Musée d'histoire de Marseille

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Musée d'histoire de Marseille
Logo du musée d'histoire de Marseille
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Informations géographiques
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Ville Marseille (1er)
Adresse 2, rue Henri Barbusse
13001 Marseille
Monument Centre Bourse
Port antique de Marseille
Coordonnées 43° 17′ 52″ N 5° 22′ 32″ E / 43.297779, 5.37560743° 17′ 52″ Nord 5° 22′ 32″ Est / 43.297779, 5.375607  
Informations générales
Type Musée municipal
Date d’inauguration 1983
Conservateur Laurent Védrine
Nombre d’œuvres Fonds de 44 000 documents ou objets[1]
Superficie 6 500 m2[1]
Informations visiteurs
Site web musee-histoire.marseille.fr

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Musée d'histoire de Marseille

Le musée d'histoire de Marseille est un musée consacrée à l'histoire de la ville de Marseille. Fondé en 1983, il a été entièrement rénové et a rouvert en 2013 à l'occasion de Marseille-Provence 2013.

Installé dans le Centre Bourse, à proximité du Vieux-Port, le musée d'histoire de Marseille abrite le site du Port antique, une exposition permanente de 3 500 m2, un espace d'exposition temporaire, un centre de documentation et un auditorium[2], ce qui en fait le plus important musée d'histoire urbaine en France[3].

Sommaire

Historique[modifier | modifier le code]

La construction du Centre Bourse est entreprise en 1967 sur des terrains du quartier de derrière la Bourse, dont les vieux immeubles ont été détruits de 1912 à 1937[4] et qui avaient été laissés en l’état. Au cours des travaux de terrassement pour la construction du centre commercial, de nombreux vestiges d’époque grecque, romaine et médiévale sont découverts. Leur importance est alors une surprise bien que l’existence du fameux mur de Crinas pouvait laisser supposer la découverte d’autres vestiges. Gérin Ricard précise dans le livre Promenades archéologiques paru en 1925 que l’origine grecque de ce mur avait été soutenue par des membres de la Commission archéologique dès 1916[5].

La création d’un musée d’histoire de Marseille parait donc indispensable. Il est ouvert en 1983. Une partie des découvertes est conservée sur place, le port antique est aménagée en un jardin des Vestiges. Le musée comprend alors une salle d’exposition temporaire pour des manifestations sur divers thèmes relatifs à l’histoire de Marseille et une salle d’exposition permanente qui met en valeur les différents vestiges découverts. Une bibliothèque spécialisée dans l’histoire, l’archéologie et l’urbanisme est créée et ouverte au public.

Fermé pendant plusieurs années, le musée d'histoire est entièrement rénové par l'architecte Roland Carta et rouvert le 14 septembre 2013, pendant l'année Marseille-Provence 2013, capitale européenne de la culture. La nouvelle architecture veut recréer « un lien intime entre la ville, son musée et le site archéologique » du Port antique[2]. Une nouvelle muséographie créée par l'architecte scénographe Adeline Rispal tisse des liens entre l'histoire portuaire et commerciale du site et l'architecture puissante du centre commercial de la Bourse. Le musée présente l'histoire de Marseille en treize volets ou séquences recouvrant une période plus ou moins longue. Un parcours numérique augmenté de l'axe historique de Marseille, conçu par Alain Dupuy (InnoVision), est également proposé entre le musée d'Histoire et le nouveau MuCEM.

Les séquences et les collections[modifier | modifier le code]

En cours, merci de na pas effacer l'ancien texte qui pourra éventuellement réutilisé en partie.

0 - Marseille avant Marseille[modifier | modifier le code]

1 - Gyptis et Prôtis (de 600 à 380 av. J-C.)[modifier | modifier le code]

Développement du commerce[modifier | modifier le code]

L'empreinte religieuse[modifier | modifier le code]

Chapiteau ionique

.

Les Grecs apportent avec eux leurs dieux : Artémis, Apollon et Athéna. La ville se dote de temples consacrés à ces trois divinités. En 1952 les équipes de Fernand Benoît découvrent non loin de la consigne sanitaire au pied de la butte Saint-Laurent un chapiteau ionique en calcaire qui devait appartenir à un de ces temples. Ce chapiteau exposé dans le musée est de grande dimension (180 cm x 112 cm x 66 cm) et pèse 1,2 tonne, ce qui laisse penser qu'il s'agissait d'un temple de taille considérable[6]. Il était utilisé en remploi dans un mur qui est considéré comme un quai d'époque romaine[7].

Les seuls objets de culte relativement fréquents pour cette période sont les stèles votives en pierre représentant une déesse assise dans un édifice en forme de temple. Une cinquantaine de ces stèles appelées aussi Naïskoï ont été découvertes sous l'ancienne rue Négrel lors du percement en 1863 de la rue Impériale, actuelle rue de la République. La tenue de ces femmes en vêtement long, la tête voilée, les mains posées sur les genoux sont traditionnelles de l'art grec archaïque. Ces figurines tiennent parfois sur les genoux un animal qui peut être identifié à un fauve sur un ou deux exemplaires. L'identité de la divinité a été très discutée (Artémis, Aphrodite ou Athéna), mais l'hypothèse actuellement la plus couramment admise est celle de Cybèle[8]. Ces stèles proviennent d’un sanctuaire dédié à cette déesse d’Asie Mineure[9].

