Musée d'art national azéri

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

[style à revoir]

Musée national d’art de l’Azerbaïdjan
Le bâtiment du musée
Le bâtiment du musée
Informations géographiques
Pays Drapeau de l'Azerbaïdjan Azerbaïdjan
Ville Bakou
Adresse Niyazi küçəsi 9-11
Coordonnées 40° 21′ 47″ N 49° 49′ 54″ E / 40.363174, 49.83174240° 21′ 47″ Nord 49° 49′ 54″ Est / 40.363174, 49.831742  
Informations générales
Date d’inauguration 1920
Collections plus de 17 000 échantillons[1]

Géolocalisation sur la carte : Azerbaïdjan

(Voir situation sur carte : Azerbaïdjan)
Musée national d’art de l’Azerbaïdjan

Géolocalisation sur la carte : Bakou

(Voir situation sur carte : Bakou)
Musée national d’art de l’Azerbaïdjan

Le Musée national d’art de l’Azerbaïdjan[2] (en azéri : Azərbaycan Dövlət İncəsənət Muzeyi) - est l’un de plus grand musée d’art en Azerbaïdjan et dix-sept mille objets y sont stockés[2]. Fondé en 1936[3] et depuis 1943, le musée porte le nom de Roustam Moustafayev, l’un des fondateurs de l’art décoratif théâtral.[4]. Le musée est installé dans deux bâtiments d’habitation - le Palais De Bourr et le Gymnasium des Femmes de Mariinsky, construit au XIXe siècle à Bakou. Le musée contient des œuvres d’art couvrant les différentes périodes de l’art de l’Orient Ancien et d’Azerbaïdjan, de Russie et d’Europe occidentale. Les œuvres d'art de valeur de la collection du musée ont été exposées au Canada (1966), à Cuba (1967), en Syrie (1968), en France (1969), en Tchécoslovaquie (1970), en Algérie (1970), en Irak (1971) et dans d'autres pays[5].

L’histoire[modifier | modifier le code]

Le lieu de travail de Tagiev qui abritait autrefois le département de beaux arts au sein du Musée d'histoire d'Azerbaidjan

En 1920, la section des Beaux-arts a été mise en place au musée d’État d’Azerbaïdjan. Compte tenu des œuvres stockées et en particulier de la valeur des échantillons de peinture, en 1936, sur la base de cette même section, il a été décidé d'établir le Musée de l’Art d'État d’Azerbaïdjan[6]. Le palais de Haji Zeynalabdin Taghiyev abritait jadis la section en question et se situait dans le bâtiment actuel du Musée d’histoire d’Azerbaïdjan. L’inauguration du musée avait eu lieu en 1937.[5] Plus tard, le musée a été transféré au cinquième étage du Musée de littérature azerbaïdjanaise Nizami Gandjavi.[7]

Le Musée national d’art de l’Azerbaïdjan portait depuis 1943 le nom de Roustam Moustafayev, l’un des fondateurs de l’art décoratif théâtral en Azerbaïdjan. A partir des années 1950, le musée organise provisoirement des expositions dans de différents bâtiments historiques. De jeunes critiques ayant commencé à travailler à la même époque comme Rasim Efendiyev, Noureddin Qayibov, Mousel Nedjefov, le héros Mekhdi Gouseynzadé mort plus tard pendant la Seconde Guerre mondiale et d’autres ont pu former le fondement de la critique en Azerbaïdjan.[6] Durant de longues années, les écrivains azerbaïdjanais et lauréats du Prix d'État de l'URSS, comme Salam Salamzadé, Kazim Kazimzadé, Ibraghim Zeynalov, ont assuré la direction du musée.

