Mouvement des Bonnets rouges

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Mouvement des Bonnets rouges

Informations
Date Depuis octobre 2013
Localisation Bretagne (France)
Caractéristiques
Organisateurs Collectif « Vivre, décider, travailler en Bretagne »
Participants Ouvriers, marins, agriculteurs, patrons, artisans, chômeurs
Revendications • Suppression de l'écotaxe

• Allègement des charges fiscales
• Fin du dumping social

Régionalisation
Nombre de participants Plusieurs dizaines de milliers
Répression
Blessés + de 10

Le mouvement des Bonnets rouges est un mouvement de protestation apparu en Bretagne en octobre 2013, en réaction aux mesures fiscales relatives à la pollution des véhicules de transport de marchandise et aux nombreux plans sociaux de l'agroalimentaire. Cette mobilisation massive pour l’emploi et contre l’écotaxe en Bretagne déstabilise le gouvernement, au point de conduire le Premier ministre à annoncer, en moins de deux mois, une grande réforme fiscale et un « Pacte d'avenir pour la Bretagne ». Après deux grandes manifestations de masse à Quimper et à Carhaix-Plouguer en novembre 2013, il se prolonge sous la forme d'un collectif et de comités locaux.

Origine[modifier | modifier le code]

Contexte[modifier | modifier le code]

Les alliances préalables[modifier | modifier le code]

Parmi les événements précurseurs, il y a eu l'appel lancé le 18 juin 2013 à Pontivy, par trente responsables d'entreprise, pour demander l'allègement des impôts, la diminution des contraintes administratives et la suppression de l'écotaxe. Parmi les membres du CCIB se trouvaient Jakez Bernard, président du label « Produit en Bretagne », Alain Glon, président de l'Institut de Locarn, un think tank régionaliste, et ancien industriel de l'agroalimentaire, Olivier Bordais, gérant du supermarché Leclerc de Landerneau, Jean-Pierre Le Mat, président de la CGPME des Côtes-d'Armor, Jean Ollivro, professeur de géographie à l'université de Rennes 2, Jacques Jaouen, président de la Chambre d'agriculture de Bretagne[Note 1], Jean-François Jacob, président de la société d'intérêt collectif agricole (SICA) de Saint-Pol-de-Léon[PPN 1].

L'entrée en action de la Fédération des syndicats d'exploitants agricoles du Finistère (FDSEA 29), présidée par Thierry Merret et celle des sections syndicales Force ouvrière des abattoirs Doux (poulet) et Gad (porc) a, ensuite, modifié la donne, car elle a abouti à une manifestation conjointe au cours de laquelle le portique de détection pour l'écotaxe, installé à Guiclan, à l'ouest de Morlaix, a été mis à bas le 2 août 2013.

La jonction entre les agriculteurs (FDSEA 29 et Jeunes agriculteurs 29) et les ouvriers FO de Gad s'était concrétisée par une conférence de presse commune tenue le 16 juin 2013[PPR 1].

Très antérieurement, un millier de personnes s'étaient réunies pour distribuer des tracts au péage autoroutier de la Gravelle, le 4 février 2009, après le vote définitif de la loi sur « l'éco-redevance pour les poids-lourds ». Christian Troadec, conseiller général du Finistère, maire de Carhaix-Plouguer, et l'un des leaders politiques du mouvement des Bonnets rouges, qui est piloté par le collectif « Vivre, décider, travailler en Bretagne », y avait pris la parole[EL 1]. Thierry Merret, déjà président de la FDSEA 29, était également présent[PPN 2].