Les autres témoins des cultes religieux sont regroupés dans une vitrine et sont pour l'essentiel les suivants :

  • Un askos, petit vase avec une panse ronde et plate muni d'une embouchure et d'une anse, en terre cuite découvert place Villeneuve-Bargemon. Cet askos est pourvu à une extrémité d'une tête de Silène primitivement pourvue de cornes et à l'autre extrémité d'une queue repliée. Il pourrait s'agir du dieu fleuve Achéloos. Ce vase serait de la fin du VIe siècle av. J.-C..
  • Une statuette en marbre de la déesse de la fécondité Artémis et protectrice de Marseille. Selon Strabon les phocéens embarquèrent à Éphèse une prêtresse d'Artémis nommée Aristarché pour aller à Marseille.
  • Un antéfixe à tête de silène découvert rue des Pistoles.
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Les épaves de la place Jules-Verne[modifier | modifier le code]

Épave Jules-Verne 7

Lors des fouilles de la place Jules-Verne entreprises à partir de 1993, sept épaves antiques sont découvertes. Cinq d'entre elles, deux grecques et trois romaines, sont exposées dans le musée. Elles constituent, avec l'épave romaine de la Bourse, la collection la plus importante de navires antiques actuellement présentée en Méditerranée[10].

Les deux épaves grecques dites Jules-Verne 9 et Jules-Verne 7 ont été abandonnées à la fin du VIe siècle av. J.-C.. Ces deux navires ont donc navigué dans le courant de la deuxième moitié du VIe siècle av. J.-C. soit deux ou trois générations seulement après la fondation de Marseille.

Les vestiges de l'épave Jules-Verne 9 conservés sur 5 m de long et 1,40 m de large appartiennent à un embarcation d'environ 9,80 m de long et 1,80 m de large. L'intérêt essentiel de cette épave réside dans son mode de construction qui fait appel à la technique d'assemblage par ligatures. L'étanchéité est assurée par des rouleaux de tissus de lin disposés sur les joints d'assemblage. L'étanchéité de l'ensemble de la coque est renforcée par un enduit composé de cire et de poix passé à l'intérieur et à l'extérieur de la Coque. Les fragments de corail rouge incrustés dans l'enduit intérieur indiquent que cette embarcation était utilisée pour la pêche du corail grandement apprécié pour la confection de diverses parures. Cette activité s’est poursuivie jusqu'à une période récente[11].

L'épave Jules-Verne 7 conservée sur 14 m de long et près de 4 m de large est celle d'un navire de commerce à voile, à la carène de section arrondie et aux extrémités élancées qui devait mesurer 15 m de long et pouvait transporter douze tonnes de marchandises. La construction est également remarquable car elle fait appel à deux techniques différentes : l'une par ligatures identique à celle de l'épave Jules-Verne 9 , l'autre par tenons et mortaises. Ce navire reflète l'évolution des techniques de construction navale avec l'abandon progressif de l'assemblage par ligatures au profit des tenons et mortaises. Cette dernière technique n'est cependant pas encore totalement maîtrisée dans la seconde moitié du VIe siècle av. J.-C.[12]. La quille est en chêne vert, les planches du bordé en pin et la membrure en aulne et pin.

2 - Le monde de Pythéas (de 380 à 49 av. J-C.)[modifier | modifier le code]

3 - Le site archéologique de la Bourse[modifier | modifier le code]

4 - De Massalia à Massilia (de 49 av. J-C. à 309 apr. J-C.)[modifier | modifier le code]

5 - De la cité antique à la ville médiévale (de 309 à 948)[modifier | modifier le code]

Les premiers temps chrétiens[modifier | modifier le code]

En 309, au temps de la tétrarchie, le futur empereur Constantin et capture son beau-père Maximien. Les boulets exposés et découverts lors des fouilles de la bourse en 1967-1984 sont les traces archéologiques de ce siège. L'empereur se convertira au catholicisme d'où la construction de bâtiments consacrés à cette nouvelle religion. Le groupe épiscopal qui s'implante près de la vieille Major se dote du plus grand baptistère des Gaules[13] mis à jour à partir de 1852 lors de la destruction d'une partie de la vieille Major pour la construction de la nouvelle cathédrale. Lors des fouilles entreprises en 2008 au voisinage de la Major, a été découverte une mosaïque de tesselles polychromes malheureusement incomplète. Elle comporte en son centre un panneau central aux angles duquel sont représentés des pyramides végétales sortant d'un cratère avec au pied un couple d'oiseaux. Ce panneau est encadré par des cercles à médaillons de fleurons et sparterie. La bordure est composée de nœuds de Salomon et de sparterie. Ce pavement qui appartiendrait très probablement à la demeure de l'évêque a été déposé dans un pièce du musée.

