Musée de l'Acropole d'Athènes

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Musée de l'Acropole d'Athènes
Μουσείο Ακρόπολης
Image illustrative de l'article Musée de l'Acropole d'Athènes
Informations géographiques
Pays Drapeau de la Grèce Grèce
Ville Athènes, Attique
Adresse 15 Dionysiou Areopagitou
Coordonnées 37° 58′ 06″ N 23° 43′ 43″ E / 37.96833, 23.7286137° 58′ 06″ Nord 23° 43′ 43″ Est / 37.96833, 23.72861  
Informations générales
Date d’inauguration 1878
Collections Antiquités grecques
Nombre d’œuvres 4 000 objets
Superficie 25 000 m² dont 14 000 m² d'exposition
Informations visiteurs
Nb. de visiteurs/an 1 355 890 (2010)[1]
Site web http://www.theacropolismuseum.gr

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Musée de l'Acropole d'AthènesΜουσείο Ακρόπολης

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Musée de l'Acropole d'AthènesΜουσείο Ακρόπολης

Le musée de l'Acropole d'Athènes est un des principaux musées archéologiques d'Athènes en Grèce. Il dépend du ministère grec de la Culture (premier Éphorat des antiquités préhistoriques et classiques). Le président de son conseil d'administration est Dimitrios Pandermalis.

Le musée abrite les objets provenant des monuments et des fouilles sur l'Acropole : bas-reliefs, statues et céramiques allant de la Préhistoire à l'antiquité tardive. Les collections, sont organisées en cinq thèmes : les pentes de l'Acropole, l'Acropole archaïque, le Parthénon, les autres monuments de l'Acropole classique et les « autres collections ».

Bâtiments[modifier | modifier le code]

Ancien musée sur l'Acropole[modifier | modifier le code]

Lorsque les forces ottomanes évacuèrent définitivement Athènes et sa forteresse, l'acropole, en 1833, le gouvernement grec envisagea la construction d'un musée de l'Acropole sur l'Acropole même. En 1863, il fut décidé de l'installer au sud-est du rocher sacré. La première pierre fut posée le 30 décembre 1865[2]. Le bâtiment fut construit entre 1865 et 1874 par l'architecte Panages Kalkos.

À la suite des fouilles intenses sur l'Acropole par le professeur Kavvadias à la fin du XIXe siècle, il s'avéra que le bâtiment, avec ses 800 m2 était insuffisant. Mais, il fallut attendre après la Seconde Guerre mondiale pour la destruction du bâtiment et une reconstruction pour une réouverture par tranches entre 1956 et 1961[2],[3], avec des collections réorganisées par l'archéologue I.Meliadès.

Dès les années 1970, le musée sur l'Acropole montra ses limites. Le premier Ministre de l'époque, Konstantínos Karamanlís décida la construction d'un nouveau bâtiment à l'emplacement qui est le sien maintenant, dans le quartier de Makriyianni, au sud de l'Acropole dont il est séparé de 280 m[2],[4].

Nouveau musée[modifier | modifier le code]

La construction du nouveau musée fut décidée dès septembre 1976. Un premier concours d'architecture fut lancé entre 1976 et 1979, sans succès. En 1989, Mélina Mercouri relança le projet, dans le cadre de sa campagne pour le retour des marbres du Parthénon en Grèce. Le concours international fut remporté par les architectes italiens Manfredi Nicoletti et Lucio Passarelli mais la construction fut annulée lorsqu'un complexe urbain allant de la période archaïque aux débuts de l'Athènes chrétienne fut découvert sur le site du futur musée[2].

En 2000, l'Organisme pour la construction du nouveau musée de l'Acropole relança un appel d'offres dans le cadre de l'Union européenne. La construction du nouveau bâtiment fut confiée aux architectes suisse Bernard Tschumi et grec Michael Photiadis. Elle a commencé en septembre 2003, a coûté 130 millions d'Euros et a utilisé 16 000 m² de marbre et 4 390 m² de plaques de verre pour fournir le plus possible de lumière naturelle. Le musée qui devait ouvrir en 2007, devrait finalement être inauguré le 20 juin 2009. Il a une surface de 25 000 m², dont 14 000 m² d'exposition, soit dix fois plus que l'ancien musée. Il peut ainsi exposer de nombreux objets qui jusque là étaient stockés dans des réserves. Il est aussi entouré de 7 000 m² d'espaces verts. Construit sur pilotis, le musée préserve et intègre un site archéologique récemment mis au jour. La répartition des piliers est dictée en fonction de l'emplacement des vestiges. L'objectif pour le ministre de la Culture Antónis Samarás est d'accueillir 10 000 visiteurs par jour et deux millions par an[2],[4].

