Bombay

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Mumbai

Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Bombay (homonymie).
Mumbai
Bombay
Photomontage de bâtiments de Mumbai
Photomontage de bâtiments de Mumbai
Administration
Pays Drapeau de l'Inde Inde
État ou territoire Maharashtra
District Mumbai-Ville
Mumbai-Banlieue
Commissaire municipal Jairaj Phatak
Maire Shraddha Jadhav
Index postal 400 xxx
Fuseau horaire IST Indian Standard Time
(UTC+5.30)
Indicatif +022
UNLC INBOM
Démographie
Gentilé Mumbaikar
Population 12 478 447 hab. (2012)
Densité 20 680 hab./km2
Population de l'agglomération 18 414 288 hab.
Géographie
Coordonnées 18° 55′ 55″ N 72° 50′ 10″ E / 18.93183, 72.836128 ()18° 55′ 55″ Nord 72° 50′ 10″ Est / 18.93183, 72.836128 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 8 m
Superficie 60 340 ha = 603,4 km2
Divers
Classement CCA A-1
Classement HRA A-1
Localisation

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Mumbai
Liens
Site web http://www.mcgm.gov.in

Bombay ou Mumbai[1] (marathi मुंबई (mumbaī)) est la capitale de l'État indien du Maharashtra. La ville compte 12 478 447 habitants en 2011[2]. Ville d'Inde la plus peuplée, elle forme avec ses villes satellites de Navi Mumbai, Bhiwandi, Kalyan, Ulhasnagar et Thane, une agglomération de 18 414 288 habitants[3], soit la cinquième plus peuplée au monde.

Mumbai est la capitale commerciale de l'Inde. Elle produit 5 % du PIB[4] et son activité représente 25 % de la production industrielle, 40 % du commerce maritime et 70 % des transactions de capitaux de l'économie indienne. Mumbai compte parmi les dix plus importantes plates-formes financières mondiales par l'importance des flux de capitaux[5] ; elle abrite la Banque de réserve indienne, la Bourse de Bombay, la Bourse nationale d'Inde et les sièges sociaux de nombreuses sociétés indiennes et multinationales. L’importance économique de Mumbai ainsi que son haut niveau de vie en comparaison avec le reste de l’Inde attirent des migrants de toutes les régions du pays, qui assurent à la ville une intense diversité sociale et culturelle.

Mumbai abrite en outre une des plus grandes industries cinématographiques du monde, à Bollywood.

Étymologie[modifier | modifier le code]

La ville a été connue sous différents noms suivant les langues et les époques. La ville a porté le nom de Bombay officiellement jusqu'en 1995 et s'appelle depuis Mumbai[1].

Lorsque les Portugais s'approprièrent les îles de Bahadur Shah en 1534, le premier gouverneur aurait utilisé le terme de « Bom Bahia » (« la bonne baie ») pour décrire la péninsule et la sécurité qu'apporte le port[6]. Ce nom a évolué en « Bombais » qui est utilisé aujourd'hui en portugais moderne.

D'autres sources, notamment le lexicographe portugais Jose Pedro Machado, rejettent l'hypothèse de « Bom Bahia » au profit d'une corruption progressive du nom marathi de « Maiambu » (comparable à l'actuel Mumbai) en Mombaim, puis Bombaim, au cours du XVIe siècle, l'étymologie couramment admise n'étant qu'une reconstruction postérieure[7].

Lors de la colonisation par les Britanniques, ce nom a été anglicisé en « Bombay » bien que « Mumbai » ou « Mambai » soient resté en usage en marathi et en gujarati, et « Bambai » en hindi et en ourdou[8].

En 1995, sous l'impulsion du Shiv Sena, parti régionaliste marathi parvenu à la tête de la municipalité, les autorités locales décident de renommer Bombay en Mumbai[9] afin de démarquer la ville de son passé colonial[10]. Ce changement de nom a, conformément à la loi indienne, été avalisé par le Gouvernement central alors dominé par le Congrès, mais menacé de défaite aux élections toutes proches[11]. Le nouveau nom n'a toutefois pas été repris par toutes les institutions de la ville (notamment par la bourse[12] et la haute cour[13]), ce qui provoque des tensions avec les partisans du Shiv Sena[14].