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Un port et une ville dynamique[modifier | modifier le code]

À l'aube du Moyen Âge : du VIIe siècle au IXe siècle[modifier | modifier le code]

6 - Le moyen âge marseillais (de 948 à 1481)[modifier | modifier le code]

Les ports[modifier | modifier le code]

Trois pouvoirs sur la ville[modifier | modifier le code]

Activité économique[modifier | modifier le code]

Marseille chrétienne[modifier | modifier le code]

Les monuments médiévaux encore visibles à Marseille sont relativement rares : l'église Saint-Laurent, l'abbaye Saint-Victor, l'Église de la vieille Major et le clocher des Accoules. Une maquette de l'église de la vieille Major datant de la seconde moitié du XIXe siècle est exposée pour représenter la cathédrale de l'époque dans son intégralité avant sa destruction partielle à la fin du XIXe siècle pour permettre la construction de la nouvelle cathédrale.

La collégiale Saint-Martin qui était construite à proximité de la halle Puget a été démolie en 1887 pour permettre le percement de la rue Colbert. Des vestiges de cette collégiale sont exposés : deux bénitiers, une mandorle sculptée par Antoine Duparc, vingt-quatre chapiteaux dont certains dans un état remarquable de conservation, des groupes d'anges en marbre en provenance des différents autels de l'église ainsi que des anges en bois qui étaient situés au dessus de l'orgue.

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Enfin deux tableaux illustrent cette période:

  • une peinture sur bois représentant saint Louis d'Anjou réalisée par Vicente Carducci.
  • une autre peinture sur bois représentant une pietà entre saint François et saint Jérôme par Étienne Peson datée de 1515. Ce panneau financé par un calfat était destiné au couvent des cordeliers de Saint-Jérôme. Au centre du tableau se trouvent le corps du Christ, la Vierge Marie vêtue d'une robe d'un rouge profond. Le corps du Christ est déposé dans un linceul tenu de part et d'autre par deux personnages assez richement vêtus. En arrière plan se trouvent à droite saint Jérôme se frappant la poitrine avec des pierres et à gauche saint François.
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7 - Marseille devient française (de 1481 à 1596)[modifier | modifier le code]

À la mort de Charles d'Anjou, héritier du roi René, la Provence est unie à la France, mais Marseille a le statut privilégié de « terre adjacente ».

L'activité commerciale[modifier | modifier le code]

Les échanges commerciaux de la ville avec le bassin méditerranéen sont illustrés par un dépôt d'une partie de l'importante cargaison de l'épave des Sardinaux découverte au large de Sainte-Maxime et datée de 1525. Dans cette vitrine sont exposées des écuelles à fond plat caractéristiques de cette vaisselle d'usage courant fabriquée à Fréjus et exportée dans l'ensemble du bassin méditerranéen à partir do port de Marseille. Il y a également des pichets à bec pincé à décor vert et bleu.

Une pièce exceptionnelle en provenance du château Borély complète cette vitrine : il s'agit d'une grande jarre haute de 1,20 m réalisée à Biot. L'artisan Louis Accaron qui a fabriqué cette jarre a fait preuve d'une grande habileté technique ; il a pu être identifié grâce à un cachet apposé sous le col. Ce type de jarres importées à Marseille par voie maritime était destiné à stocker des denrées alimentaires : huile, vin, olives etc.

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Architecture[modifier | modifier le code]

L'architecture civile de ce XVIe siècle a laissé peu de traces à Marseille à l'exception de l'hôtel de Cabre construit en 1535.

Un tableau, huile sur bois, attribué à Antoine Ronzen représente la prédication de Marie-Madeleine ; cette œuvre exceptionnelle réalisée vers 1517 est particulièrement intéressante car elle représente la physionomie de Marseille au XVIe siècle. On peut y reconnaître l'église Notre-Dame-des-Accoules, l'église Saint-Laurent, le fort Saint-Jean, la chapelle Notre-Dame de la Garde avec la tour de la vigie etc.

Au cours de cette période deux édifices à destination militaire sont construits sur ordre de François Ier : le fort Notre-Dame de la Garde qui englobera la chapelle du même nom et qui sera partiellement démoli pour la construction de la basilique Notre-Dame-de-la-Garde et le château d'If. Le musée présente deux maquettes de ces constructions.

La République de Casaulx[modifier | modifier le code]

Pendant la guerre des religions Marseille est acquise à la ligue. Charles de Casaulx prend le pouvoir en se faisant élire 1er consul et veut faire de la ville une République catholique indépendante. Casaulx est un bon administrateur : il est le fondateur de l'hôtel Dieu en réalisant la fusion des hôpitaux du Saint-Esprit et de Saint-Jacques de Gallice. Cependant Casaulx est de plus en plus contesté pour finir assassiné le 17 février 1596 par Pierre de Libertat alors que la ville allait subir un siège difficile de Charles de Lorraine, duc de Guise et fils du « balafré ». Cette période est illustrée par les objets suivants :

  • un blason de l'hôtel-Dieu,
  • une statue de Pierre de Libertat ; ce marbre commandé par la ville en 1597 et achevé vers 1610 sera installé à la porte Royale, puis à l'hôtel de ville et ensuite à l'intérieur du château Borély. En 1966 la statue sera exposée dans le parc Borély où elle s'est considérablement dégradée. Après restauration, elle est maintenant exposée dans le présent musée.
  • La pierre de fondation de la maison de Charles de Casaulx datée de 1594, témoignage de la maison du 1er consul rasée après son assassinat.
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8 - Le siècle de Louis XIV (de 1596 à 1725)[modifier | modifier le code]

Commerce maritime et piraterie[modifier | modifier le code]

reliquaire des Trinitaires

Les traités négociés avec les turcs par François 1er sont renouvelés par Henri IV. Louis XIV et Colbert confient l'administration des échelles, c'est à dire des comptoirs commerciaux, à la chambre de commerce de Marseille créée en 1599. Ce commerce est cependant largement perturbé par les corsaires d'Afrique du nord qui se saisissent des marchandises transportées et vendent les captifs comme esclaves. Un ordre religieux, les trinitaires, se spécialisent dans le rachat des captifs et collectent des fonds à cet effet. Pour illustrer ce conflit le musée expose un reliquaire de cet ordre en bois polychrome représentant la Vierge Marie avec l'enfant Jésus dans ses bras et à ses pieds un captif.