En 1951, Mirdjafar Bagirov, le premier secrétaire du Comité central du Parti communiste de l’URSS d’Azerbaïdjan[Quoi ?] a mis le bâtiment historique,connu sous le nom de palais De Bourr, à la disposition du musée[8]. La rue Tchkalov 9 (anciennement Sadovaja actuellement rue Niyazi) abritait jadis la société anonyme «Partenariat de la mer Caspienne" et le Comité révolutionnaire d’Azerbaïdjan.[9] Une fois déménagé dans le nouveau bâtiment une nouvelle exposition avait eu lieu et les plus belles œuvres d'art de la fondation y furent exposées. Après cela, le musée a commencé de fonctionner comme un grand centre de recherche de la critique d'art. En outre, le musée a donné l’aval à la mise en place des événements culturels: les salons des peintres et des musiciens, la rencontre avec les intellectuels.[6]

Dans les années 1992-1993, la direction du Parti Populaire d’Azerbaïdjan a ordonné le retrait du musée du Palais De Bourr et son installation dans le bâtiment actuel du Ministère azerbaidjanais des Affaires Etrangères. Selon Azadé Shérifova, hommes et femmes de culture bien connus à l’époque comme Elmira Shaktaktinskaya, Mikael Abdullayev, Tokay Mammadov ont eu l’audience avec le Président Aboulfaz Elchibek. Lors de la rencontre, en disant "même Baghırov a offert le bâtiment le plus beau au musée" ont demandé de ne pas déloger le musée du palais. Puis, la décision de déloger le musée du palais a été annulée[9].

Après l'effondrement de l'URSS, par décision du président et du gouvernement, le bâtiment historique construit connu sous le nom du Gymnasium des Femmes de Mariinsky, plus devenue la résidence du Comité de la Ville a ensuite été donnée au musée. Une deuxième annexe du musée a été créée dans le nouveau bâtiment. Le Président de la République d'Azerbaïdjan Ilham Aliyev et son épouse Mehriban Aliyeva ont assisté à l'inauguration de la nouvelle passerelle reliant le premier et le deuxième bâtiment, le 7 juin 2013[10].

Le bâtiment du musée[modifier | modifier le code]

Le premier bâtiment annexe[modifier | modifier le code]

Le palais de Bourr qui abrite actuellement le bâtiment annexe du musée.

Pour faire construire le bâtiment en pierre de deux étages, le 26 février 1888, multimillionnaire Lev De Bourr (1840—1889), fondateur de la Société "Partenariat de Caspi" et le magnat pétrolier, a soumis le plan au Comité de la Ville de Bakou et le 18 avril 1888, il obtient "l’accord de l’attribution d’un lotissement de 700 kv. sajen" dans la rue de Sadovaya (actuel rue Nizami). Le 26 août, l’ingénieur de la ville Nikolaï fon der Nonne et l’architecte, l’ingénieur en construction Anton Kandinov approuve le plan du palais. Mais vu le projet du palais, la signature de l’architecte Anton Kandinov manque et Nikolaï fon der Nonne est le seul ingénieur à être accepté comme ingénieur[8][11][6]. Le projet de construction fût approuvé par le maire de Bakou, Stanislav Despot-Zenovich et L. Nikulin, le membre de la Direction, le 31 août 1888.[8] Bientôt, la construction poursuit son cours.[9]

En 1889, De Bourr décède sans que la construction s’achève. Le mois de janvier 1891, ses successeurs vendent uniquement le bâtiment avec les fondations posées pour 16.000 roubles à la Société "Partenariat de Caspi". En conséquence, le bâtiment passe sous la possession de la société. C’est la raison pour laquelle, les architectes apportent des modifications au projet initial. Ils rajoutent deux portes de secours avec le balcon sur la façade. Les balcons donnent sur la rue de Sadovaya et il y a une belle vue sur le jardin Mikhalkovskiy (actuel jardin Vakhid).

La construction du bâtiment remonte aux années 1891[8]-1893[11]. Egalement il est noté que la société anonyme «Partenariat de la mer Caspienne" a été finalisée en 1895. L’abréviation "KT" même si visible sur la façade du bâtiment, celle-ci a été détruite par la suite lors de la réparation. En 1895, le fondateur la Société "Partenariat de Caspi", S. İ. Baghırov s’éteint et est remplacé par son adjoint Pavel Osipovich Guokasov. En 1896, l’un des membres de la famille du directeur- son frère Arshak Osipovich Goukasov déménage au palais et occupe quelques pièces. En 1898, Pavel Osipovich Guokasov et sa famille déménagent au palais. Ces années, le bâtiment subit quelques incendies.[9]

