Musée d'histoire de Marseille

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Musée d'histoire de Marseille
Logo du musée d'histoire de Marseille
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Informations géographiques
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Ville Marseille (1er)
Adresse 2, rue Henri Barbusse
13001 Marseille
Monument Centre Bourse
Port antique de Marseille
Coordonnées 43° 17′ 52″ N 5° 22′ 32″ E / 43.297779, 5.375607 ()43° 17′ 52″ Nord 5° 22′ 32″ Est / 43.297779, 5.375607 ()  
Informations générales
Type Musée municipal
Date d’inauguration 1983
Conservateur Laurent Védrine
Nombre d’œuvres Fonds de 44 000 documents ou objets[1]
Superficie 6 500 m2[1]
Informations visiteurs
Site web musee-histoire.marseille.fr

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Musée d'histoire de Marseille

Le musée d'histoire de Marseille est un musée consacrée à l'histoire de la ville de Marseille. Fondé en 1983, il a été entièrement rénové et a rouvert en 2013 à l'occasion de Marseille-Provence 2013.

Installé dans le Centre Bourse, à proximité du Vieux-Port, le musée d'histoire de Marseille abrite le site du Port antique, une exposition permanente de 3 500 m2, un espace d'exposition temporaire, un centre de documentation et un auditorium[2], ce qui en fait le plus important musée d'histoire urbaine en France[3].

Historique[modifier | modifier le code]

La construction du Centre Bourse est entreprise en 1967 sur des terrains du quartier de derrière la Bourse, dont les vieux immeubles ont été détruits de 1912 à 1937[4] et qui avaient été laissés en l’état. Au cours des travaux de terrassement pour la construction du centre commercial, de nombreux vestiges d’époque grecque, romaine et médiévale sont découverts. Leur importance est alors une surprise bien que l’existence du fameux mur de Crinas pouvait laisser supposer la découverte d’autres vestiges. Gérin Ricard précise dans le livre Promenades archéologiques paru en 1925 que l’origine grecque de ce mur avait été soutenue par des membres de la Commission archéologique dès 1916[5].

La création d’un musée d’histoire de Marseille parait donc indispensable. Il est ouvert en 1983. Une partie des découvertes est conservée sur place, le port antique est aménagée en un jardin des Vestiges. Le musée comprend alors une salle d’exposition temporaire pour des manifestations sur divers thèmes relatifs à l’histoire de Marseille et une salle d’exposition permanente qui met en valeur les différents vestiges découverts. Une bibliothèque spécialisée dans l’histoire, l’archéologie et l’urbanisme est créée et ouverte au public.

Fermé pendant plusieurs années, le musée d'histoire est entièrement rénové par l'architecte Roland Carta et rouvert le 14 septembre 2013, pendant l'année Marseille-Provence 2013, capitale européenne de la culture. La nouvelle architecture veut recréer « un lien intime entre la ville, son musée et le site archéologique » du Port antique[2]. Une nouvelle muséographie créée par l'architecte scénographe Adeline Rispal tisse des liens entre l'histoire portuaire et commerciale du site et l'architecture puissante du centre commercial de la Bourse. Le musée présente l'histoire de Marseille en treize volets. Un parcours numérique augmenté de l'axe historique de Marseille, conçu par Alain Dupuy (InnoVision), est également proposé entre le musée d'Histoire et le nouveau MuCEM.

Collections[modifier | modifier le code]

Marseille ville grecque[modifier | modifier le code]

Chapiteau ionique
Stèles représentant la déesse Cybèle

À l’entrée, une maquette reconstitue la ville telle qu’elle pouvait exister au IIIe siècle av. J.-C., avec la représentation de trois temples placés au sommet des trois buttes de Saint-Laurent, des Moulins et des Carmes, et dédiés aux divinités suivantes : Apollon, Artémis et Athéna. Sont également représentés un théâtre, l’agora (place publique), un chantier de construction et de réparation des bateaux. On remarque l’ancien tracé du rivage, nettement plus au nord du quai actuel, et surtout « la corne » du port qui remontait vers le nord en direction du centre bourse.

