Musée d'art et d'histoire de Lisieux

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Musée d'Art et d'Histoire de Lisieux
Image illustrative de l'article Musée d'art et d'histoire de Lisieux
Informations géographiques
Pays Drapeau de la France France
Ville Lisieux
Adresse 38 boulevard Pasteur
14100 Lisieux
Coordonnées 49° 08′ 40.3″ N 0° 13′ 09.5″ E / 49.144528, 0.21930649° 08′ 40.3″ Nord 0° 13′ 09.5″ Est / 49.144528, 0.219306  
Informations générales
Date d’inauguration 1977
Collections Art et histoire
Informations visiteurs
Site web Voir et savoir.com

Géolocalisation sur la carte : Basse-Normandie

(Voir situation sur carte : Basse-Normandie)
Musée d'Art et d'Histoire de Lisieux

Le Musée d'Art et d'Histoire de Lisieux a rouvert ses portes sur une toute nouvelle muséographie en juin 2013, après deux années de fermeture.

Situé dans l'une des dernières maisons à pans de bois qui subsistent à Lisieux, le Musée d'Art et d'Histoire, labellisé Musée de France, présente l'histoire de la ville et ses représentations, des origines (peintures murales gallo-romaines, verres exceptionnels, etc) à nos jours, sans oublier les périodes clés de son développement (les Évêques, l'industrie textile au XIXe siècle, la Reconstruction).

Le musée accueille également des expositions temporaires. Salle modulable de 95 m2, elle permet de suivre l’actualité artistique et scientifique mais aussi de développer des thèmes particuliers, où Histoire et Arts se croisent. En 2013, c’est l’artiste contemporain Alexis Debeufqui est mis à l’honneur avec son exposition Histoire(s) Domestique(s).

Présentation du Musée d'Art et d'Histoire[modifier | modifier le code]

Présentation Générale[modifier | modifier le code]

Le Musée d’Art et d’Histoire permet de déchiffrer Lisieux niveau par niveau, de donner une nouvelle visibilité à l’ancien tissu urbain et de révéler les évolutions futures possibles.

Les espaces de cette ancienne maison à pan de bois très bien conservée servent de salles d’exposition. L’escalier qui les relie fait figure de ligne de temps.

Le Musée d’Art et d’Histoire, c’est :

  • une zone d’accueil ;
  • dix espaces d’exposition permanente de 350 m2 ;
  • une salle d’exposition temporaire de 95 m2 ;
  • une salle d’ateliers pédagogiques – salle de réunion ;
  • un centre de documentation ;
  • des espaces de réserves ;
  • des bureaux pour le siège administratif et scientifique du Pôle Muséal.

Le parcours permanent[modifier | modifier le code]

Le parcours permanent du Musée d'Art et d'Histoire propose aux visiteurs de découvrir l'histoire de Lisieux à travers dix espaces. Chacun d’eux est consacré à une période déterminée de l’histoire de la ville, histoire illustrée par plus de trois cents objets, tableaux, photographies...

  • Les origines de Lisieux

Cette première salle d’exposition invite les visiteurs à découvrir, à travers de nombreux objets (dont certains exposés pour la première fois), le riche passé lexovien, de la période Paléolithique à la fin de l’indépendance gauloise, en passant par l’époque gallo-romaine. Grâce à la découverte de la Nécropole Michelet, plus de 1000 tombes de la fin de la période gallo-romaine ont été mis au jour. Le musée peut ainsi présenter des objets exceptionnels qui nous renseignent sur les rites funéraires et les pratiques quotidiennes des habitants. Est présentée dans le musée une reconstitution d’une véritable sépulture et des objets qu’elle renferme.

  • Les Évêques de Lisieux

Les Évêques ont marqué l’histoire de la ville de Lisieux, qu’ils parent de monuments prestigieux et qu’ils font rayonner au-delà des frontières du territoire. Le musée revient sur le rôle fondamental que jouaient ces Évêques en exerçant leur pouvoir spirituel et temporel. Les visiteurs peuvent mettre un visage sur ces personnages importants de l’Histoire grâce à une galerie de portraits, où ils figurent. Les fragments de la crosse de l’un de ses plus célèbres représentants y sont également présentés. Il s’agit de celle de Pierre Cauchon, connu pour avoir été l'ordonnateur du procès de Jeanne d'Arc à Rouen.