En 1917, après la révolution d’octobre, le 31 juillet 1918, avec la participation du consul britannique E. Mak-Donald, le gouvernement à Bakou passe de l’Armée islamique de Caucase à la Dictature Centrocaspie ayant invité les anglais à défendre la ville. Au mois d’août 1919, l’armée britannique entre à Bakou. Plus tard, le commandement de l’état major dirigé par le général William Tompson est installé dans le bâtiment appartenant à la Société "Partenariat de Caspi". Malgré cela, les familles Goukasovs continuent d’y vivre.[9]

Le 28 avril 1920, une fois les détachements de l’Armée rouge arrivés à Bakou, Nariman Narimanov devient le président du Comité Révolutionnaire de l’Azerbaïdjan soviétique. En 1921, il fût élu président du Conseil des Commissaires populaires et le conseil est placé au palais de Bourr. La famille de Narimanov vit au deuxième niveau. En 1925, après le décès de Nariman Narimanov, l’appellation de la rue Savoia change en devenant rue Nariman Narimanov. En 1933, Mirdjafar Bagirov, le Premier Secrétaire du Comité d’Etat de Sécurité vit avec sa famille au palais. Dans les années 1930, le palais est aménagé et dans la partie gauche, le jardin est crée au nom de Nariman Narimanov. En 1939, le nom de la rue change de nouveau et devient la rue Shkalov. En 1951, Bagirov offre le palais au Musée d’art national de l’Azerbaïdjan.

Le deuxième bâtiment annexe[modifier | modifier le code]

L'ancien Gymnasium des Femmes de Mariinsky qui abrite le 2ème bâtiment annexe du musée.

En 1874, sur la décision du Conseil de la Ville de Bakou, le Gymnasium des Femmes de Bakou a été fondé et par décision spéciale a été placé sous la tutelle du Conseil de Protecteurs. Le Conseil dirigé par Yékaterina Faddeyevna Staroselski, le vice-gouverneur baron For der Bruggen, Haji Zeynalabdin Taghiyev, Haji Gouseyngulu Safaraliyev, K.F Spayskie-Avtomonov et d’autres ont y rejoint.

Même si le permis du Gymnasium a été accordé, pour son emplacement il n’y avait pas un bâtiment approprié. L’idée de construire un nouveau bâtiment appartenait au maire de Bakou Despot-Zenovich et au Conseil de Protecteurs. Au mois de septembre 1884, le Conseil de Protecteurs lance un appel d’offres pour la construction du Gymnasium des Femmes de Mariinsky[12]. Le projet du bâtiment a été fait par Mikael Dénissovish Botov, ingénieur civil, officier de l'administration provinciale à cette époque. Malgré le manque de fonds de l’administration, les charges sont comprises par le Conseil de Protecteurs et ils ont du chercher des subventions afin de réaliser cette idée.

A cette date, V. N. Qirch, un sous-traitant célèbre russe arriva de Moscou. Son entreprise était chargée du pavage des routes de Bakou et, pour cette raison, il connaissait de près la ville et les hauts fonctionnaires. Quand il en a entendu parler, il s’engagea à donner du soutien dans la construction du Gymnasium des Femmes et en dépit de l’opposition du représentant de Bakou, les travaux sont pris en charge par lui.

Le Douma approuve la décision de Qirsh et du Conseil de Protecteurs et donne son aval assorti de réserves. Même si la construction a éprouvé quelques difficultés (financière) les travaux battaient son plein et fin juillet 1886, le rez-de-chaussée était en cours d’achèvement, les travaux venaient d’être démarré à l’étage supérieur.En fin de compte, le 26 septembre 1887, aux alentours de 11h30, en présence de nombreux invités et personnel académique, le Gymnasium des Femmes de Mariinsky a été inauguré. Jusqu’à l’arrêt de ses activités, celui-ci était en activité dans ce bâtiment.[13]

Après l’indépendance de l’Azerbaïdjan, le bâtiment historique a été retourné au Musée des Arts nationaux de l’Azerbaïdjan et deuxième annexe du musée a été construit.

