Musée de Tahiti et des Îles

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Musée de Tahiti et des Îles
Illustration.
Informations géographiques
Pays Drapeau de la France France
Ville Punaauia
Adresse B.P. 380 354 - 98718 Punaauia - Tahiti
Coordonnées 17° 37′ 56″ S 149° 36′ 50″ O / -17.6323, -149.613917° 37′ 56″ Sud 149° 36′ 50″ Ouest / -17.6323, -149.6139  
Informations générales
Date d’inauguration 30 mai 1977
Collections Antiquités polynésiennes
Nombre d’œuvres 30 000
Superficie 900 
Informations visiteurs
Nb. de visiteurs/an -
Site web museetahiti.pf

Géolocalisation sur la carte : Polynésie française

(Voir situation sur carte : Polynésie française)
Musée de Tahiti et des Îles

Géolocalisation sur la carte : îles Tahiti et Moorea

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Musée de Tahiti et des Îles

Le Musée de Tahiti et des Îles, en tahitien Te Fare Manaha[1], est situé à Punaauia à la pointe des pêcheurs. Il présente des collections du patrimoine océanien.

Situation[modifier | modifier le code]

Le musée se trouve à Punaauia, à 15 km de Papeete, à la Pointe-des-Pêcheurs, près de l'embouchure de la rivière Punaruu. Il est situé sur un terrain couvrant presque ha entièrement clôturé, donnant sur le lagon de Tahiti. Un mur de protection avec enrochement a été construit pour recevoir les vagues du large traversant la passe de Nuuroa lui faisant face.

Missions[modifier | modifier le code]

Il a pour rôle de recueillir, conserver, restaurer des collections liées à l'Océanie, plus particulièrement à la Polynésie, et de les présenter au public. Il est chargé de la valorisation, de l'étude et de la diffusion du patrimoine polynésien. Il a acquis un rôle d'expertise dans la préservation des biens culturels et mobiliers[2].

Historique[modifier | modifier le code]

L'histoire du Musée de Tahiti et des Îles commence en 1967, lorsque le gouvernorat acquiert le terrain pour y acueillir un établissement public territorial. Il faudra ensuite attendre sept ans pour qu'en 1974, l'Assemblée territoriale vote sa création et commence les travaux, mais une fois l'argent trouvé, la construction est rapide et dès 1975 le musée ouvre ses portes, alors que le projet muséologique est encore en discussion.

L'équipe muséologique comprend le graphicien parisien René Dessirier (surtout connu comme créateur de timbres), des chercheurs du malacologue Bernard Salvat du Muséum national d'histoire naturelle de Paris et sous couvert de ce dernier, de Mihai Băcescu du Muséum roumain de Bucarest pour la partie consacrée au patrimoine naturel, et, pour la partie consacrée au patrimoine culturel, les équipes de l'archéologue et préhistorien José Garranger et d'Henri Lavondès de l'ORSTOM, nommé directeur du Musée et auteur du panneau sur les langues polynésiennes.

La laïcité n'étant pas appliquée en Polynésie française, deux salles sont concédées à une association religieuse œcuménique : « Tenete », dont le directeur, le prêtre catholique O'Reilly, conçoit une présentation de l'histoire de la Polynésie et de la culture polynésienne traditionnelle très discutée, puisque la partie anté-chrétienne y est à peine évoquée et en termes jugés peu objectifs et peu flatteurs par les critiques, l'accent étant mis sur l'évolution de la société depuis l'arrivée des navigateurs européens. En outre, pour inaugurer ses réalisations le 30 mai 1977, O'Reilly organise au Musée un festival d'hymnes religieux (himene Tarava, himene Ruau et himene Nota). Les critiques estiment aussi que les objets exposés sont « disparates et de qualité très inégale », que l'authentique matériel lithique ancien n'est pas suffisamment mis en valeur, que l'espace pour de futures acquisitions ou expositions est insuffisant, et que la thématique par archipels induit un déséquilibre dans la présentation (l'archipel des Marquises étant sur-représenté en raison de l'abondance de pièces).

Face à ces critiques, en 1978, René Dessirier et son équipe reviennent à Tahiti pour achever l'aménagement des deuxième et troisième salles consacrées à la culture polynésienne, en collaboration avec le personnel du Musée, le maquettiste Hiro Ouwen et l'adjoint de conservation François Ollier qui pilote notamment la décoration des salles et la construction de l'abri à pirogues. Ils choisissent alors de répartir les objets et les éléments d'exposition qui les viendraient les compléter (gravures, oeuvres d'art, panneaux) par techniques et par thèmes environnementaux et historiques (par exemple le marae, l'atoll, la navigation hauturière, le peuplement de l'Océanie...) plutôt que par archipels. L'espace consacré à l'archéologie préhistorique est agrandi, et la présentation de l'époque coloniale et du rôle des missionnaires est rendue plus objective, historiquement et scientifiquement parlant.

Enfin d'autres partenaires que « Tenete » (par exemple l'association pour la protection de la nature « Ia Ora te Natura », l'office de Développement du Tourisme pour les fêtes de Juillet, des troupes de musiciens et de danseurs...) ont été invitées à collaborer avec le Musée, ce qui en a considérablement accru la notoriété et les ouvertures. En novembre 2000, le musée a acquis le statut d'EPA[2].

De 2008 et jusqu'à sa disparition en 2011, son directeur est l'écrivain Jean-Marc Pambrun. Depuis le 1er septembre 2011, la direction du musée est confiée à Mme Théano Jaillet. [3].

Collections[modifier | modifier le code]

Toutes collections confondues, le musée abrite environ 30 000 objets[4] :

  • 13 000 sont des parts de l'Herbier de la Polynésie française[5];
  • 11 500 sont des objets ethnographiques;
  • 5 500 sont des objets d'art.

Coopération avec le Musée du quai Branly[modifier | modifier le code]

Le musée a passé des accords de coopération avec le Musée des Arts premiers de Paris[6]. Ce dernier, disposant de moyens plus importants, propose des expositions du musée de Tahiti en ligne sur son site internet, par exemple « Va’a, la pirogue polynésienne »[7].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Fare manaha signifie simplement musée en tahitien [lire en ligne].
  2. a et b Hiro’a, journal d'informations culturelles, Présentation des Institutions', p. 3
  3. Sources pour l'historique : documents de la représentation de la Polynésie française en Chine, Séminaire et congrès [lire en ligne] ; archives 1975-1980 du Laboratoire de Malacologie de l'École pratique des hautes études, section des Sciences de la Vie et de la Terre, directeur émérite B. Salvat (lire en ligne: [www.ephe.sorbonne.fr/annuaire-de-la-recherche/bsalvat.html] et Biodiversité et diversité culturelle et artistique en Océanie française, un dialogue millénaire, par Alexandre Marinescu du Muséum de Bucarest, 1979.
  4. « A la découverte des objets du Musée de Tahiti et des Îles et de leur histoire », Hiro'a : journal d'informations culturelles, éditions Nonante Communications, novembre 2008, N°15
  5. Répertoriés en ligne dans la base de données Nadeaud de la flore de la Polynésie française [lire en ligne]
  6. Musée du quai Branly, Développement de la coopération du musée du quai Branly avec la Polynésie française [lire en ligne]
  7. Musée du quai Branly, Exposition Va’a, la pirogue polynésienne [lire en ligne]