Muriel Moreno

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Moreno.

Muriel Moreno

Surnom Muriel Moreno
Nom de naissance Muriel Denise Francine Laporte
Naissance 24 janvier 1963 (51 ans)
Chinon, Drapeau de la France France
Activité principale Auteur-compositeur-interprète, productrice, DJ
Genre musical Pop rock, musique électronique
Instruments Batterie, guitare
Années actives Depuis 1982
Labels Polydor (1985-1993)
East West
XIII Bis Records
Composition du groupe
Membres Dynamo
Anciens membres Niagara

Muriel Moreno, de son vrai nom Muriel Laporte, née le 24 janvier 1963 à Chinon (Indre-et-Loire) est une chanteuse, une auteur, une compositrice, une productrice et une DJ française.

Biographie[modifier | modifier le code]

De Niagara à ...[modifier | modifier le code]

Muriel Moreno, fille de notaire, se passionne pour la musique. En 1982, venue faire des études d’histoire de l’art à Rennes, elle rencontre Daniel Chenevez (qui tient les claviers dans de nombreux groupes). Très vite, Muriel devient chanteuse au sein du groupe L'Ombre jaune avec Daniel Chenevez aux claviers et José Tamarin à la guitare. Les premières chansons sont très synthétiques et presque techno-pop. Au sein d’une scène rennaise très rock, le trio est en porte-à-faux et se démarque par son originalité. Ils font leur premier concert au Paradise, puis une apparition aux Transmusicales fin 1982 suivie d’une performance dans la région. Muriel sera parallèlement DJ à Rennes tout en continuant ses études (elle obtiendra une maîtrise d’histoire de l’art avec mention).

L’Ombre Jaune devient Niagara (en référence au film d’Henry Hathaway avec Marilyn Monroe, Moreno est l'anagramme de Monroe) et propose ses chansons au jury rennais de « Coups de talents dans l’hexagone », une opération du ministère de la culture qui permet de financer l’enregistrement de jeunes artistes. La maquette est d’abord rejetée pour être repêchée à la dernière minute. Ils entrent enfin en studio pour enregistrer leur premier single, signent chez Polydor et « Tchiki Boum » sort en septembre 1985, titre largement diffusé dans les médias. Avec cette chanson au charme exotique et sensuel, les Niagara trouvent le succès qui ne les quittera plus jusqu’à leur séparation et font une tournée des clubs. José Tamarin quitte le groupe. « L’amour à la plage », leur 2e single sort en mai 1986 et devient l'un des tubes de l’été. Le duo, fatigué de passer sa vie dans le train, vient s’installer à Paris. En octobre 86, le single « Je dois m’en aller » confirme un talent et une belle maîtrise de la composition, ce qui installe Muriel dans un rôle qui finira par lui peser, celui d’une femme sexy à la Barbarella. Le premier album Encore un dernier baiser sort en novembre 1986. On y retrouve une pop un rien insouciante acidulée par des rythmes afro-cubains, funky ou jazzy. Le public adore, les Niagara alignent les succès avec la sortie de « Quand la ville dort » et font l’Olympia au printemps 1987 lors de leur première véritable tournée française.

L'album Quel Enfer ! arrive en avril 1988. Leur évolution musicale s’oriente vers un style plus rock. Muriel se présente sous un nouveau look avec une chevelure rouge flamboyant et arbore de nombreux chapeaux extravagants. L’album fait un tabac. « Assez ! », « Soleil d’hiver », « Flammes de l’Enfer » trônent dans le top 50. C’est avec le vent en poupe que Niagara part en tournée en 1989 et visite plusieurs pays dont le Maroc, la Tunisie, le Canada et les États-Unis (New York et Chicago).

Puis ils enchaînent directement sur la préparation d’un nouvel album. Religion sort en avril 1990. Niagara est résolument un groupe rock. « Religion » est dominé par les guitares et la voix de Muriel y est rageuse et agressive. « J’ai vu », « Pendant que les champs brûlent », « Psychotrope » et « La vie est peut être belle » s’imposent en ce début de décennie. Niagara repart sur la route pour un « Religion Tour ». Avec un show à la hauteur de leur perfectionnisme, la tournée est un véritable succès.

Ils réussissent un coup de maître en étant le premier groupe français à se faire sponsoriser par MTV Europe. La chaîne de télévision a toujours adoré les vidéos de Niagara et ne s’est pas privée de les faire découvrir.

Muriel Moreno commence à sentir la fatigue. Les Niagara produisent un nouvel album tous les deux ans, enchaînent répétitions, tournages de clips, promotion, concerts et ce rythme d’enfer devient difficile à soutenir pour la chanteuse.

En 1992, le duo retourne pourtant en studio. La Vérité, qui sort simultanément dans toute l’Europe, est la plus grosse production de Niagara. « La fin des étoiles » est mélodique, « Un million d’années » s’habille dans un style année 70, alors que « Le Minotaure » se laisse aller à des tentations bluesy. La vision noire et apocalyptique du monde est résolument éloignée de celle à l’ironie joyeuse des débuts. Puis le rythme des tournées épuisantes reprend. Niagara est en Suède quand Muriel Moreno devient totalement aphone. Le reste de la tournée européenne est annulé. Elle redémarre quelques semaines plus tard en France pour se terminer à Montréal devant un public enthousiaste de cinq mille personnes. De retour dans le sud de la France, ils donnent encore un dernier concert. Personne à l’époque ne sait alors qu’il s’agit de l’ultime concert du groupe.