Pour illustrer cette période, plusieurs découvertes faites au cours des fouilles anciennes ou récentes sont exposées :

  • un chapiteau ionique découvert en réemploi provenant très probablement d’un temple monumental ; c’est le seul indice de ces temples mentionnés par les écrivains Strabon et Justin ;
  • un fronton de stade réemployé dans une tombe au IIe siècle ;
  • le moulage d’un enclos funéraire à triglyphes et métopes datés du IVe siècle av. J.-C. conservé in situ au jardin des vestiges. Cet enclos était destiné à recevoir les incinérations contenues dans des caissons de pierre, carrés ou circulaires, munis de couvercles. Il y avait deux enclos funéraires à l’extérieur des remparts ; seul celui du sud a été conservé et a fait l’objet pour partie du moulage exposé ;
  • les 43 stèles de la rue Négrel découvertes en 1863 lors des travaux d’urbanisme entrepris pour la réalisation de la rue Impériale, actuellement rue de la République. Il s’agit de stèles monolithiques en calcaire représentant la déesse Cybèle assise dans une chapelle (naos). Certaines statues, au moins trois, la représentent tenant un animal sur les genoux, probablement un lionceau. Ces stèles proviennent d’un sanctuaire dédié à cette déesse d’Asie Mineure[6].

http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Ruines_h%C3%A9lleniques_-_Marseille_place_de_la_bourse_1967.jpg

Le commerce et la navigation[modifier | modifier le code]

Marseille était un centre commercial particulièrement actif en relation avec les ports de la Méditerranée. Pour illustrer cette activité commerciale, sont exposés les restes d’épaves de bateaux et plusieurs objets trouvés à bord de ces épaves ou dans les diverses fouilles.

Les épaves[modifier | modifier le code]

Bateau de pêche[modifier | modifier le code]

Lors des fouilles exécutées place Jules-Verne, une exceptionnelle barque de pêche de la fin du VIe siècle av. J.-C. a été découverte. L’épave conservée (cinq mètres de long et un mètre cinquante de large) est exposée dans une vitrine. Il devait s’agir d’une barque de pêche propulsée à la rame et qui devait avoir neuf mètres de long. Les fragments de corail trouvés dans la résine utilisée pour l’étanchéité du navire laissent supposer que cette barque était utilisée pour la pêche du corail qui était très pratiquée à l’époque. Cette activité s’est poursuivie jusqu’à une période récente[7]. La quille du navire était en chêne et les membrures en pins.

Navire de commerce[modifier | modifier le code]

En novembre 1974, au cours des travaux de terrassement au centre bourse, l’épave d’un bateau romain de commerce datant de la fin du IIe siècle a été découverte. Ce bateau qui avait subi de nombreuses réparations, fut, à la suite d’une grave avarie, coulé dans la corne du port et arasé. Cette partie du port s’envasait progressivement et, ayant un faible tirant d’eau, ne devait plus être utilisée. Le bateau s’enfonça progressivement dans la vase ce qui le conserva. L’extraction fut difficile car l’épave d’une longueur de 19,20 m et d’une largeur de 7,50 m pesait plus de 20 tonnes. Pour procéder à sa conservation, les spécialistes choisirent la lyophilisation utilisée en pharmacie ou en agro-alimentaire (par exemple pour la fabrication du café soluble). Cette technique consiste à utiliser la sublimation, passage direct d’une matière de son état solide à son état vapeur, sans passer par la phase liquide. Pour cela l’ensemble a dû être congelé pour solidifier l’eau imbibant le bois de l’épave, puis, après une mise sous vide atmosphérique, il fallut éliminer la vapeur d’eau au fur et à mesure de sa production. Cette technique était une première mondiale pour une pièce de ce volume.