Marseille, terre adjacente[modifier | modifier le code]

Marseille, comme Arles, avait le statut de terre adjacente c'est à dire que tout en faisant partie de la Provence, elle ne dépendait pas du comte de Provence. Au milieu du XVIIe siècle la ville se tient à l'écart des troubles de la Fronde mais son premier consul Gaspard de Glandevès de Niozelles s'engage imprudemment dans un rapport de force avec le jeune roi Louis XIV. Niozelles ayant refusé de se rendre au Parlement, Mazarin décide de la convoquer à la Cour. Un messager se rend à l'Hôtel de ville de Marseille où des émeutiers déchirent l'ordre du roi. Une telle désobéissance ne peut être tolérée ; le duc de Mercœur, gouverneur de Provence, investit la ville de Marseille le 22 janvier 1660.

Louis XIV décide alors de marquer sa domination sur la ville en faisant construire par l'ingénieur et architecte militaire le chevalier de Clerville deux ouvrages militaires à l'entrée du Vieux-Port : le fort Saint-Nicolas et le fort Saint-Jean.

Les transformations urbaines de la ville[modifier | modifier le code]

L'agrandissement de Marseille est ordonné par lettres patentes du 10 juin 1666. Les remparts médiévaux sont démolis et une nouvelle est construite, ce qui permet de tripler la superficie de la ville et de réaliser dans les nouveaux quartiers (rive sud et est du Vieux-port) des îlots d'immeubles avec des rues rectilignes. Les travaux sont confiés à Nicolas Arnoul, intendant des galères. Cette nouvelle enceinte sera progressivement démolie au cours du XIXe siècle ; il n'en subsiste qu'une toute petite partie située rue des Lices. Le grand Cours, actuel Cours Saint-Louis et Cours Belsunce, est achevé en 1687.

L'arsenal des galères[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Arsenal des galères.

La peste de 1720[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Peste de Marseille (1720).

Malgré un système de contrôle sanitaire rigoureux, la ville est durement frappée par la peste en 1720. En effet le navire le Grand-Saint-Antoine en provenance de Syrie arrive à Marseille le 25 mai 1720 Durant la traversée neuf personnes sont décédés ; malgré les suspicions sur l'état sanitaire du navire, la quarantaine est écourtée et la cargaison débarquée aux infirmeries, lazaret situé au nord de la ville. la peste se propage rapidement et fait dans la seule ville de Marseille entre 30 et 35 000 victimes sur une population évaluée à 90 000 personnes environ.

Ce dramatique épisode de la vie marseillaise a fait l'objet d'une abondante iconographie dont trois toiles du peintre d'origine espagnole Michel Serre, témoin direct du drame. Un tableau d'après ce peintre réalisé par un artiste anonyme est exposé.

Pour rappeler les procédures de contrôle sanitaire le musée présente :

Un hommage est rendu à l'évêque de Marseille de l'époque, Mgr de Belsunce qui est resté à son poste, en exposant son buste en bronze réalisé par Auguste Ottin. Quelques objets et documents de l'époque relatifs à la protection et à la lutte contre les ravages de la peste sont présentés :

  • La recette du Vinaigre des quatre voleurs,
  • un perce document pour désinfecter l'intérieur du courrier qui est trempé dans du vinaigre ou traité par fumigation,
  • une pince pour donner la communion sans toucher le malade,
  • divers instruments médico-chirurgicaux ayant servis durant le peste de 1720 : cautères, bistouris, pinces, sondes etc.
  • des vestiges du Grand-Saint-Antoine brûlé le 25 septembre 1720 sur ordre du Régent au large de l'île Jarre et qui ont été récupérés par l'Association de Recherches historiques et Archéologiques au cours de fouilles sous marines : poulies, battants de cloche, tête de gaffe et blocs de cendre ; cette cendre provient des sacs embarqués à Sidon (Liban) pour servir de lest, absorber l'humidité du navire afin de mieux conserver les précieuses étoffes embarquées et être enfin utilisées par les savonneries de Marseille.
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9 - Des lumières à la Révolution (de 1725 à 1794)[modifier | modifier le code]

10 - Marseille au XIXe siècle[modifier | modifier le code]

11 - Marseille, porte du sud (de 1905 à 1945)[modifier | modifier le code]

La première guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Pendant la première guerre mondiale, Marseille loin des champs de bataille, devient une base de ravitaillement et une cité refuge. Pour illustrer cette période deux maquettes de monument en plâtre sont exposés :

  • La première est un projet de monument national à la mémoire des soldats et des marins de l'armée d'Orient et des terres lointaines réalisé par l'architecte Gaston Castel et le sculpteur Antoine Sartorio. Le projet sera réalisé sur la Corniche Président John Kennedy à proximité du vallon des Auffes et sera inauguré le 24 avril 1927 par le président de la République Gaston Doumergue. Il prendra le nom de Porte d'Orient.
  • La seconde est un projet de monument dédié au 15e corps d'armée qui, composé essentiellement de provençaux, avait du battre en retraite en août 1914 et avait été injustement accusé d'avoir lâché pied face à l'ennemi. La maquette sera réalisée en 1938 par Lange et Louis Botinelly, mais aucun monument ne sera réalisé.

