Mouterre-Silly

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Mouterre-Silly
Image illustrative de l'article Mouterre-Silly
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Vienne
Arrondissement Châtellerault
Canton Loudun
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Loudunais
Maire
Mandat
Jacques Varennes
2014-2020
Code postal 86200
Code commune 86173
Démographie
Population
municipale
701 hab. (2011)
Densité 23 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 58′ 34″ N 0° 02′ 44″ E / 46.9761111111, 0.045555555555646° 58′ 34″ Nord 0° 02′ 44″ Est / 46.9761111111, 0.0455555555556  
Altitude Min. 53 m – Max. 122 m
Superficie 30,89 km2
Localisation

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Mouterre-Silly est une commune du centre-ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Poitou-Charentes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Origine du nom, en latin: Monasterium sylluacum.

Histoire[modifier | modifier le code]

Saint Maximin, qui vécut au VIIIe siècle, serait à l’origine du village. On peut statuer que la vie y a été présente avant ce VIIIe siècle mais pas sous forme de village comme ce l'est devenu grâce à St Maximin. Les fouilles archéologiques de la rue Sous-la-Ville ont montré qu’une implantation humaine existait dès le Ier siècle av. J.-C.

Comme le reste de la France, Chasseignes accueille favorablement les avancées de la Révolution française. Ainsi, même le hameau de Ainsay plante ainsi son arbre de la liberté, symbole de la Révolution[1].

En 1845, la commune fusionne avec celle de Chasseignes[2].

En 1942, lors de la Seconde Guerre mondiale, le prêtre de Mouterre a été jeté dans un puits sur la place de l'église, la place porte le nom du prêtre et une stèle en son honneur.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[3]
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Robert Boulord    
mars 2008   Jacques Varennes    

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel de Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 701 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
550 411 518 563 558 544 548 1 045 962
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
906 922 924 857 884 873 867 898 978
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
917 913 926 842 895 891 858 821 835
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
836 766 749 675 710 678 708 712 701
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


En 2008, selon l’Insee, la densité de population de la commune était de 23 hab./km2 contre 61 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2 pour la France.

Économie[modifier | modifier le code]

Selon la direction Régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Foret de Poitou-Charentes[6], il n'y a plus que 28 exploitations agricoles en 2010 contre 38 en 2000.Cette baisse du nombre d’exploitations agricoles sur le territoire de la commune s’inscrit dans une évolution globale qui touche l’ensemble du département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, 660 exploitations ont disparu soit -16%. Pour l’avenir, une inquiétude demeure quant à la pérennité et à la transmission de ces exploitations agricoles du fait du vieillissement la population agricole. En outre, c’est la tranche des moins de 40 ans qui est concernée par la baisse des effectifs. Ce phénomène concerne également dans une moindre mesure, la tranche des 40 à 49 ans. Ceci illustre les difficultés auxquelles sont confrontées les jeunes agriculteurs pour s’installer et faire perdurer leur exploitations[7].

Les surfaces agricoles utilisées ont paradoxalement augmenté de 9% et sont passées de 2 828 hectares en 2000 à 3 108 hectares en 2010[6].Ces chiffres indiquent une concentration des terres sur un nombre plus faible d’exploitations. Cette tendance est conforme à l’évolution constatée sur tout le département de la Vienne puisque de 2000 à 2007, chaque exploitation a gagné en moyenne 20 hectares[7].

50% des surfaces agricoles sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement pour 61% de la surface céréalière mais aussi orges et maïs), 22% pour les oléagineux (colza et tournesol),1% pour les protéagineux et 12% pour le fourrage. En 2000,4 hectares (0 en 2010) étaient consacrés à la vigne[6].

6 exploitations en 2010 (contre 10 en 2000) abritent un élevage de bovins (1 096 têtes en 2010 contre 960 en 2000)[6]. C’est un des troupeaux de bovins les plus importants de la Vienne qui rassemblent 48 000 têtes en 2011[8].