La collection du musée[modifier | modifier le code]

Quelque 3000 œuvres sont affichées dans plus de 60 salles du musée. Le bâtiment principal abrite sept salles dédiées à l’art occidental, 10 salles à l’art russe, le reste est consacré à l’art persan, turc, japonais et d’autres pays. Le deuxième bâtiment abrite huit salles pour l’art antique et médiéval de l’Azerbaïdjan, 30 salles pour la peinture et la sculpture azerbaidjanaise. Dans ces salles, à côté des œuvres des artistes azerbaidjanais des XVIII, XIX, XX siècles, les chefs d’œuvres des arts appliqués de différentes périodes du Moyen Age, en particulier les tapis d'espèces rares, des tapis azerbaïdjanais appartenant à différents groupes, ainsi que des œuvres d'art uniques retrouvés dans les fouilles archéologiques, vêtements médiévaux, des articles ménagers sont exposés. Sont étalés également les ceintures pour homme et femme, ainsi que des salles pour des armes. Les œuvres d'art faits de métaux précieux exposées dans les salles sont ornées de pierres précieuses et semi-précieuses.[7] Au total, plus de 1700 pièces sont stockées dans le musée.[2] Par conséquent, il n’est pas possible de montrer toutes les pièces en même temps. Cependant, les œuvres qui changent périodiquement permettent à aux visiteurs de voir d’autres œuvres.[7]

Collection de l’art antique et médiéval de l’Azerbaïdjan[modifier | modifier le code]

Collection de l’art antique et médiéval de l’Azerbaïdjan contient des objets d’art antique et médiéval retrouvés sur le territoire azerbaïdjanais. Une bonne de la collection se trouve dans huit salles du musée. Parmi les œuvres exposées, il y a les figures d'oiseaux de l’Age du bronze retrouvées au Nachichévan datant de l’époque Mannéens, les figures féminines découvertes à Bakou et à Shaki datant des III-I siècles avant Jésus Christ, des figures humaines appartenant à l’Aghbanie de Caucase retrouvées à Khinisli, dans la région de Shémakhi, des porcelaines de précieuses œuvres d'art de différentes époques ont été trouvé à Gandja, Beylagan, Gabala et Mingachevir, des inscriptions sur les dalles de pierre découvertes par l’expédition archéologique de Caspienne, on peut y retrouver des les figures de mouton et chevaux en pierre amenées de la région de Latchine (pierres tombales) et du complexe des monuments d’Urud.

Collection d’art de l’Egypte antique[modifier | modifier le code]

La collection de l’Égypte antique est disponible dans le deuxième bâtiment du musée. La collection contient les œuvres couvrant différentes branches de l’art de l’Egypte antique. Parmi les œuvres affichées, il y a le bas-relief d’un Égyptien tenant dans sa main la statue de Maât, le bas-relief de la déesse Sekhmet remontant au premier millénaire avant Jésus-Christ, le buste du Pharaon du II siècle avant J.Christ, le sphinx et d'autres œuvres d'art dans la première moitié du VIe siècle et II siècles avant Jésus-christ.

Collection de peinture[modifier | modifier le code]

Peinture azerbaïdjanaise[modifier | modifier le code]

XIX siècle[modifier | modifier le code]

Les premières œuvres des peintres professionnels azerbaidjanais se trouvent dans les salles de peinture azerbaidjanaise du XIX siècle. A part, les peintres comme Mirza Gadim Iravani, Mir Mohsen Navab, fondateurs de la peinture réaliste de l’Azerbaïdjan, la collection comprend les tableaux du maître Usta Ganbar Garabagi vécu au XVIII siècles et des œuvres des peintres azerbaidjanais inconnus vécus au XIX siècles.

XX siècles[modifier | modifier le code]

Les œuvres des peintres qui ont vécu et travaillé en Azerbaïdjan sous l’Union soviétique et l’Azerbaïdjan après l’indépendance sont dans les salles de peinture d’Azerbaïdjan du XIX siècles. La collection comprend Beyruz Kengerli, Azim Azimzadé, Nadir Abdourakhmanov, Baba Aliyev, Sattar Béklulzadé, Togroul Narimanbekov, Khalida Safarova, Boyukaga Mirzézadé, Oktay Sadigzadé, Mikhail Abdullayev, Elmira Shahtakhtinskaya, Rasim Babayev, Elbey Rzaguliyev, Takhir Salakhov, Maral Rakhmanzadé, Hasan Haqverdiyev, Taghi Tagiyev, Vajiha Samedova, Omar Eldarov, Togroul Sadigzadé et de dizaines des œuvres de peintres. Des salles spéciales sont à la disposition des œuvres de Sattar Béklulzadé et Takhir Salakhov.[14].