L'entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Masques funéraire d'Alexandre Ier et Louis Barthou

Deux événements tragiques marquent cette période. Tout d'abord l'Assassinat du roi Alexandre Ier et de Louis Barthou. Le sculpteur François Carli prend l'empreinte en plâtre des visages des deux victimes ; les moulages sont exposés dans une vitrine. Le second est l'Incendie des Nouvelles Galeries qui eu lieu le 28 octobre 1938 et fit trente deux victimes. Une photo montre le magasin en flammes.

La seconde guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Cette période est marquée par la rafle de Marseille qui eu lieu les 22-23-24 janvier 1943 et fut suivi de la destruction des vieux quartiers du port. Pour commémorer la résistance à l'occupation allemande, un espace thématique est consacré à Berty Albrecht, héroïne marseillaise de la la Résistance morte le 31 mai 1943. Des effets personnels sont exposés ainsi que les courriers écrits durant son séjour en prison, des photos et son bureau qui lui avait été offert par ses parents et qui l'a suivi toute sa vie. Enfin le drapeau blanc du général allemand Schaefer qui occupait Marseille est exposé.

12- Marseille, ville singulière et plurielle (de 1945 à nos jours)[modifier | modifier le code]

Le commerce et la navigation[modifier | modifier le code]

Marseille était un centre commercial particulièrement actif en relation avec les ports de la Méditerranée. Pour illustrer cette activité commerciale, sont exposés les restes d’épaves de bateaux et plusieurs objets trouvés à bord de ces épaves ou dans les diverses fouilles.

Les épaves[modifier | modifier le code]

Navire de commerce[modifier | modifier le code]

En novembre 1974, au cours des travaux de terrassement au centre bourse, l’épave d’un bateau romain de commerce datant de la fin du IIe siècle a été découverte. Ce bateau qui avait subi de nombreuses réparations, fut, à la suite d’une grave avarie, coulé dans la corne du port et arasé. Cette partie du port s’envasait progressivement et, ayant un faible tirant d’eau, ne devait plus être utilisée. Le bateau s’enfonça progressivement dans la vase ce qui le conserva. L’extraction fut difficile car l’épave d’une longueur de 19,20 m et d’une largeur de 7,50 m pesait plus de 20 tonnes. Pour procéder à sa conservation, les spécialistes choisirent la lyophilisation utilisée en pharmacie ou en agro-alimentaire (par exemple pour la fabrication du café soluble). Cette technique consiste à utiliser la sublimation, passage direct d’une matière de son état solide à son état vapeur, sans passer par la phase liquide. Pour cela l’ensemble a dû être congelé pour solidifier l’eau imbibant le bois de l’épave, puis, après une mise sous vide atmosphérique, il fallut éliminer la vapeur d’eau au fur et à mesure de sa production. Cette technique était une première mondiale pour une pièce de ce volume.

Les analyses ont montré que plusieurs espèces de bois ont été utilisées pour la construction de ce bateau : la quille a été fabriquée en bois de cyprès, bois dur et résistant, l’étrave en pin parasol et le revêtement extérieur en pin d’Alep, bois de qualité moins noble.

Étrave d’un bateau[modifier | modifier le code]

Lors des travaux de la place Jules-Verne, l’étrave d’un bateau de commerce d’époque romaine datant du début du IIIe siècle a été découverte. Elle est exposée à l’air libre.

Reconstitution d’un bateau de commerce[modifier | modifier le code]

Reconstitution de la construction d'un bateau romain de commerce

Réalisée en grandeur nature, la construction d’un bateau de commerce romain est présentée. Le mât est représenté au cours de sa mise en place au moyen d’une chèvre. Cette restitution est faite d’après l’épave de Laurons (golfe de Fos) seule épave connue ayant gardé son pont. Autour de ce bateau sont présentées les diverses marchandises qu’il aurait pu transporter : amphores pour l’huile, le vin ou le poisson salé, vaisselle, lingots de fer, de plomb, de cuivre et d’étain.

Les fouilles de Marseille[modifier | modifier le code]

Après la découverte en 1967 des vestiges du port grec de Marseille avec notamment sa muraille hellénistique du IIe siècle av. J.-C., il fut décider d’en conserver une grande partie in situ ; ils sont visibles au jardin des vestiges du Centre Bourse. Une maquette de ces vestiges orientée dans l’axe d’entrée de la ville d’Est en Ouest donne toutes les indications sur la nature et la datation des différentes parties. Autour de cette maquette sont exposés dans différentes vitrines les objets provenant des diverses fouilles :

  • Nécropole de la rue Tapis vert : coupes attiques à figures rouges, strigile en bronze.
  • Nécropole de Saint Mauront au quartier de la belle de mai : œnochoé, dé à jouer, lampe.
  • Bassin du carénage : lampes à huile, skyphos à deux anses, pesons.
  • Fouilles du XIXe siècle : flacons, petites urnes, antéfixe en forme de masque de théâtre.
  • Fouilles de la bourse : gourde, chien, lampes à huile, mortier à bec verseur.

