Musée d'archéologie nationale
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| Musée d’archéologie nationale | |||
| Informations géographiques | |||
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| Pays | |||
| Ville | Saint-Germain-en-Laye | ||
| Adresse | Place Charles de Gaulle 78100 Saint-Germain-en-Laye | ||
| Coordonnées | |||
| Informations générales | |||
| Date d’inauguration | 1862 | ||
| Informations visiteurs | |||
| Nb. de visiteurs/an | 61 759 (2003) 64 775 (2004) 65 925 (2005) 78 250 (2006) 98 246 (2007)[1] | ||
| Site web | Site officiel | ||
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Géolocalisation sur la carte : France |
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Le musée des antiquités nationales, devenu musée d'archéologie nationale en 2005[2], est un musée consacré à l'archéologie de la France. Il est installé dans le château de Saint-Germain-en-Laye (Yvelines), restauré par Eugène Millet, élève de Viollet-le-duc.
Sommaire |
Histoire [modifier]
Le décret de création du Musée des antiquités celtiques et gallo-romaines[3] fut signé par Napoléon III le 8 mars 1862. Les sept premières salles d'exposition furent ouvertes le 12 mai 1867 à l'occasion de l'Exposition universelle de la même année, sous la direction d'Alexandre Bertrand.
Dès 1898, grâce à l'impulsion d'Alexandre Bertrand, le musée compte déjà 40 salles d'exposition. Une des restaurations majeures des salles s'est faite sous l'impulsion du ministre chargé des Affaires culturelles André Malraux à partir de 1961[4]. Il a aussi fait l'objet d'un important programme de modernisation au cours des années 2001-2003.
Le 29 novembre 2008, la salle Piette a été ouverte au public. Elle présente la collection donnée par Édouard Piette au début du XXe siècle, comprenant quelques-unes des plus célèbres œuvres préhistoriques connues, notamment :
- la Dame de Brassempouy et la statuette féminine dite le Polichinelle, datant du Gravettien (environ -25 000 ans) ;
- la dent de cachalot aux deux bouquetins et la tête de cheval du Mas-d'Azil, datant du Magdalénien.
Conformément aux vœux du donateur, la présentation de la collection reconstitue le dessin de la salle et le classement des pièces imaginés par Édouard Piette.
Collections [modifier]
Ce musée présente environ 30 000 objets archéologiques, ce qui en fait une des plus riches collections d'Europe. Ces objets sont répartis en sept collections qui suivent un ordre chronologique : le Paléolithique, le Néolithique, l'âge du bronze, l'âge du fer, la Gaule romaine et la Gaule mérovingienne (VIIIe siècle), périodes complétées d'une salle d'archéologie comparée. Il recèle dans ses réserves plus de deux millions d'objets.
Paléolithique [modifier]
Les collections paléolithiques comprennent des objets liés au travail de la pierre, tels que galets aménagés, bifaces, ou microlithes, à celui de l'os et du bois de renne, tels qu'aiguilles, poinçons ou harpons. Au paléolithique supérieur apparaissent les plus anciennes manifestations de l'art, comme des représentations stylisées d'organes sexuels.
Le parcours du musée permet d'appréhender l'évolution de l'homme depuis l'homo erectus, grâce à des moulages de crânes.
Parmi les objets les plus connus des collections paléolithique du musée se trouve la dame de Brassempouy, issue des nombreuses fouilles d’Édouard Piette dans les Pyrénées. Parmi les nombreux objets de sa collection donnée au musée, environ 10000 sont exposés aujourd'hui dans la salle Piette. Cette salle, accessible sur réservation avec un accompagnant du musée, a été restaurée et rouverte en 2008, avec comme volonté de respecter la muséographie du XIXe siècle.
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Vulve stylisée sur pierre, Aurignacien.
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Biface « feuille de laurier » (Volgu, Saône-et-Loire), Solutréen.
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Harpons et os sculptés, Magdalénien.
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Tête de cheval (Angles-sur-l'Anglin, Vienne), Magdalénien.
Néolithique [modifier]
Le Néolithique (vers 5800 à 2100 ans av. J.-C.) se caractérise notamment par des innovations techniques telles que le polissage de la pierre et l'apparition de la céramique. C'est le moment où les populations se sédentarisent avec l'arrivée de l'agriculture.
