Mouzens (Dordogne)

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Mouzens
L'église de Mouzens.
L'église de Mouzens.
Blason de Mouzens
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Dordogne
Arrondissement Sarlat-la-Canéda
Canton Saint-Cyprien
Intercommunalité Communauté de communes Vallée de la Dordogne et Forêt Bessède
Maire
Mandat
Mady Balat
2014-2020
Code postal 24220
Code commune 24298
Démographie
Population
municipale
240 hab. (2011)
Densité 29 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 50′ 52″ N 1° 00′ 44″ E / 44.8477777778, 1.0122222222244° 50′ 52″ Nord 1° 00′ 44″ Est / 44.8477777778, 1.01222222222  
Altitude Min. 45 m – Max. 229 m
Superficie 8,14 km2
Localisation

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Mouzens

Mouzens est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Mouzens est une petite commune de 814 hectares sur la rive droite de la Dordogne en aval de Saint-Cyprien. S'élevant de 45 à 229 m d'altitude[1], elle occupe la plaine alluviale et se déploie sur les collines.

L’activité est à dominante agricole ; la vigne a disparu, maïs et tabac, cultures traditionnelles, sont en régression, l’élevage des bovins (race à viande) a pris de l’extension, la nuciculture (noix) et la culture des kiwis se développent.

Lieux-dits[modifier | modifier le code]

La Barrière, la Boissière, Carbonnières, la Carrière, Clos de Sauret, Conti, Croze, Fontpieu, Fontanelles, Fromental, la Geneste, Joindi, la Loge, Martel, Mondiol, Monsec, Monmège, la Mothe, le Pal, Pas-de-Croze, la Praderie, les Rauzes, le Recoux, Roulet, Salepinson, Salebouye, Souleillal, Terre-Gayou, Vermant et Ville-aux-Bois[2].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Mouzens
Campagne Saint-Cyprien
Coux-et-Bigaroque Mouzens Berbiguières
Siorac-en-Périgord Marnac

Toponymie[modifier | modifier le code]

La commune doit son nom à Mozo, chef d'une peuplade de Wisigoths qui a occupé l’Aquitaine aux IVe et Ve siècles.

Les habitants s'appellent les Mouzencois.

En occitan, la commune porte le nom de Mosens[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom de la paroisse est attesté en 1333 sous la forme « Mozens ». Sur la carte de Cassini représentant la France entre 1756 et 1789, le village est identifié sous le nom de « Monzens »[4]. Pendant la période révolutionnaire, à la fin du XVIIIe siècle, ce nom s’écrira « Mouzains ».

Au Moyen Âge, la paroisse dépendait de la châtellenie de Bigaroque dont les suzerains successifs connus furent Richard Cœur de Lion (mort en 1199), Mercadier, Martin d’Algays (mort écartelé à Biron pour avoir trahi Simon de Montfort, chef de la croisade contre les Albigeois) puis les archevêques de Bordeaux jusqu’à la nationalisation des biens du clergé en 1789.

Depuis l’organisation administrative décidée par l’Assemblée nationale constituante, la paroisse de Mouzens devenue « commune » a toujours fait partie du canton de Saint-Cyprien, du district puis de l'arrondissement de Sarlat, et du département de la Dordogne.

Au point de vue religieux, la paroisse dépendait de l’archiprêtré d’Audrix et de l’évêché de Sarlat jusqu’à la suppression de ce dernier par la Constitution civile du clergé pendant la période révolutionnaire. Cet évêché a été rétabli à la fin du XXe siècle et le titulaire en est l’évêque de Périgueux.

Localement sur le domaine seigneurial du château de Monsec se sont succédé les familles Laroque vers 1300, les Suquet de la Treilhe vers 1400. En 1560 le propriétaire est Montlouys. Une des filles, Marguerite de Foucaut, épouse François de Feletz. Une descendante de cette union, Anne de Feletz, devient seule héritière du château de Monsec et de ses dépendances en 1610. Elle épouse François de Clermont issu d’une famille quercynoise et depuis cette date, le domaine est toujours resté par héritage et mariages dans la même famille.

En 1793, un des fils du châtelain, Jean-Baptiste de Touchebœuf-Lafage deviendra le premier maire de Mouzens à l’âge de 20 ans et le restera pendant 60 ans jusqu’à son décès en 1854.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Mouzens Blason Écartelé: aux 1er et 4e d'argent au lion de sable, armé, lampassé, couronné et la houppe de la queue de gueules et à la bordure d'azur chargée de huit besants d'or, aux 2e et 3e de gueules au casque wisigoth d'argent soutenu de deux burelles ondées du même.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1793 1854 Jean-Bastiste de Touchebœuf-Lafage[Note 1]    
1854 1867 Léonard Allègre    
1867 1880 Pierre Delpeyrat    
1880 1884 Thibaud Bourgès    
1884 1892 Jean-Baptiste de Touchebœuf-Clermont    
1892 1900 Auguste Boscus    
1900 1925 Charles de Royère    
1925 1935 Louis-Pierre Daudrix    
1935 1943 Jean Vilatte    
1943 1944 Henri Marquay    
1944 1945 Jean Vilatte    
1945 1953 René Valeille-Manet    
1953 1983 Paul Soulié    
1983 1989 Guy Montagne    
1989 1995 Guy Champagne    
1995 mars 2014 Jean-Claude de Royère SE Directeur de banque retraité
mars 2014[5] en cours Mady Balat    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 1365, Mouzens comptait 27 feux 1/2 (soit environ 150 habitants). L’habitat se situait principalement sur les coteaux car la vallée était marécageuse et peu sûre.

