Musée d'art moderne de Céret

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Musée d'art moderne de Céret
Image illustrative de l'article Musée d'art moderne de Céret
Informations géographiques
Pays Drapeau de la France France
Ville Céret
Adresse 8, Bd Maréchal Joffre
Musée d'art moderne de Céret
66400 Céret
Coordonnées 42° 29′ 09″ N 2° 44′ 52″ E / 42.48583, 2.7477842° 29′ 09″ Nord 2° 44′ 52″ Est / 42.48583, 2.74778  
Informations générales
Date d’inauguration 1950
Collections Art moderne
Art contemporain
Sculptures
Objets d'art
Peintures
Arts graphiques
Nombre d’œuvres 300 en exposition
2700 au total
Superficie 4000 m²
Informations visiteurs
Nb. de visiteurs/an 120 000 (2004)
146 000 (2005)
80 000 (2006)
Site web www.musee-ceret.com

Géolocalisation sur la carte : Pyrénées

(Voir situation sur carte : Pyrénées)
Musée d'art moderne de Céret

Le musée d'art moderne de Céret est le principal musée d'art des Pyrénées-Orientales. Il a été créé par Pierre Brune et Frank Burty Haviland en 1950 et a acquis ces vingt dernières années une dimension internationale. Il est devenu, depuis le 1er janvier 2005, établissement public de coopération culturelle, géré par la ville de Céret, le Conseil Général des Pyrénées-Orientales et la Région Languedoc-Roussillon.

Il est devenu, en 2008, le 2e musée de France, pour les villes de moins de 20 000 habitants, 41e au niveau national[1].

Céret, « la Mecque du Cubisme »[modifier | modifier le code]

Les séjours d'artistes de Montmartre et du "bateau-lavoir"(1910-1916)[modifier | modifier le code]

C'est en janvier 1910 que le peintre Frank Burty Haviland, le sculpteur catalan Manolo Hugué, et le compositeur Déodat de Séverac décident de s'installer à Céret. Ils convient très vite leurs amis de Montmartre, de 1911 à 1913, en pleine période cubiste. Pablo Picasso, Georges Braque, Auguste Herbin, Max Jacob, Juan Gris, Jean Marchand y séjournent ainsi.

La seconde vague des séjours d'artistes (1916-1945): les artistes de Montparnasse et de "La Ruche"[modifier | modifier le code]

Certains reviennent après la Première Guerre mondiale - comme Auguste Herbin, Manolo, ou Juan Gris - rejoints par la suite par de nouveaux artistes de Montparnasse. Une troisième vague d'artistes fuyant le nazisme durant la Seconde Guerre mondiale se réfugie dans la ville, tels Tristan Tzara ou Jean Dubuffet. Pierre Brune, Pinchus Krémègne et Frank Burty Haviland s'installeront définitivement dans la ville[2].

Histoire du musée de Céret[modifier | modifier le code]

Entre 1934 et 1950 la veuve de Michel Aribaud (archiviste de la ville qui avait fréquenté les premiers artistes venus à Céret et collectionné leurs œuvres) donne à la ville des tableaux de Herbin, Gris, Kisling, Manolo. Pierre Brune et ([Frank Burty-Haviland]) rêvent vite de créer un musée d'Art moderne retraçant l'aventure artistique de la ville. Ils font appel à tous les artistes ayant séjourné et créé à Céret. Grâce à Pablo Picasso et Henri Matisse notamment, il parvient à rassembler une belle collection et à convaincre la municipalité. Le musée est ainsi inauguré le 18 juin 1950 dans les salles d'un ancien couvent des Carmes du XVIIe siècle. Une association, les « Amis du musée de Céret » soutient ses activités. Sa renommée grandissante est telle, que dans les années 1980, la ville de Céret décide de l'agrandir et de le réhabiliter. Le président de la République François Mitterrand inaugure le nouveau bâtiment le 17 décembre 1993.

Événements[modifier | modifier le code]

L'entrée du musée, au centre ville de Céret
  • Durant l’été 1953, Pablo Picasso rend visite à Pierre Brune, à cette occasion il offre au Musée la série des coupelles sur la tauromachie. Le parti communiste organise une fête à son honneur à l’issue de laquelle l’artiste dessine La "Sardane de la Paix" au Grand Café. Auparavant lors d’un repas à Fontfreda, sur les hauteurs de la ville, Picasso revoit sa terre natale où il a juré de ne plus remettre les pieds jusqu’à ce que soit balayé le régime franquiste. Là, il élabore le projet d’un Temple de la Paix, qui, malheureusement, n’aboutira pas[3].
  • En 1965, Salvador Dalí arrive en calèche et en fanfare, derrière lui le Conseil Municipal, les pompiers, une banda et une cobla. Sur le parcours, la foule est immense. Après un discours, place Picasso, sous un rhinocéros de carton où il annonce son mariage avec Gala, tout le monde se dirige vers le souterrain du syndicat d’initiative où se déroule la cérémonie de résurrection, dans un décor de coccinelles et de papillons géants qui entourent un squelette de deux mètres de haut dont le bras articulé offre une rose au maître et le thorax s’ouvre pour laisser passer une petite fille s'appelant Laure petrasch nommé par Dali lui-même sa résurrection munie d’un bouquet de fleurs. En fin de journée le maître et sa suite regagnent Perpignan en wagon à marchandises[3].
  • En juillet 1966 est organisée l’exposition "Impact I" organisée par Claude Viallat, réunit des créateurs venus de Catalogne, du pays niçois et de Paris. Elle réunit de très jeunes artistes, qui quelques années plus tard vont constituer l’image de marque de l’art en France.
  • L'artiste du groupe Fluxus, Ben et ses amis font un happening, sur la Place Picasso, 1966

Collection[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Conservateurs en chef du Musée[modifier | modifier le code]

Les peintres Picasso à gauche, Pierre Brune au centre, Consuelo Araoz et Eudaldo au second plan à droite, dans les années 1950 à Céret.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Esti Dunow, Chaïm Soutine - Céret 1919-1922 - Musée d'art moderne de Céret, Céret, 2000, (ISBN 2-90129-831-1)
  • Guide du Musée d'art moderne de Céret, Céret: Musée, 1992.