La peinture russe[modifier | modifier le code]

Les œuvres des peintres russes se présentent sous trois collections. La première regroupe celles religieuses, on y trouve des icônes russes datant de plusieurs époques. La deuxième et la troisième réunissent la collection des œuvres collectées par les peintres russes des XIX et XX siècles.

Collections d’icônes[modifier | modifier le code]

La collection d’icônes du Musée d’art national de l’Azerbaïdjan contient des icônes datant des époques différentes. Cette collection comprend Moscou, Novgorod, Vladimir, Pskov et des œuvres appartenant aux différentes écoles d’icône. Parmi les exemples la plus précieuse de la collection, il y a l'icône célèbre "Vladimir, Mère de Dieu" du XVIe siècle, "L’icône de Kazan de la Sainte Marie" du XVIIe siècle, deux icônes appartenant à l'école de Moscou "La résurrection de Jésus" et " L’icône de Jésus-Christ, protecteur de tous", retravaillé dans le style de l’école de Novgorod par Ivan Kapousta en 1794 et bien d’autres exemples.

XIX siècle[modifier | modifier le code]

Collection d'art russe du XIXe siècle comprend des œuvres des peintres vécus et créés à la même époque dont on peut citer A.Venetsiyanov, K. Lemox, A. Ivanov, V. Vereshagin, P. Vereshagin, Pukirev V., V. Tropinin, I. Orlovksi, I. Shishkin, L. Jodeyko, K. Briullov, A. Kunci, Vladimir Makovsky, I. Aïvazovski, A. Bogolyubov et d'autres artistes. Le sujet des certaines œuvres dans cette collection est liée au Caucase et à l'Azerbaïdjan. A titre d'exemple, on peut voir le tableau de P. Vereshagin "La vue de Bakou depuis la mer"[7] et d’I. Ayvazovski « La tempête dans le navire" appartenu auparavant à H.Z. Tagiyev.

XX siècles[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Muzey haqqında, Azərbaycan Milli İncəsənət Muzeyi
  2. a, b et c Интервью директора музея Чингиза Фарзалиева. Наша коллекция насчитывает свыше 17 тысяч экспонатов // газета : «Азербайджанские известия». — 2 марта 2012.
  3. В. Г. Власов. Большой энциклопедический словарь изобразительного искусства. — Лита, 2000. — Т. 1. — С. 534. — ISBN 5933630020
  4. Grande Encyclopédie soviétique Mustafayev Rüstəm Mamed oğlu
  5. a et b Азәрбајҹан инҹәсәнәт музеји / Под ред. Дж. Б. Кулиева. — Азербайджанская Советская Энциклопедия: Главная редакция АСЭ, 1976. — Т. 1. — С. 144
  6. a, b, c et d Н. А. Рагимова. Научно-исследовательская работа в музее на основе фондов: на примере Азербайджанского государственного музея искусств им. Р. Мустафаева. // журнал : Вопросы музеологии. — 2010.
  7. a, b, c et d Ибрагим Зейналов, бывший директор музея. Breathing Life Back Into Art. The National Art Museum // журнал : Azerbaijan International. — 2000. — № (8.2). — С. 48-50.
  8. a, b, c et d Шамиль Фатуллаев. Градостроительство Баку XIX—начала XX веков / Под ред. проф. В. И. Пилявского. — Ленинград: Стройиздат, 1978. — 215 с
  9. a, b, c, d et e Tамара Гумбатова. Дебуровский дворец // литературный портал : Проза.ру. — 2012
  10. Ильхам Алиев принял участие в церемонии открытия нового корпуса Азербайджанского национального музея искусств
  11. a et b Р. М. Эфендизаде. Проспект Нариманова — принципы архитектурно-планировочного решения. — Известия Академии наук Азербайджанской ССР: Издательство Академии наук Азербайджанской ССР, 1980. — С. 111.
  12. “Каспий“, 7.09.1884г
  13. Здание Мариинской женской гимназии - история постройки (Баку)
  14. Grande Encyclopédie soviétiquendan Azərbaycan İncəsənət Muzeyi

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]