Mourad Bey

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Mourad Bey
Portrait de Mourad Bey, extrait de l’Histoire des armées françaises de terre et de mer de 1792 à 1833 par Abel Hugo.
Portrait de Mourad Bey, extrait de l’Histoire des armées françaises de terre et de mer de 1792 à 1833 par Abel Hugo.

Naissance vers 1750
Tiflis[1]
Décès 22 avril 1801 (à 51 ans)
Beni Suef
Origine Géorgien[1] ou circassien[2],[3]
Allégeance Flag of the Ottoman Empire (1453-1517).svg Empire ottoman
Flag of the Ottoman Empire (1453-1517).svg Mamelouks
Drapeau français République française
Arme Cavalerie
Grade Sari askar (commandant en chef)
Années de service 1801
Conflits Campagne d'Égypte
Commandement Cavalerie mamelouke
Faits d'armes Bataille de Chebreiss
Bataille des Pyramides
Bataille de Sédiman
Autres fonctions Bey
Gouverneur de la Haute-Égypte

Mourad Bey[note 1], né vers 1750 et mort le 22 avril 1801 à Beni Suef, est un chef mamelouk et bey égyptien. Vendu dans sa jeunesse au chef Muhammad Bey, il prend le commandement de la cavalerie mamelouke et entre en guerre contre Ismail Bey, qui dirige alors l'Égypte. Il s'allie avec le mamelouk Ibrahim Bey et, après avoir chassé Ismail du pays, Mourad prend le pouvoir en Égypte en 1784 et le partage avec Ibrahim dès l'année suivante. Les deux dirigeants font allégeance à l'Empire ottoman, mais gèrent le pays à leur guise en dépit des consignes des Turcs. Ces derniers envoient finalement une armée qui les chasse du Caire en 1786. Mourad Bey se réfugie alors en Haute-Égypte avant de reprendre la tête du pays en 1791, aux côtés d'Ibrahim.

En 1798, il est l'un des principaux adversaires du général Napoléon Bonaparte qui entreprend la conquête de l'Égypte à la tête de l'armée française. Vaincu à Chebreiss et aux Pyramides, Mourad Bey s'enfuit vers la Haute-Égypte et affronte le général Desaix qui le poursuit. En 1800, il signe finalement la paix avec le général Kléber et reste fidèle à cette alliance avec le général Menou, son successeur. Il meurt peu après de la peste bubonique à Beni Suef, le 22 avril 1801.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et arrivée au pouvoir en Égypte[modifier | modifier le code]

Portrait d'un chef égyptien dans son palais, coiffé d'un turban et habillé de vêtements traditionnels, appuyé sur un coussin et tenant à la main un éventail.
Portrait de Mourad Bey par André Dutertre, publié dans le deuxième tome de la Description de l'Égypte, 1809.

L'historien Alexander Mikaberidze soutient que Mourad Bey est d'origine géorgienne et né à Tiflis[1], tandis que les auteurs Kadir Natho et Christopher Herold affirment qu'il est circassien[2],[3]. En 1768, il est vendu en Égypte au chef mamelouk Muhammad Bey Abou al-Dhahab, qui lutte à cette époque contre le dirigeant de l'Égypte, Ali Bey al-Kabir. Ce dernier est tué lors d'un affrontement avec les hommes de Muhammad, qui envahit ensuite la Palestine avant de mourir à son tour en 1775[2]. Mourad s'est entre temps marié avec la veuve d'Ali Bey, Nafissa al-Bayda, et profite de l'importante fortune de l'ancien époux de celle-ci[1]. Après la mort de son maître, il devient le nouveau chef des mamelouks et s'associe avec Ibrahim Bey, lui aussi ancien serviteur de Muhammad, dans une lutte contre Ismail Bey, ex-garde du corps d'Ali Bey[Pourquoi ?][1]. Il s'ensuit une guerre civile entre les deux partis, au terme de laquelle Mourad et Ibrahim, vaincus, s'enfuient en Haute-Égypte[1]. Abandonné par la plupart de ses serviteurs[Pourquoi ?], Ismail se réfugie à Constantinople en 1778[4] et abandonne la place à Mourad et Ibrahim. En 1784, Mourad s'empare seul du pouvoir et oblige Ibrahim à regagner la Haute-Égypte[1]. Réconciliés, ils se partagent la direction du pays en 1785. Tout en restant détenteurs du pouvoir[5], ils décident de se mettre au service des gouverneurs ottomans d'Égypte.

