Mouvement des damnés de l'impérialisme

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Le Mouvement des damnés de l'impérialisme (MDI) est un groupuscule politique lancé officiellement le 22 mars 2008, présidé par Héry Djéhuty Séchat. Créé par Kémi Séba à la suite de la dissolution légale et judiciaire de ses anciennes organisations (Tribu Ka puis Génération Kémi Séba), le MDI se définit comme « ethno-différencialiste et anti-impérialiste », et se classerait, selon l'asbl belge RésistanceS, à l'extrême droite de l'échiquier politique français[1].

Sommaire

[modifier] Politique et alliances

Deux mois après son lancement, le MDI aurait, selon Le Figaro, amorcé une alliance avec une organisation d'« inspiration néonazie », baptisée la « Droite socialiste[2] ».

Le MDI affirme prendre pour modèle le Hezbollah libanais et se serait rapproché d'un centre religieux chiite se revendiquant proche du régime iranien[3],[4], avec qui il avait pour projet une action commune le 27 septembre 2008 visant à dénoncer l'action du « sionisme en Afrique, au Moyen-Orient, en Europe et en Asie » lors de la « Journée de Jérusalem » dite « Journée d’Al Qods », initiée par le régime islamique iranien[5].

Le MDI revendique également une alliance avec le groupe juif haredi (ultra-orthodoxe) antisioniste Neturei Karta[6].

Le 30 juin 2009, le MDI annonce l'intégration du négationniste Serge Thion[7] et de Ginette Skandrani, co-fondatrice des Verts[8].

[modifier] Organisation

En septembre 2008, un groupuscule nommé « Banlieue anti-système » a officiellement intégré le MDI[5],[9], qui affirme regrouper des « militants panafricains, panarabes, paneuropéens ».

Il fonctionne avec un président « plébiscité » (Kémi Séba) et un bureau national composé de sept personnes dont les noms n'ont pas été rendus publics. Selon le MDI, ce bureau serait réélu tous les deux ans et resterait secret pour « raisons de sécurité »[10]. Le MDI revendique 400 cotisants[11] et une dizaine d'antennes régionales[10]. Il serait composé d'un noyau dur d'environ 80 personnes en Île-de-France[5]. Ses meetings réuniraient jusqu'à une centaine de personnes en banlieue et dans les métropoles françaises[5].

[modifier] Méthodes

Le MDI a fait d'Internet son principal outil de développement et d'influence, avec des sites web[12], mais aussi une « cellule de contre-propagande Web » qui intervient sur les forums et publie de nombreux montages vidéos[12].

L'une de ces vidéos, appelée « nuits de l'anti-impérialisme », est considérée par l'UEJF comme un « appel au meurtre dirigé contre les juifs » et qualifiée par le ministère public d'incitation à la haine raciale. Suite à la diffusion de cette vidéo, l'UEJF et l'association « J'accuse », soutenues par SOS Racisme et le MRAP, attaquent le leader du MDI en justice pour faire interdire son site[13], mais le juge des référés s'estime non compétent pour en ordonner le retrait[14].

Selon le quotidien Le Monde[5], le MDI chercherait également à capter les jeunes de banlieue en mettant en avant une « théorie du complot impérialiste »[15].

[modifier] Annexes

[modifier] Articles connexes

[modifier] Liens externes

[modifier] Notes et références

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