Recensements sous l'Ancien Régime
1726 1763 1770 - -
785 170 feux (1 feu représente 4 à 5 personnes) 125 feux - -


En 2011, Mouzens comptait 240 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2008, 2013, 2018, etc. pour Mouzens[6]). Depuis 2006, les autres dates correspondent à des estimations légales.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
532 455 477 478 517 525 546 564 586
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
583 555 552 551 551 537 521 523 508
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
500 486 453 586 329 320 306 299 254
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
220 214 186 202 196 227 238 241 240
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Château et site de Monsec[modifier | modifier le code]

Le château de Monsec est construit sur les fondations d’un oppidum (village fortifié) gallo-romain. À côté du château, une chapelle est construite sur les plans de Bouillon et Nalet, architectes de la préfecture de Périgueux (fin du XIXe siècle).

Jadis, le rôle de cette maison forte était de surveiller la rivière afin de prévenir les intrusions notamment des Vikings, qui ont incendié Saint-Cyprien au IXe siècle.

C'est dans ce château que Léon Poirier tourna en 1943 son film Jeannou[9].

Le château de Monsec est inscrit partiellement au titre des monuments historiques en 1978, puis en totalité en 2005[10]. Il est construit sur un site également inscrit et protégé par arrêté de 1982.

L’église et le retable[modifier | modifier le code]

Consacrée à la Sainte-Vierge, l'église est connue sous le vocable « Notre-Dame de l’Assomption ». Le chœur date du XIIe siècle. Son entretien fut assuré par la famille Feletz et en 1618 le cardinal-archevêque de Bordeaux, François de Sourdis, reconnaissant, concède à cette famille le droit de banc et de litre (bande noire sur le pourtour intérieur, encore visible au début du XXIe siècle).

Sept membres de la famille Feletz et Clermont-Touchebœuf ont été inhumés dans la crypte de l’église avant 1774.

Cet édifice a subi une restauration dans la seconde moitié du XIXe siècle. Les vitraux portent tous la date de l’année 1880. Le clocher a été construit à cette époque également. Les deux cloches ont été fondues et baptisées en août 1901. Maintenant électrifiées, chaque jour à 7 h, 12 h et 19 h, la petite, prénommée Louise, tinte 3 fois 3 coups, puis la plus grosse, Marie, sonne à la volée. Autour de l’autel a été installé, à une date indéterminée mais postérieure à la tourmente révolutionnaire, un retable de la deuxième moitié du XVIIe siècle, provenant de la vente des biens du couvent de Bénédictines de Fontgaufier. Depuis 1980, il est classé au titre des monuments historiques[11]. Il a subi une restauration complète au début des années 1980 et depuis, des travaux ont permis de le protéger contre l’humidité.

Maison périgordine, Place du Docteur Boissel[modifier | modifier le code]

Typique de l’habitat périgordin, une maquette figure au Musée des Arts populaires à Strasbourg.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean-Baptiste de Touchebœuf- Lafage, premier maire de Mouzens en 1793. Il fut l’un des créateurs du comice agricole de Saint-Cyprien.
  • Pigeon de la Grange, demeurant au lieu-dit la Geneste fut l’un des 60 délégués du district de Sarlat à participer à la Fête de la Fédération le 14 juillet 1790 à Paris.
  • Docteur Boissel, né le 10 septembre 1872 à Mouzens, décédé à Saint-Cyprien le 26 août 1939. A écrit de nombreux poèmes en patois occitan sarladais, une pièce de théâtre en patois également. Il a laissé de nombreux recueils de poèmes en français. Son parcours professionnel et littéraire a fait l’objet d’une thèse[réf. nécessaire].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Décédé en fonctions.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Mouzens sur le site de l'Institut géographique national (archive), consulté le 3 février 2011.
  2. Site de la mairie de Mouzens, consulté le 19 septembre 2012.
  3. Le nom occitan des communes du Périgord sur le site du Conseil général de la Dordogne, consulté le 13 mars 2014.
  4. Monzens sur Géoportail. Consulté le 29 septembre 2011.
  5. Union départementale des maires de la Dordogne, consultée le 23 août 2014.
  6. « Calendrier de recensement », sur Insee (consulté le 13 mars 2014)
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  9. Liste des films tournés sur le site Dordogne Cinéma, consultée le 17 octobre 2013.
  10. « Château de Monsec », base Mérimée, ministère français de la Culture, consulté le 3 février 2011.
  11. « Notice no PM24000248 », base Palissy, ministère français de la Culture, consultée le 6 juillet 2011.