5 exploitations en 2010 (contre 6 en 2000) abritent un élevage en expansion de caprins (2 339 têtes en 2010 contre 1 283 têtes en 2000)[6]. C’est un des troupeaux importants de caprins du département de la Vienne (74 500 têtes en 2011) qui est le deuxième département pour l’élevage des chèvres derrière le département des Deux-Sèvres[8]. La vocation laitière du troupeau est très forte. Moins de 2% des élevages caprins sont non laitiers en 2000. La quasi-totalité de la production laitière, en constante augmentation (de 2000 à 2011 : + 44%[9]) est livrée à l’industrie agro-alimentaire soit 96% des 485 000 hectolitres récoltés dans l’ensemble du département de la Vienne en 2004. La production de fromage à la ferme reste très marginale et ne représente que 1% de la production de lait et 6% des fermes. 75% des élevages sont basés sur un système de production de type hors sol, la surface agricole étant destinée essentiellement dans ce cas, à la production de fourrage. 75% de ces exploitations n’élèvent que des chèvres. Le dynamisme de cet élevage, l’accent porté sur la qualité des produits a permis d’obtenir les AOC « Chabichou du Poitou » et « Sainte Maure de Touraine » pour les fromages produits[10].

L'élevage de volailles a disparu au cours de cette décennie (284 têtes réparties sur 17 fermes en 2000)[6].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • Église romane St Maximin (XIIIe siècle) inscrite comme Monument Historique depuis 1935. C'est un édifice aux origines très anciennes. La vaste nécropole mérovingienne qui l'entoure est un témoignage certain de cette ancienneté. L'extérieur de l'église est de dimensions imposantes mais reste très sobre. La façade occidentale a été consolidée par d'énormes contreforts. Elle est percée par un portail en arc brisé à trois voussures. La grande baie du XVe siècle qui surmontait le portail a été murée, ne laissant plus passer le jour que par un oculus. Le clocher est accolé au nord de la troisième travée. C'est une haute tour dépourvue de fenêtres et coiffée d'une modeste flèche en pierre. Le plan de l'église est simple puisque c'est un grand volume rectangulaire de quatre travées dont les deux dernières forment le chœur. Les voûtes sont divisées en huit voûtains par des ogives et des liernes. Les voûtes des deux premières travées, où des départs de nervures se remarquent encore, ont été détruites, peut-être au cours des guerres de Religion. Elles sont couvertes aujourd'hui par un lambris et, de ce fait, sont plus basses que les deux travées orientales. Elles ne sont éclairées que par une baie au nord de la deuxième travée. Le vitrail qui clôt cette baie a pour sujet la Sainte Famille, dont le culte est largement répandu depuis le milieu du XIXe siècle. Joseph est représenté en charpentier. Enfin, un triplet éclaire le chœur. Le haut des baies est en verre blanc, ce qui permet à la lumière d'éclairer largement tout le sanctuaire. Le Bon Pasteur, qui porte une brebis sur ses épaules, est figuré dans la baie centrale. La dernière travée reçoit encore la lumière par deux vitraux latéraux:au nord, Marie écrasant le dragon et au sud, saint Maximin. Ils sont dus à J. Fournier, de Tours, et datent de 1882.
  • Chapelle de St Mandé
  • Église romane Notre-Dame de Chasseignes (XIIIe et XIVe siècles) inscrite comme Monument Historique depuis 1926

Le patrimoine civil[modifier | modifier le code]

  • Château de la Bâtie inscrit comme Monument Historique depuis 1969 pour son portail
  • Château de la Fuye inscrit comme Monument Historique en 1987 pour sa cheminée, son pavillon, sa tour, ses lucarnes, son élévation et son décor intérieur.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles de Wikipédia[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Robert Petit, Les Arbres de la liberté à Poitiers et dans la Vienne, Poitiers : Éditions CLEF 89/Fédération des œuvres laïques, 1989, p. 200
  2. EHESS, notice communale de Chasseignes sur la base de données Cassini, consultée le 14 mai 2010
  3. Site de la préfecture de la Vienne, consulté le 10 mai 2008
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  6. a, b, c, d, e et f Fiches communales 2000 - 2010 de la Vienne
  7. a et b Agreste – Enquête Structure 2007
  8. a et b Agreste – Bulletin n°12 de Mai 2013
  9. Panorama de l’Agriculture en Vienne – Juin 2012 – Chambre d’Agriculture de la Vienne
  10. Agreste – Bulletin n°11 de Décembre 2005