Les analyses ont montré que plusieurs espèces de bois ont été utilisées pour la construction de ce bateau : la quille a été fabriquée en bois de cyprès, bois dur et résistant, l’étrave en pin parasol et le revêtement extérieur en pin d’Alep, bois de qualité moins noble.

Étrave d’un bateau[modifier | modifier le code]

Lors des travaux de la place Jules-Verne, l’étrave d’un bateau de commerce d’époque romaine datant du début du IIIe siècle a été découverte. Elle est exposée à l’air libre.

Reconstitution d’un bateau de commerce[modifier | modifier le code]

Reconstitution de la construction d'un bateau romain de commerce

Réalisée en grandeur nature, la construction d’un bateau de commerce romain est présentée. Le mât est représenté au cours de sa mise en place au moyen d’une chèvre. Cette restitution est faite d’après l’épave de Laurons (golfe de Fos) seule épave connue ayant gardé son pont. Autour de ce bateau sont présentées les diverses marchandises qu’il aurait pu transporter : amphores pour l’huile, le vin ou le poisson salé, vaisselle, lingots de fer, de plomb, de cuivre et d’étain.

Les fouilles de Marseille[modifier | modifier le code]

Après la découverte en 1967 des vestiges du port grec de Marseille avec notamment sa muraille hellénistique du IIe siècle av. J.-C., il fut décider d’en conserver une grande partie in situ ; ils sont visibles au jardin des vestiges du Centre Bourse. Une maquette de ces vestiges orientée dans l’axe d’entrée de la ville d’Est en Ouest donne toutes les indications sur la nature et la datation des différentes parties. Autour de cette maquette sont exposés dans différentes vitrines les objets provenant des diverses fouilles :

  • Nécropole de la rue Tapis vert : coupes attiques à figures rouges, strigile en bronze.
  • Nécropole de Saint Mauront au quartier de la belle de mai : œnochoé, dé à jouer, lampe.
  • Bassin du carénage : lampes à huile, skyphos à deux anses, pesons.
  • Fouilles du XIXe siècle : flacons, petites urnes, antéfixe en forme de masque de théâtre.
  • Fouilles de la bourse : gourde, chien, lampes à huile, mortier à bec verseur.

Nécropole de Sainte Barbe[modifier | modifier le code]

La nécropole de Sainte Barbe a été découverte lors des fouilles de sauvetage effectuées en 1991 avant la construction d’un parking. Cette zone se situe entre la porte d’Aix et le centre bourse, à l’ouest de la rue d’Aix et au nord de la Faculté des sciences économiques Pierre Puget. Ce site se trouvait primitivement dans un thalweg qui a été progressivement comblé et se situait entre la butte des Carmes et la colline Saint-Charles.

Les fouilles ont permis de découvrir 548 tombes antiques dont 532 ont pu être identifiées à savoir :

  • 96 pour la période grecque,
  • 436 pour la période romaine.

Cette nécropole a été utilisée sur une longue période depuis la fin du Ve siècle av. J.-C. jusqu’au début du IIIe siècle avec une interruption entre les périodes grecque et romaine allant du milieu du IIe siècle av. J.-C. à l’an -30. Au cours de cette époque de non utilisation, un aqueduc romain a été construit.

La nécropole grecque[modifier | modifier le code]

Hydrie en pâte claire utilisée comme urne cinéraire dans la tombe 43 - IIe siècle av. J.-C.

La nécropole grecque a utilisé une surface restreinte, environ 250 m², située au nord de la zone. Les tombes les plus anciennes remontent à la fin du Ve siècle av. J.-C., et les plus récentes à la fin du IIe siècle av. J.-C.. Les rites funéraires sont du type à incinération pour 29 tombes soit 40 % des cas et à inhumation pour les 67 autres.

