Morceau de réception

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Un morceau de réception à l'Académie royale de peinture et de sculpture était une œuvre dont la réalisation était imposée depuis l'arrêt royal de 1663 aux peintres, sculpteurs et graveurs, prétendant au titre d'académicien. C'était donc en quelque sorte l'équivalent du chef-d'œuvre des corporations. Les morceaux de réception étaient ensuite conservés dans les locaux de l'Académie.

Le postulant une fois agréé disposait au plus de trois années pour exécuter son morceau de réception, mais dans de nombreux cas, le délai fut très largement dépassé. Par ailleurs, si le sujet était fixé par l'académie, la réalisation était libre. L'académie instaura cependant l'usage pour les portraitistes de prendre comme sujet un des membres, voire deux[1].

Après la dissolution de l'académie en 1793 et des déplacements entre divers musées parisiens, la première dispersion de la collection vers des musées de province eut lieu en 1803, notamment à Tours et Montpellier ; les musées du Louvre et dans une moindre mesure celui de Versailles conservant jusqu'à présent (XXIe siècle) les pièces les plus célèbres[2].

Morceaux de réception célèbres[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L'atelier du peintre et l'art de la peinture, Larousse, 1990, p. 221.
  2. L'atelier du peintre et l'art de la peinture, Larousse, 1990, p. 222-223.