Musée Larco

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Musée Larco
Museo Larco.
Museo Larco.
Informations géographiques
Pays Drapeau du Pérou Pérou
Ville Lima
Adresse Av. Bolívar 1515, Pueblo Libre. Lima 21.
Coordonnées 12° 04′ 20″ S 77° 04′ 15″ O / -12.072306, -77.070808 ()12° 04′ 20″ Sud 77° 04′ 15″ Ouest / -12.072306, -77.070808 ()  
Informations générales
Date d’inauguration 1926
Collections Art précolombien
Nombre d’œuvres 45000 objets
Informations visiteurs
Site web http://www.museolarco.org/

Géolocalisation sur la carte : Pérou

(Voir situation sur carte : Pérou)
Musée Larco

Le musée Larco est l’un des principaux musées de Lima. Fondé par l'archéologue péruvien Rafael Larco Hoyle, il présente de nombreuses pièces d’art précolombien. Principalement connu pour sa collection mochica, sa collection de plus de 45 000 œuvres de nature variée (sculpture, textiles, céramiques, bijoux et métaux) couvre près de 4 000 ans d’histoire et de nombreuses cultures, notamment cupisnique, lambayeque, virú, chimú et inca. Le musée Larco est aussi l’un des rares musées au monde à ouvrir les portes de son dépôt au public.

Situation[modifier | modifier le code]

Le musée se trouve dans le quartier de Pueblo Libre, situé près du centre historique de Lima, sur l’avenue Bolívar. Il est abrité dans une vaste demeure datant de la vice-royauté du Pérou, elle-même bâtie sur les restes d’une pyramide du VIIe siècle. Cette imposante bâtisse blanche partage l’architecture typique des haciendas du XVIIIe siècle de Trujillo (au nord).

Historique[modifier | modifier le code]

Fondé en 1926 à Trujillo, et déplacé à Lima en 1962, il présente des collections privées, rassemblées par l'archéologue péruvien Rafael Larco Hoyle, qui lui donna le nom de son père.

En effet, c’est sous l’influence de son père, Don Rafael Larco Herrera qui possédait une collection de céramiques précolombiennes du nord du Pérou et qui la lui transmit, que Rafael Larco Hoyle s’intéressa à l’archéologie de son pays. Très vite il agrandit la collection de son père en achetant des œuvres provenant surtout du nord du pays (vallée de Chicana et vallées proches de Trujillo, Virú et Chimbote). Il commence par exposer ses pièces dans l’hacienda familiale à Chiclin qui fut inaugurée en 1926 sous le nom de Musée Rafael Larco Herrera. Il acquit par la suite plusieurs collections privées venant compléter la sienne. Mais au moment de classer ces pièces, il réalisa que bon nombre d’entre elles ne partageaient pas les mêmes caractéristiques; il décida dès lors de faire ses propres recherches. Il entama alors avec sa famille d’importantes fouilles archéologiques dans la vallée de Virú et ses alentours. Il y découvrit les civilisations cupisnique, salinar, virú et lambayeque et fut le grand inventeur de la culture mochica. En 1949, les intérêts commerciaux de la famille Larco les obligent à déménager à Lima, il fit alors construire le musée Larco pour assurer la pérennité de sa collection. Le nouvel édifice comprend l’ensemble des matériaux de l’ancienne habitation des Larco (serrure, poutres, …). Le musée est entièrement privé et fut construit à la seule initiative de la famille Larco, sans l’aide du gouvernement péruvien.

Le musée comptait à l’origine 6 salles d’exposition en plus d'une voûte pour l'exposition des objets en or et argent, 11 pièces de stockage, 4 bureaux, un laboratoire, un atelier, un jardin, un patio et une terrasse où sont exposés les plus grands objets de pierre taillée et une salle de conférence. À sa mort, en 1966, le musée comptait déjà plus de 40 000 céramiques, bijoux, textiles, pierres, objets en bois…

En 2009, le musée Larco se rénove entièrement, et s’agrandit. Il est tenu par Andrés Alvarez Calderón, le petit-fils de Rafael Larco Hoyle, qui se dévoue entièrement à la conservation et la promotion des biens hérités de sa famille. Car le musée Larco est le fruit d’une collaboration familiale unique et d’un désir de partager une passion vieille de 4 générations. Le musée comprend désormais 13 salles organisées de façon géographique et chronologique et tendent à une description plus thématique dans les dernières salles.

Collection permanente[modifier | modifier le code]

L’entrée du musée est caractéristique des haciendas d’Amérique Latine, on y est agréablement accueilli par les chants mélodieux de Juan Diego, le canari officiel du musée, qui tire son nom du très connu ténor lyrique péruvien Juan Diego Florez. Au centre du patio se trouve un arbre à Lúcuma, ce fruit typique et juteux du Pérou.

La première salle, d’introduction, retrace clairement et succinctement l’histoire du père fondateur du musée. Y sont aussi expliquées les caractéristiques géographiques et archéologiques du Pérou, ainsi qu’une chronologie des différentes civilisations, organisée géographiquement afin d’éclaircir les données historiques traitées le long des galeries du musée.