Ce nom, « Mumbai », provient de la contraction de « Mamba » ou « Maha-Amba », nom de la déesse hindoue Mumbadevi qu'auraient jadis vénérés les habitants des lieux et de « Aai », « mère » en marathi, la langue régionale[15].

Histoire[modifier | modifier le code]

Des objets découverts dans le faubourg nord de Kandivali indiquent que le site de Bombay était occupé dès l'Âge de pierre. Les preuves formelles d'une occupation humaine permanente remontèrent à -250. Ptolémée mentionne Heptanesia, "les sept îles", et le petit port de Thana commerçait avec l'Arabie et l'Égypte[réf. nécessaire]. Les îles appartiennent alors à l'Empire Maurya, dirigé par le bouddhiste Ashoka.

Durant les siècles suivants, les Kshatrapas occidentaux indo-scythes et l'Empire Satavahana se disputent le contrôle de Bombay. Entre le IXe siècle et 1343, la région fut dominée par la dynastie des Silhara, qui succombent finalement aux conquêtes des sultans musulmans du Gujarat. Les plus anciens monuments de l'archipel, telle l'île d'Éléphanta ou les temples de Walkeshwar remontent à l'époque des Silhara.

En 1534, Bahadur Shah du Gujarat est forcé de céder les îles aux Portugais, qui nomment la zone Bom Bahia, « la bonne baie ». Ils en restent maîtres jusqu'en 1661, lorsqu'elle passe sous contrôle anglais comme partie de la dot de l'Infante Catherine de Bragance, donnée en mariage à Charles II d'Angleterre[16]. Enfin, en 1668, ce dernier accorde la location des îles, pour dix £ivres par an, à la Compagnie anglaise des Indes orientales, qui obtient ainsi un excellent port sur la côte ouest de l'Inde. La population augmente rapidement, de 10 000 habitants en 1661 à 60 000 en 1675 et, en 1687, la Compagnie y transfère son quartier général, depuis Surat, pour profiter du meilleur mouillage. La ville accueille enfin le siège de la Présidence de Bombay, l'une des trois subdivisions de l'Inde britannique. La Compagnie en conserve le contrôle jusqu'en 1857 : après la révolte des Cipayes, la couronne britannique prend en charge l'administration de toutes ses dépendances indiennes.

Le siège de la haute cour de Bombay, édifié par les Britanniques.

À partir de 1817, la ville est remodelée par de grands projets de génie civil. L'objectif de fusionner les sept îles (projet Hornby Vellard) en un ensemble d'environ 435 km2 est atteint vers 1845. En 1853, la première liaison ferroviaire de l'Inde est mise en service entre Bombay et Thane. La Guerre de Sécession américaine (1861-1865) fait de Bombay le premier marché cotonnier du monde : un boom économique s'ensuit, qui renchérit l'importance nationale de la ville. Enfin, l'ouverture du canal de Suez, en 1869, permet à Bombay de devenir l'un des plus importants ports de l'Asie.

En trois décennies, la ville se transforme considérablement : la jeune métropole se dote de nouvelles infrastructures, les principales institutions reçoivent de nouveaux bâtiments. En 1906, la population atteint le million, faisant de Bombay la deuxième ville d'Inde, derrière Calcutta. Siège de Présidence coloniale, Bombay est aussi l’un des grands centres du mouvement pour l'indépendance. C'est de là qu'en 1942, Gandhi lance le mouvement Quit India.

Lors de l'Indépendance, en 1947, Bombay devient la capitale de l'État de Bombay. Les limites de la ville sont élargies pour la dernière fois en 1950 par incorporation d'une part importante de l'île de Salsette. À partir de 1955, à la suite de la partition de l'État de Bombay entre Gujarat et Maharashtra, une polémique éclate quant au statut de Bombay. L'élite économique, issue majoritairement du Gujarat, plaide pour un statut de cité-État autonome, distinct de l'État marathe. Les partisans de ce dernier, rassemblés dans le Mouvement Samyukta Maharashtra, exigeent que Bombay soit leur capitale. Après des émeutes où 105 personnes trouvent la mort sous les balles de la police, Bombay devint finalement, le 1er mai 1960, la capitale du Maharashtra.

