Moon (film)

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Moon

Réalisation Duncan Jones
Scénario Nathan Parker
Duncan Jones
D'après l'histoire originale de
Duncan Jones
Acteurs principaux
Sociétés de production Xingu Films
Liberty Films
Lunar Industries
Stage 6 Films (en)
Pays d’origine Royaume-Uni
Genre science-fiction
Sortie 2009
Durée 97 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Moon est un film de science-fiction britannique écrit et réalisé par Duncan Jones, sorti en 2009.

Ce film est présenté pour la première fois au festival du film de Sundance, le 23 janvier 2009.

En France, Moon n'a jamais fait l'objet d'une sortie cinéma en bonne et due forme. Il a néanmoins été projeté dans les salles lors de plusieurs festivals, dont le Festival international du film fantastique de Gérardmer le 29 janvier 2009, le festival du film anglais et irlandais d'Ajaccio « Under my Screen » (4 au 12 décembre 2010), et le Festival européen du film fantastique de Strasbourg, où il reçoit le premier prix.

Le film est sorti en DVD et Blu-ray le 16 juin 2010.

Ce film a reçu une assez bonne critique au festival du film de Sundance entre autres, a reçu le prix du jury et le prix du public au Festival du film fantastique de Gérardmer 2010, est considéré comme meilleur film indépendant britannique au 12e cérémonie des British Independent Film Awards et a gagné le prix de British Academy of Film and Television Arts en 2010.

Selon Duncan Jones lui-même, il est prévu que Moon donne naissance à deux suites, pour ainsi former une trilogie[réf. nécessaire].

Résumé[modifier | modifier le code]

Sam Bell est un employé de la société Lunar, entreprise d'extraction d'hélium 3. Cette ressource-clé répond à la crise énergétique grandissante sur Terre tout en fournissant une énergie propre. L'hélium 3 n'est récupérable que dans la régolithe (poussière lunaire), ce qui a imposé à Lunar de bâtir une station spatiale lunaire très automatisée dont un employé a la surveillance. Sam y est en poste avec pour seul compagnon Gerty, un ordinateur mobile doté de la parole. Arrivant à la fin de son contrat de trois ans, il s'apprête à achever sa longue mission en solitaire et à retrouver sa famille mais, petit à petit, il est pris d'hallucinations.

Lors d'une sortie hors de la base en rover, déconcentré par une des ses hallucinations, Sam percute une moissonneuse. Blessé, il tombe inconscient. Il se retrouve ensuite à l'infirmerie, sous la surveillance de Gerty, qui lui apprend qu'il a eu un accident. Sam surprend une communication entre le robot et l'entreprise Lunar, alors que les messages directs ne sont plus censés fonctionner depuis un étrange incident technique sur une antenne. Suspicieux vis-à-vis du robot, Sam apprend qu'il a interdiction de sortir de la base avant l'arrivée d'une équipe de réparation envoyée pour la moissonneuse. Sam sabote une conduite de gaz pour faire croire à un impact de météorite sur la base et donc, obliger le robot à le laisser sortir vérifier l'intégrité de la coque de son habitat lunaire. Au lieu d'inspecter la base, Sam se rend sur le lieu de l'accident et fouille le rover endommagé. Il y découvre un corps encore en vie : le sien. Il ramène ce deuxième Sam à la base et comprend peu à peu qu'ils sont des clones, créé à partir d'un Sam original dont il utilise les souvenirs. Le deuxième ayant été réveillé pour remplacer le premier, et l'interdiction de sortie étant faite pour éviter une rencontre entre les deux.

Comprenant que les clones ne peuvent provenir que du site lunaire où il travaille, en fouillant la base, les deux Sam découvrent une réserve à clone avec des centaines de corps prêts à être mis en service. L'état du Sam accidenté continue de se dégrader et il comprend que cela est en fait lié à sa durée de vie : 3 ans, comme la durée officielle de son contrat. Des enregistrements lui permettent de constater que de nombreux autres clones arrivés en fin de contrat dégénèrent et que leur corps est incinéré dans un simulacre de capsule de retour sur Terre et ce, pour laisser place au prochain clone. En même temps, le deuxième Sam comprend que le problème de communication est en fait volontairement simulé afin que les clones en postes ne puissent pas contacter la Terre directement. Les deux Sam découvrent des brouilleurs éloignés de la base et le premier Sam décide, grâce à un vidéophone portable, de sortir du périmètre brouillé et d’appeler chez lui. Il entre en contact avec une jeune adolescente — sa propre fille — bien plus âgée qu'il ne le croyait ; il apprend la mort de sa femme, celle qu'il espérait rejoindre à son retour, ainsi que la présence du « vrai » Sam demeuré sur Terre. Le deuxième Sam, en regardant l'appel enregistré mis-en-mémoire, comprend lui aussi la vérité.

