Mouvement d'évolution sociale de l'Afrique noire

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Mouvement pour l'évolution sociale de l'Afrique noire
Image illustrative de l'article Mouvement d'évolution sociale de l'Afrique noire
Logo officiel
Présentation
Président Jean-Baptiste Koba
Fondation 28 septembre 1949
Siège Bangui
Idéologie (sg)Zo kwe zo : « Tout homme est un homme »

Le MESAN (Mouvement pour l'évolution sociale de l'Afrique noire) est un mouvement politique français puis centrafricain fondé le 28 septembre 1949 à Bangui (Oubangui-Chari), par Barthélemy Boganda. Aboli en novembre 1979, il est réhabilité après l'établissement du multipartisme.

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines (1949-1962)[modifier | modifier le code]

A l’origine mouvement de libération nationale de l’Afrique noire pour l'indépendance, il se charge de « promouvoir l'évolution politique, économique et sociale de l'Afrique noire, renverser les barrières du tribalisme et du racisme, substituer à la notion dégradante de subordination coloniale, la notion plus humaine de fraternité et de coopération »[1]. Le programme du parti tient en 5 verbes définissant 5 besoins fondamentaux : Nourrir, Vêtir, Guérir, Instruire, Loger.

Parti unique (1962-1979)[modifier | modifier le code]

Le MESAN, parti du chef de l'État David Dacko, est institué en tant que parti unique en décembre 1962 par une loi[2] constitutionnelle[3].Il demeure parti unique sous la présidence de Jean-Bedel Bokassa, y compris lorsque le pays est proclamé Empire centrafricain par le désormais empereur Bokassa Ier. Après le renversement de Bokassa en 1979, David Dacko revient au pouvoir, dissout le MESAN et crée l'Union démocratique centrafricaine, qui tente un moment de s'imposer en tant que nouveau parti unique[4], avant que le Centrafrique ne repasse finalement officiellement au multipartisme et ne tienne des élections libres en 1981[5].

Multipartisme[modifier | modifier le code]

Après la mise en place du multipartisme, le Mesan réhabilité, obtient un siège de député aux élections législatives du 22 août 1993[6]. Le Mesan connait une division en deux factions, dirigées par Prosper Lavodrama et Joseph Ngbangadibo[7]. Ce dernier dirige, alors, le MESAN Boganda.

Dirigeants[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Biographies des députés de la IV République: Barthélémy BOGANDA », Assemblée nationale (France) (consulté le 10 septembre 2014)
  2. loi 62.365 adoptée par l'Assemblée nationale, le 21 décembre 1962
  3. Emmanuel Germain, La Centrafrique et Bokassa: 1965-1979 : force et déclin d'un pouvoir personnel, L'Harmattan, 2001, p 38
  4. Pierre Saulnier, Le Centrafrique: entre mythe et réalité, L'Harmattan, 1998, page 111
  5. République centrafricaine sur Larousse.fr
  6. Perspective Monde, Université de Sherbrooke (Canada)
  7. Africa South of the Sahara 2003, Psychology Press, 2002, p 199