En 1986, la ville dépasse Calcutta en nombre d'habitants. Bombay a toujours été une ville d'immigration, sa culture unique résulte de la cohabitation de nombreuses communautés originaires de toutes les régions de l'Inde, sans oublier de nombreux étrangers. Ce caractère est mis à mal par les émeutes de 1992-1993 entre groupes religieux. Le 12 mars 1993, c'est la mafia locale qui s'attaque à la population, par l'explosion simultanée de treize bombes, qui font plus de deux-cent-cinquante morts. En 2006 encore, une série d'attentats fait plus de deux-cents victimes. Les relations entre hindous et musulmans restent depuis lors tendues, s'ajoutant aux anciennes tensions entre Marathes et locuteurs de hindi, originaires d'Inde du Nord[17].

Le 26 novembre 2008, une série d'attaques fait, suivant les informations disponibles au 30 novembre 2008, au moins 195 morts et des centaines de blessés. Plusieurs hôtels de luxe accueillant des Occidentaux, la gare centrale, un restaurant de luxe et le centre communautaire juif Loubavitch font les cibles simultanées des assaillants, munis d'armes automatiques et de grenades[18],[19].

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte de la ville.

Mumbai se situe à l'embouchure du fleuve Ulhas, sur la côte occidentale de l'Inde, appelée à cette latitude côte de Konkan. La ville s'est développée sur l'île de Salsette, dont la partie nord appartient au district de Thane. L'altitude de la ville est proche du niveau de la mer, de dix à quinze mètres en moyenne. Le Nord de la ville, plus accidenté, abrite son point culminant, à 450 mètres[20]. La superficie de la ville est de 603 km2.

Le Parc national de Sanjay Gandhi, à l'intérieur des limites de la ville, occupe près d'un sixième de sa superficie. Il abrite, à proximité de zones urbaines très denses, de nombreux animaux sauvages, dont des léopards, responsables d'attaques parfois mortelles[21].

L'approvisionnement en eau est assuré par six lacs : Vihar, Vaitarna, Upper Vaitarna, Tulsi, Tansa et Powai, auxquels s'ajoute le barrage de Bhatsa. Les lacs de Tulsi et Vihar se trouvent dans les limites du Parc Sanjay Gandhi. Les eaux du lac Powai s'écoulent par la rivière Mithi, tristement célèbre pour son degré de pollution. Le rivage maritime se caractérise par une abondance de criques et de baies. Le rivage ouest est surtout sableux et rocheux tandis que la côte est de Salsette abonde en marais à mangroves riches en biodiversité.

Les sols de la ville même sont majoritairement sablonneux, du fait de la proximité de la mer ; dans les banlieues, les sols, alluviaux, sont plus fertiles. Le sous-sol de la région est caractéristique des trapps du Deccan, d'immenses coulées de basalte volcanique remontant au Crétacé tardif et à l'Éocène inférieur. Mumbai est situé dans une zone sismique active[22] du fait de la présence de nombreuses failles à proximité. La région est classée en Zone III quant au danger : un séisme d'une magnitude de 6,5 peut y survenir[réf. nécessaire].

Climat[modifier | modifier le code]

Plage de Mumbai

Située dans la zone tropicale, sur les rives de la mer d'Arabie, Mumbai connaît un climat à deux saisons, sèche et humide. La saison sèche, entre novembre et février, se caractérise par des températures moyennes à chaudes, hormis parfois quelques jours de vent de nord plus froids en décembre ou Juillet

La saison humide, entre juin et septembre, est elle particulièrement chaude. Mumbai se trouve sur la trajectoire de la mousson qui peut provoquer des inondations meurtrières. La ville fut ainsi paralysée par les précipitations record du 24 juillet 2005 (944,2 mm). Ces pluies diluviennes causèrent la mort de plus de cinq mille personnes dans toute la région du Maharashtra. Le seul quartier d'Andheri subit environ mille victimes dans un unique glissement de terrain.

