Mosaïque de Virgile

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Mosaïque de Virgile
Image illustrative de l'article Mosaïque de Virgile
Mosaïque de Virgile
Artiste Inconnu
Date
Technique Mosaïque
Localisation Musée national du Bardo, Le Bardo (Tunisie)

La mosaïque de Virgile est une mosaïque retrouvée sur le site de l'ancienne Hadrumète et actuellement conservée au musée national du Bardo, dont elle constitue l'une des pièces maîtresses. Elle constitue à l'heure actuelle le portrait le plus ancien du poète latin Virgile.

Histoire[modifier | modifier le code]

La mosaïque[1] a été découverte en 1896 dans un jardin de Sousse et constitue l'emblema d'une mosaïque plus grande.

Description[modifier | modifier le code]

La mosaïque est incluse dans un cadre de 1,22 mètre de côté[2].

Personnage central[modifier | modifier le code]

Détail du personnage central identifié comme Virgile
Détail du parchemin

La mosaïque représente le poète romain Virgile, vêtu d'une ample toge blanche décorée de broderies.

Le poète tient dans sa main, posé sur ses genoux, un rouleau de parchemin où sont écrits des extraits de l'Énéide, plus précisément le huitième vers[3]  : Musa, mihi causas memora, quo numine laeso, quidve... (« Muse, rappelle-moi les causes, dis-moi pour quelle atteinte à ses droits sacrés, pour quelle... »).

Muses[modifier | modifier le code]

Il est entourée des muses Clio et Melpomène : Clio, la muse de l'histoire, est placée à gauche du poète et lit alors que Melpomène, muse de la tragédie, tient un masque tragique.

Interprétation[modifier | modifier le code]

L'œuvre est la plus ancienne représentation connue à ce jour du poète. Certains y ont vu selon Mohamed Yacoub une représentation du propriétaire de la maison, passionné du poète. La datation du pavement a varié du Ier au IVe siècle mais ne peut dépasser le IIIe siècle vu le contexte archéologique de sa découverte selon le même auteur[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. A. 226
  2. Hédi Slim, Ammar Mahjoubi et Khaled Belkhodja, Histoire générale de la Tunisie, tome I « L'Antiquité », éd. Maisonneuve et Larose, Paris, 2003, p. 174
  3. Aïcha Ben Abed-Ben Khader, Le musée du Bardo, éd. Cérès, Tunis, 1992, p. 30
  4. Mohamed Yacoub, Le Musée du Bardo : départements antiques, éd. Agence nationale du patrimoine, Tunis, 1993, pp. 153-154

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Aïcha Ben Abed-Ben Khader, Le musée du Bardo, éd. Cérès, Tunis, 1992
  • Mohamed Yacoub, Le Musée du Bardo : départements antiques, éd. Agence nationale du patrimoine, Tunis, 1993
  • Mohamed Yacoub, Splendeurs des mosaïques de Tunisie, éd. Agence nationale du patrimoine, Tunis, 1995 (ISBN 9973917235)

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]