Nécropole de Sainte Barbe[modifier | modifier le code]

La nécropole de Sainte Barbe a été découverte lors des fouilles de sauvetage effectuées en 1991 avant la construction d’un parking. Cette zone se situe entre la porte d’Aix et le centre bourse, à l’ouest de la rue d’Aix et au nord de la Faculté des sciences économiques Pierre Puget. Ce site se trouvait primitivement dans un thalweg qui a été progressivement comblé et se situait entre la butte des Carmes et la colline Saint-Charles.

Les fouilles ont permis de découvrir 548 tombes antiques dont 532 ont pu être identifiées à savoir :

  • 96 pour la période grecque,
  • 436 pour la période romaine.

Cette nécropole a été utilisée sur une longue période depuis la fin du Ve siècle av. J.-C. jusqu’au début du IIIe siècle avec une interruption entre les périodes grecque et romaine allant du milieu du IIe siècle av. J.-C. à l’an -30. Au cours de cette époque de non utilisation, un aqueduc romain a été construit.

La nécropole grecque[modifier | modifier le code]

Hydrie en pâte claire utilisée comme urne cinéraire dans la tombe 43 - IIe siècle av. J.-C.

La nécropole grecque a utilisé une surface restreinte, environ 250 m², située au nord de la zone. Les tombes les plus anciennes remontent à la fin du Ve siècle av. J.-C., et les plus récentes à la fin du IIe siècle av. J.-C.. Les rites funéraires sont du type à incinération pour 29 tombes soit 40 % des cas et à inhumation pour les 67 autres.

Le musée a réservé pour cette période un espace avec reconstitution de trois tombes particulièrement bien conservées :

  • Tombe 56 : Il s’agit d’une tombe à inhumation datée entre -400 à -350. Cette sépulture où le défunt était allongé sur le dos, était constituée de blocs de pierre. Il n’y avait pas d’offrande.
  • Tombe 90 : Il s’agit d’une tombe à incinération secondaire datée entre -200 à -150. Le réceptacle funéraire est une urne biconique en plomb. Quatre petits cônes en terre cuite étaient à proximité et appartenaient probablement à une couronne funéraire.
  • Tombe 102 : C’est une tombe à incinération avec une urne cinéraire constituée d’une cruche en pâte claire. Un vase à parfum était déposé en offrande.

L’aqueduc romain[modifier | modifier le code]

Au début du Ier siècle av. J.-C. la zone funéraire a été partiellement détruite par la réalisation d’un aqueduc romain au fond du talweg. Il devait déboucher dans la corne du port et a été abandonné au IIe siècle. Cet ouvrage devait servir de système de drainage et avait probablement pour vocation d’éviter le colmatage de la corne du port grâce au curage régulier des regards de visite où se déposaient les limons. Une maquette présente cet ouvrage.

La nécropole romaine[modifier | modifier le code]

Cette nécropole s’étendait sur une surface plus vaste que la précédente, soit environ 1 500 m² avec 436 tombes dont 141 à incinération soit 32 % et 295 à inhumation soit 68 %. Les premières tombes datent de l’an -30 et les dernières de la fin du IIe siècle. Les tombes suivantes ont été reconstituées :

  • Tombe 82 : Il s’agit d’une inhumation effectuée entre 100 et 150. Le corps repose sur le ventre avec une monnaie offerte en obole à Charon placée dans la bouche du défunt. Les offrandes sont au nombre de sept : lampes, cruche et balsamaires.
  • Tombe 368 : Dans cette tombe à incinération de l’an 30 à 50 se trouvaient une urne en céramique à pâte sombre avec son couvercle et une cruche en céramique à pâte claire en offrande.
  • Tombe 328 : C’est une tombe à incinération en pleine terre de l’an 150 à 200. Le dépôt d’offrandes comprend une lampe à huile un balsamaire en verre.
  • Tombe 335 : Sépulture à inhumation primaire d’époque romaine (Ier au IIe siècle). Le mort est allongé sur le dos. C’est un homme d’une taille de 1,67 m. La tête est placée dans un aménagement céphalique constitué de tuiles plates posées de chant. D’autres tuiles et des pierres servaient de couverture à la sépulture.
  • Tombe 355 : Il s’agit d’une tombe à incinération secondaire datant de l’an -30 à l’an 100. Les restes de la crémation sont placés dans une urne en verre bleu brisée, elle-même renfermée dans un coffret en plomb à couvercle plat et bord droit.

Dans plusieurs vitrines sont exposés différents objets trouvés dans les sépultures : balsamaires, lampes à huile etc. L’urne de la tombe 322 est à remarquer car il s’agit du seul réceptacle en terre cuite retrouvé dans un coffret en plomb.