En 1786, à la suite d'un refus de Mourad et Ibrahim de lui verser un tribut, le sultan ottoman Abdülhamid Ier envoie le grand amiral de la flotte ottomane, Hasan Pacha, pour évincer complètement Ibrahim et Mourad Bey[6]. Hasan Pacha réussit à vaincre les mamelouks et place à court terme l'Égypte sous le contrôle direct de l'Empire ottoman[6]. Ismail Bey, nommé gouverneur du pays, devient le nouveau commandant en chef des mamelouks. Cependant, en 1791, après s'être réfugiés pendant cinq ans en Haute-Égypte, Mourad et Ibrahim Bey regagnent le Caire, reprennent le pouvoir et rétablissent le duumvirat[7]. Au cours de son règne, Mourad Bey, qui réside à Gizeh dans une maison richement décorée[8], fait construire l'arsenal du Caire et ordonne la restauration de la mosquée Amr ibn al-As[1]. Il ordonne également la création d'une petite flotte sur le Nil, inspirée des navires européens, mais abandonne l'idée face au manque d'enthousiasme de la population[9],[note 2]. Par ailleurs, en 1798, sa décision de remettre en vigueur l'impôt de capitation pour les étrangers suscite le mécontentement des différents représentants des pays occidentaux[11].

La campagne d'Égypte[modifier | modifier le code]

Article général Pour un article plus général, voir Campagne d'Égypte.

Chebreiss, les Pyramides et la lutte contre le général Desaix[modifier | modifier le code]

Une charge de cavaliers égyptiens vêtus d'habits colorés contre des soldats français à pied, sous des pyramides.
Les mamelouks de Mourad Bey chargent les carrés français pendant la bataille des Pyramides. Tableau de Wojciech Kossak, 1896.

En 1798, Mourad Bey s'oppose aux troupes du général Napoléon Bonaparte pendant la campagne d'Égypte. En apprenant que ses adversaires sont essentiellement des fantassins, il déclare :

« Eh bien, ma maison suffira pour les détruire et je vais couper leurs têtes comme des pastèques dans les champs[12]. »

Il est repoussé une première fois par les carrés français à Chebreiss, le 13 juillet, où il perd un quart de sa cavalerie. Le 21 juillet, il tente de stopper à nouveau ses adversaires à la bataille des Pyramides : il s'élance avec 10 000 mamelouks sur les divisions de Bonaparte qui le mettent en déroute grâce à des salves meurtrières. Blessé à la joue par un coup de sabre[13], Mourad Bey fuit en Haute-Égypte tandis que sa femme Nafissa reste au Caire[14]. En signe d'admiration pour son vainqueur, il fait remettre à Bonaparte son propre sabre, qui est alors considéré en Égypte comme un objet sacré[15]. De son côté, Bonaparte tente de négocier avec le chef mamelouk en lui offrant le titre de gouverneur de la province de Girga. Le vaincu des Pyramides refuse et exige le retrait des troupes françaises d'Égypte en proposant dix milles pièces d'or pour couvrir les besoins de l'armée[16].

Bonaparte décide alors d'envoyer le général Louis Desaix à la poursuite de Mourad Bey, qui s'est retiré dans le désert. A nouveau, battu par les Français à Sédiman, le 7 octobre 1798, il poursuit sa retraite en direction de l'oasis du Fayoum[17]. Il organise, ensuite, une brève campagne de guérilla qui l'oppose, durant une année, aux forces françaises de Desaix[18]. Les mamelouks, défavorisés en bataille rangée, harcèlent les lignes de communication, détruisent les bateaux français chargés de munitions, attaquent les soldats isolés et obligent même, un temps, leurs adversaires à évacuer Assouan[19]. En poursuivant Mourad en Haute-Égypte, les Français découvrent les monuments de Dendérah, Thèbes, Edfou et Philæ[20].

Allié de la France[modifier | modifier le code]

Portrait en pied d'un général français, coiffé d'un bicorne à plume rouge et en uniforme bleu brodé d'or, sabre à la main, à côté de son cheval.
Le général Jean-Baptiste Kléber signe en 1800 un traité d'alliance avec Mourad Bey, mais meurt assassiné quelque temps plus tard. Tableau de Jean-Joseph Ansiaux, 1804.

Peu après la victoire française d'Aboukir le 25 juillet 1799, le chef mamelouk manque d'être fait prisonnier à Samhud par Desaix, et il engage rapidement des pourparlers[21]. Il cesse finalement les hostilités et adopte la neutralité en octobre. En 1800, le général Jean-Baptiste Kléber, nouveau commandant en chef de l'armée française, propose à Mourad Bey de se joindre à lui en échange du titre de gouverneur de la Haute-Égypte[22]. Le chef mamelouk accepte, et tout en assurant Kléber de protéger la Haute-Égypte des Ottomans, il invite l'ensemble des mamelouks à se rallier à lui[23]. Lors de la bataille d'Héliopolis le 20 mars, lui et ses mamelouks font partie de l'aile droite française, mais dès le début de la bataille, le bey se retire dans le désert avec ses cavaliers sans prendre part au combat[24]. Après le retour des Français au Caire, il invite Kléber ainsi que le général Damas dans sa demeure : à l'issue de cette entrevue, Mourad Bey fait remettre au général en chef un sabre et un poignard ornés de diamants[25]. Confirmé dans ses fonctions de gouverneur de la Haute-Égypte, il est chargé de collecter les impôts sur les terres relevant de sa juridiction pour le compte de la République française[26]. Kléber est assassiné peu après au Caire et est remplacé par le général Menou, auquel Mourad Bey reste fidèle[27].

