Mouvement pour l'autonomie de la Kabylie
|
|
Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.
|
| Mouvement pour l'autonomie de la Kabylie Timanit i Tmurt N Yeqvayliyen |
|
|---|---|
[[Fichier: |100px|alt=Image illustrative de l'article Mouvement pour l'autonomie de la Kabylie]]Logo officiel |
|
| Présentation | |
| Président (élu) | Bouaziz Ait Chebib[1] |
| Fondation | 30 juin 2001 |
| Siège | Kabylie |
| Fondateur - Ancien Président | Ferhat Mehenni (2001 - 2010) |
| Ancien Président (par intérim) | Mouloud Mebarki (05 août 2011 - 09 décembre 2011)[2] |
| Ancien Président (par intérim) | Mohand-Larbi Tayeb (01 juin 2010 - 05 août 2011) [3] |
| Idéologie | Autonomie territoriale Fédéralisme Berbérisme Kabylisme Union Nord-Africaine des Peuples. |
| Couleurs | jaune, vert, bleu |
| Site web | www.makabylie.info |
Le Mouvement pour l'autonomie de la Kabylie (MAK) est un mouvement autonomiste kabyle fondé en juin 2001 par Ferhat Mehenni.
Sommaire |
[modifier] Historique
Le MAK a fait son apparition en juin 2001, au moment où la Kabylie était confrontée à une grave crise née de l'assassinat par des gendarmes algériens d'un jeune lycéen Kabyle nommé Massinissa Guermah dans l'enceinte de leur brigade en Kabylie. Cet assassinat a été suivi de violentes confrontations entre gendarmes et population, appelées plus tard « printemps noir » en contraste avec le Printemps berbère, et qui se sont soldées par une centaine de morts et des milliers de blessés parmi les manifestants.
Née dans le feu de ces évènements, la revendication autonomiste portée par le MAK se voulait une redéfinition globale du combat identitaire mené jusqu'alors par le mouvement berbériste en Kabylie, consistant à revendiquer des droits linguistiques et culturels dans le cadre du système politique centralisé de l'État algérien hérité de la colonisation française.
Ferhat Mehenni a annoncé, le 21 avril 2010, la formation d'un « Gouvernement Provisoire Kabyle en exile» (GPK). Ce gouvernement qu'il préside lui même suite à sa désignation par le Conseil national du MAK réuni le 31 mai 2010, a été installé au Palais des Congrès de Paris le 1er juin 2010[4]. Il est alors composé de neuf ministres, deux femmes et sept hommes, originaires des trois sous-régions de la Kabylie. Cependant, suite à un profond désaccord avec le président qui est accusé de freiner les actions ministèrielles,4 ministres démissionnent (Ministre du budget, ministre de la santé et de la solidarité, ministre de l'intérieur, et ministre aux relations avec la société). Un 5ème ministre démissionne suite à son élection à la présidence du MAK France. Le chef de cabinet de la présidence sera lui limogé par Ferhat Mehenni. Se désignant comme un gouvernement en exil, des ministres du GPK, (constitué aujourd'hui de 5 hommes, l'ancien secrétaire général étant promu ministre), se rendent régulièrement en Kabylie en toute liberté. Le nouveau président du MAK France élu en février 2011, jette l'éponge sous la pression du président du GPK. Depuis l'intérim est assuré par le vice président. « Niés dans notre existence, bafoués dans notre dignité, discriminés sur tous les plans, nous nous sommes vus interdits de notre identité, de notre langue, et de notre culture kabyle, spoliés de nos richesses naturelles, nous sommes, à ce jour, administrés tels des colonisés, voire des étrangers en Algérie », peut-on lire dans le discours inaugural de l'installation du GPK. « Aujourd'hui, si nous en sommes à mettre sur pied notre gouvernement provisoire, c'est pour ne plus subir ce que nous endurons d'injustice, de mépris, de domination, de frustrations et de discriminations depuis 1962. » Il se montre convaincu de la justesse du pas qui vient d’être franchi. Ferhat Mehenni estime qu’avec l’installation de ce gouvernement, « le pouvoir algérien a désormais un interlocuteur de taille avec qui il peut négocier pour résoudre le conflit qui l’oppose à la région de la Kabylie. » « Notre démarche profitera à tous les Algériens et à l’Afrique du Nord en général. » a-t-il ajouté.
Le MAK est structuré en Kabylie à travers des sections villageoises, des Coordinations intervillageoises et des Conseils régionaux[5].
[modifier] Projet
Le MAK milite entre autres pour :
- la reconnaissance de la qualité de peuple et de nation à la Kabylie ;
- l'autonomie territoriale de la Kabylie au sein d'une Algérie décentralisée ;
- l'officialisation de la langue kabyle en Kabylie ;
- la laïcité en Kabylie ;
- l'octroi à l'entité régionale de sa quote-part des richesses naturelles nationales.
[modifier] Notes et références
- Bouaziz Aït Chebib élu nouveau président du MAK (Agence SWIEL)
- Le MAK nomme un nouveau président par intérim (Agence SIWEL)
- Le MAK exclue l'ex président par intérim Mohand Larbi Tayeb (Agence SIWEL)
- Kabylie: Un "gouvernement provisoire" à Paris, Europe 1, 2 juin 2010. Consulté le 3 juin 2011
- Statuts du Mouvement pour l'Autonomie de la Kabylie