Le bâtiment, de sa construction à sa muséographie, a suscité la polémique. Le journal Kathimerini a tenu une longue consultation en ligne. Les posts des internautes ont été très critiques principalement contre la taille du bâtiment, son architecture ultra-moderne dans un quartier néoclassique dont une partie a dû être rasée, le fait que le projet ait été confié à un architecte non grec ou le fait que l'architecture vole parfois la vedette aux objets exposés comme dans la salle des sculptures archaïques. Une des principales controverses est la destruction programmée de deux immeubles art déco et néoclassique situés dans la ligne de vue entre le restaurant du musée et l'Acropole. Ils ont été déclassés par le ministère de la culture avant que la décision ne soit portée devant l'Áreios Págos, la Cour suprême qui n'a pas encore rendu sa décision. Bernard Tschumi a affirmé que son projet ne prévoyait pas la destruction des immeubles adjacents[4].

En 2010, le bâtiment a reçu le prix Best Worldwide Tourism Project de la British Guild of Travel Writers (en). Au printemps 2011, il a été nommé pour le Prix de l'Union européenne pour l'architecture contemporaine Mies van der Rohe[6].

En juin 2011, pour son deuxième anniversaire, le bilan du musée est mitigé. Le musée est un des rares à ne pas subir les difficultés qui touchent tous les musées dépendant du ministère de la culture (personnel, entretien, financement, etc.) Le nombre de visiteurs est en diminution : de deux millions de visiteurs lors de sa première année d'existence, la fréquentation est tombé à 1,3 million la deuxième année. De plus, les recettes ne sont pas celles attendues : 40 % des entrées sont des entrées gratuites (au total, les entrées rapportent un peu plus de 4 millions d'euros[1]) et le musée a besoin des recettes des boutiques, des cafés et du restaurant pour se maintenir à flot. La charge salariale de ses 200 employés se situe entre quatre et cinq millions d'euros par an. Si le musée a un conseil d'administration présidé par Dimitrios Pandermalis, il n'a toujours pas de directeur, nommé par décret présidentiel. Enfin, la zone de fouilles de l'habitat antique, sous le musée, qui aurait dû ouvrir en 2010 ne devrait ouvrir avant 2012[7].

La question du retour des « marbres d'Elgin »[modifier | modifier le code]

L'un des objectifs de Mélina Mercouri était d'obtenir le retour des marbres du Parthénon – les « marbres d'Elgin » – actuellement au British Museum de Londres depuis que Lord Elgin les a enlevés du monument au tout début du XIXe siècle et pour lesquels une salle a été prévue dans le nouveau musée[8]. L'Association internationale pour la réunification des sculptures du Parthénon a écrit au musée britannique pour demander le retour des marbres, maintenant que la Grèce dispose d'un lieu adapté pour les accueillir. Ce dernier, par la voix de son porte-parole Hannah Boulton, a précisé que le lieu d'exposition n'avait jamais été un problème, mais que les marbres faisaient partie intégrante de sa collection. Cependant, le British Museum ne serait pas opposé à l'idée de les prêter au musée d'Athènes, pour une période limitée dans le temps. En échange, la Grèce reconnaîtrait définitivement qu'ils appartiennent au Royaume-Uni, ce qu'elle se refuse à faire[4]. Pour l'instant, il n'y a que des moulages en plâtre des marbres d'Elgin.

