Musée royal de l'armée et de l'histoire militaire

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50° 50′ 26″ N 4° 23′ 34″ E / 50.84046, 4.392833

Aile nord des Palais du Cinquantenaire, Musée Royal de l'Armée et d'Histoire Militaire

Le musée royal de l'armée et d'histoire militaire de Bruxelles se trouve au Cinquantenaire. L'entrée du musée est gratuite.

Métro de Bruxelles
Ce site est desservi par la station de métro : Merode.

Le bâtiment[modifier | modifier le code]

Le bâtiment du musée est le voisin des Musées royaux d'art et d'histoire et du musée de l'automobile Autoworld, le tout formant un vaste ensemble s'étendant symétriquement de part et d'autre d'un arc de triomphe à trois arches surmonté d'un quadrige à la façon antique. C'est en 1875 que commence l'édification de ce qui deviendra ce vaste complexe culturel.

Tout commence avec le plan de l'architecte belge Gédéon Bordiau qui est retenu pour la construction de grands pavillons à destination officielle dans la perspective de la commémoration de la révolution belge de 1830 dont le gouvernement prépare le jubilé pour 1880. Le site choisi est celui de l'ancienne plaine des manœuvres de la Garde civique dite plaine de Linthout, dans la commune bruxelloise qui était alors le faubourg d'Etterbeek. Il s'agit d'un vaste espace situé dans le prolongement de la rue de la Loi qui le relie au site historique du Palais royal et du Palais du Parlement, dans le centre de Bruxelles.

Le jubilé donne lieu à une exposition nationale qui se déroule dans les bâtiments de Bordiau dont deux grandes halles métalliques encadrant un arc de triomphe à une arche édifiée en matériaux provisoires.

En 1888, sur le site subsistant de l'exposition, est créé un parc qui reçoit, dès cette époque, le nom de Cinquantenaire en rapport avec le jubilé qui s'y était déroulé. À partir de 1890, les travaux sont suspendus faute de moyens financiers et sont définitivement stoppés par la mort de l'architecte en 1904. Il faudra attendre 1905 pour que les travaux reprennent sous la direction de l'architecte français Charles Girault et soient terminés sur des plans modifiés pour répondre à un nouveau mécène qui n'est autre que le roi Léopold II entourés de quelques personnalités qui, bon gré mal gré, se sont jointes au roi. Le plan du monument est agrandi pour satisfaire à la volonté du roi et comporte trois arches de hauteurs égales surmontées d'un quadrige à la façon des arcs de triomphe antiques.

Cette amplification du projet original qui n'avait qu'une arche est justifié par le rôle symbolique du monument au centre d'un parc situé dans le prolongement de la rue de la Loi, rue de plusieurs ministères importants (dont les Affaires étrangères,l'Intérieur et l'hôtel du Premier ministre), ce qui, outre le souvenir du jubilé national du XIXe siècle, en fait l'aboutissement d'un parcours à connotation civique qui part de la zone des palais, dans le centre historique de Bruxelles, où le Palais Royal et le Palais du Parlement se font face de part et d'autre d'un parc du XVIIIe siècle.

En 1946, un incendie détruit une partie des musées royaux en emportant l'aile sud des bâtiments qui encadrent l'arc de triomphe. Les pièces de collection sont sauvées et, depuis, l'aile incendiée a été reconstruite. Mais l'aile nord, abritant le musée royal de l'Armée et d'Histoire Militaire est épargnée.

L'histoire du musée de l'armée et d'histoire militaire[modifier | modifier le code]

Lors d'une exposition internationale, en 1910, une section d'histoire militaire fut présentée au public et rencontra un vif succès.

Devant l'enthousiasme de la population, les autorités constituèrent un musée de l'armée, dans un contexte international d'extrême tension qui aboutit à la Grande Guerre. Le musée fut d'abord installé sur le site du l'Abbaye de la Cambre remplaçant l'Ecole militaire partie s'installer dans un nouveau bâtiment, le long du parc du Cinquantenaire. C'est d'ailleurs pour le site de ce parc que le musée déménagea à son tour pour s'installer dans deux grandes halles métalliques de 1885 et dans les bâtiments qui les relient.

Les collections[modifier | modifier le code]

Elle consista à l'origine en un ensemble d'objets rassemblé par l'officier Louis Leconte d'environ 900 pièces ; la collection fut ultérieurement très largement enrichie par des legs, des dons et des échanges. Louis Leconte put notamment faire son choix parmi le matériel abandonné par les Allemands en 1918.

Les collections se sont considérablement développées depuis et il est possible d'y trouver une magnifique collection d'armures et des collections d'uniformes, d'armes, de véhicules et de matériels militaires de toutes époques et de tous pays depuis le XVIIIe siècle jusqu'aux deux guerres mondiales. On peut visiter, dans la section 1940-45, des reconstitutions pleines d'atmosphère sur l'occupation ennemie accompagnées de documents, d'armes et d'équipements de la résistance.

On peut voir aussi des tableaux de peinture militaire, dont, notamment, des œuvres à l'aquarelle exécutées sur le vif dans les tranchées pendant les quatre ans de la guerre 1914-18, et aussi des bustes de personnalités civiles et militaires.

Les évolutions récentes :

  • 1980 création de la section Blindés.
  • 1986 installation de la collection d'armures venue du musée de la Porte de Hal.
  • 1996 création de la section Marine.

Le hall aviation[modifier | modifier le code]

Hall Aviation

L'aile nord, construite par Gédéon Bordiau, est occupée par le hall aéronautique depuis 1972 où la section Air et Espace est inaugurée.

La collection exposée comprend divers types d'aéronefs dont certains remontent au tout début du XXe siècle. La collection dans son ensemble est l'une des plus importantes du monde.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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