Apparition des Bonnets rouges[modifier | modifier le code]

Les Bonnets rouges, si l'on prend comme élément concret le fait de s'en coiffer, ont fait leur apparition lors de l'assaut de plusieurs centaines de personnes contre le portique écotaxe de Pont-de-Buis le samedi 28 octobre 2013[PPN 3], action au cours de laquelle un manifestant a la main arrachée en ramassant une grenade lancée par les forces de l'ordre[EL 2],[PPR 2]. Les organisations qui sont à l'origine des trois samedis de manifestation consécutifs (les 14, 21 et 28 octobre) pour atteindre le portique ont été, d'une part, les syndicalistes agricoles et, d'autre part, le Comité de convergence des intérêts bretons (CCIB)[PPN 4]. Ce même jour, Thierry Merret, président de la Fédération départementale des exploitants agricoles du Finistère, accompagné de ses collègues, prend la parole sur le terrain, à l'aide d'un mégaphone et appelle les manifestants à se rendre au « rassemblement régional » qui doit avoir lieu le 2 novembre à Quimper[PPR 3].

Quatre jours après, le portique a été démonté sur décision du gouvernement afin qu'il ne soit plus une cible et qu'ainsi la circulation sur un axe important (Brest-Quimper) ne soit plus désorganisée[PPR 4].

Le collectif « Vivre, décider, travailler en Bretagne »[modifier | modifier le code]

Un nom et des symboles[modifier | modifier le code]

En choisissant son nom, le collectif « Vivre, décider, travailler en Bretagne » remet sur le devant de la scène un slogan des années 1970 : c'est le syndicat CFDT qui scande le premier « Vivre et travailler au pays ». Ce slogan est ensuite repris par le Parti socialiste unifié (PSU) avant que l'Union démocratique bretonne (UDB) y ajoute le mot « décider » à la fin des années 1970[PPR 5].

Le bonnet rouge a quant à lui été choisi en référence à une révolte anti-fiscale de 1675 en Bretagne[PPN 5]. Le drapeau breton Gwenn ha Du est mis en avant, certains abordant par ailleurs le premier drapeau breton Kroaz Du, le drapeau interceltique ou le drapeau du Pays nantais.

Le 8 mars 2014, le vexillologue Mikael Bodlore et Eric Léost, membre du comité des Bonnets rouges du Pays bigouden, présentent lors des États généraux de Bretagne, à Morlaix, un drapeau conçu pour représenter officiellement le mouvement. Cet étendard est « composé d'une croix de Saint-André qui rappelle celle des Écossais, symbole de leur victoire sur les Angles. Cette croix sur fond rouge est aussi un symbole de danger, celui qui menace la Bretagne dans son économie et ses emplois. Au centre, il y a un rond rouge qui symbolise le bonnet. La couleur rouge renvoie aussi au monde du travail ». Le spécialiste de l'étude des drapeaux précise qu'« il y a aussi les mouchetures d'hermine en forme de rose des vents qui indiquent que le mouvement concerne la Bretagne entière à cinq départements. Les hermines rappellent aussi qu'il s'agit d'un drapeau breton contre toute récupération du mouvement »[PPR 6], [EL 3].

La chanson considérée comme l'hymne de la Bretagne, le Bro gozh ma zadoù, est entonnée a cappella lors des grands rassemblements[PPN 6]. La chanson La Blanche Hermine de Gilles Servat est également reprise d'une manière contestataire telle qu'elle le fut dans les années 1970. L'artiste l'interprète lors de son passage à Carhaix le 30 novembre 2013[EL 4].

Porte-paroles du collectif[modifier | modifier le code]

  • Christian Troadec, maire divers gauche de Carhaix[PPR 7]
  • Thierry Merret, agriculteur et président de la FDSEA du Finistère[PPR 7]
  • Olivier Le Bras, ouvrier et délégué syndical Force ouvrière de Gad[PPR 7]
  • Corinne Nicole, déléguée CGT de Tilly-Sabco

Évolution politique[modifier | modifier le code]

À la suite de la manifestation de Quimper, la manifestation du 30 novembre à Carhaix-Plouguer est appelée par le collectif « Vivre, décider, travailler en Bretagne » qui publie, le 11 novembre 2013, une « Charte des Bonnets rouges[1] », afin de se différencier des reprises du symbole du bonnet rouge par des personnes extérieures à la Bretagne.

