Musée d'art Roger-Quilliot

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Musée d'art Roger-Quillot
L'atrium du musée
L'atrium du musée
Informations géographiques
Pays Drapeau de la France France
Ville Clermont-Ferrand
Adresse place Louis Deteix
63100 Clermont-Ferrand
Coordonnées 45° 47′ 38″ N 3° 06′ 59″ E / 45.7938, 3.1163845° 47′ 38″ Nord 3° 06′ 59″ Est / 45.7938, 3.11638  
Informations générales
Date d’inauguration 1992
Collections De l'époque médiévale
à l'art contemporain

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Musée d'art Roger-Quillot

Géolocalisation sur la carte : Clermont Communauté

(Voir situation sur carte : Clermont Communauté)
Musée d'art Roger-Quillot

Le musée d'art Roger-Quilliot (MaRQ) est situé à Clermont-Ferrand (dans le quartier de Montferrand) dans une partie des bâtiments d'un ancien couvent des Ursulines bâti au XVIIe siècle. Ce bâtiment est classé monument historique. Le musée a ouvert en 1992 sous le nom de Musée des beaux-arts puis a été rebaptisé du nom d'un ancien maire de Clermont-Ferrand.

Le bâtiment du musée a été transformé par les architectes Claude Gaillard et Adrien Fainsilber. Les différentes salles s'articulent sur trois niveaux autour d'un atrium central surmonté d'une verrière conçue par l'ingénieur Peter Rice.

Sur une surface de 6 000 m², le musée compte près de 2 000 œuvres d'une période qui va du Moyen Âge au XXe siècle. Il dispose également d'espaces pour des expositions temporaires, en général en lien avec des œuvres du musée ou pour l'accueil d'artistes contemporains.

Un centre de documentation se trouve au dernier étage du musée.

Collections[modifier | modifier le code]

Le musée regroupe les collections municipales de peintures, sculptures, mobiliers et objets d'art jusque-là entreposées dans deux autres musées de la ville, le musée Bargoin et le musée du Ranquet.

Les œuvres sont exposées de façon chronologique, avec une salle ou un espace par époque.

Époque médiévale (à partir du XIIe siècle)[modifier | modifier le code]

Notre Dame d'Usson, XIIe siècle

Cet espace, au rez-de-chaussée, renferme notamment des chapiteaux d'églises romanes de la région, des sculptures comme la vierge de Vernols, Notre-Dame d'Usson, etc.

Salle Renaissance[modifier | modifier le code]

Cette salle au rez-de-chaussée renferme des tableaux (La Passion du Christ de Cornelis Engebrechtsz), du mobilier, des sculptures comme la statue de Pallas-Athena par Léonard Sarson.

XVIIe siècle et XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Portrait de Vincent Voiture, par Philippe de Champaigne

Au 1er étage sont rassemblés à la fois des tableaux et objets de la région (paysages, faïence de Clermont-Ferrand), ainsi que des œuvres de peintres français renommés (Portrait de Vincent Voiture de Philippe de Champaigne, Marine de Joseph Vernet, Les Lavandières de François Boucher, etc.) et d'artistes du nord de l'Europe (L'arracheur de dents de Theodore Rombouts) ou d'Italie (Salomon et la reine de sabaet Salomon encense les idoles de Donato Creti, Sainte Agathe de Giulio Cesare Procaccini, etc).

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Les Saltimbanques, de Gustave Doré (1874)

Au 2e étage se trouve l'espace du XIXe siècle où sont réunies des œuvres en rapport à l'histoire régionale (Épreuve en plâtre de la Statue équestre de Vercingétorix de Bartholdi, La défense des Gaules de Théodore Chassériau) ainsi que d'autres œuvres de valeur : La lutte pour la vie d'Henri-Edmond Cross (Henry-Eugène Delacroix-Cross), un Buste de jeune fille de Camille Claudel, la toile Les Saltimbanques de Gustave Doré.Vercingétorix appelle les Gaulois à la défense d'Alésia, par François-Émile Ehrmann.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Au sous-sol, sur deux niveaux, se trouvent les collections contemporaines. Une large partie vient d'une donation faite au musée (donation Simone et Maurice Combe, collectionneurs clermontois) avec des toiles de Marie Laurencin, Paul Rebeyrolle, Marcel Gromaire, Jean Fautrier, Bernard Buffet, etc. La collection comporte également un tableau d'Ernest Pignon-Ernest, une sculpture de Jean Arp, des photographies de Nils-Udo ou de Georges Rousse, ainsi que de nombreuses lithographies (de Pablo Picasso, Jean Cocteau, etc.).

Peintures[modifier | modifier le code]

Les collections du musée renferment des peintures de :

Expositions temporaires[modifier | modifier le code]

Le musée accueille plusieurs expositions chaque année. On peut notamment citer :

  • « Architectures Georges Rousse » du 11 mai au 5 septembre 2010, rapports avec l’architecture des photographies de Georges Rousse.
  • « Années 1950, l’alternative figurative » du 12 juin au 28 octobre 2007, sur la peinture figurative en France dans l’immédiat après-guerre.

Le bâtiment du musée[modifier | modifier le code]

À cet endroit siégeait la cour des aides de Montferrand (créée en 1557) avant son transfert à Clermont ; de cette époque, il ne reste que la porte monumentale datant du XVIIe siècle. La cour des aides est remplacée en 1634 par un collège de jésuites ; en 1637, des ursulines viennent s'établir à côté du collège des jésuites. En 1663, le collège est transféré à Clermont et les ursulines récupèrent l'ensemble des bâtiments qu'elles occupent jusqu'à la Révolution. En 1702 est construite la chapelle.

En 1801, les bâtiments sont affectés au grand séminaire, qui les occupe jusqu'à la mise en application de la loi de séparation des Églises et de l'État, votée en 1905. Ils servent d'hôpital militaire pendant la Première Guerre mondiale, puis sont occupés par la gendarmerie jusqu'en 1982. Ils sont inscrits à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 27 octobre 1986.

En 1984, la ville de Clermont-Ferrand décide la restauration du bâtiment pour y établir, dans la partie nord, le musée des beaux-arts. Il est inauguré en 1992 et prend en 1999 le nom de Roger Quilliot, ancien maire (1973-1997) et ministre.

Les architectes chargés de la conception, Adrien Fainsilber et le clermontois Claude Gaillard, ont décidé d'organiser les espaces du musée, installés dans divers bâtiments datant du XVIIe au XIXe siècle qui entouraient une cour intérieure, autour d'un atrium central (à l'emplacement de la cour) couvert d'une verrière monumentale. Cet atrium facilite les circulations intérieures tout en accueillant généreusement la lumière naturelle.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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