Moschidae
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Moschidés
| Règne | Animalia |
|---|---|
| Embranchement | Chordata |
| Classe | Mammalia |
| Ordre | Cetartiodactyla |
| Sous-ordre | Ruminantia |
La famille des moschidés (Moschidae) est la famille des cerfs porte-musc ou improprement chevrotains porte-musc.
| Formule dentaire | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| mâchoire supérieure | |||||||
| 3 | 3 | 1 | 0 | 0 | 1 | 3 | 3 |
| 3 | 3 | 1 | 3 | 3 | 1 | 3 | 3 |
| mâchoire inférieure | |||||||
| Total : 34 | |||||||
Sommaire |
Caractères anatomiques [modifier]
Les Moschidés ont conservé certains caractères ancestraux perdus par les cerfs communs, de la famille des cervidés, comme l'absence de bois. Les cerfs porte-musc ont des canines supérieures allongées, et possèdent une glande caudale sécrétant et contenant le musc.
Les porte-musc sont menacés de disparition car comme leur nom l'indique, le porte-musc sécrète du musc. Cette substance odoriférante se développe en période de rut chez le mâle et s'accumule dans une poche située dans l'abdomen. Chaque mâle de plus de trois ans en produit environ 30 grammes. Le musc s'utilise en parfumerie pour fixer les parfums et se recueille souvent en tuant l'animal. Ce produit est très recherché en médecine traditionnelle chinoise[1]. Vendu sur le marché 150 000 € le kg, le musc attire la convoitise des braconniers. Pour éviter la disparition de l'espèce, le porte-musc se reproduisant sans difficultés en captivité, la Chine a mis en place des élevages où le musc peut être recueilli sans tuer l'animal.
Répartition [modifier]
On trouve cet animal en Sibérie, dans l'Himalaya et au Tibet (tibétain Lawa)[2]
Position phylogénétique [modifier]
| Ruminantia |
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↕ cladification incertaine avec l'un de ses voisins
Systématique [modifier]
Cette famille, identifiée par John Edward Gray (1800-1865) en 1821, est composée de plusieurs espèces, toutes du genre Moschus. La taxonomie est variable en fonction des auteurs. Les noms français ci-après suivent ceux employés par la Cites[3] :
- Porte-musc alpin et himalayen – Moschus chrysogaster — Himalayan Musk Deer
- La population est estimée à environ 2 000 individus[4].
- Porte-musc de Sibérie — Moschus moschiferus — Siberian Musk Deer
- Porte-musc des forêts – Moschus breezovskii — Dwarf Musk Deer
- La population est estimée entre 100 000 et 200 000 individus[4].
- Porte-musc noir – Moschus fuscus — Black Musk Deer
L'espèce suivante est, en fonction des auteurs, rattachée à Moschus chrysogaster.
- Moschus sifanicus – Alpine musk deer
- La population est estimée à environ 100 000 individus[4].
Annexes [modifier]
Référence [modifier]
Notes [modifier]
- Ellis (2005) : 15.
- Animaux du Tibet en voie de disparition
- (fr) [PDF] Les espèces du genre "Moschus" (consulté le 7 juin 2009).
- Yang et al. (2003) : 333.
Bibliographie [modifier]
- Guha S, Goyal SP, Kashyap VK (2007), Molecular phylogeny of musk deer: a genomic view with mitochondrial 16S rRNA and cytochrome b gene ; Mol Phylogenet Evol. 2007 Mar;42(3):585-97. Epub 2006 Jul 14.
- Hassanin A, Douzery EJ (2003), Molecular and morphological phylogenies of ruminantia and the alternative position of the moschidae ; Syst Biol. 2003 Apr;52(2):206-28.
- Jang KH, Hwang UW., Mitochondrial genome of the Korean musk deer Moschus moschiferus (Artiodactyla, Ruminantia, Moschidae) ; Mitochondrial DNA. 2010 Jun;21(3-4):65-7.
- Qisen Yang, Xiuxiang Meng, Lin Xia et Zuojian Feng (2003). Conservation status and causes of decline of musk deer (Moschus spp.) in China, 'Biological Conservation' ; 109 : 333-342. (ISSN 0006-3207)
- Richard Ellis (2005), Tiger Bone & Rhino Horn: The Destruction of Wildlife for Traditional Chinese Medicine, Island Press (Washington D.C.) : xiii + 294 p.