Dumont aménage un véritable petit Museum sur le célèbre site des Alyscamps.
Au XIXe siècle, l'enrichissement important des collections au gré des découvertes et travaux de réhabilitation nécessita le transfert de l’ensemble des antiquités dans un espace plus vaste. C'est l’église Sainte-Anne qui fut choisie et aménagée en 1826 en musée archéologique dit Musée Lapidaire.
Au XXe siècle, le manque d'espace conduit à l'annexion - en 1936 - de la chapelle des Jésuites, obligeant à dissocier arbitrairement les collections païennes et chrétiennes, qui ne seront à nouveau réunies que dans le nouveau musée de l'Arles et de la Provence antiques, en 1995.
Élaboration du nouveau musée [modifier]
Le projet [modifier]
C'est en 1968, que le conservateur des Musées d'Arles, l'historien Jean-Maurice Rouquette, élabore le projet d'un nouveau musée destiné à réunir l'ensemble des collections archéologiques arlésiennes en un seul lieu. La création d'un atelier de restauration de mosaïques ainsi qu'un laboratoire d'archéologie est prévue. Le nouveau musée devait autoriser la conservation in situ dans de bonnes conditions de l'ensemble des collections du patrimoine archéologique arlésien et leur présentation au public dans toute leur diversité. Le besoin d'espace sera donc le premier critère du choix du site d'implantation du nouveau musée. Le choix s'est porté sur un site déjà retenu dans l'Antiquité pour l'édification du cirque, bâtiment de spectacles ordinairement situé extra-muros en raison de ses vastes dimensions, sur une presqu'île au bord du Rhône, à la périphérie sud-ouest de la ville. Ce lieu présentait en outre l'avantage de ne pas être trop éloigné du centre historique et de rester à proximité immédiate des vestiges des monuments antiques. Pour la construction du bâtiment, c'est le projet de l'architecte Henri Ciriani - architecte de l'Historial de la Grande Guerre à Péronne - qui a été retenu en 1983. Adepte du mouvement moderne, il renouvelle la vision du musée en proposant le concept de « Cité muséale » et un bâtiment triangulaire atypique où le visiteur est invité à circuler dans le musée comme dans une ville.
La réalisation [modifier]
Construit sur la base d'un plan triangulaire, le bâtiment est organisé autour d'un patio, permettant de séparer dans trois ailes distinctes les trois activités essentielles du musée :
- l’aile des collections permanentes ;
- l’aile de la culture, dédiée au savoir et à l’échange, abrite une bibliothèque, la conservation, le service des publics et les structures d’accueil des visiteurs. Elle est symbolisée par la couleur de l’esprit, le blanc ;
- l’aile scientifique, identifiée par la couleur rouge des murs, synonyme de la force vive, rassemble les services photographique, archéologique, l’atelier de restauration et les réserves.
Le vert, couleur du métal vieilli, évoque la trace du temps. Le bâtiment à la silhouette très contemporaine est construit en béton. Les façades du musée sont couvertes de plaques d'émalit, matériau de verre émaillé de bleu, couleur symbolisant l'azur du ciel intemporel d'Arles. L'aménagement de la circulation dans le musée a été conçu pour mettre en valeur certaines pièces particulièrement importantes, comme la statue colossale d'Auguste - point phare des collections -, ou les mosaïques - souvent des pavements de grande taille - visibles depuis une passerelle permettant d'avoir une vue d'ensemble.
L'extension [modifier]
Pour abriter une barge romaine (ou chaland) de 30 mètres découverte à proximité, enfouit dans le Rhône, en 2007, le Musée bénéficie d'une extension en 2011-2013 de sa face nord-ouest de 800 m2. Entre temps, la barge, dont les bois étaient gorgés d'eau, a bénéficié de soins techniques délicats, à Grenoble, pour lui permettre de supporter une exposition à l'air libre. Le bateau sera positionné au dessus d’une fosse, dissimulant son support, donnant ainsi l’impression de sa flottaison. Une grande partie des objets prélevés lors de l’opération de fouilles de l’épave Arles-Rhône 3 sera exposée autour du chaland. En même temps, à l’angle sud, des travaux sont en cours pour restructurer et moderniser les espaces d’accueil du musée : billetterie, boutique, vestiaires, sanitaires[1].
Cette extension faite sans le consentement de l'auteur de l'architecture du Musée, Henri Ciriani, ce dernier porte l'affaire en justice par l'intermédiaire de l'ordre des architectes[2].
