Mors (constructeur)

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Mors

alt=Description de l'image Emblem Mors.JPG.
Création 1895
Dates clés 1919
Disparition 1925
Fondateurs Louis et Eugène Mors
Personnages clés André Citroën
Siège social Drapeau de France Paris (France)
Activité Automobile

Mors est un constructeur pionnier de l'automobile français parisien entre 1895 et 1925. Il fut célèbre au début du XXe siècle pour ses nombreux succès sportifs entre 1899 et 1904. Mors est dirigé par André Citroën à partir de 1906 puis absorbé par Citroën à sa fondation en 1919.

Louis Mors[modifier | modifier le code]

Mors Tonneau Ferme Type N, 4 cylindres - 1 809 cm³ - 60 km/h, Cité de l'automobile - Collection Schlumpf - Mulhouse
Mors 6HP Dogcart (1898) lors de la course de veilles voitures Londres-Brighton 2010
Mors 16HP Limousine (1902) lors de la course de veilles voitures Londres-Brighton 2010
Mors 32 HP Roi-des-Belges (1904)lors de la course de veilles voitures Londres-Brighton 2013
Mors 1913
Dernier modèle Mors : 12/16 HP Sport de 1923

Louis Mors (1855-1917) est ingénieur de l’École centrale de Paris, passionné par les nouvelles techniques, fondateur d'un journal spécialisé dans l’électricité, pionnier de la conception d'automobile avec son frère Émile, et mécène (il favorise la création d’une chaire de musicologie au Collège de France).

Émile Mors[modifier | modifier le code]

Émile Mors (1859-1952) est ingénieur en électricité, pionnier de la conception d'automobile avec son frère Louis, inventeur en 1900 du système d’allumage par bobine à basse tension et dynamo de ses automobiles.

Historique[modifier | modifier le code]

Fabrication de matériel électrique[modifier | modifier le code]

En 1851, fondation de la société « Mors Electricité » par Louis et Eugène Mors au 28, rue de la Bienfaisance dans le 8e arrondissement de Paris. Spécialisée en fabrication de matériel électrique, téléphone, signalisation ferroviaire...

Pionnier de l'automobile[modifier | modifier le code]

L'industrie des pionniers de l'automobile française connaît son âge d'or à la fin du XIXe siècle et domine le monde avec les célèbres marques et inventeurs : Mors, Léon Serpollet, Léon Bollée, De Dion-Bouton, Armand Peugeot, Panhard, Louis Renault...

En 1885, Émile Mors, construit sa première voiture à vapeur avec un système unique de chauffage à pétrole.

En 1896, il présente avec succès au 4e Salon du Cycle de Paris son premier véhicule à moteur à essence, un landau de type vis-à-vis doté d'un 4 cylindres en V incliné À 45° à soupape d’admission commandée, d’un graissage à carter sec, de culasses refroidies par eau et de cylindres refroidis par air avec l'innovation d'un allumage à rupteur.

En 1898, l'industrie Mors construit 200 voitures par an dans ses ateliers du 48 rue du Théâtre, dans le 15ème arrondissement de Paris[1].

Victoires de nombreuses courses automobile[modifier | modifier le code]

En 1899, la voiture de course Mors gagne les courses Paris-Saint-Malo et Bordeaux-Biarritz (pilotée par Levegh).

En 1900, un nouveau modèle 16HP[2] remporte la course Bordeaux-Paris-Bordeaux et Paris-Toulouse-Paris.

En 1901, outre une 10HP à moteur 4 cylindres en ligne refroidi par air, les deux frères construisirent un véhicule de compétition propulsé par un 4 cylindres de 9 232 cm3 de 60 ch. Piloté par Henri Fournier, face à Renault, Hotchkiss ou Vauxhall, il remporte les courses Paris-Berlin et Paris-Bordeaux.

En 1903, Fernand Gabriel termine 1er de la course automobile Paris-Madrid et 4e de la coupe automobile Gordon Bennett.

André Citroën[modifier | modifier le code]

En 1906, Emile Mors s'associe avec le jeune polytechnicien André Citroën qui est nommé directeur général administrateur et réorganise l'étude des besoins clientèles, la gestion, modernise, crée de nouveaux modèles et double la production de la marque en 10 ans. André Citroën est un découvreur de talents et un organisateur de génie. Il n'est ni inventeur, ni technicien. Il se passionne pour la « fabrication et la distribution à grande échelle ».

Article détaillé : André Citroën.

En 1908, la crise économique porte un coup à l’affaire Mors.

En 1909, Mors fabrique 2000 voitures.

Au cours d'une tentative de record, les 136 km/h sont atteints.

En 1913, les automobiles Mors ne seront désormais plus équipées que de moteurs Knight du motoriste belge Minerva.

Absorption par Citroën[modifier | modifier le code]

En 1919, au lendemain de la Première Guerre mondiale, André Citroën reconvertit son usine d'armement en industrie automobile et fonde Citroën en absorbant la partie automobile de Mors (vendue par les Frères Mors).

Article détaillé : Citroën.

En 1921, Mors commercialise un nouveau modèle.

En 1923, commercialisation du dernier modèle sous la marque Mors : la 12/16 HP Sport.

Électricité industrielle[modifier | modifier le code]

Poste d'aiguillage de la gare de Laon, technologie Mors à enclenchement mécanique de leviers d'itinéraires, construit vers 1925 par la Compagnie du Nord

En 1925, Mors suspend définitivement ses activités automobile au bénéfice de Citroën et se lance dans l'électroménager.

Dans les années 1960, Mors se spécialise dans l'installation électrique pour devenir « Mors Jean Bouchon (MJB) » avant de devenir en 1984 « GTIE » (Générale de Travaux et d’Installations Électriques), à ce jour filiale du groupe Vinci. Mors a continué des activités aéronautiques, ferroviaires et maritimes jusqu'en 1996 ainsi que dans le domaine des contacteurs devenu la société Apem. Ces activités ont été vendues séparément à des groupes français. De 1993 à 1995, son PDG était Claude Manceau.

Autour de la marque[modifier | modifier le code]

Le pilote Charles Nungesser était surnommé « le hussard de la Mors » en raison d'un fait de guerre ayant consisté à traverser les lignes ennemies au volant de cette automobile. Détails dans l'article correspondant.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Histoire des automobiles Mors. Le sport avant le luxe". Résumé d'un article de Eric Favre in Bull. Soc. hist. & arch. du XVème arrondt de Paris – n° 23".
  2. [PDF] Exposition universelle internationale de 1900 à Paris : Rapports du Jury international : Groupe XVIII : Armées de terre et de mer - Première partie : Classe 116, Imprimerie Nationale,‎ 1902 (lire en ligne), p. 489-491

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]