  • De Noviomagus Lexoviorum à Lisieux

Le Musée d’Art et d’Histoire revient ici sur le passé médiéval de Lisieux et évoque son expansion, sa croissance urbaine ou encore les temps difficiles qui ont marqué son histoire. De nombreux objets témoignent de cette période foisonnante : dont des plaques-boucles incroyablement bien conservées, un pavage roman du XIe siècle, ou encore un magnifique cartulaire de l’évêché de Lisieux datant du XVe siècle.

  • L’habitat lexovien

La construction traditionnelle à pan de bois caractérise le Pays d’Auge. La ville de Lisieux était autrefois qualifiée de « capitale du bois sculpté ». Aujourd’hui subsistent encore quelques témoignages précieux de cette construction. Le Musée d’Art et d’Histoire est l’un d’entre eux. Le pan de bois, dont l’iconographie présentée dans le musée peut témoigner, conserve un attrait artistique et touristique important.

  • Lisieux classique

La richesse architecturale de Lisieux ne s’arrête pas aux constructions à pan de bois et le Musée évoque ici l’histoire de la cité à travers les grandes constructions qui la ponctuèrent. Le musée revient également sur un savoir-faire mythique : celui des céramiques du Pré d’Auge. Le Musée d’Art et d’Histoire expose dans cette salle des pièces remarquables, issues de la plus complète collection publique de céramique du Pré d’Auge en France.

  • Lisieux, cité textile

Le musée évoque ici l’essor industriel textile et l’« âge d’or » que la cité et son territoire en perpétuelle expansion connurent entre 1850 et 1875. L’occasion d’aborder également les profondes mutations sociales engendrées par ces transformations économiques.

  • Fin de siècle, figures illustres

Au XIXe siècle, Lisieux est la capitale du commerce du Pays d’Auge et la vie culturelle s’y développe rapidement. Entre tradition et modernité, la ville a vu naître des personnages remarquables qui ont contribué à son rayonnement. À travers de nombreux objets, photographies, tableaux, etc., le musée présente dans cette pièce les destins de Thérèse Martin, canonisée en 1925, Paul Cornu, l’homme à l’origine de l’hélicoptère, Émile Anfrie, ornithologue et naturaliste reconnu ou encore des figures politiques de premier plan qu’étaient François Guizot et Henry Chéron.

  • Lisieux, Été 1944

Bombardée les 6 et 7 juin 1944, la cité lexovienne est détruite à 80%. Les troupes alliées la libèrent le 23 août 1944 et mettent ainsi fin à l’occupation allemande en place depuis juin 1940. Le musée présente des photographies, œuvres et objets qui témoignent de ce drame, tout en faisant une place au récit de la renaissance de la ville, que les habitants refusent de voir dépérir.

  • Renaissance d’une ville

Déclarée sinistrée le 3 mars 1945, la ville se reconstruit et se redonne une identité. Une grande fresque où se mêlent photographies, plans, chiffres et textes présente au public les tenants et les aboutissants de ce renouveau. Des maquettes sont également présentées dans cet espace.

  • Lisieux aujourd’hui, et demain ?

Le Musée d’Art et d’Histoire a vocation à présenter le passé qui constitue un enjeu de mémoire, ainsi que les évolutions à venir pour la ville. Le visiteur est invité à découvrir ou redécouvrir la ville d’un point de vue original grâce à une très grande vue aérienne de celle-ci sur laquelle il peut déambuler. Le musée présente régulièrement les nouveaux projets au cœur desquels la ville et son territoire se situeront.