Le 21 mars 1801, l'armée française est vaincue à Canope par les troupes britanniques du général Abercromby et se retranche dans Alexandrie. Le gouverneur du Caire, Belliard, demande à Mourad Bey de le rejoindre avec sa cavalerie pour l'aider à défendre la capitale[28]. Le Bey se met en route, mais atteint de la peste bubonique, il meurt à Beni Suef, le 22 avril 1801[28],[29]. Le chef mamelouk est enterré à Suhaj, et sa femme Nafissa lui construit, plus tard, un tombeau non loin de la tombe d'Ali Bey al-Kabir, son ancien époux[30]. Les dernières troupes de Mourad, persuadées par le général Hutchinson, se rallient aux Britanniques à la fin du mois de mai 1801[31].

Treize ans plus tard, le 6 avril 1814, Napoléon Ier, qui vient de signer son acte d'abdication, reçoit le maréchal Macdonald à Fontainebleau et lui offre le sabre de Mourad Bey en signe de gratitude : « conservez-le en souvenir de moi et de mon affection pour vous. »[32].

Description physique, caractère et regards des contemporains[modifier | modifier le code]

Portrait de Mourad Bey

Mourad Bey est souvent décrit comme un dirigeant cupide et cruel envers ses ennemis[33]. Homme à la stature imposante, il possède une grande force physique et est réputé pour savoir « décapiter un bœuf d'un seul coup de son cimeterre »[34]. C'est également un homme fier, qui s'intéresse à la musique et aux lettres. Il se montre doué dans la pratique des arts martiaux, bien qu'il n'ait pas reçu d'éducation militaire[1].

Dans son Journal de l'expédition d'Égypte, le général Jean-Pierre Doguereau considère Mourad Bey comme « un chef mamelouk exceptionnel […] qui fut sincèrement regretté de tous les officiers. »[35]. Le dessinateur et écrivain Dominique Vivant Denon, qui suit en spectateur le général Desaix en Haute-Égypte, se montre lui aussi admiratif du bey :

« Calme dans les malheurs, ce Fabius égyptien, sachant allier à un courage patient toutes les ressources d'une politique active, avait calculé ses moyens ; il avait apprécié le résultat de l'emploi qu'il pouvait en faire au milieu des événements d'une guerre désastreuse […] Une longue expérience lui avait appris le grand art de temporiser […] C'est par ces ressources que Mourad Bey s'était montré le digne adversaire de Desaix, et que l'on ne savait plus ce qu'il fallait admirer davantage, ou des ingénieuses et itératives attaques de l'un, ou de la calme et circonspecte résistance de l'autre[36]. »

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Aussi orthographié « Murad ». Bey est un titre honorifique.
  2. Le commandant de cette flotte, Nikôla-Reis, un Grec, rallie Napoléon Bonaparte après la bataille des Pyramides[10].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h et i Mikaberidze 2006, p. 663
  2. a, b et c Natho 2010, p. 256
  3. a et b Herold 2010, p. 70 et 252
  4. Herold 2010, p. 9
  5. Al-Jabarti, Philipp et Perlmann 1994, p. 93, 138 et 156
  6. a et b Al-Jabarti, Philipp et Perlmann 1994, p. 181
  7. Al-Jabarti, Philipp et Perlmann 1994, p. 317–322 et 373
  8. Al-Jabarti, Philipp et Perlmann 1994, p. 3
  9. Luthi 1999, p. 48
  10. Luthi 1999, p. 68
  11. Luthi 1999, p. 10 et 11
  12. Legat 2012, p. 31
  13. Legat 2012, p. 40
  14. Luthi 1999, p. 61
  15. Des Robert 1934, p. 198.
  16. Herold 2010, p. 146
  17. Herold 2010, p. 233 à 236
  18. Pawly 2006, p. 6
  19. Herold 2010, p. 257 et 258
  20. Beaucour, Laissus et Orgogozo 1997, p. 105
  21. Al-Jabarti, Philipp et Perlmann 1994, p. 129.
  22. Herold 2010, p. 358.
  23. Laurens 1997, p. 422.
  24. Doguereau 1904, p. 142.
  25. El-Turki 1838, p. 54.
  26. Traité entre Mourad-Bey et le général Kléber, p. 1 et 2.
  27. Herold 2010, p. 378 et 379.
  28. a et b Reybaud 1830, p. 236.
  29. Legat 2012, p. 218
  30. Al-Jabarti, Philipp et Perlmann 1994, p. 245.
  31. Douin et Fawtier-Jones 1929, p. 10.
  32. Des Robert 1934, p. 197 et 198.
  33. Goldschmidt 2000, p. 138
  34. Herold 2010, p. 64
  35. Doguereau 1904, p. 419
  36. Vivant Denon 1803, p. 325 et 326

