Moritz von Bissing

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Moritz von Bissing
Moritz Ferdinand Freiherr von Bissing[1]
Moritz von Bissing (Gouverneur de Belgique)
Moritz von Bissing (Gouverneur de Belgique)

Naissance 30 janvier 1844
Ober Bellmannsdorf, Prusse
Décès 18 avril 1917 (à 73 ans)
Trois Fontaines près de Bruxelles, Belgique
Allégeance Prusse
Drapeau de l'Empire allemand Empire allemand
Arme Armée prussienne
Grade General der Kavallerie
Années de service 18651908
Conflits Guerre franco-allemande de 1870
Première Guerre mondiale

Le baron Moritz Ferdinand von Bissing (30 janvier 184418 avril 1917) est un aristocrate prussien et général de la Première Guerre mondiale.

Biographie[modifier | modifier le code]

Von Bissing est né à Ober Bellmannsdorf (Province de Silésie). En 1865 Bissing est entré dans l'Armée prussienne et a grimpé progressivement dans la hierarchie jusqu'à ce qu'il devienne major-général en 1894, le lieutenant-général en 1897 et General der Kavallerie. À partir de 1901 à 1907 von Bissing a commandé le VII Corps Militaire à Münster. Il a pris sa retraite de l'armée en 1908.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Au début de la guerre, von Bissing a été rappelé au service actif comme commandant du VII Corps Militaire d'août à novembre 1914.

Après que l'armée allemande eut repoussé l'armée belge derrière l'Yser, il fut désigné gouverneur militaire de la Belgique du 24 novembre 1914 jusqu'à sa mort, le 18 avril 1917.

Il est connu pour avoir signé l'arrêt de mort d'Edith Cavell, mais aussi d'avoir commué la sentence de mort de Louise de Bettignies en travaux forcés à perpétuité.

Dans le cadre de la Flamenpolitik, il signa le 21 mars 1917 un arrêté de séparation administrative de la Belgique entre la Flandre et la Wallonie et constitua une commission pour préparer la division de ce pays[2] afin d'en faire une contrée plus ouverte à l'influence allemande. En tenant compte de la décision de 1912 par les nationalistes Wallons pour reconnaître Namur comme capitale de la Wallonie, il y établit l'administration Wallonne. La Wallonie était alors composé de quatre provinces belges du sud, d'une partie de la province de Brabant (le district de Nivelles), en réalisant ainsi une autre revendication de mouvement Wallon, la création du Brabant wallon. La région flamande avait Bruxelles comme capitale et était composée des quatre provinces du Nord de la Belgique, ainsi que les districts de Bruxelles et Louvain. C'était le premier essai de diviser la Belgique le long des lignes linguistiques.

Il est enterré au cimetière des Invalides de Berlin.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Freiherr est un titre, traduit comme Baron, et non pas un premier ou un deuxième prénom.
  2. "J’ai constitué une commission qui doit préparer la division de l’ancien royaume de Belgique en une partie flamande et une partie wallonne", Les Archives du Conseil de Flandre, Ligue Nationale pour l’unité Belge, 1929.