Histoire des collections du Musée d’Art et d’Histoire de Lisieux[modifier | modifier le code]

  • Le Musée des Beaux-Arts de Lisieux

Fondé en 1833, le Musée des Beaux-Arts de Lisieux correspondait à un mouvement national d’éducation artistique. Sa création est liée à la personnalité de François Guizot, député de Lisieux et homme politique de premier plan sous la Monarchie de Juillet, qui fit en sorte que le Musée reçoive en dépôt des œuvres d’artistes célèbres tels que Hippolyte Flandrin, Louis Couder, Édouard Dubufe, Nicolas Gosse, Jean-Jacques Monanteuil ainsi que les plâtres originaux des bas-reliefs de l’Arc de Triomphe de l’Étoile et de la Madeleine.

Le peintre lexovien Pierre Duval le Camus contribua, en 1838, à constituer le fonds grâce à une loterie de tableaux envoyés par ses amis et par ceux de Guizot, comme son beau-frère Turpin de Crissé. Ultérieurement, de nouveaux dépôts de l’État vinrent compléter les collections (Rupert Bunny, Charles Coessin de La Fosse, Louis Coignard, Paul Colin, Georges de Dramard, Emery Duchesne, Maxime Faivre, Auguste Hesse, Charles de la Rochenoire, Jules Rame, Henri Rooke, Louis Martinet, etc.) et des collectionneurs donnèrent au Musée des œuvres d'Eugène Boudin, Alfred Agache, Victor Schnetz, Heuss, Dubufe, Cibot, Duval le Camus (père et fils), Jongkind, Gustave Courbet, Lansyer, Bonvin, Bon Boullogne,etc.

Les collections déménagèrent à plusieurs reprises et, à partir de 1980, les plus emblématiques sont présentées et entreposées dans l’ancienne église Saint-Jacques, reconstruite après la guerre de 1939-1945 et désaffectée : Flandrin, Gosse, Drolling, Gué, Dubufe, Heuss, Weisz, La Rochenoire, Colin, Molchneth, Bonnefoi, Dramard, Faivre, Salles, Hesse, Lanoue, Laure, Rooke, Thirion, etc. Certaines de ces œuvres furent déposées à l’Hôtel de Ville, à la Sous-Préfecture et au Tribunal. En 2007, l’État transféra une partie des dépôts en faveur de la Ville de Lisieux : il s’agit des œuvres de Ruppert Bunny, Charles Coessin de la Fosse, Paul-Alfred Colin, Cormon, Louis Couder, Isidore Dagnan, Edouard Dubufe, Pierre Duval le Camus, Hippolyte Flandrin, etc..

  • Le Musée du Vieux-Lisieux

Créé entre les deux guerres, en 1930, à l’initiative d’érudits locaux dont Étienne Deville, le baron de Moidrey et Mauny, le Musée était installé dans l’une des maisons emblématiques de Lisieux, le manoir de la Salamandre, puis dans le manoir Carrey qu’une cour commune réunissait. Dans le manoir de la Salamandre on trouvait une présentation pittoresque d’objets divers. Le musée conservait également des pièces originales extraites des archives de la Ville : charte de Thomas Bazin en 1448, convention entre Charles VII et Lisieux en 1449. L’ensemble était complété par des vues de Lisieux et par une série d’armes, de lettres et de journaux. Le Musée du Vieux-Lisieux prospéra mais la plus grande partie des collections fut anéantie durant l’incendie qui suivit le bombardement de Lisieux, dans la nuit du 7 au 8 juin 1944.

Cependant, en 1943, quatorze caisses contenant des objets du Musée avaient été envoyées au sud de la Loire. Elles revinrent et se retrouvèrent associées aux collections personnelles du nouveau conservateur, François Cottin, constituées de vestiges du passé romain et médiéval de Lisieux. L’ensemble : la collection personnelle du conservateur, les résultats des fouilles et les collections rescapées de la guerre, forma le noyau du Musée du Vieux-Lisieux, ouvert au public en 1969 dans une maison à pans de bois du boulevard Pasteur, lieu où est actuellement installé le Musée d’Art et d’Histoire de Lisieux.