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Michel Legat, « La route du Caire : Embabeh, la bataille des Pyramides », dans Avec Bonaparte en Orient : 1798-1799, témoignages, Bernard Giovanangeli Éditeur,‎ 2012, 224 p. (ISBN 978-2-7587-0082-1). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Fernand Émile Beaucour, Yves Laissus et Chantal Orgogozo, La découverte de l'Égypte, Flammarion,‎ 1997, 271 p. (ISBN 978-2-080109-65-1). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Jean-Jacques Luthi, Regard sur l'Égypte au temps de Bonaparte, L'Harmattan, coll. « Comprendre le Moyen-Orient »,‎ 1er octobre 1999, 224 p. (ISBN 978-2-296390-16-4, lire en ligne). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Henry Laurens, L'expédition d'Égypte : 1798-1801, Seuil, coll. « Points Histoire »,‎ 1997, 595 p. (ISBN 978-2-020306-98-0). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Louis Reybaud, Histoire scientifique et militaire de l'expédition française en Égypte, vol. 8, Dénain,‎ 1830, 480 p. (lire en ligne). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Jean-Pierre Doguereau, Journal de l'expédition d'Égypte, Perrin et Cie,‎ 1904, 430 p.. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Dominique Vivant Denon, Voyage dans la Basse et la Haute Égypte pendant les campagnes du général Bonaparte, P. Didot,‎ 1803, 348 p. (lire en ligne). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Mou' Allem-Nicolas El-Turki (trad. Alexandre Cardin), « Expédition française en Égypte », dans Abd al-Rahman Al-Jabarti, Journal d'Abdurrahman Gabarti, pendant l'occupation française en Égypte, Dondey-Dupré,‎ 1838, 325 p.. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Georges Douin et E. C. Fawtier-Jones, L'Angleterre et l'Égypte : la politique mameluke, 1801-1803, vol. 1, Paris, Institut français d'archéologie orientale,‎ 1929, 455 p.. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Edmond Des Robert, « Une relique de l'Empereur : le sabre de Mourad-Bey », Revue des études napoléoniennes, vol. 39,‎ juillet-décembre 1934. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Jean-Baptiste Kléber et Mourad Bey, Traité entre Mourad-Bey et le général Kléber au Kaire, an 8, Imprimerie nationale du Caire,‎ 1800, 4 p. (OCLC 12148, notice BnF no FRBNF35495130) disponible sur Gallica
  • (en) Ronald Pawly (ill. Patrice Courcelle), Napoleon's Mamelukes, Osprey Publishing, coll. « Osprey / Men-at-Arms » (no 429),‎ 2006, 48 p. (ISBN 1 84176 955 X). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (en) Alexander Mikaberidze, « Murad Bey », dans Gregory Fremont-Barnes, The Encyclopedia of the French Revolutionary and Napoleonic Wars, vol. 2, ABC-CLIO,‎ 30 août 2006, 1213 p. (ISBN 978-1-851096-46-6, lire en ligne). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (en) Kadir I. Natho, Circassian history, Xlibris,‎ 4 mars 2010, 576 p. (ISBN 978-1-441523-88-4). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (en) J. Christopher Herold, Bonaparte in Egypt, Fireship Press,‎ 10 septembre 2010 (1re éd. 1962), 460 p.. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (en) Arthur Goldschmidt, Biographical dictionary of modern Egypt, Boulder, Rienner,‎ 2000, 299 p. (ISBN 978-1-555872-29-8, lire en ligne). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (en) Abd al-Rahman Al-Jabarti, Thomas Philipp et Moshe Perlmann, Abd Al-Rahmann Al-Jabarti's History of Egypt, vol. 2, Stuttgart, Franz Steiner Verlag,‎ 1994. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (en) Abd al-Rahman Al-Jabarti, Thomas Philipp et Moshe Perlmann, Abd Al-Rahmann Al-Jabarti's History of Egypt, vol. 3, Stuttgart, Franz Steiner Verlag,‎ 1994. Document utilisé pour la rédaction de l’article

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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