Morlhon-le-Haut

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Morlhon-le-Haut
Image illustrative de l'article Morlhon-le-Haut
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Aveyron
Arrondissement Villefranche-de-Rouergue
Canton Villefranche-de-Rouergue
Intercommunalité Communauté de communes du Villefranchois
Maire
Mandat
Jean-Claude Delperie
2014-2020
Code postal 12200
Code commune 12159
Démographie
Gentilé Morlhonais(e)
Population
municipale
564 hab. (2011)
Densité 26 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 19′ 32″ N 2° 03′ 47″ E / 44.3255555556, 2.06305555556 ()44° 19′ 32″ Nord 2° 03′ 47″ Est / 44.3255555556, 2.06305555556 ()  
Altitude Min. 280 m – Max. 591 m
Superficie 22,09 km2
Localisation

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Morlhon-le-Haut

Morlhon-le-Haut est une commune française, située dans le département de l'Aveyron en région Midi-Pyrénées.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Villefranche-de-Rouergue La Bastide-l'Évêque Rose des vents
N
O    Morlhon-le-Haut    E
S
La Rouquette Sanvensa Saint-Salvadou

Site[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Cette commune de 564 habitants porte le nom d’une des plus vieilles familles du Rouergue, qui a marqué de son influence toute la partie ouest de la province.

Le lieu ( « Mauri loci »), ne vient pas des Sarrasins, mais du nom d'homme romain: "Morilius"[1]. En 1053, en pèlerinage à Jérusalem avec sa femme Cécile, sur le tombeau du Christ, soit avant la Première croisade, Ozile II de Morlhon, le seigneur du lieu, fit dans un acte rédigé à Jérusalem, une donation pour élever sur ses terres « rougeâtres » de l'Aveyron, dans une paroisse qui s'appelait Mauriac, un monastère en l’honneur du Saint-Sépulcre. Le monastère fut construit, puis une église en forme de croix grecque. Le lieu prit de l’importance, s’entoura de fortifications, et devint deux siècles plus tard la bastide de Villeneuve d'Aveyron.

Le fort de Morlhon, berceau de la famille de Morlhon, est situé près de l'ancienne route royale, sur une élévation au rebord du plateau rocheux du Ségala, dominant la vallée de l’Aveyron et sa faille nord-sud, face au soleil couchant. Ozil II de Morlhon étant soupçonné d'être du parti des Albigeois et d'utiliser son château comme refuge d’hérétiques cathares, celui-ci fut détruit et brûlé en 1214 par une petite troupe envoyée par Simon IV de Montfort. En 1224, son héritier Pons de Morlhon, chevalier, transigeait avec Milon, évêque de Rodez, au sujet de la juridiction du château de Morlhon, en présence de Géraud de Balaguier, Raymond de Belcastel, Arnaud de Cardaillac, Guillaume Gasc, Aimeric de Cassagnes, chevaliers. En 1249, son fils Milon de Morlhon, reconnaît tenir en fief de l'évêque de Rodez le château de Morlhon. Puis, dans le même acte, il vend ledit château pour 12 000 sous rodanois à l'évêque Vivian qui n'en prendra possession que plusieurs années après. En 1260, l’évêque de Rodez était devenu le seul propriétaire du site et du château.

Le château fut occupé par les Anglais de 1360 à 1368, puis par les Routiers. Remis en état en 1466, puis à nouveau en 1562, il subit, semble-t-il, un nouvel incendie au XVIIe siècle et fut abandonné en ruine.

De l'ancienne église qui était située au hameau de Morlhon-le-Bas, il ne reste que des ruines. L’église moderne a été construite à Morlhon-le-Haut, siège de la commune actuelle. Au sud de la commune, le hameau de Marmont conserve quelques restes d’un bâtiment rectangulaire, aux angles arrondis, qui serait la nef d’une église préromane.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mai 2014   Jean-Claude DELPÉRIÉ DVG  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 564 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1836 1841 1846 1851 1856 1861 1866
576 553 955 986 1 099 1 065 1 027 1 072 1 069
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
1 112 1 165 1 206 1 225 1 138 1 034 994 976 965
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
825 824 771 728 714 623 641 585 519
1982 1990 1999 2006 2007 2011 - - -
491 531 527 547 550 564 - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château des Anglais, site de l'ancien château et de l'ancienne église de Morlhon, (472 mètres) ; le donjon a subsisté jusqu'en 1825, date à laquelle il a été démoli pour construire une nouvelle église à Morlhon-le-Haut. Dans les décombres du château, un fragment de dalles couvert d'inscriptions latines a été retrouvé.
  • Château de Galdou,
  • Château de Garriguet, qui a un jardin d'agrément remarquable comprenant un bassin, un escalier et des terrasses construites au (XVIIe siècle) par la famille de Raynaldi.
  • Château de Grilières, appartenait à la famille Campmas de Saint-Rémy ;
  • Château de Kermaria, construit au XIXe siècle en bordure du domaine de Berals.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (oc+fr) Christian-Pierre Bedel (préf. Claude Penel), Vilafranca : Marcièl, Morlhon, La Roqueta, Savinhac, Tolonjac, Valhorlhas / Christian-Pierre Bedel e los estatjants del canton de Vilafranca, Rodez, Mission départementale de la culture, coll. « Al canton »,‎ 2002, ill., couv. ill. ; 28 cm, 475 p. (ISBN 2-907279-55-6, ISSN 1151-8375, lien notice BnF?)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux de France, Larousse, 1963 (notice BnF no FRBNF33159244b) ; réédition Librairie Guénégaud, 1989, (notice BnF no FRBNF37370106n)
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011