Moteur d'inférence

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Un moteur d'inférence (du verbe « inférer » qui signifie « déduire ») est un logiciel correspondant à un algorithme de simulation des raisonnements déductifs.

Un moteur d'inférence permet aux systèmes experts de conduire des raisonnements logiques et de dériver des conclusions à partir d'une base de faits et d'une base de connaissances.

Les moteurs d'inférences peuvent implémenter :

Historique[modifier | modifier le code]

Les premiers moteurs d'inférences sont nés dans les années 1960 dans la communauté des chercheurs en informatique, notamment lors du lancement du programme de recherche américain sur le GPS (General Problem Solver).

En France, le moteur Prolog — inventé par Alain Colmerauer à Marseille dans les années 1970 — est un exemple mondialement connu de moteur d'inférence en logique formelle monotone d'ordre 1 en chaînage arrière non complet déductivement. Les Japonais avaient d'ailleurs décidé de fonder leur programme de recherche sur les ordinateurs dits de « 5e génération » sur le langage français Prolog[1].

Exemples de moteurs d'inférence[modifier | modifier le code]

  • CLIPS : Chaînage avant, Contrôle irrévocable, Moteur d'ordre 1, Logique non monotone, Monde fermé
  • Moteur de MYCIN :' système de diagnostic médical,
  • GEOMETRIX : moteur d'ordre 1, chaînage avant, chaînage arrière, aide à la démonstration en Géométrie euclidienne, développé en Prolog par Jacques Gressier.
  • GOSSEYN : moteur d'ordre 1 en chaînage avant, développé en Fortran par Jean-Marc Fouet,
  • PROLOG : moteur d'ordre 1 en chaînage arrière, développé par Alain Colmerauer,
  • PROLOG II : moteur d'ordre 1 en chaînage arrière, développé par Michel Van Caneghem,
  • Kadviser : moteur d'ordre 1 à propagation de contraintes, créé en 1988 par la société KADE-TECH et développé aujourd'hui par la société NIMTOTH,
  • MACISTE moteur d'ordre 2, développé par Jacques Pitrat,
  • SMECI : développé en LISP par la société ILOG,
  • SNARK : développé par Jean-Louis Laurière (il existe également un démonstrateur de théorème du même nom, par Mark E. Stickel, qui n'a rien à voir).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Gabriel Ganascia, L’Intelligence artificielle, Paris, Le Cavalier Bleu, coll. « Idées reçues », 2007 (ISBN 978-2-84670-165-5)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]