  • Le Musée d’Art et d’Histoire de Lisieux

Suite au décès en 1977 de François Cottin et la récupération de ses collections par sa famille, la reconstitution d’un fonds muséographique du Musée du Vieux-Lisieux fut incontournable pour restituer l’histoire de la cité. Cette reconstitution s’appuya sur les dommages de guerre suite aux destructions des collections en juin 1944 et sur le soutien du FRAM (Fonds Régional d'acquisition des Musées) de Basse-Normandie, à partir de 1982. À partir de 1977, les collections des Musées de Lisieux furent réunies sous l’autorité d’un seul conservateur. Les collections de l’ancien Musée des Beaux-Arts furent dès lors gérées par le Musée d’Art et d’Histoire de Lisieux. En 1984, la Ville de Lisieux acheta un ensemble de bâtiments voisins de la maison à pans de bois.

Depuis cette date, les collections n’ont cessé de s’enrichir grâce aux fouilles archéologiques, dons et acquisitions, d’autant que la ville de Lisieux a toujours intégré dans le budget du Musée une somme allouée aux acquisitions. Les collections du Musée d’Art et d’Histoire ont été labellisées Musée de France en 2003.


Enrichissement des collections du Musée d’Art et d’Histoire de Lisieux

Les collections du Musée d’Art et d’Histoire ont été constituées dans un premier temps par les quatorze caisses envoyées dans le Sud de la France. Il s’agissait alors essentiellement d’objets gallo-romains et médiévaux, des terres cuites en Pré d’Auge et de l’iconographie de la Ville de Lisieux. À la réouverture du musée, François Cottin, le nouveau conservateur avait mis sa propre collection au service de la collectivité et du public. Après son décès, ses collections furent partiellement retirées du Musée. La politique d’acquisition fut donc fondamentale afin de constituer un fonds cohérent.

De 1977 à nos jours, la politique d’acquisition répond donc à quatre lignes directrices :

• patrimoine archéologique : éléments mis au jour lors des fondations ou terrassements pour la nouvelle ville, tels que le pavé roman dit de Saint-Désir ; fouilles préventives réalisées dans le cadre de grands travaux d’urbanisme ; céramique commune (plateau Saint-Jacques), peintures murales gallo-romaines du IIe siècle (site de l’hôpital), tombes mérovingiennes, verrerie du IVe siècle et sarcophages en plomb (site de la piscine), fouilles préalables à la construction du théâtre, de la médiathèque et fouilles de la Bosquetterie (four de potier, poterie du Pré d’Auge).

• patrimoine augeron (poterie du Pré d’Auge, coutumes religieuses, costumes, vie agricole, étains, épis de faîtage, briques vernissées, carreaux de pavement, étoles, dalmatiques, clochettes, bâtons, bannières, coiffes, blaude, pantalon rayé, chapeau, parapluie, panier à pommes, broie à chanvre, rouet, etc.).

• patrimoine contemporain (Reconstruction, Seconde Guerre mondiale, industrie : photographies de la destruction de Lisieux, maquettes de la reconstruction, quelques objets et plans des usines Wonder et Somua, etc)

• image de Lisieux (iconographie : photographies, gravures, peintures, etc)

Le centre de documentation[modifier | modifier le code]

Le Musée d’Art et d’Histoire est aussi un centre de recherche. Le centre de documentation, spécialisé en Archéologie, Histoire, Histoire de l’Art et patrimoine local est ouvert aux scolaires, aux étudiants et aux particuliers. Le musée met ses collections bibliographiques et la documentation sur ces collections à disposition pour des recherches et des études.

Les activités pédagogiques[modifier | modifier le code]

Autour de ses collections et de ses expositions temporaires, le Musée d’Art et d’Histoire de Lisieux accorde une place particulière aux ateliers pédagogiques et à la sensibilisation des jeunes publics. Situé au cœur du Musée, la salle pédagogique permet une immersion totale des jeunes dans l’Art, l’Histoire et ses témoignages et propose des ateliers complets et ludiques.

Liens externes[modifier | modifier le code]