Les collections du musée [modifier]
Une présentation de type chronologique a été appliquée essentiellement aux périodes pré et post-romaines, en début et fin de parcours. Entre les deux, différents thèmes sont développés dans des espaces individualisés grâce, notamment, à la variété des dispositifs muséographiques. Le musée a par ailleurs conservé une copie dans son état initial de la fameuse Vénus d'Arles dont l'original restauré par Girardon est au Louvre.
Les collections sont divisées en différentes périodes :
- la Préhistoire ;
- la Protohistoire : période comprise entre la fondation de Marseille par des marins grecs venus de Phocée en Asie mineure vers 600 av. J.-C. à celle d'Arles par Jules César ;
- le Haut-Empire : de la fondation de la ville en 46 av. J.-C. à la chute de l'empire romain en 476 ;
- l'Antiquité tardive : période comprise entre le IVe siècle et le VIe siècle, avec une remarquable collection de sarcophages paléochrétiens.
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Sarcophage de Phèdre et Hippolyte (milieu du IIIe siècle)
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Sarcophage d'Hydra Tertulla (milieu du IVe siècle)
Expositions temporaires [modifier]
- En dehors de la présentation des collections permanentes, le musée organise des expositions temporaires. Ont déjà été présentées :
- 15 avril-15 juin 2000 : « Arles moins 2000 - L'an zéro en pays d'Arles ».
- 25 novembre 2000 - 21 janvier 2001 : « Gaza méditerranéenne - Sens de coopération archéologique franco-palestinienne ».
- 15 septembre 2001 - 6 janvier 2002 : « D'un monde à l'autre - Naissance d'une chrétienté en Provence, IVe - VIe siècle ».
- 28 septembre 2002 - 5 janvier 2003 : « La mort n'est pas une fin - Pratiques funéraires en Égypte d'Alexandrie à Cléopâtre ».
- 26 avril-17 août 2003 : « Algérie antique ».
- 17 octobre 2003 - 15 janvier 2004 : « 7 lieux, 7 matières ».
- 8 juillet-31 décembre 2004 : « Antoine Poidebard (1878-1955) - Une aventure archéologique ».
- 9 avril-2 juin 2005 : « XL; les 40 ans d'une collection ».
- 17 septembre 2005-8 janvier 2006 : « Les 10 ans du musée de l'Arles et de la Provence antiques ».
- 1er avril-25 juin 2006 : « Du tesson au festin, enquête pour reconstituer notre passé ».
- 2 octobre 2006 - 2 janvier 2007 : « Ingres et l'Antique ».
- 12 mars-25 mai 2007 : « Prométhée : La sépulture de saint Hilaire d'Arles ».
- 13 avril-29 juillet 2007 : « Au pied du mont Ararat, splendeurs de l'Arménie antique ».
- 13 septembre au 15 novembre 2007 : « Les mosaïques du Crédit Agricole : une actualité scientifique ».
- 20 décembre 2008 au 3 mai 2009 : « De l'esclave à l'empereur, l'art romain dans les collections du musée du Louvre ».
- 24 octobre 2009 au 2 janvier 2011 : « César, le Rhône pour mémoire ».
- 22 octobre 2011 au 6 mai 2012 : « Jean-Claude Golvin, un architecte au cœur de l'histoire ».
- 5 avril 2013 au 1er septembre 2013 : « Rodin, la lumière de l'Antique » (l'original de la Vénus d'Arles sera prêtée par Le Louvre).
Autres activités [modifier]
- Parmi les autres activités du musée, on notera :
- l'organisation de stages pour les enfants de six à douze ans et pour les adultes ;
- la proposition de sorties archéologiques pour faire découvrir à un large public le patrimoine archéologique du département, les sites antiques et médiévaux étant en effet particulièrement nombreux dans les Bouches-du-Rhône ;
- la présentation de spectacles vivants, parfois liés à une exposition ;
- la présentation de conférences sur des thèmes liés à l'archéologie ;
- l'accueil de séminaires scientifiques, comme celui qui a eu lieu le 10 juin 2006 sur l'archéologie paléochrétienne.
Accès au musée [modifier]
Notes et références [modifier]
- Document du Musée de l'Arles Antique sur l'extension et L'extension du Musée départemental Arles Antique sur http://sudsemestresplandubourg.over-blog.com (consultés le 13 nov. 2012)
- Architectures en péril sur lemonde.fr (consulté le 13 nov. 2012)
Articles connexes [modifier]
- César, le Rhône pour mémoire
- Liste des musées gréco-romains dans le monde
- Sarcophages d'Arles
- Histoire d'Arles à l'époque romaine
- Festival Les Suds
- Sculptures exposées au Musée