Musée archéologique d'Héraklion

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Musée archéologique d’Héraklion
Αρχαιολογικό Μουσείο Ηρακλείου
Rhyton en forme de taureau
Rhyton en forme de taureau
Informations géographiques
Pays Drapeau de la Grèce Grèce
Ville Héraklion
Adresse 2, rue Xanthoudidou
71202 Héraklion
Coordonnées 35° 20′ 22″ N 25° 08′ 14″ E / 35.33944, 25.1372235° 20′ 22″ Nord 25° 08′ 14″ Est / 35.33944, 25.13722  
Informations générales
Date d’inauguration 1883
Collections Antiquités grecques
Informations visiteurs
Nb. de visiteurs/an 104 717 (2008)[1]
Site web Musée, ministère grec de la culture

Le musée archéologique d’Héraklion est l'un des principaux musées de Grèce, parfois considéré comme le deuxième plus grand musée du pays.

Il dépend directement du Directorat général des antiquités au ministère grec de la culture. Il est dirigé (2009) par Panagiota Rethemiotaki - Dimopoulou.

Fondé en 1883 et installé dans un bâtiment antisismique construit en 1937, il abrite une collection représentative de la Préhistoire et de l'histoire de la Crète sur les 5 500 ans allant du Néolithique à l'époque romaine, principalement la plus grande collection de Grèce d'objets minoens venus des palais de Cnossos, Phaistos, Malia, Zakros ou Aghia Triada.

Le musée, sur deux étages, comporte vingt-deux salles d'exposition suivant un ordre chronologique, mais aussi des laboratoires, des bureaux et une bibliothèque. Un département spécial, la « Collection scientifique », est dédié au stockage et à la conservation des découvertes récentes. Une boutique et un café sont proposés aux visiteurs. Le musée accueille et organise aussi, en Grèce et dans le monde, des expositions temporaires.

Historique[modifier | modifier le code]

Création[modifier | modifier le code]

La parisienne.
Le prince des lys.

En 1883, Joseph Chatzidakis, qui dirigeait la Philekpaideutikos Syllogos (Association des Amis de l'Éducation), après avoir obtenu l'autorisation des autorités ottomanes, mit sur pied la première exposition d'antiquités d'Héraklion. Elle fut installée dans deux salles d'un bâtiment dans la cour de la cathédrale Aghios Minas. La collection s'enrichit de dons privés, d'achats et des résultats des fouilles dans l'île. Lorsque la Crète devint autonome, les nouvelles autorités décidèrent la création d'un musée plus important. La collection fut transférée dans une caserne de la ville et confiée à deux conservateurs : Joseph Chatzidakis et Stephanos Xanthoudidis[2].

Un bâtiment spécifique fut créé au début du XXe siècle sur l'emplacement d'un monastère franciscain détruit par un séisme en 1856. Une première salle fut construite entre 1904 et 1907, puis une seconde ouverte en 1908, enfin, en 1912, l'architecte allemand Wilhelm Dörpfeld, qui avait déjà construit le musée archéologique d'Olympie, et Panagis Kavvadias, Éphore général des Antiquités, donnèrent à l'ensemble un style néo-classique et ajoutèrent une nouvelle aile, à l'ouest[2].

Un nouveau bâtiment fut construit à partir de 1937. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le conservateur de l'époque Nikolaos Platon organisa la protection des œuvres. Il supervisa aussi la réouverture du musée en 1952 ainsi que la présentation chronologique des collections. Celles-ci s'agrandirent en 1962 grâce à un don du collectionneur privé crétois Stylianos Giamalakis. Sa collection fut exposée au premier étage. Une nouvelle aile fut ajoutée au musée en 1964. De nouvelles acquisitions continuèrent à enrichir le musée, dont celle de la collection de Nikos Metaxas en 2000[2].