Ses demandes politiques y sont résumées par la gratuité des routes bretonnes (suppression définitive de l'écotaxe), l'arrêt des distorsions de concurrence et du dumping social et la relocalisation des décisions en Bretagne, tout en précisant qu'il récuse « la haine et le rejet de l'autre », afin d'écarter les récupérations par l'extrême-droite[PPR 8]. Selon Christian Troadec : « le FN est un poison pour la Bretagne et être Bonnet rouge c'est un antidote au FN »[PPR 9].

Le 5 décembre 2013, Christian Troadec lance une sorte d'ultimatum au gouvernement pour le lendemain, à midi[PPN 7]. Beaucoup d'observateurs considèrent que c'est une grande maladresse[réf. souhaitée]. Le 22 décembre 2013, il appelle les Bonnets rouges à se joindre au mouvement d'opposition au projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, en allant manifester le 22 février 2014 à Nantes. Il invite : « les marins, les paysans, les ouvriers de l'agroalimentaire durement frappés par les licenciements, les petits entrepreneurs, commerçants, artisans, l'ensemble des citoyens qui refusent cette fracture territoriale à se mobiliser dès maintenant et à prendre part à ce qui aura toutes les chances d'être l'une des plus grandes manifestations de l'histoire de la Bretagne ». Le collectif « Vivre, décider, travailler en Bretagne », dont il est membre et principal porte-parole, invalide cet appel, en précisant que « dans ses prérogatives, il n'a pas à se positionner sur le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes », son leitmotiv étant « le maintien de l'emploi et du travail productif en Bretagne »[PPN 8].

Sur la base de la Charte des Bonnets rouges, des comités locaux des Bonnets rouges, qui sont aussi des associations de fait, ont été constitués partout en Bretagne historique (5 départements, dont la Loire-Atlantique) et des cahiers de doléances sont proposés à la rédaction de ceux qui le souhaitent, pour une synthèse dévoilée lors des États-Généraux de la Bretagne[2], le 8 mars 2014, à Morlaix.

Les journalistes et commentateurs locaux ont souligné que le mouvement initié en novembre est très disparate : « L'ensemble forme comme un trépied, […] des revendications syndicales et sociales fortes, face à la fermeture d'entreprises […], les agriculteurs de la FDSEA, à droite sur l'échiquier politique, qui demandent moins de contraintes administratives et pointent de la fourche la dictature écolo […], le vent régionaliste ou autonomiste porté par le maire de Carhaix, Christian Toadec, qui semble pousser des foules bigarrées aux couleurs des Bonnets rouges et des gwenn ha du, le drapeau breton. Enfin… une quatrième force : les patrons bretons, comme ceux de Produit en Bretagne ou de l'Institut de Locarn, réunis dans le Comité de convergence des intérêts bretons »[L 1].

Une plateforme officielle et 11 revendications phares[modifier | modifier le code]

Lors des États généraux de Bretagne, tenus à Morlaix le 8 mars 2014, le collectif « Vivre, décider, travailler en Bretagne » et les membres des 60 comités locaux des Bonnets rouges ont dévoilé « les 11 revendications phares », dont 7 ont été établies à partir du traitement informatique de plus de 14 000 doléances individuelles. Elles sont en majorité économiques et « régionalistes »[réf. souhaitée].

Actions militantes[modifier | modifier le code]

Manifestations et occupations de ponts[modifier | modifier le code]

  • 2 novembre 2013 : Quimper (entre 15 000 et 30 000 personnes)[PPN 9].
  • 30 novembre 2013 : Carhaix (entre 17 000 et 40 000 personnes)[PPN 10].
  • 5 janvier 2014 : opération « À chacun son pont » (350 à 400 personnes sur une quinzaine de ponts du Finistère, dont 120 sur le pont de Guiclan ; 130 sur 26 ponts dans les Côtes-d'Armor ; 121 sur 11 ponts dans le Morbihan ; 73 sur dix ponts en Ille-et-Vilaine ; une dizaine sur cinq ponts en Loire-Atlantique selon les gendarmes)[PPR 10].
  • 15 février 2014 : environ 400 personnes s'installent sur la voie express N 165, juste à l'Est du portique écotaxe de Brech (Morbihan). Quatre personnes sont blessées, dont deux grièvement dans des incidents isolés entre forces de l'ordre et quelques individus [PPR 11].
  • 8 mars 2014 : le collectif « Vivre, décider, travailler en Bretagne » organise les premiers États généraux de Bretagne au parc des expositions de Langolvas. Entre 3 000 et 5 000 personnes y participent[PPR 12].