Relevé météorologique de Mumbai (Bombay) – altitude : 11 m (période 1971-1990)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 19,3 20 22,6 25 27 26,3 25,3 24,9 24,9 24,8 23 20,9 23,7
Température moyenne (°C) 24,5 24,8 26,9 28,7 30,2 29,2 27,7 27,3 27,7 28,7 28 26,3 27,5
Température maximale moyenne (°C) 29,6 29,6 31,1 32,3 33,4 32 30,1 29,6 30,5 32,5 32,9 31,6 31,3
Précipitations (mm) 0 0 0 2 12 592 682 487 307 61 23 2 2 168
Nombre de jours avec précipitations 0,1 0,1 0,1 0,3 0,9 17 24,9 25 15 4,8 1,6 0,3
Source : Le climat à Bombay (en °C et mm, moyennes mensuelles, nombre jours pluie) Hong Kong Observatory


Économie[modifier | modifier le code]

Le Taj Mahal Hotel.

Mumbai est la capitale économique et la ville la plus peuplée de l’Inde. Son importance dans la vie économique nationale est cruciale : elle fournit 10 % des emplois industriels, 40 % de l'impôt sur le revenu, 20 % des droits d'accise nationaux, 60 % des droits de douane, 40 % du commerce extérieur y transite, enfin elle rapporte au budget indien près de 40 milliards de roupies (environ 600 millions d'euros) d'impôt sur les sociétés. Le revenu par habitant, à 980 $, y est le triple de la moyenne nationale.

La très forte population de la ville présente certains problèmes, ainsi la ville manque d'eau et d'électricité et leurs accès sont parfois coupés dans les quartiers commerciaux. À Mumbai, les pauvres qui vivent dans les bidonvilles, vivent parfois tout près des riches qui vivent dans des grands immeubles d'habitation.

Le centre de la ville abrite aussi Dharavi, le plus grand bidonville d'Asie, qui abrite des populations démunies. La plupart de ses habitants s'entassent tous les matins dans le service ferroviaire de Mumbai, à cinq cents dans des wagons prévus pour deux cents personnes pour gagner environ deux mille roupies par mois (quarante euros).

Les activités économiques principales, autres que le cinéma, sont celles de la chimie, du textile et de la pêche. Elle héberge également le siège social de Tata Motors, et, depuis mars 2008, ceux de Jaguar et de Land Rover.

Démographie[modifier | modifier le code]

Selon le recensement de 2011, la population de la ville de Mumbai s’élève à 12 478 447 habitants, l'aire urbaine en compte 20 748 395[23]. La densité de population est estimée à 22 000 hab/km2. Le taux d'alphabétisation de la ville est de 82 %, supérieur à la moyenne nationale[23]. Plus de 50 % de l'accroissement démographique résulte de migrations depuis d'autres régions : plus d'un million de personnes entre 1991 et 2001[24] Certaines projections prévoient que Mumbai remplacera Tokyo comme ville la plus peuplée du monde d’ici 2020[25].

Aucune métropole indienne n'a une population aussi polyglotte que Mumbai. Le marathi, langue officielle du Maharashtra, est largement parlé, tout comme le hindi, le gujarati et l'anglais. Un dialecte original, le bambaiya — mélange de marathi, de hindi et d'anglais d'Inde — est courant dans la rue. L'anglais reste la langue principale de la vie économique et des employés de bureau.

Mumbai souffre des problèmes des grandes métropoles de pays en voie de développement : pauvreté et chômage de masse, santé publique et système d'éducation inadéquats pour une part importante de la population. Les espaces constructibles étant rares, les logements sont chers, et les habitants demeurent généralement loin de leur lieu de travail, ce qui entraîne de longs trajets par des transports en commun ou un système routier saturés. L’explosion démographique pèse énormément sur les équipements, les infrastructures et les transports de la ville. La moitié de la population de Mumbai vit dans un bidonville[26]. Celui de Dharavi, le deuxième plus peuplé d'Asie, compterait entre sept cent mille et plus d'un million d'habitants[27]. 27 577 crimes ont été relevés en 2004, contre 30 991 en 2001, une baisse de 17 %.