Musée actuel[modifier | modifier le code]

Le musée fut construit entre 1937 et 1940 sur des plans très innovants de l'architecte grec Pátroklos Karantinós. En effet, le bâtiment est dès l'origine antisismique et les futures extensions ont été aussi prévues. Exemple de l'architecture moderne et récompensé par le Bauhaus, il répond aux nécessités d'un musée : éclairage particulier et circulation facilitée d'un grand nombre de personnes. Enfin, les matériaux employés rappellent les palais minoens. Une nouvelle aile fut ajoutée en 1964. À partir de 1987, le musée fut rénové une première fois : électricité, air climatisé et protection incendie. L'éclairage fut revu : les verrières laissèrent la place à un éclairage artificiel. Une nouvelle rénovation commença en 2002, sur des plans de l'architecte grec Alexandros Tombazis. À nouveau, l'électricité, l'air climatisé et l'éclairage (les verrières, cachées sous des faux plafonds, réapparaissent) sont revus. Une nouvelle aile est construite au nord pour accueillir les réserves. Les ruines du monastère franciscain sont aussi mises en valeur[2],[3].

Aujourd'hui le musée est presque entièrement fermé pour cause de travaux. Depuis cinq ans des infiltrations d'eau menaçaient les collections du musée. Les autorités grecques, profitant de l'ouverture récente d'une nouvelle aile, ont décidé d'y exposer temporairement les objets les plus importants de la collection, en attendant que le reste du musée rouvre. Les travaux devraient durer jusqu'au 31 décembre 2008, la réouverture du bâtiment n'étant prévue qu'au courant de l'année 2009[4]. En termes d'objets exposés et de visiteurs par an, le musée archéologique d'Héraklion est le deuxième plus grand musée de Grèce[4]. Le musée a rouvert le 6 mai 2014.

La présentation des collections reste sensiblement la même depuis son organisation par Nikolaos Platon dans les années 1950 et Stylianos Alexiou dans les années 1960[2].

Collections[modifier | modifier le code]

Salle I[modifier | modifier le code]

La première salle est dédiée à la période néolithique et prépalatiale. Dans les vitrines 1 et 2 sont exposés des artéfacts provenant du palais de Cnossos. Les vitrines 3, 4, 6, 7, 9 présentent le développement de la céramique de 2800 av. J.-C. à 1900 av. J.-C.. La collection de vases noirs et rouges provient du village de Basiliki. Dans les vitrines 17 et 18 sont exposés différents objets de Mochlos, Archanes et des grottes de Messara.

Salle II[modifier | modifier le code]

Vases du style de Kamares.

La seconde salle est dédiée à la période protopalatiale (2000 av. J.-C. à 1700 av. J.-C.). Les objets les plus intéressants qu'on y trouve sont les vases du style de Kamares provenant de Phaistos. Dans les vitrines n° 20, 21 et 21a, on peut également voir de nombreux idoles votives provenant de sanctuaires de montagne. Dans la vitrine n° 25 sont exposées des tablettes représentant des cités minoennes.

Salle III[modifier | modifier le code]

La pièce la plus intéressante de cette salle est le disque de Phaistos avec ses caractères hiéroglyphiques, exposé dans la vitrine n° 41.

Salle IV[modifier | modifier le code]

La déesse aux serpents (Salle IV).
Athlète sautant sur un taureau (salle IV).

La quatrième salle comporte des objets provenant de Timbaki, Cnossos et Malia. Ils datent de la période néopalatiale. Parmi les pièces exposées dans cette salle, quatre se démarquent :

  • La statuette représentant la déesse aux serpents.
  • Le rhyton en forme de tête de taureau.
  • Le rhython en forme de tête de lionne.
  • L'athlète représenté en train de sauter au-dessus d'un taureau.

Ces quatre objets proviennent du palais de Cnossos.

Salle V[modifier | modifier le code]

Salle VI[modifier | modifier le code]

Salle VII[modifier | modifier le code]

Abeilles Salle VII, vitrine n°101.

Salle VIII[modifier | modifier le code]

Salle IX[modifier | modifier le code]

Salle X[modifier | modifier le code]

Salle XI[modifier | modifier le code]

Salle XII[modifier | modifier le code]

Salle XIII[modifier | modifier le code]

Salle XIX[modifier | modifier le code]

Salle XX[modifier | modifier le code]

Objets de la période hellénistique et romaine.

Salle XIV (premier étage)[modifier | modifier le code]

Tauromachie.

Salle XV et XVI (premier étage)[modifier | modifier le code]

Salle XVII (premier étage)[modifier | modifier le code]

Salle XVIII (premier étage)[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]