Portiques endommagés, démontés ou détruits[modifier | modifier le code]

Le portique de Saint-Allouestre en octobre 2013, quelques jours avant sa destruction.

Dix portiques écotaxe ont été endommagés, démontés ou détruits mais seuls l'endommagement ou le démontage des cinq premiers peuvent être attribués, directement ou indirectement, aux sympathisants des Bonnets rouges :

  • 2 août 2013 : Guiclan (Finistère) ;
  • 8 octobre 2013 : Melgven (Finistère) ;
  • 2 novembre 2013 : Lanrodec (Côtes-d'Armor) ;
  • 2 novembre 2013 : Pont-de-Buis-lès-Quimerc'h (Finistère) — portique non endommagé mais démonté à la demande des autorités ;
  • 3 novembre 2013 : Saint-Allouestre (Morbihan) — trois personnes condamnées à de peines avec sursis ;
  • 28 décembre 2013 : Pontorson (Manche) ;
  • 9 janvier 2014 : Jans (Loire-Atlantique) — portique très peu endommagé mais démonté à la demande des autorités ;
  • 25 janvier 2014 : Gosné (Ille-et-Vilaine) — portique légèrement endommagé par le feu, resté en place ;
  • 2 février 2014 : La Séguinière (Maine-et-Loire) ;
  • 9 février 2014 : La Trinité (Manche) ;
  • 10 février 2014 : Vernouillet (Eure-et-Loir) ;
  • 5 mars 2014 : Gosné (Ille-et-Vilaine) — portique fortement endommagé par le feu et démonté le lendemain.

Le dispositif mis en place comporte aussi de simples bornes de détection d'environ 2 mètres de hauteur et plusieurs de celles qui existaient en Bretagne avaient été vandalisées avant le 10 février 2014[EL 5].

Réactions[modifier | modifier le code]

Soutiens politiques, syndicaux ou de la société civile[modifier | modifier le code]

Le mouvement des Bonnets rouges a reçu le soutien d'un certain nombre d'organisations :

Partis politiques :

Mouvements syndicaux :

Associations :

Soutiens artistiques[modifier | modifier le code]

Une chanson sur les événements de Quimper et Carhaix est écrite en breton par Hervé Cudennec, intitulée Sklerijenn war ar Bonedoù Ruz[7]. Le groupe breton Les Glochos, originaire de Pontivy, a enregistré une chanson sur les Bonnets rouges fin 2013[PPR 14]. Des artistes chanteurs sont montés sur scène lors de rassemblements comme Les Frères Morvan, Gilles Servat, Dom Duff, Gwennyn, Plantec, OlavH...

Opposition[modifier | modifier le code]

Opinion publique[modifier | modifier le code]

En décembre 2013, selon un sondage BVA pour Le Parisien, 40  % des Français font confiance à ce type de mouvement spontané « pour agir dans l’intérêt des salariés », tandis que 41 % font confiance aux syndicats et 35  % aux patrons[PPN 13].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Voir à ce sujet le communiqué : Jacques Jaouen, André Sergent, « L’union du peuple Breton contre l’écotaxe » [PDF], sur FDSEA57.fr,‎ 27 octobre 2013 (consulté en 12 février 2014).
  2. Les sections FO de Gad et de Doux ont participé au rassemblement de Quimper, puis, les responsables FO leur ont demandé de se tenir à l'écart. Le responsable FO de Gad, Olivier Le Bras, est resté membre du collectif « Vivre, décider, travailler en Bretagne »[PPN 12].

Livres[modifier | modifier le code]

  1. Valérie Le Nigen, Christian Gouérou, Erwan Chartier-Le Floch, Un modèle politique breton ?, Éditions Coop Breizh, 2014, p. 185.