La chanteuse, fatiguée, déprimée et lasse, ne supporte plus la pression. Elle décide d'arrêter, ce qui marque la fin du groupe Niagara.

En quatre albums et quinze simples, Niagara aura vendu plus de trois millions de disques. Le duo reste comme une figure emblématique des années 1980-1990.

... une carrière solo[modifier | modifier le code]

En 1994, Muriel installe un studio dans sa maison du 11e arrondissement de Paris. Elle commence alors à travailler toute seule sur des titres plus personnels, de façon complète : textes, musique, programmation, production.

Au bout d’un an de travail et d’isolement volontaire, elle peaufine le tout avec Christian Lechevretel et quelques musiciens additionnels. Le 10 mai 1996, Muriel sort Toute Seule, un album mélancolique et intimiste. Plusieurs simples en seront extraits dont « Près du lac vert » et « Tout va bien si j’évite d’y penser » pour lequel l'artiste réalisera son premier vidéo clip.

Muriel Moreno collabore dans la foulée à différents projets. Elle compose la musique des films Thérapie Russe en 1997 et Locked in the syndrom en 1998. Elle réalise également la musique d'une troupe de danse. Elle retourne à l’école dans un premier temps à la Schola Cantorum, puis au Cim (école de jazz) où elle se familiarise entre autres avec la batterie.

De façon inattendue, Muriel Moreno se lance ensuite dans l’electro minimaliste. En effet l’envie de faire un album instrumental s’impose alors à elle. Novice en musique électronique, elle n’a pour référence que son propre travail de programmatrice sur Toute Seule. Elle s’enferme et s’isole de nouveau et trouve dans l’utilisation des machines le vecteur idéal pour laisser s’exprimer son imaginaire. Required Elements est ainsi conçu sans aucune référence à la musique électronique mais empruntant plutôt à la musique classique, jazz et à tout ce que l’artiste a pu ingurgiter pendant ses voyages. L’album sort en mars 2000 dans quinze pays et le simple « You can’t get rid of it » se voit même classé dans plusieurs classements indépendants en Angleterre.

Required Elements est à peine sorti que Muriel Moreno travaille déjà à la composition de l’album suivant. Travaillant comme précédemment dans son studio privé, elle compose avec soin tous les titres. De nombreux artistes viendront collaborer pour le mixage des morceaux comme Yarol Poupaud de FFF, Alexkid… Surviving the day sort en mars 2001 dans dix-huit pays. Cet album voit aussi le retour timide de Muriel Moreno en tant que chanteuse.

Plébiscitée par le public, Muriel devient également DJ et mixe aux quatre coins du monde. « Pour moi être DJ c’est reposant, on se fait plaisir et on doit faire plaisir aux noctambules », explique-t-elle.

Dynamo / Slove / et featuring[modifier | modifier le code]

Muriel devient amie avec Marc Collin, auteur de l’opus Nouvelle Vague qui s’est vendu à un million d’exemplaires dans le monde. De leur rencontre naît le groupe Dynamo et un premier simple « River of no return » sorti en 2004. C’est aussi le grand retour de Muriel Moreno en tant que chanteuse. Leur deuxième titre « I wish I was a boy » (style new wave techno) est le titre phare de la bande originale du film Riviera (réalisé par Anne Villacèque / avec Miou-Miou). Le groupe sort, en janvier 2006, un troisième titre dance « Bark like a dog ».

En 2006, Muriel Moreno collabore cette fois avec le DJ Julien Plaisir De et prête sa voix au titre Slove. Elle réalisera le clip (à voir sur son site) sorti fin 2006.

En février 2008, elle fait un featuring sur le remix du titre Tub de Grant Phabao disponible en digital et maxi vinyl paru chez Pro Zak, et un Remix en collaboration avec Plaisirdepompidou intitulé Rythm fanatic.

Discographie[modifier | modifier le code]

Niagara[modifier | modifier le code]

  • 1990 : Religion
    • Simples : J'ai vu (1990), Pendant que les champs brûlent (1990), Psychotrope (1991), La vie est peut-être belle (1991)
  • 2007 : Collection Prestiges (Best of) (15 titres)
  • 2009 : Master Série (Best of) (16 titres)

Solo[modifier | modifier le code]

Dynamo[modifier | modifier le code]

  • 2004 : River of no return / The Chloé’s returned Remix / I wish I was a boy (maxi - Katapult)
  • 2005 : I wish I was a boy (BO du film Riviera)
  • 2005 : Bark like dog (maxi - Kill The DJ)

Divers[modifier | modifier le code]

Composition et interprétation des bandes originales des films suivants :

Composition :

Chœurs :

Featuring :

  • 2006 : Slove - sur le Projet Slove
  • 2008 : Tub (rythm fanatic) feat Muriel Moreno - Remix by Plaisirdepompidou GRANT PHABAO maxi "Tub"

Filmographie[modifier | modifier le code]

Niagara[modifier | modifier le code]

Solo[modifier | modifier le code]

Muriel a réalisé plusieurs de ses clips :

  • Tout va bien si j'évite d'y penser (1997)
  • Army of Sundays (2000)
  • Petite Bête (2001)
  • Rational Killer (2003)

pour Dynamo

  • River of no return (2004)
  • I wish I was a Boy (2005)
  • Bark Like A Dog (2006)

pour Peter Von Poelh

  • The Bell tolls five (2006)

pour The Hacker

  • Electronic Snowfalkes (2006)

pour SLOVE

  • Slove (2006)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]