Musée de l'Arles antique

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Musée départemental Arles antique
Illustration.
Informations géographiques
Pays Drapeau de la France France
Ville Arles
Adresse Presqu’île du Cirque Romain, 13200 Arles, France
Coordonnées 43° 40′ 21″ N 4° 36′ 59″ E / 43.6725, 4.6163888943° 40′ 21″ Nord 4° 36′ 59″ Est / 43.6725, 4.61638889  
Informations générales
Date d’inauguration 1995
Collections Collections archéologiques de la ville
Informations visiteurs
Site web Ici

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Musée départemental Arles antique

Le musée départemental Arles antique, dit musée bleu, est un musée construit à Arles en 1995, dans un bâtiment moderne conçu par l'architecte Henri Ciriani, sur la presqu'île où se trouvait l'ancien cirque romain pour abriter les collections archéologiques particulièrement riches de la ville. Il dépend du Conseil général des Bouches-du-Rhône. Il bénéficie d'une extension en 2012.

Historique[modifier | modifier le code]

Dès le XVIIe siècle les autorités locales ont sensibilisé les Arlésiens à la préservation de leur patrimoine. En effet, elles organisèrent, en 1614, dans la « Maison commune », la première présentation d'une collection publique d'antiquités. À la suite de cela, un arrêté décide que le produit de toute découverte archéologique sur le territoire de la commune devra être déposé dans les collections de la ville.

Au XVIIIe siècle le hall d'entrée du nouvel hôtel de ville offrit un espace d'exposition privilégié pour ces collections, permettant la préservation d'œuvres majeures, aujourd'hui présentées au musée, comme le torse de Mithra (acquis en 1723), l’ autel de la Bonne Déesse (1758) ou la statue de Médée. À cette même époque, des jardins d'Antiquité, véritables petits musées en plein air, présentent au public des pièces issues de trouvailles faites lors de travaux d'aménagement de la ville. En 1784, le père Étienne Dumont aménage un véritable petit Museum sur le célèbre site des Alyscamps.

Au XIXe siècle, l'enrichissement important des collections au gré des découvertes et travaux de réhabilitation nécessita le transfert de l’ensemble des antiquités dans un espace plus vaste. C'est l’église Sainte-Anne qui fut choisie et aménagée en 1826 en musée archéologique dit Musée Lapidaire.

Au XXe siècle, le manque d'espace conduit à l'annexion - en 1936 - de la chapelle des Jésuites, obligeant à dissocier arbitrairement les collections païennes et chrétiennes, qui ne seront à nouveau réunies que dans le nouveau musée de l'Arles et de la Provence antiques, en 1995.

Élaboration du nouveau musée[modifier | modifier le code]

Le projet[modifier | modifier le code]

C'est en 1968, que le conservateur des Musées d'Arles, l'historien Jean-Maurice Rouquette, élabore le projet d'un nouveau musée destiné à réunir l'ensemble des collections archéologiques arlésiennes en un seul lieu. La création d'un atelier de restauration de mosaïques ainsi qu'un laboratoire d'archéologie est prévue. Le nouveau musée devait autoriser la conservation in situ dans de bonnes conditions de l'ensemble des collections du patrimoine archéologique arlésien et leur présentation au public dans toute leur diversité. Le besoin d'espace sera donc le premier critère du choix du site d'implantation du nouveau musée. Le choix s'est porté sur un site déjà retenu dans l'Antiquité pour l'édification du cirque, bâtiment de spectacles ordinairement situé extra-muros en raison de ses vastes dimensions, sur une presqu'île au bord du Rhône, à la périphérie sud-ouest de la ville. Ce lieu présentait en outre l'avantage de ne pas être trop éloigné du centre historique et de rester à proximité immédiate des vestiges des monuments antiques. Pour la construction du bâtiment, c'est le projet de l'architecte Henri Ciriani - architecte qui construira en 1992 l'Historial de la Grande Guerre à Péronne - qui a été retenu en 1983. Adepte du mouvement moderne, il renouvelle la vision du musée en proposant le concept de « Cité muséale » et un bâtiment triangulaire atypique où le visiteur est invité à circuler dans le musée comme dans une ville.