Évolution de la population[modifier | modifier le code]

  • 1971 : 5 970 575
  • 1981 : 8 243 405
  • 1991 : 9 925 891
  • 2001 : 11 914 398
  • 2012 : 12 478 447[28]

Religions[modifier | modifier le code]

Les religions présentes à Mumbai sont l'hindouisme (67,4 % de la population), l'islam (18,6 %), le bouddhisme (5,22 %) le christianisme (4,2 %). S'y ajoutent des jaïnes, sikhs ainsi que des parsis et des juifs[29].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Institutions municipales et services publics[modifier | modifier le code]

Le siège de BMC

Mumbai a le statut de corporation municipale. L'administration de la ville est confiée à la Corporation municipale du Grand Mumbai (Brihanmumbai Municipal Corporation ou BMC), qui constitue la plus riche administration municipale d'Inde. Le conseil de la Corporation est élue au suffrage universel direct et compte 227 conseillers. Le maire, un poste largement honorifique, est élu par le conseil.

La BMC est dirigée par un commissaire municipal, un agent de la Fonction publique administrative indienne.

Jumelage[modifier | modifier le code]

Mumbai est jumelée avec

Transport[modifier | modifier le code]

La gare terminale de Chhatrapati Shivaji, ancien Victoria Terminus, ou VT, siège du Chemin de fer central, est inscrite au Patrimoine mondial de l'UNESCO.

La plupart des habitants de Mumbai utilisent les transports publics pour se déplacer vers leur lieu de travail. Cela est dû, outre le faible taux d'équipement automobile des ménages, au déficit de stationnement public, et à l'état du réseau routier, notamment durant la mousson, cause d'embouteillages massifs. Le système de transport en commun de Mumbai comprend le chemin de fer suburbain de Mumbai, les bus et ferries BEST (Brihanmumbai Electric Supply and Transport), auxquels il faut ajouter taxis et autorickshaws.

La ville est le siège social de deux divisions des Chemins de fer indiens – le Chemin de fer central (CR) dont le siège social se trouve à Chhatrapati Shivaji Terminus (l'ancien Victoria Terminus) et le Chemin de fer occidental (WR) dont le siège social se trouve près de Churchgate. Le Chemin de fer suburbain, colonne vertébrale du réseau, est composé de trois réseaux orientés, comme l'agglomération, nord-sud. Avec 6,6 millions de passagers quotidiens, il détient le record mondial de densité de passagers (145 millions de passagers/km/an entre Churchgate et Virar)[réf. nécessaire].

Le métro de Mumbai est actuellement en construction. Une première ligne d'une longueur de 11,4 km et comprenant 12 stations, composée de segments souterrains et à l'air libre, entre Versova (banlieue ouest) et Ghatkopar (banlieue est) a été inauguré le 8 juin 2014[30].

Un bus BEST moderne (Starbus).

Les bus publics gérés par le BEST couvrent presque toute la métropole, y compris les villes satellites de Navi Mumbai et Thana. Les bus sont utilisés pour couvrir des distances courtes à moyennes, tandis que les tarifs de train sont plus économiques pour la longue distance. La flotte du BEST se compose de bus à un ou deux étages, certains dotés d'air climatisé. On compte 3 408 autobus BEST, qui transportent quotidiennement 4,5 millions de passagers sur 340 itinéraires. On peut aussi mentionner le service de bus touristique Mumbai Darshan, qui dessert surtout les zones touristiques.

Les taxis noirs rayés de jaune peuvent transporter jusqu'à quatre passagers avec leurs bagages et couvrent la majeure partie de la métropole. Les vieux modèles Fiat sont peu à peu remplacés par des taxis plus récents et climatisés. Les autorickshaws, ou pousse-pousses à moteur, n'ont le permis d'opérer que dans les banlieues, et y sont la forme principale de transport loué. Ces véhicules à trois roues peuvent loger jusqu'à trois passagers. Ces pousse-pousse, qui fonctionnent au gaz naturel comprimé, disponibles n'importe où dans les banlieues, sont une façon propre et facile de s'y déplacer.

Mumbai est relié aux autres villes indiennes par les Chemins de fer indiens. Les trains interurbains partent des gares de Chhatrapati Shivaji Terminus, Dadar, Kurla-Lokmanya Tilak Terminus, Mumbai Central, Bandra Terminus et Andheri. S'y ajoute le service public d'autocars interurbains MSRTC.

Le port naturel de Mumbai est l'un des meilleurs au monde. De nombreux ferries vers les îles voisines circulent, et il reste de loin le principal port de marchandises de l'Inde. La Marine indienne y possède en outre une importante base, qui accueille le commandement régional ouest.