Collections[modifier | modifier le code]

La forme du musée sur pilotis a permis de conserver et de présenter une partie des ruines antiques qui se trouvent sur le site. Une partie du quartier de la ville des IVe siècle au VIIe siècle est ainsi visible. La montée vers le premier étage présente divers objets venant des sanctuaires qui se trouvaient sur et autour de l'Acropole. Le premier étage en montant est consacré aux périodes mycénienne, géométrique, archaïque et sévère. Le troisième étage est intégralement réservé au Parthénon. Il est organisé en rectangle, sur le modèle du temple. Ainsi, les métopes, frise et frontons sont visibles par le visiteur exactement comme ils étaient à l'origine. Toutes les parties qui se trouvent dans d'autres musées ont été remplacées par des copies. En redescendant, le visiteur traverse l'autre partie du premier étage consacrée à l'Érechthéion et principalement à ses Caryatides, aux frise et parapets du temple d'Athéna Nikè (dont l’Athéna remettant sa sandale) et des objets allant du Ve siècle av. J.-C. au Ve siècle après J.-C.[4]. Quatre des Caryatides sont originales ; la cinquième est un moulage. Quant à la sixième, elle se trouve au British Museum.

Services aux visiteurs[modifier | modifier le code]

Le musée dispose d'un café au rez-de-chaussée, avec vue sur les ruines archéologiques sous le bâtiment et d'un restaurant au deuxième étage sur une terrasse de 700 m2 avec vue sur l'Acropole. Il y a également deux boutiques : au rez-de-chaussée et au deuxième étage. Cette dernière est aussi la librairie du musée. Le deuxième étage est réservé aux services aux visiteurs : en plus du restaurant et de la boutique-librairie, on y trouve un salon VIP et une médiathèque[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Autorité hellénique de la statistique
  2. a, b, c, d et e Histoire. Site officiel du musée.
  3. R. Barber, p. 110.
  4. a, b, c, d, e et f Athens Plus, 19 juin 2009.
  5. Le Moniteur no 5516 du 14 août 2009
  6. (en) e-Kathimerini, 24 mars 2011
  7. (en) e-Kathimerini 17 juin 2011
  8. François Queyrel, Le Parthénon, Un monument dans l'Histoire, Bartillat, Paris, 2008, p. 188.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages généraux[modifier | modifier le code]

  • (en) Robin Barber, Greece. Blue Guide., A & C Black, Londres, 1987. (ISBN 0393303721)
  • Maria S. Brouskari, Musée de l'Acropole : catalogue descriptif (traduit par Vanna Hadjimichali), Édition de la Banque Commerciale de Grèce, Athènes, 1974, 200 p., 248 p. de pl.
  • Georges Dontas, L'Acropole et son musée, Clio, Athènes, 1987 (1re éd. 1979), 135 p.
  • Georges S. Dontas (dir.), Les portraits attiques au musée de l'Acropole, Académie d'Athènes, Athènes, 2004, 117 p. + 82 p. de pl. (ISBN 960-404-043-X)
  • (el) Stamatía Eleutherátou (dir.), To Mouseío kai ē anaskaphḗ : eurḗmata apó ton chṓro anégersēs tou néou Mouseíou tēs Akrópolēs, Ekdosē tou Organismoú Anégersēs Néou Mouseíou Akrópolēs, Athènes, 2006, 167 p. (ISBN 960-89280-0-1) (présentation des trouvailles faites sur le site du nouveau musée)
  • Hélène Frantzi, L'Acropole et le musée, Ed. Thera, C. Voutsas, Athènes, 1977, 30 p. + 69 p. de pl.
  • Grèce continentale. Guide bleu., Hachette, Paris, 2006. (ISBN 201243892x)
  • (de) Otto Walter, Beschreibung der Reliefs im kleinen Akropolismuseum in Athen, E. Hölzel, Vienne (Autriche), 1923, 249 p.

Articles[modifier | modifier le code]

  • (en) Dossier spécial « New Acropolis Museum », Athens Plus, supplément à Kathimerini et International Herald Tribune, 19 juin 2009, p. 4-9. Télécharger en pdf
  • (fr) Frédéric Edelmann, « Le Musée de l'Acropole, bouleversant et maudit. À Athènes, le bâtiment conçu par Bernard Tschumi doit ouvrir le 20 juin. Sans les frises détenues par Londres », Le Monde, 20 juin 2009, p. 25.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]