Musée d'Ennery

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Musée d'Ennery
Illustration.
Informations géographiques
Pays Drapeau de la France France
Ville Paris
Adresse 59 avenue Foch
75116 Paris
Coordonnées 48° 52′ 18″ N 2° 16′ 53″ E / 48.871667, 2.28138948° 52′ 18″ Nord 2° 16′ 53″ Est / 48.871667, 2.281389  
Informations générales
Date d’inauguration 1908
Collections Art asiatique
Nombre d’œuvres 7 000
Protection  Inscrit MH (1979)
Informations visiteurs
Site web Site officiel

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Musée d'Ennery

Le Musée d'Ennery est un musée national situé à Paris, avenue Foch dans le 16e arrondissement.

Consacré à l'art asiatique, il présente la collection de 7 000 objets réunie durant la deuxième moitié du XIXe siècle par Clémence d'Ennery (1823-1898), épouse en 1881 du prolifique romancier et dramaturge Adolphe d'Ennery.

La collection, commencée en 1859 par Joséphine-Clémence Lecarpentier, veuve Desgranges, et qui avait été transférée de sa maison de la rue de l'Echiquier à Paris, est présentée dans un hôtel particulier dont la construction débuta en 1875.


Histoire[modifier | modifier le code]

Dès 1892 les d'Ennery envisagèrent de léguer la collection ainsi que l'hôtel où une aile lui avait été consacrée et qui est devenu le musée qui porte leur nom, à l'État.

Madame d'Ennery fut conseillée par son ami Georges Clemenceau, qui fut l'exécuteur testamentaire du couple, et lui-même grand amateur d'art chinois et japonais dont la collection de près de 3 000 kogos ou boîtes à encens en porcelaine (musée de Montréal) est la plus importante au monde.

Du fait de la contestation du testament d'Adolphe d'Ennery, légataire universel de son épouse - à qui, très diminué, il survécut quatre mois - en faveur de sa fille légitimée in extremis, le legs ne fut validé qu'en 1903, et le musée ne put être inauguré que le ; le grand sinologue Paul Pelliot en fut le conservateur en chef à partir de 1930 jusqu'à sa mort en 1945.

Après seize ans de fermeture pour restauration et mise aux normes, il rouvrira ses portes au public le 5 avril 2012.

Inscrit aux monuments historiques y compris les vitrines du sculpteur et ébéniste Gabriel Viardot (1830-1906) - qui fut "lancé" par Clémence d'Ennery et qui travailla pour Clemenceau - par un arrêté du [1], le musée a reçu le label musée de France[2]; il dépend aujourd'hui du musée Guimet.

Collections[modifier | modifier le code]

Parmi les 7 000 objets conservés au musée, essentiellement d'origine chinoise ou japonaise, on trouve un rare ensemble de coffres et cabinets en bois laqué de style Namban, des années 1580-1590, des porcelaines à décor émaillé de style Kakiemon dont des poupées, 1 500 figurines de pierre dure (根付 netsuke), des céramiques de Kyoto du XVIIIe siècle, ainsi que des masques d'animaux et de chimères, mais peu de bronzes ou d'estampes, car la fondatrice "préférait la sculpture, une iconographie fantastique et la couleur" (Hélène Bayou et Chantal Valluy).

Certains panneaux décoratifs ont probablement été acquis lors des expositions universelles, d'autres importés du Vietnam furent intégrés à un bâti réalisé par Viardot.

Le musée, dont les œuvres sont présentées dans les vitrines d'origine aux parois incrustées de nacre, livre un témoignage fidèle de la passion pour l'Orient qui vit le jour sous le Second Empire et influença fortement l'art et le goût occidental par la suite.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Paul Desroches, La boutique fantasque de l'avenue du Bois ("L'Objet d'Art" n°9 - juillet-août 1998, pp 44 à 55, photos de Georges Fessy);
  • Geneviève Nevejean (interview d'Hélène Bayou et de Chantal Valluy), Le musée d'Ennery l'oeuvre, d'une femme (La Gazette de l'Hôtel Drouot du 15/03/2013, pp. 252 et 253).

Références[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

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