Le musée a réservé pour cette période un espace avec reconstitution de trois tombes particulièrement bien conservées :

  • Tombe 56 : Il s’agit d’une tombe à inhumation datée entre -400 à -350. Cette sépulture où le défunt était allongé sur le dos, était constituée de blocs de pierre. Il n’y avait pas d’offrande.
  • Tombe 90 : Il s’agit d’une tombe à incinération secondaire datée entre -200 à -150. Le réceptacle funéraire est une urne biconique en plomb. Quatre petits cônes en terre cuite étaient à proximité et appartenaient probablement à une couronne funéraire.
  • Tombe 102 : C’est une tombe à incinération avec une urne cinéraire constituée d’une cruche en pâte claire. Un vase à parfum était déposé en offrande.

L’aqueduc romain[modifier | modifier le code]

Au début du Ier siècle av. J.-C. la zone funéraire a été partiellement détruite par la réalisation d’un aqueduc romain au fond du talweg. Il devait déboucher dans la corne du port et a été abandonné au IIe siècle. Cet ouvrage devait servir de système de drainage et avait probablement pour vocation d’éviter le colmatage de la corne du port grâce au curage régulier des regards de visite où se déposaient les limons. Une maquette présente cet ouvrage.

La nécropole romaine[modifier | modifier le code]

Cette nécropole s’étendait sur une surface plus vaste que la précédente, soit environ 1 500 m² avec 436 tombes dont 141 à incinération soit 32 % et 295 à inhumation soit 68 %. Les premières tombes datent de l’an -30 et les dernières de la fin du IIe siècle. Les tombes suivantes ont été reconstituées :

  • Tombe 82 : Il s’agit d’une inhumation effectuée entre 100 et 150. Le corps repose sur le ventre avec une monnaie offerte en obole à Charon placée dans la bouche du défunt. Les offrandes sont au nombre de sept : lampes, cruche et balsamaires.
  • Tombe 368 : Dans cette tombe à incinération de l’an 30 à 50 se trouvaient une urne en céramique à pâte sombre avec son couvercle et une cruche en céramique à pâte claire en offrande.
  • Tombe 328 : C’est une tombe à incinération en pleine terre de l’an 150 à 200. Le dépôt d’offrandes comprend une lampe à huile un balsamaire en verre.
  • Tombe 335 : Sépulture à inhumation primaire d’époque romaine (Ier au IIe siècle). Le mort est allongé sur le dos. C’est un homme d’une taille de 1,67 m. La tête est placée dans un aménagement céphalique constitué de tuiles plates posées de chant. D’autres tuiles et des pierres servaient de couverture à la sépulture.
  • Tombe 355 : Il s’agit d’une tombe à incinération secondaire datant de l’an -30 à l’an 100. Les restes de la crémation sont placés dans une urne en verre bleu brisée, elle-même renfermée dans un coffret en plomb à couvercle plat et bord droit.

Dans plusieurs vitrines sont exposés différents objets trouvés dans les sépultures : balsamaires, lampes à huile etc. L’urne de la tombe 322 est à remarquer car il s’agit du seul réceptacle en terre cuite retrouvé dans un coffret en plomb.

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Ateliers de potiers médiévaux[modifier | modifier le code]

Depuis la fin du Ve siècle av. J.-C. et jusqu’au IIIe siècle la zone située entre la butte des Carmes et la colline Saint Charles avait servi de nécropole. Cet espace extra-muros reste ensuite inoccupé pendant plusieurs siècles, puis à la fin du XIIe siècle et surtout au début du XIIIe siècle, un faubourg se développe avec implantation d’ateliers de potiers. Mais dès le début du XIVe siècle les ateliers sont rasés et le quartier est réoccupé pour peu de temps par des artisans travaillant le métal et le corail. Puis ce faubourg est rapidement détruit. La création en 1710 de l’Hospice des Incurables avec son jardin préservera une grande partie des vestiges découverts lors des fouilles préventives effectuées en 1991 avant la rénovation de ce quartier.

En décembre 1993 était inaugurée une extension du musée avec une salle réservée aux découvertes de ce chantier avec présentation d’une maquette restituant le faubourg, exposition de cinq moulages des principaux fours mis au jour ainsi que des objets découverts.