L'Aéroport international Chhatrapati Shivaji est le plus actif d'Asie du Sud[31].

Enfin, Mumbai est desservi par l'aéroport international Chhatrapati Shivaji (ancien aéroport international Sahar), le plus important d'Asie du Sud. Il accueille 25 % du trafic intérieur indien, et 38 % du trafic international. Le projet d'aéroport international Navi Mumbai, qui désengorgerait les infrastructures existantes, a été approuvé par le gouvernement.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Mumbai est la ville indienne dans laquelle on trouve les plus hauts gratte-ciel du pays : depuis les années 1970 et surtout depuis les années 2000 plus de 160 gratte-ciel y ont été construits et des dizaines d'autres sont en construction, dont plusieurs de plus de 300 mètres de hauteur et même de plus de 400 mètres comme le World One.

Culture[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Bollywood, l'industrie du cinéma en hindi, est basée à Mumbai et est une des plus importantes du monde avec de cent cinquante à deux cents films produits par an[32]. Le nom « Bollywood » est un mot-valise formé à partir de « Bombay » et « Hollywood ».

La ville abrite également l'industrie cinématographique en langue marathi.

Patrimoine[modifier | modifier le code]

  • Les grottes d'Elephanta, situées sur une île, autrefois nommée Gharapuri, à dix kilomètres au large de Mumbai : ces cavernes creusées dans le basalte des collines comportent des sculptures datant du VIe siècle. L'île d'Elephanta doit son nom moderne aux Portugais qui trouvèrent la statue d'un éléphant près de l'endroit où ils débarquèrent. Ces temples découpés dans la roche et consacrés à Shiva Mahadeva sont très richement sculptés. Des canots à moteur embarquent les passagers en contrebas de la Porte de l'Inde pour les y conduire.
  • Hanging Gardens
    Hanging Gardens, également connue sous le nom de jardins de Ferozeshah Mehta : jardins en terrasse perchés au-dessus de la colline de Malabar en vis-à-vis du parc de Kamala Nehru.
  • La gare Chhatrapati Shivaji Terminus ou CST (anciennement gare Victoria) : achevée en 1888, la gare a été baptisée en hommage à la reine Victoria, impératrice des Indes, le jour de son jubilé en 1887. La construction commencée en 1878 d'après les plans de F. W. Stevens, est terminée en 1888, mais la gare a été ouverte au public dès le jour de l'an 1882. C'est maintenant le point de départ des Central Railways. Elle a été renommée Chhatrapati Shivaji Terminus du nom de Chhatrapati Shivaji Maharaj, à la demande du ministre des Transports Suresh Kalmadi en 1996. Située sur Bori Bunder, c'est maintenant un bâtiment protégé : il a été ajouté à la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO en 2004[33].
  • Le musée du Prince de Galles
    Le musée du prince de Galles (renommé Chhatrapati Shivaji Museum) : au début du XXe siècle, quelques notables de la ville décident de créer un musée avec l'aide du gouvernement pour commémorer la visite du prince de Galles. Une des résolutions du comité lors de sa réunion du 22 juin 1904 était que « le bâtiment devra avoir une structure belle et noble convenant à l'emplacement choisi, et en accord avec le meilleur de l'architecture locale ». À la suite d'un concours, George Wittet est choisi pour concevoir le bâtiment du musée en 1909. Wittet avait déjà collaboré avec John Begg à la construction du bâtiment du General Post Office. Le musée a bénéficié d'important dons de peinture occidentale de la famille Tata[34]
  • Porte de l'Inde : construit dans un style indo-mauresque, la Porte de l'Inde commémore la visite du roi George V et de la reine Mary à Bombay, avant le darbar de Delhi en décembre 1911. La porte est construite en basalte jaune de Kharodi et renforcé par du béton. Le dôme central fait seize mètres de diamètre et s'élève à quelque vingt-huit mètres à son point le plus élevé. La porte était censée faire partie d'un ensemble plus vaste qui ne fut jamais construit par manque de fonds ; elle-même ne fut terminée qu'en 1924 et inaugurée le 4 décembre de cette même année par le vice-roi Rufus Isaacs, le comte de Reading. Les dernières troupes britanniques à quitter l'Inde passèrent sous la porte le 28 février 1948.
Imperial Towers Mumbai.