La réalisation[modifier | modifier le code]

Construit sur la base d'un plan triangulaire, le bâtiment est organisé autour d'un patio, permettant de séparer dans trois ailes distinctes les trois activités essentielles du musée :

  • l’aile des collections permanentes ;
  • l’aile de la culture, dédiée au savoir et à l’échange, abrite une bibliothèque, la conservation, le service des publics et les structures d’accueil des visiteurs. Elle est symbolisée par la couleur de l’esprit, le blanc ;
  • l’aile scientifique, identifiée par la couleur rouge des murs, synonyme de la force vive, rassemble les services photographique, archéologique, l’atelier de restauration et les réserves.

Le vert, couleur du métal vieilli, évoque la trace du temps. Le bâtiment à la silhouette très contemporaine est construit en béton. Les façades du musée sont couvertes de plaques d'émalit, matériau de verre émaillé de bleu, couleur symbolisant l'azur du ciel intemporel d'Arles. L'aménagement de la circulation dans le musée a été conçu pour mettre en valeur certaines pièces particulièrement importantes, comme la statue colossale d'Auguste - point phare des collections -, ou les mosaïques - souvent des pavements de grande taille - visibles depuis une passerelle permettant d'avoir une vue d'ensemble.

L'extension[modifier | modifier le code]

Pour abriter le chaland antique Arles Rhône 3 de 31 mètres découvert enfoui dans le Rhône, en 2004[1], le musée bénéficie d'une extension en 2011-2013 de sa face nord-ouest de 800 m2. Entre temps, la barge, dont les bois étaient gorgés d'eau, a bénéficié de soins techniques délicats, à Grenoble, pour lui permettre de supporter une exposition à l'air libre. Le bateau sera positionné au-dessus d’une fosse, dissimulant son support, donnant ainsi l’impression de sa flottaison. Une grande partie des objets prélevés lors de l’opération de fouilles de l’épave Arles-Rhône 3 sera exposée autour du chaland. En même temps, à l’angle sud, des travaux sont en cours pour restructurer et moderniser les espaces d’accueil du musée : billetterie, boutique, vestiaires, sanitaires[2].

Cette extension ayant été faite sans le consentement de l'auteur de l'architecture du Musée, Henri Ciriani, ce dernier porte l'affaire en justice par l'intermédiaire de l'ordre des architectes[3].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Les collections du musée[modifier | modifier le code]

Vénus d'Arles (Musée d'Arles), copie (en plâtre) dans son état initial
Tête de Jules César, dite « César d'Arles »

Une présentation de type chronologique a été appliquée essentiellement aux périodes pré et post-romaines, en début et fin de parcours. Entre les deux, différents thèmes sont développés dans des espaces individualisés grâce, notamment, à la variété des dispositifs muséographiques. Le musée a par ailleurs conservé une copie dans son état initial de la fameuse Vénus d'Arles dont l'original restauré par Girardon est au Louvre. Cette statue est l'emblème du Musée et une copie de celle du Louvre ornait la façade avant l'extension. Elle est désormais visible dans l'auditorium. Depuis que les fouilles subaquatiques du Rhône ont fait émerger en 2007 une tête représentant supposément César, ce fragment de statue constitue sans doute aujourd'hui le fleuron du Musée.

Les collections sont divisées en différentes périodes :

Article détaillé : Sarcophages d'Arles.

Expositions temporaires[modifier | modifier le code]

Autres activités[modifier | modifier le code]

  • Parmi les autres activités du musée, on notera :
    • l'organisation de stages pour les enfants de six à douze ans et pour les adultes ;
    • la proposition de sorties archéologiques pour faire découvrir à un large public le patrimoine archéologique du département, les sites antiques et médiévaux étant en effet particulièrement nombreux dans les Bouches-du-Rhône ;
    • la présentation de spectacles vivants, parfois liés à une exposition ;
    • la présentation de conférences sur des thèmes liés à l'archéologie ;
    • l'accueil de séminaires scientifiques, comme celui qui a eu lieu le 10 juin 2006 sur l'archéologie paléochrétienne.

Accès au musée[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L'opération Arles-Rhône 3, National Geographic, p.8, Octobre 2013(ISBN 978-2-82-290000-3)
  2. Document du Musée de l'Arles Antique sur l'extension et L'extension du Musée départemental Arles Antique sur http://sudsemestresplandubourg.over-blog.com (consultés le 13 nov. 2012)
  3. Architectures en péril sur lemonde.fr (consulté le 13 nov. 2012)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Sculptures exposées au Musée

Liens externes[modifier | modifier le code]