Périodiques[modifier | modifier le code]

  • Presse périodique régionale
  1. Chantal Pape, « Abattoir Gad : les agriculteurs s'engagent aux côtés des salariés », sur Terra.fr,‎ 27 juin 2013 (consulté en 12 février 2014).
  2. « Écotaxe. La main arrachée à la manif de Pont-de-Buis, Mikaël témoigne », Ouest-France,‎ 6 novembre 2013 (lire en ligne)
  3. Vidéo du quotidien Le Télégramme, sur Dailymotion (consulté le 26 février 2014).
  4. Écotaxe. Le portique de Pont-de-Buis démonté, la RN 165 toujours coupée, Ouest-France, 31 octobre 2013 (consulté le 26 février 2014).
  5. Gael Briand, « L'automne des Bonnets rouges », Le Peuple breton, no 600,‎ janvier 2014, p. 40 (ISSN 0245-9507)
  6. « Bonnets rouges : ils ont leur drapeau », Ouest-France,‎ 5 mars 2014 (lire en ligne)
  7. a, b et c Dominique Morvan et Béatrice Pellan, « Bonnets rouges. Manif du 30 novembre : ce sera Carhaix », Le Télégramme,‎ 15 novembre 2013 (consulté le 16 novembre 2013)
  8. René Perez, « Bonnets rouges. Et maintenant ? », Le Télégramme,‎ 14 novembre 2013 (consulté le 16 novembre 2013)
  9. « Bonnets rouges. Face à la récupération, le collectif sort sa charte », Le Télégramme,‎ 13 novembre 2013 (consulté le 16 novembre 2013)
  10. Jacques Chanteau, « Bonnets rouges. « La Bretagne sur le pont » », sur Le Télégramme,‎ 6 janvier 2014 (consulté le 24 mars 2014)
  11. Vidéo de Gwen Rastoll pour le quotidien Le Télégramme (consulté le 26 février 2014).
  12. René Perez, Bonnets rouges. La preuve par trois, Le Télégramme, 10 mars 2014
  13. « L’écotaxe ou l’écologie punitive », Le Peuple breton, no 598,‎ novembre 2013, p. 6 (ISSN 0245-9507, lire en ligne)
  14. « Pontivy. Une chanson sur les Bonnets rouges par Les Glochos », Ouest-France,‎ 4 décembre 2013 (lire en ligne)
  15. a et b « Les Bonnets rouges... et après ? », Le Peuple breton, no 599,‎ décembre 2013, p. 8 (ISSN 0245-9507, lire en ligne)
  • Presse périodique nationale et internationale
  1. Philippe Euzen, « Ces patrons à l'origine des « bonnets rouges » », sur Le Monde.fr,‎ 16 novembre 2013 (consulté en 12 février 2014).
  2. Camille Neveux, "Un poujadiste de droite et un autre de gauche" à la tête de la révolte, Le Journal du dimanche, 2 novembre 2013
  3. « Apparition du mouvement » (consulté le 17 novembre 2013)
  4. Maud Pierron, « Bonnets rouges, les six familles », sur 20 minutes.fr,‎ 12 novembre 2013 (consulté en 12 février 2014).
  5. « Origine des bonnets rouges » (consulté le 17 novembre 2013)
  6. La manifestation des Bonnets rouges à Quimper, 20 Minutes, 4 novembre 2013, consulté sur 20minutes.fr
  7. « Ultimatum des bonnets rouges » (consulté le 17 novembre 2013)
  8. « Les «bonnets rouges» rejoignent les opposants de Notre-Dame-des-Landes », sur Le Figaro.fr,‎ 22 décembre 2013 (consulté en 23 décembre 2013).
  9. « Manifestation à Quimper » (consulté le 17 novembre 2013)
  10. AFP, « Entre "17 000" et "40 000" Bonnets rouges rassemblés à Carhaix », L'Express,‎ 30 novembre 2013 (lire en ligne)
  11. « Perte du soutien FO », sur liberation.fr (consulté le 17 novembre 2013)
  12. « En Bretagne, le syndicat FO prend ses distances avec les "bonnets rouges" », sur lemonde.fr (consulté le 17 novembre 2013)
  13. V.Md., « Exclusif. Sondage : le mariage gay divise toujours », sur Le Parisien.fr,‎ 27 décembre 2013 (consulté en 29 décembre 2013).