Deux phases ont été distinguées dans la création et le développement de cette zone appelée faubourg des Olliers :

  • Une phase 1 correspondant aux premières constructions au Sud-Ouest et à l’activité des premiers artisans à partir de la fin du XIIe siècle jusque vers l’an 1240.
  • Une phase 2 avec une restructuration à l’intérieur des maisons existantes et une extension vers le Nord-Est. La durée de cette seconde phase couvre la deuxième moitié du XIIIe siècle et même les deux premières décennies du XIVe siècle.

Les douze fours découverts dont un en dehors de la zone, étaient destinés à la cuisson des céramiques et à la préparation des glaçures. Ils démontrent la variété et la spécificité des procédés technologiques des ateliers marseillais.

Le four à barres[modifier | modifier le code]

Ce four à barres, le seul de ce type découvert dans cette zone, fait exception. D’un diamètre intérieur de deux mètres environ, sa paroi présente des rangées de trous régulièrement répartis destinés à recevoir des barres de terre cuite de 45 cm de long avec un diamètre de six à sept centimètres maximum. Ces barres forment ainsi des étagères destinées à supporter les poteries pendant la cuisson. Ce four a été utilisé dès la création de l’atelier ; il est de type islamique et a été rapidement transformé en four à arceaux en réemployant les barres primitives comme matériaux de construction. Des fours identiques ont été trouvés en Espagne. Des fours à barres existent actuellement en Iran et dans la région de Samarcande.

Une reconstitution axonométrique de ce four est présentée[8].

Les autres fours[modifier | modifier le code]

À l’exception du four à barres, tous les fours sont du même type. Ils sont à demi enterrés avec un foyer et une chambre de cuisson séparés par une sole portée par un pilier central. Les matériaux utilisés pour la construction sont d’abord l’argile ou la pierre, puis la brique crue à l’intérieur d’une enveloppe de pierres. Cinq moulages de four sont présentés.

La production de céramiques[modifier | modifier le code]

Les productions de cet atelier sont très différentes de celles connues au XIIIe siècle en Provence. En effet les céramiques sont de teinte claire car la cuisson est effectuée en atmosphère oxydante alors que les poteries habituelles sont de couleur grise due à une cuisson réductrice. La poterie est souvent revêtue d’une glaçure au plomb, à l’antimoine ou à l’étain. L’argile utilisée était celle du bassin oligocène de Marseille, très répandue dans la région.

La grande variété des formes produites répond à la demande d’une population urbaine en plein essor, celle du XIIIe siècle. Elle satisfait différents besoins : alimentation en eau (godets de noria, tuyaux de canalisation), éclairage (lampe à huile), stockage de produits alimentaires (jarres, grosses bouteilles) ou divers (pots à pharmacie, trompes d’appel, mortiers, tirelires, etc.).

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De l’antiquité tardive à l’an mil[modifier | modifier le code]

Cette période est illustrée par les présentations suivantes :

  • Un sarcophage à strigile d’époque romaine découvert aux abords de la cathédrale de la Major réemployé au XVIIe siècle pour être utilisé comme fonts baptismaux à la vieille Major.
  • Moulage d’un sarcophage à niches rectangulaires en pierre de Cassis du milieu du Ve siècle. Le sarcophage est compartimenté par des piliers ornés de rinceaux. Au centre le Christ assis sur un trône, imberbe, nimbé est entouré des apôtres saint Pierre et saint Jean faisant le geste d’acclamation et de quatre disciples ; la niche extrême gauche manque.
  • Statue de Béatrice de Provence, épouse de Charles Ier d’Anjou, comte de Provence.
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Marseille au XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

Dans une salle ouverte en 1994 est présenté un panorama de l’urbanisme de la ville de Marseille au XVIIe siècle.

Les réformes de Colbert[modifier | modifier le code]

Au début du règne du jeune Louis XIV, Jean-Baptiste Colbert, qui tirait son influence du rôle qu'il a joué comme numéro deux de Mazarin évinça de l’hôtel de ville les consuls issus de la noblesse et les remplaça par des échevins choisis parmi les négociants. Un édit de 1696 permit les anoblissements des négociants.