Éducation[modifier | modifier le code]

C'est à Mumbai en 1994[35] qu'a été lancé le programme d'éducation Pratham destiné aux enfants défavorisés.

Médias[modifier | modifier le code]

Mumbai abrite de très nombreux journaux en langue marathi (Maharashtra Times, Navakaal, Lokmat, Loksatta, Mumbai Chaufer, Saamana and Sakaal) et en anglais (notamment The Times of India, Daily News and Analysis). Le Bombay Samachar est le plus vieux journal d'Asie : il est publié en gujarati depuis 1922[36].

La ville est également le siège de nombreuses chaines de télévision.

Sport[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b La ville a été renommée Mumbai en mai 1995 (Universalis). Cependant, Bombay reste le nom recommandé pour l'usage officiel en France par la Commission générale de terminologie et de néologie (Journal officiel).
  2. Mumbai Census Population, Municipal Corporation of Greater Mumbai.
  3. http://www.census2011.co.in/census/metropolitan/305-mumbai.html
  4. Mumbai Urban Infrastructure Project, Mumbai Metropolitan Region Development Authority.
  5. « Mumbai among world’s top 10 financial flow hubs », Rediff News
  6. Christian Pavlov, Les divisions de la ville: préparé dans le cadre du programme de l'UNESCO gestion des transformations sociales, Editions MSH, 2002, ISBN 2-7351-0925-9, p.138.
  7. José Pedro Machado, Dicionário Onomástico Etimológico da Língua Portuguesa, pp. 265-266
  8. Sujata Patel, Jim Masselos, Bombay and Mumbai: Identities, Politics and Populism in Bombay and Mumbai: The City in Transition, Oxford University Press, 2003, ISBN 0-19-567711-0, p.4.
  9. Corporation Resolution No.512, Maharashtra Act, XXV of 1996, History of MCGM, Municipal Corporation of Greater Mumbai
  10. Philippe Gerv-Laaismbony, Frédéric Landy, Sophie Oldfield, Espaces arc-en-ciel: Identités et Territoires en Afrique du Sud et en Inde, Karthala Editions, 2003, ISBN 2-84586-430-2, p. 330
  11. « Afternoon Despatch & Courier, Bombay is Bombay ....not Mumbai » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-05-30
  12. IBNLive, Bombay vs Mumbai: Sena wants BSE renamed as MSE
  13. DNA, Bombay should be changed to Mumbai: Sena
  14. International Business Times, Mumbai's Shiv Sena goes after Bombay Stock Exchange, demands name change
  15. Samuel Townsend Sheppard, Bombay Place-Names and Street-Names: An excursion into the by-ways of the history of Bombay City, The Times Press, Bombay, 1917, ASIN B0006FF5YU, p. 104-105.
  16. « UK Government Foreign and Commonwealth Office », World Gazetteer (consulté le 6 janvier 2008)
  17. http://timesofindia.indiatimes.com/India/MNS_hate_politics_irks_Maharashtra_whos_who/articleshow/3653175.cms
  18. http://www.nytimes.com/2008/11/27/world/asia/27mumbai.html?hp
  19. « Le ministre indien de l'intérieur démissionne », Le Figaro,‎ 30 novembre 2008
  20. Krishnadas Warrior, « Kanheri, Lungs of Mumbai » (consulté le 5 décembre 2007)
  21. « A cat rouses Thane colony » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-05-30
  22. « The Seismic Environment of Mumbai », Tata Institute of Fundamental Research (consulté le 6 décembre 2007)
  23. a et b Cities having population 1 lakh and above, Census 2011, visité le 29 mai 2013
  24. [PDF] « Highlights of Economic Survey of Maharashtra 2005-06 », Directorate of Economics & Statistics, Planning Department, Governement of Maharashtra, Mumbai (consulté le 13 février 2008)
  25. (en) Bombay faces population boom sur BBC News.
  26. Frédéric Landy, L’Inde ou le grand écart, La Documentation photographique, novembre-décembre 2007, n°8060, p.8
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