Les salles suivantes sont consacrées aux différentes civilisations provenant des quatre régions du Pérou : Nord (cultures Cupisnique, Virú, Salinar, Vicú, Mochica, Lambayeque, Chimú, et Inca), Centre (Lima, Chancay et Inca), Sud (Paracas, Nazca, Chincha et Inca) et La Sierra (Chavín, Huari, Chachapoyas et Inca). Elles sont ordonnées géographiquement mais aussi chronologiquement. On passe ainsi de l’époque précéramique, à la production assez simple et aux fins strictement usuelles, à une céramique plus recherchée aux formes et couleurs variées et aux fonctions toujours symboliques.

Un aspect des réserves du musée.
Bouteille en forme de cucurbitacée, céramique mochica.

La collection Mochica (Mochica I, II, III, IV et V s’étalant sur plus de 800 ans) présente une série de « huacos retratos » (vases-portraits) représentant les hommes importants tels que l’élite gouvernante, les prêtres, les guerriers.

La salle du « syncrétisme » présente l’impact et l’influence de la conquête sur les civilisations précolombiennes à travers des œuvres caractérisées par moins de spontanéité et de représentations animales, l'usage de nouveaux symboles, la représentation de personnages métissés et le syncrétisme religieux.

La salle des textiles montre le savoir-faire, principalement des civilisations huari et chancay, dans la réalisation de toiles, ponchos, poupées, tissus funéraires faits de fibres animales, de coton, de teinture et de plumes. Les diverses techniques de tissage utilisées y sont présentées.

La salle du sacrifice expose divers instruments, comme le tumi, couteau utilisé pour le sacrifice humain et animal. On y trouve également des céramiques et des poteries relatant le déroulement des sacrifices.

La salle des métaux présente des récipients utilisés rituellement (pour recevoir le sang des sacrifiés, pour le culte aux morts et la guerre) ainsi qu'un ensemble de pièces métalliques décorées de pierres semi-précieuses utilisées pour les tenues des membres dirigeants.

La salle de la voûte montre l'évolution de l’orfèvrerie au Pérou : colliers, bracelets, boucles d’oreille, ornements de nez, pectoraux, masques funéraires, réalisés en or et en argent incrusté de pierres semi-précieuses telles que la turquoise, le lapis-lazuli, le quartz, l’améthyste, la malachite ou encore la sodalite.

Le musée Larco est un des rares musée au monde à ouvrir au public les portes de son dépôt, qui comporte 45 000 pièces, dont en particulier des vases de toutes époques, regroupées par thèmes : huacos, céramiques, etc.

Le musée possède aussi une galerie érotique du musée. Ces vases, offrandes rituelles à motifs sexuels, sont de quatre thèmes : représentation réaliste de scènes érotiques (fellation, coït, accouchement, masturbation), érotisme religieux (avec intervention d'une divinité), érotisme humoristique (représentations disproportionnées des organes génitaux) et érotisme moraliste (présence d'hommes morts, sous la forme de cadavres ou de squelettes).

Expositions internationales[modifier | modifier le code]

Le musée Larco expose aussi ses œuvres dans les instituts culturels et les musées les plus prestigieux du monde. Plus de 5 millions de personnes ont pu ainsi contempler les pièces du musée. Cette politique reste rare au Pérou et si dorénavant quelques musées exportent aussi leurs œuvres, c’est le musée Larco qui en prit l’initiative dans les années 1990.

Liste des dernières expositions comprenant des pièces du Musée Larco
Année Exposition Musée Ville Pays
2008 Gold of the Americas Musée de la Civilisation Québec Canada
2008 Elena Izcue Musée du Quai Branly Paris France
2008 The Three Great civilizations of Mesoamerica and the Central Andes: The World of Maya, Aztec and Inca Fukuoka City Museum Fukuoka Japon
2008 Peruvian silver - 2000 years of art Sinebrychoff Art Museum Helsinki Finlande
2008 The Three Great civilizations of Mesoamerica and the Central Andes: The World of Maya, Aztec and Inca Okayama Digital Museum Okayama Japon
2007 Morir para Gobernar. Sexo y Poder en la Sociedad Moche Museo Chileno de Arte Precolombino Santiago du Chili Chili
2007 The Three Great civilizations of Mesoamerica and the Central Andes: The World of Maya, Aztec and Inca. Kobe City Museum Kobe Japon
2007 América Migración y sus Culturas Parque Fundidora (Forum Universal de las Culturas Monterrey 2007) Monterrey Mexico
2007 The Three Great civilizations of Mesoamerica and the Central Andes: The World of Maya, Aztec and Inca. The National Science Museum Tokyo Japon
2007 And the Incas arrived… Museum of Fine Arts Budapest Hongrie

Conservation et restauration[modifier | modifier le code]

Le musée Larco dispose aussi d’une équipe de conservation et de restauration du patrimoine culturel précolombien. Cette équipe diagnostique l’état des pièces du musée pour optimiser le traitement de chacune d'entre elles. Ce département participe aussi à la conservation et restauration des collections d’autres musées publics et privés, collabore avec des projets archéologiques, des institutions juridiques et s'offre de manière générale à aider toute personne s’intéressant à la conservation et à la restauration.

Le café du Musée et les boutiques[modifier | modifier le code]

Jardin du musée.

Le musée possède également un café-restaurant situé dans un jardin fleuri ayant remporté en 2009 le prix du plus beau jardin de Lima. Le menu, proposant notamment des plats typiques du Pérou, a été créé par le grand chef péruvien Gastón Acurio. L’intérieur du restaurant a été dessiné par l’architecte Jordi Puig.

Les boutiques du musée vendent des reproductions des pièces exposées ainsi que bijoux et vêtements andins.

Galerie[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]