Des polissoirs sont visibles en accès libre dans la cour du château.
Une salle est consacrée à ces collections dans le parcours consacré à la Préhistoire du musée.
On y trouve notamment des pierres polies, des céramiques, un polissoir, des stèles et des menhirs, mais aussi une tombe au centre de la salle. Cette sépulture a été retrouvée à Cys-la-Commune (Aisne), et est datée de 5000 ans av. J.-C., et on peut y voir le squelette d'une femme entourée de différents éléments de parure.
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Stèle en calcaire (Cavaillon, Vaucluse), vers le IVe millénaire av. J.-C.
Âge du bronze [modifier]
À l'âge du Bronze (vers 2100 à 750 av. J.-C.), la société reste assez similaire à celle du néolithique, mais l'avancée technique que représente le bronze va faire évoluer la société qui se hiérarchisera de plus en plus.
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jambières en bronze de Veuxhaulles-sur-Aube (vers -1350)
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jambières en bronze de Magny-Lambert (vers -1450)
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Ornement (La Colombine, Yonne), vers 1200 av. J.-C., bijou porté sur la hanche, constitué d'une résille de bronze à décor de volutes enchâssant une canine de suidé, provenant d'une sépulture à inhumation.
L'abondance de l'or à l'âge du bronze explique le grand nombre d'objets et bijoux fabriqués dans ce matériau à cette époque.
- L'or à l'âge du bronze
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Lunule en or (Kerivoa-en-Bourbriac, Côtes-d'Armor), 2000-1600 av. J.-C.
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Cône d'or d'Avanton, Vienne, 1500-1250 av. J.-C.
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« Ceinture » en or (Guînes, Pas-de-Calais), vers 1200-1000 av. J.-C.
Âge du fer [modifier]
Le Premier Âge du fer (780-480 avant J.-C.), corrspondant à la Civilisation de Hallstatt, est une période voyant des défunts privilégiés inhumés sous tumulus (Bourgogne, Lorraine, Franche-Comté, Berry...) : Vix, Sainte-Colombe-sur-Seine, Magny-Lambert, Apremont[5]...
- Premier âge du fer
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Coupe en terre cuite (culture de Golasecca), milieu du VIIe siècle av. J.-C.
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Bracelets en or (lieu-dit La Butte, Sainte-Colombe-sur-Seine, Côte-d'Or), VIe-Ve siècle av. J.-C., parure faisant partie des éléments provenant d'une tombe à char féminine.
Le Second âge du Fer (480 av. J.-C. - début de notre ère) est marqué par une société guerrière qui monte en puissance du Ve au IIIe siècle av. J.-C.. Les Gaulois excellent notamment en poterie, verrerie, métallurgie (bronze et fer).
Les collections du musée montrent les transformations de la Gaule et la vie des Gaulois avant la conquête romaine. La collection d’art celtique est l'une des plus importantes au monde[6].
- Le second âge du fer
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Casque (Italie du Nord), IIe-Ier siècle av. J.-C.
Gaule romaine [modifier]
La Gaule romaine (de 52 av. J.-C. à fin du Ve siècle ap. J.-C.), à la suite de la conquête de la « Gaule chevelue » par Jules César. La Gaule est alors intégrée dans l’Empire romain. L’urbanisation avance avec l'arrivée des villes, et s'accompagne de la construction d’édifices publics et de la constitution d’un réseau routier à travers toute la Gaule.
Les 6 salles du département gallo-romain montrent les dieux, le monde des morts, la présence de l’armée romaine en Gaule, les types d’artisanat et la vie quotidienne (alimentation, costume, parure, loisirs, cadre domestique, médecine, transport, écriture...)[7].
- Le panthéon gaulois
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Taranis (Le Châtelet, Haute-Marne), Ier siècle apr. J.-C., portant ses attributs : la roue, symbole solaire, le foudre et sur l'épaule les S (les éclairs).
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Cernunnos ? (Étang-sur-Arroux, Saône-et-Loire), Ier siècle apr. J.-C., doté de trois visages et tenant deux serpents à tête de bélier. Deux cavités sur sa tête étaient probablement destinées à recevoir des cornes de cerf.
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Déesses-mères allaitant un enfant, en terre cuite, II ou IIIe siècle ap. J.-C. Les déesses-mères assises, allaitant un ou deux enfants, sont typiques de la Gaule.
