Mounet-Sully

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Mounet-Sully

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Mounet-Sully, 297e sociétaire de la Comédie-Française

Nom de naissance Jean-Sully Mounet
Naissance 27 février 1841
Bergerac (Dordogne)
Drapeau de la France France
Décès 1er mars 1916 (à 75 ans)
Paris 5e (Île-de-France)
Drapeau de la France France
Activité principale Acteur
de Théâtre
de Cinéma
Style Classique
Tragédie
Activités annexes Metteur en scène
Écrivain
Peintre
Sculpteur
Lieux d'activité Paris : Comédie-Française
Orange : Théâtre antique
Années d'activité 1868-1915
Formation Conservatoire de Paris
Maîtres Bressant (Théâtre)
Falguière (Sculpture)
Conjoint Jeanne Rémy
Descendants Jeanne Sully
Famille Paul Mounet (frère)
Distinctions honorifiques Légion d'honneur
Ordre du mérite agricole
Site internet mounetsully.com

Jean-Sully Mounet, dit Mounet-Sully, est un acteur français né à Bergerac (Dordogne) le 27 février 1841 et mort à Paris le 1er mars 1916.

Biographie[modifier | modifier le code]

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Issu d'une famille bourgeoise qui le destinait à devenir avocat, il préfère suivre sa vocation et devenir acteur. Après un an d'études au Conservatoire de Paris, il débute à l'Odéon en 1868, où il n'a que de petits rôles.

Lors de la guerre de 1870, il est affecté comme lieutenant en Dordogne. De retour à Paris, l'Odéon lui ferme ses portes. Grâce à l'appui de son ancien maître au Conservatoire, il entre alors à la Comédie-Française. Il y débute le 4 juillet 1872 dans le rôle d'Oreste. Le public l'applaudit, mais la critique reste réservée, lui reprochant son jeu trop peu conventionnel. Servi par une stature imposante, des gestes harmonieux et une belle voix, il va néanmoins s'imposer comme un des tragédiens les plus renommés de son temps. Ayant une haute idée de son art, il renouvelle un art qui n'avait pas connu un tel bouleversement depuis Talma. À l'encontre de Diderot et de son Paradoxe sur le comédien, Mounet-Sully pense en effet que l'acteur doit abandonner sa personnalité en montant sur scène, pour se laisser entièrement absorber par son rôle.

Nommé 297e sociétaire dès 1874[1], il joue les grands rôles du répertoire : Rodrigue dans Le Cid, Néron dans Britannicus, Hippolyte dans Phèdre, Orosmane dans Zaïre, atteignant son apogée en 1881 dans Œdipe roi, joué au Théâtre-Français à Paris, repris en 1888 sur le théâtre antique d'Orange.

En 1882, des soucis familiaux et une maladie des yeux le tiennent quelque temps éloigné de la scène. En 1885, il met en scène une version plus moderne de Britannicus qui emporte l'adhésion du public. Il joue Néron, Marguerite Durand est Junie, Albert Lambert Britannicus. En 1886, il connaît un nouveau triomphe dans le rôle d'Hamlet. Il tient ensuite de nombreux rôles, aussi bien dans le répertoire classique que moderne.

Il devient doyen en 1894, après le départ d'Edmond Got. En 1914, lorsque la guerre éclate, son statut le conduit à défendre les intérêts de la Comédie-Française alors qu'une partie de la troupe est mobilisée, et qu'il devient difficile de jouer. Bien qu'âgé de plus de soixante-dix ans, il joue lui-même encore de temps à autre. Ainsi, en avril 1915, on le voit dans un des rôles qui avait le plus contribué à son succès des années auparavant, celui de Polyeucte. C'est sa dernière apparition.

Il est également l'auteur d'une pièce en cinq actes, La Buveuse de larmes, et de deux pièces en vers : Gygès et La Vieillesse de Don Juan.

Son frère, Paul Mounet, était également sociétaire de la Comédie-Française. Amant de Sarah Bernhardt, il a été marié à la comédienne Jeanne Rémy dont il a eu une fille qui deviendra elle aussi sociétaire sous le nom de Jeanne Sully.

Il est inhumé au Cimetière du Montparnasse.

Théâtre[modifier | modifier le code]

Autre[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Portrait charge de Mounet-Sully
paru dans Le Trombinoscope
de Toutchatout en 1875.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Base documentaire La Grange sur le site de la Comédie-Française
  2. Frédérick Sully, Le Baiser de Judas, film Pathé (1908) sur le site des frères Mounet
  3. André Calmettes, Une scène d'Andromaque à la Comédie Française, 1909 sur le site Pathé de la Fondation Jérôme Seydoux
  4. Frédérick Sully, Filmographies de Mounet-Sully et de Paul Mounet sur le site des frères Mounet
  5. Gaston Roudès, Oedipe-roi, 1912 sur le site Ciné-Ressources de la Cinémathèque française

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Anne Penesco, Mounet-Sully et la Partition intérieure, Lyon, Presses universitaires de Lyon, coll. « Cahiers du Centre de recherches musicologiques »,‎ 2000, 149 p. (ISBN 2729706445)
  • Anne Penesco, Mounet-Sully : L'Homme aux cent cœurs d'homme, Paris, Éditions du Cerf, coll. « Histoire »,‎ 2005, 620 p. (ISBN 2204078026)
  • Fabrice Masanès, « Le Masque du tragédien : Réflexions sur quelques portraits de Mounet-Sully », Histoires littéraires, no 20,‎ octobre-décembre 2004, p. 62-79
  • Larousse Mensuel Illustré 1916, page 875 Document utilisé pour la rédaction de l’article

Liens externes[modifier | modifier le code]

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