Dans cette salle sont présentés les différents blasons des personnages ayant joué un grand rôle à Marseille : Guillaume du Vair, Rémuzat, Martin, Andréa, Gaspard Rey, Joseph et Clément Jourdan. Ces blasons étaient placés sur les tombeaux qui se trouvaient dans les chapelles des églises ou scellés sur les murs extérieurs de leur hôtel particulier.

Les grands travaux[modifier | modifier le code]

Dès 1660, Louis XIV confia à Nicolas de Clerville, commissaire général des fortifications, la construction du fort Saint-Nicolas au sud de l’entrée du vieux port et du fort Saint-Jean au nord.

Colbert désigna Nicolas Arnoul comme intendant pour assurer la construction d’un arsenal des galères. Nicolas Arnoul assura également la construction des nouveaux remparts qui multipliaient par trois la surface de la ville. Des maquettes des forts Saint-Jean et Saint-Nicolas ainsi que de la vieille charité sont présentées.

En 1685 Marseille décide d’ériger une statue équestre de Louis XIV avec la création d’une place royale. Pierre Puget dessine un projet grandiose de création d’une vaste place ovale ouverte sur le port. Le projet, trop coûteux, ne sera pas réalisé. Une maquette présente ce projet.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Ouverture du nouveau Musée d’Histoire de Marseille, Marseille-Provence 2013, consulté le 25 septmebre 2013.
  2. a et b Un musée d'histoire pour un patrimoine vivant, ville de Marseille, consulté le 25 septembre 2013.
  3. http://www.laprovence.com/article/loisirs/2523787/un-musee-dhistoire-taille-xxl.html
  4. André Bouyala d’Arnaud, Évocation du vieux Marseille, Paris, Les éditions de minuit,‎ 1961, p. 136
  5. Gérin Ricard, Le mur grec dans Promenades archéologiques, Marseille, Alex Jouvène,‎ 1925, p. 11 à 16
  6. Michel Bats, Guy Bertucchi, Gaétan Conges et Henri Treziny, Marseille grecque et la Gaule, Études massaliètes Numéro 3, Aix-en-Provence, ADAM éditions et université de Provence, 1992, page 147, (ISBN 2-908774-03-8)
  7. Paul Masson, Les compagnies du corail, Paris / Marseille, Fontemoing éditeur,‎ 1908
  8. voir aussi le projet "Four à barres"

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marc Bouiron, Henri Tréziny, Bruno Bizot, Armelle Guilcher, Jean Guyon, Mireille Pagni, Marseille, Trames et paysages urbains, de Gyptis au roi René, études massaliètes no 7, Edisud, Aix-en-Provence, 2001 (ISBN 2-7449-0250-0)
  • Manuel Molinier, Philippe Mellinand, Laurence Naggiar, Anne Richier, Isabelle Villemeur, La nécropole de Sainte-Barbe à Marseille, études massaliètes, no 8, Edisud, Aix-en-Provence, 2003 (ISBN 2-7449-0370-1)
  • Henri Marchesi, Jacques Thiriot, Lucy Vallauri, Marseille, Les ateliers de potiers du XIIIe siècle et le quartier de Sainte-Barbe (Ve - XVIIe siècles), Documents d’archéologie française no 65, éditions de la maison des sciences de l’homme, Paris, 1997, (ISBN 2-7351-0621-7)
  • Marie Aubert, Myriame Morel-Deledalle, Musée d’histoire de Marseille, l’antiquité, imprimerie municipale de Marseille, 1988, (ISBN 2-907437-00-3)
  • Bruno Bizot, Xavier Delestre, Jean Guyon, Manuel Molinier et Henri Tréziny, Marseille antique, guides archéologiques de la France, éditions du patrimoine, Paris, 2007, (ISBN 978-2-85822-931-4).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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