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Canthare en argent (Alise-Sainte-Reine), Ier siècle av. J.-C.
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Dupondius de bronze (atelier de Lyon), portant au revers l'autel des trois Gaules, 10-14 apr. J.-C.
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Stèle funéraire d'Apinosus Iclius (Entrains, Nièvre), Ier siècle apr. J.-C., représenté avec ses outils professionnels.
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Buste masculin (Saint-Barthélemy-de-Beaurepaire, Isère), Ier siècle apr. J.-C., interprétation du Doryphore de Polyclète.
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Ex-voto en bronze (Beaumont-le-Roger, Eure), fin du Ier siècle apr. J.-C.
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Trésor de Rethel (Ardennes), vers 260-270 apr. J.-C.
Gaule mérovingienne [modifier]
Le premier Moyen Âge (du Ve siècle au VIIIe siècle ap. J.-C.), commence avec les Mérovingiens. Clovis est le fondateur de la monarchie française et de la dynastie des Mérovingiens, du nom de Mérovée, chef franc peut-être légendaire, qui serait le grand-père de Clovis). La Gaule devient alors progressivement franque, et donc la France, avec une christianisation qui progresse. Pour cette période, on trouve un grand nombre de bijoux cloisonnés avec des grenats sertis dans des cloisons métalliques, mais aussi des boucles de ceintures damasquinés avec des fils d'argent ou de laiton insérés dans des sillons gravés dans le fer[8].
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Plaque-boucle en bronze
Archéologie comparée [modifier]
La salle d'archéologie comparée des cinq continents a été conçue au début du XXe siècle par Henri Hubert et Marcel Mauss qui souhaitaient illustrer « l'histoire ethnographique de l'Europe et de l'humanité » depuis les origines de l'homme jusqu'au début du Moyen Âge. Henri Hubert a conçu le plan général de cette salle selon deux idées novatrices pour l'époque[9] :
- en tant que sociologue, il estime que seule une vision globale (spatiale et temporelle) des cultures humaines peut mener à une juste compréhension du phénomène sociologique.
- pour lui, la comparaison des traces des sociétés humaines doit se faire selon une présentation de leur niveau technique.
Cela débouche sur deux axes de présentation qui se recoupent :
- l'axe longitudinal de la salle sont évoquées les étapes techniques selon leur ordre d'apparition depuis le Paléolithique jusqu'au haut Moyen Âge.
- plusieurs axes transversaux permettent de comparer différentes aires géographiques.
Fréquentation [modifier]
Entre 2003 et 2007, le musée a connu une progression constante de sa fréquentation. Le nombre annuel de visiteurs est de 66 000 dont 45 000 entrées gratuites, notamment groupes scolaires (chiffres 2005[10]). Il fait partie des musées dont l'accès est gratuit à titre expérimental au cours du premier semestre 2008[11].
Voir aussi [modifier]
Notes [modifier]
- Veille Info Tourisme
- Décret ministériel n° 2005-698 du 22 juin 2005, Communiqué du ministère de la Culture
- revue Archéologia n°497 mars 2012 p.26 et 31, "Les Gaulois à l'origine du musée d'archéologie nationale" article de S Pioda
- http://www.musee-archeologienationale-amis.fr/index.php?option=com_content&view=section&layout=blog&id=8&Itemid=27
- http://www.musee-archeologienationale.fr/template.php?MENU_ID=2&SUBMENU_ID=2&SELECTED=4
- http://www.musee-archeologienationale.fr/template.php?MENU_ID=2&SUBMENU_ID=2&SELECTED=4
- http://www.musee-archeologienationale.fr/template.php?SPAGE=223
- http://www.musee-archeologienationale.fr/template.php?SPAGE=222
- http://www.musee-archeologienationale.fr/template.php?SPAGE=221
- Chiffres-clés de la culture, édition 2007, entrées par musées nationaux, p. 36. [PDF]
- Expérimentation de la gratuité des musées sur le site du Premier ministre
Articles connexes [modifier]
- Liste des musées de France
- Alexandre Bertrand, fondateur et premier directeur du musée
- Salomon Reinach, conservateur-adjoint, puis 2e directeur du musée
- Édouard Piette, donateur de la collection Piette
- Dame de Brassempouy