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Ateliers de potiers médiévaux[modifier | modifier le code]

Depuis la fin du Ve siècle av. J.-C. et jusqu’au IIIe siècle la zone située entre la butte des Carmes et la colline Saint Charles avait servi de nécropole. Cet espace extra-muros reste ensuite inoccupé pendant plusieurs siècles, puis à la fin du XIIe siècle et surtout au début du XIIIe siècle, un faubourg se développe avec implantation d’ateliers de potiers. Mais dès le début du XIVe siècle les ateliers sont rasés et le quartier est réoccupé pour peu de temps par des artisans travaillant le métal et le corail. Puis ce faubourg est rapidement détruit. La création en 1710 de l’Hospice des Incurables avec son jardin préservera une grande partie des vestiges découverts lors des fouilles préventives effectuées en 1991 avant la rénovation de ce quartier.

En décembre 1993 était inaugurée une extension du musée avec une salle réservée aux découvertes de ce chantier avec présentation d’une maquette restituant le faubourg, exposition de cinq moulages des principaux fours mis au jour ainsi que des objets découverts.

Deux phases ont été distinguées dans la création et le développement de cette zone appelée faubourg des Olliers :

  • Une phase 1 correspondant aux premières constructions au Sud-Ouest et à l’activité des premiers artisans à partir de la fin du XIIe siècle jusque vers l’an 1240.
  • Une phase 2 avec une restructuration à l’intérieur des maisons existantes et une extension vers le Nord-Est. La durée de cette seconde phase couvre la deuxième moitié du XIIIe siècle et même les deux premières décennies du XIVe siècle.

Les douze fours découverts dont un en dehors de la zone, étaient destinés à la cuisson des céramiques et à la préparation des glaçures. Ils démontrent la variété et la spécificité des procédés technologiques des ateliers marseillais.

Le four à barres[modifier | modifier le code]

Ce four à barres, le seul de ce type découvert dans cette zone, fait exception. D’un diamètre intérieur de deux mètres environ, sa paroi présente des rangées de trous régulièrement répartis destinés à recevoir des barres de terre cuite de 45 cm de long avec un diamètre de six à sept centimètres maximum. Ces barres forment ainsi des étagères destinées à supporter les poteries pendant la cuisson. Ce four a été utilisé dès la création de l’atelier ; il est de type islamique et a été rapidement transformé en four à arceaux en réemployant les barres primitives comme matériaux de construction. Des fours identiques ont été trouvés en Espagne. Des fours à barres existent actuellement en Iran et dans la région de Samarcande.

Une reconstitution axonométrique de ce four est présentée[14].

Les autres fours[modifier | modifier le code]

À l’exception du four à barres, tous les fours sont du même type. Ils sont à demi enterrés avec un foyer et une chambre de cuisson séparés par une sole portée par un pilier central. Les matériaux utilisés pour la construction sont d’abord l’argile ou la pierre, puis la brique crue à l’intérieur d’une enveloppe de pierres. Cinq moulages de four sont présentés.

La production de céramiques[modifier | modifier le code]

Les productions de cet atelier sont très différentes de celles connues au XIIIe siècle en Provence. En effet les céramiques sont de teinte claire car la cuisson est effectuée en atmosphère oxydante alors que les poteries habituelles sont de couleur grise due à une cuisson réductrice. La poterie est souvent revêtue d’une glaçure au plomb, à l’antimoine ou à l’étain. L’argile utilisée était celle du bassin oligocène de Marseille, très répandue dans la région.

La grande variété des formes produites répond à la demande d’une population urbaine en plein essor, celle du XIIIe siècle. Elle satisfait différents besoins : alimentation en eau (godets de noria, tuyaux de canalisation), éclairage (lampe à huile), stockage de produits alimentaires (jarres, grosses bouteilles) ou divers (pots à pharmacie, trompes d’appel, mortiers, tirelires, etc.).

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De l’antiquité tardive à l’an mil[modifier | modifier le code]

Cette période est illustrée par les présentations suivantes :

  • Un sarcophage à strigile d’époque romaine découvert aux abords de la cathédrale de la Major réemployé au XVIIe siècle pour être utilisé comme fonts baptismaux à la vieille Major.
  • Moulage d’un sarcophage à niches rectangulaires en pierre de Cassis du milieu du Ve siècle. Le sarcophage est compartimenté par des piliers ornés de rinceaux. Au centre le Christ assis sur un trône, imberbe, nimbé est entouré des apôtres saint Pierre et saint Jean faisant le geste d’acclamation et de quatre disciples ; la niche extrême gauche manque.
  • Statue de Béatrice de Provence, épouse de Charles Ier d’Anjou, comte de Provence.
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Marseille au XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

Dans une salle ouverte en 1994 est présenté un panorama de l’urbanisme de la ville de Marseille au XVIIe siècle.

Les réformes de Colbert[modifier | modifier le code]

Au début du règne du jeune Louis XIV, Jean-Baptiste Colbert, qui tirait son influence du rôle qu'il a joué comme numéro deux de Mazarin évinça de l’hôtel de ville les consuls issus de la noblesse et les remplaça par des échevins choisis parmi les négociants. Un édit de 1696 permit les anoblissements des négociants.