Internet[modifier | modifier le code]

  • Sites de presse en ligne
  1. Christian Rogel, « La révolte vient de loin : où vont les Bonnets rouges ? », sur Agence Bretagne Presse,‎ 3 décembre 2013 (consulté en 12 février 2014)
  2. Cécile Mimaut, « Finistère: un manifestant contre l'écotaxe a eu la main arrachée », sur Franceinfo.fr,‎ 26 octobre 2013 (consulté le 10 janvier 2014)
  3. Gaétan Supertino, « Les bonnets rouges ont leur drapeau », sur Europe1.fr,‎ 6 mars 2014 (consulté le 26 mars 2014)
  4. Maryvonne Cadiou, « Les Bonnets rouges bretons de Loire-Atlantique à Karaez le 30 novembre », sur Agence Bretagne Presse,‎ 4 décembre 2013 (consulté le 2 avril 2014)
  5. Philippe Argouarch, « Des bornes écotaxes attaquées dans le Finistère », sur Agence Bretagne Presse,‎ 10 février 2014 (consulté en 12 février 2014).
  6. « Tous à Kemper le 2 novembre! », sur blog.adsav.org (consulté le 21 mai 2014)
  7. « Manif des bonnets rouges à Quimper : Philippe Poutou nous écrit », sur politis.fr (consulté en 17 février 2014)
  8. « Ecotaxe : l'extrême droite identitaire veut peser dans le mouvement », sur lemonde.fr (consulté le 21 mai 2014)
  9. « Kevre Breizh appelle à manifester le 2 novembre pour vivre, décider et travailler en Bretagne », Communiqué de presse, sur 7seizh.info,‎ 30 octobre 2013 (consulté le 21 mars 2014)
  • Autres sites
  1. http://bonnetsrougesbzh.eu/nos-revendicatons/ Site officiel des Bonnets rouges-Bonedoù ruz
  2. http://bonnetsrougesbzh.eu/8-mars-2014-etats-generaux-de-bretagne-les-bretons-doivent-pouvoir-sexprimer/
  3. « Bonnets rouges et pôle ouvrier à Carhaix », sur oclibertaire.free.fr (consulté en 14 décembre 2013)
  4. « Bonnets rouges : suspendre l’écotaxe, activer la régionalisation », sur Bretagne.partipirate.org, Parti pirate - section Bretagne,‎ 13 novembre 2013 (consulté le 21 mars 2014)
  5. « Bonnets rouges à Carhaix : SLB dans le pôle ouvrier », sur Slb-sindikad.org, Syndicat des travailleurs de Bretagne (consulté le 21 mars 2014)
  6. « Appel à la manifestation à Kemper le 2 novembre 2013 », sur Bretagne-reunie.org, Bretagne réunie (consulté le 21 mars 2014)
  7. Vidéo de "Sklerijenn war ar Bonedoù" par Hervé Cudennec
  8. Marcel Robert, « Vive l’écotaxe ! »,‎ 29 octobre 2013

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Valérie Le Nigen, Christian Gouerou et Erwan Chartier-Le Floch (ill. Nono), Un modèle politique breton ?, Spézet, Coop Breizh,‎ janvier 2014, 19 × 25 cm, 198 p. (ISBN 978-2-84346-642-7, résumé)
  • Youen DrougRu, À genoux, Bretagne ! ou L’arnaque des Benêts rouges, Rennes, La Part commune,‎ décembre 2013, 21 × 12 cm, 32 p. (ISBN 978-2-84418-282-1, résumé)
  • Jacques Baguenard, Hervé Thouément, René Pérez et Erwann Charles (préf. Emmanuel Todd), L'automne des bonnets rouges : de la colère au renouveau, Brest, éditions Dialogues,‎ décembre 2013, 21 × 13,5 cm, 220 p. (ISBN 978-2-918135-91-3, résumé)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]