Dans cette salle sont présentés les différents blasons des personnages ayant joué un grand rôle à Marseille : Guillaume du Vair, Rémuzat, Martin, Andréa, Gaspard Rey, Joseph et Clément Jourdan. Ces blasons étaient placés sur les tombeaux qui se trouvaient dans les chapelles des églises ou scellés sur les murs extérieurs de leur hôtel particulier.

Les grands travaux[modifier | modifier le code]

Dès 1660, Louis XIV confia à Nicolas de Clerville, commissaire général des fortifications, la construction du fort Saint-Nicolas au sud de l’entrée du vieux port et du fort Saint-Jean au nord.

Colbert désigna Nicolas Arnoul comme intendant pour assurer la construction d’un arsenal des galères. Nicolas Arnoul assura également la construction des nouveaux remparts qui multipliaient par trois la surface de la ville. Des maquettes des forts Saint-Jean et Saint-Nicolas ainsi que de la vieille charité sont présentées.

En 1685 Marseille décide d’ériger une statue équestre de Louis XIV avec la création d’une place royale. Pierre Puget dessine un projet grandiose de création d’une vaste place ovale ouverte sur le port. Le projet, trop coûteux, ne sera pas réalisé. Une maquette présente ce projet.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Ouverture du nouveau Musée d’Histoire de Marseille, Marseille-Provence 2013, consulté le 25 septmebre 2013.
  2. a et b Un musée d'histoire pour un patrimoine vivant, ville de Marseille, consulté le 25 septembre 2013.
  3. http://www.laprovence.com/article/loisirs/2523787/un-musee-dhistoire-taille-xxl.html
  4. André Bouyala d’Arnaud, Évocation du vieux Marseille, Paris, Les éditions de minuit,‎ 1961, p. 136
  5. Gérin Ricard, Le mur grec dans Promenades archéologiques, Marseille, Alex Jouvène,‎ 1925, p. 11 à 16
  6. Xavier Corré « Le chapiteau ionique archaïque de Marseille » dans Revue Marseille, Le Musée d'histoire, Marseille, p. 50, (ISSN 0995 8703), no 243, décembre 2013
  7. Bruno Bizot, Xavier Delestre, Jean Guyon, Manuel Molinier et Henri Tréziny, Marseille antique : Guides archéologiques de la France, Paris, éditions du patrimoine,‎ 2007, 128 p. (ISBN 978-2-85822-931-4), p. 66
  8. Antoine Hermary (dir.), Antoinette Hesnard (dir.) et Henri Tréziny (dir.) (préf. Christian Goudineau), Marseille grecque 600-48 av.J.-C. : La cité phocéenne, Paris, Errance, coll. « Hauts lieux de l'histoire »,‎ 1999, 184 p. (ISBN 2-87772-178-7), p. 63.
  9. Michel Bats, Guy Bertucchi, Gaétan Conges et Henri Treziny, Marseille grecque et la Gaule, Études massaliètes Numéro 3, Aix-en-Provence, ADAM éditions et université de Provence, 1992, page 147, (ISBN 2-908774-03-8)
  10. Patrice Pomey « Les épaves de la place Jules-Verne » dans Revue Marseille, Le Musée d'histoire, Marseille, p. 48, (ISSN 0995 8703), no 243, décembre 2013
  11. Paul Masson, Les compagnies du corail, Paris / Marseille, Fontemoing éditeur,‎ 1908
  12. Antoine Hermary (dir.), Antoinette Hesnard (dir.) et Henri Tréziny (dir.) (préf. Christian Goudineau), Marseille grecque 600-48 av.J.-C. : La cité phocéenne, Paris, Errance, coll. « Hauts lieux de l'histoire »,‎ 1999, 184 p. (ISBN 2-87772-178-7), p. 49.
  13. Manuel Molinier « De la cité antique à la ville à l'aube du Moyen Âge » dans Revue Marseille, Le Musée d'histoire, Marseille, p. 68, (ISSN 0995 8703), no 243, décembre 2013
  14. voir aussi le projet "Four à barres"

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marc Bouiron, Henri Tréziny, Bruno Bizot, Armelle Guilcher, Jean Guyon, Mireille Pagni, Marseille, Trames et paysages urbains, de Gyptis au roi René, études massaliètes no 7, Edisud, Aix-en-Provence, 2001 (ISBN 2-7449-0250-0)
  • Manuel Molinier, Philippe Mellinand, Laurence Naggiar, Anne Richier, Isabelle Villemeur, La nécropole de Sainte-Barbe à Marseille, études massaliètes, no 8, Edisud, Aix-en-Provence, 2003 (ISBN 2-7449-0370-1)
  • Henri Marchesi, Jacques Thiriot, Lucy Vallauri, Marseille, Les ateliers de potiers du XIIIe siècle et le quartier de Sainte-Barbe (Ve - XVIIe siècles), Documents d’archéologie française no 65, éditions de la maison des sciences de l’homme, Paris, 1997, (ISBN 2-7351-0621-7)
  • Marie Aubert, Myriame Morel-Deledalle, Musée d’histoire de Marseille, l’antiquité, imprimerie municipale de Marseille, 1988, (ISBN 2-907437-00-3)
  • Bruno Bizot, Xavier Delestre, Jean Guyon, Manuel Molinier et Henri Tréziny, Marseille antique, guides archéologiques de la France, éditions du patrimoine, Paris, 2007, (ISBN 978-2-85822-931-4).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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