L'équipe de réparation est aussi une équipe chargée de s'assurer qu'un seul clone à la fois ne soit éveillé. Ils vont donc chercher à faire disparaitre l'ancien corps. Le deuxième Sam, considérant que le premier est plus méritant, lui propose d'échanger leur place, de l'envoyer sur Terre et de réveiller un autre clone. Mais, voyant sa santé se dégrader, le premier Sam refuse et lui demande de retourner au rover endommagé afin d'y mourir. Le deuxième Sam pourra ainsi tenter de revenir sur Terre, par l’intermédiaire de la capsule d'envois périodiques d'hélium 3 sur Terre.

Afin que l'équipe de « réparation » ne soit pas informée de l'évasion, l'ordinateur Gerty indique au deuxième Sam comment le redémarrer et vider ainsi sa mémoire qui pourrait le trahir. Le deuxième Sam réveille un autre clone pour que l'équipe de réparation en trouve un dans la base, programme in extremis une moissonneuse qui va entrer en collision avec un des brouilleurs afin de permettre les communications en direct, et il s'enfuit dans la capsule. Le premier Sam, retourné dans la moissonneuse accidentée afin d'y mourir, voit d'un hublot la capsule décoller vers la Terre et peut ainsi mourir en paix. Alors que la capsule est en route pour la Terre avec le deuxième Sam à bord, le film se termine peu de temps après sur différents commentaires de reporters télévisés signalant la chute du cours de l'action Lunar, l'accusation pour crime contre l'humanité de l'entreprise et, un dernier contre-commentaire de talk-show dénonçant le clone comme un immigrant illégal et demandant sa détention.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Les expressions de Gerty sont symbolisées par des smileys.

Production[modifier | modifier le code]

Les spécialistes de décors ont construit une Lune de vingt pieds sur trente (environ 6 × 9 m)[1].

Musique[modifier | modifier le code]

Pour ce film, Clint Mansell a composé les titres suivants :

  1. Welcome to Lunar Industries
  2. Two Weeks and Counting…
  3. I'm Sam Bell
  4. I'm Sam Bell, Too…
  5. Memories (Someone we'll never know)
  6. Are You Receiving?
  7. Can't get there from here
  8. We're not programs, Gerty, We're people
  9. The Nursery
  10. Sacrifice
  11. We're going home
  12. Welcome To Lunar Industries (Three Year Stretch…)

Le réalisateur Duncan Jones ne cache pas qu'il apprécie la musique de Requiem for a Dream de Darren Aronofsky (2000), aussi réalisée par Clint Mansell. En plein projet de son premier film, Jones n'avait pas encore songé à ce musicien lorsqu'il utilisa d'anciens titres de celui-ci[1].

Réception[modifier | modifier le code]

Festival

Étant donné que c'est un petit film indépendant avec un faible budget de cinq millions de dollars, Moon a parcouru les festivals de ville en ville. Le premier a eu lieu le 23 janvier 2009 au Festival du film de Sundance à New York[2].

Critiques

Dès sa sortie, le film reçu des critiques plutôt positives. Les spectateurs AlloCiné lui attribuent la note de 4/5[3]et IGN celle de 8/10[4].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Moon a reçu le prix du « Best British Independent Film » (meilleur film indépendant britannique) et le prix « the Douglas Hickox Award » en 2009 aux BIFA (the British Independent Film Awards)[5]. IGN classe Gerty 3000, le robot accompagnant Sam Rockwell dans le film, à la 7e place des intelligence artificielles les plus « cool » de l'histoire du cinéma[6].

Commentaires[modifier | modifier le code]

Certaines séquences du film font penser aux moments angoissants du film 2001, l'Odyssée de l'espace (1968) de Stanley Kubrick : la Lune, l'ordinateur, les morts programmées par ce dernier, sa neutralisation, la forme du sarcophage qui rappelle celui des hibernautes de 2001 attendant d'être réveillés, l'échappée de l'astronaute. Les références visuelles au chef-d’œuvre de Kubrick sont nombreuses : polices de caractères utilisés par les écrans d'affichage, couloirs de forme octogonale…

Dans la 2e partie du film, le compte à rebours indiquant l'heure d'arrivée de l'équipe de secours est une référence probable à Outland, film se déroulant également sur une base lunaire d'exploitation minière.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Rurik Sallé, Duncan Jones, réalisateur et scénariste : A Piece of Space Cake dans le magazine Mad Movies no  231 de juin 2010, p. 66-67.
  2. William Goss, « Interview: 'Moon' Director Duncan Jones », sur Cinematical,‎ 12 juin 2009 (consulté le 20 juin 2010).
  3. « critique Allociné », sur AlloCiné,‎ 2009 (consulté le 11 janvier 2014)
  4. « critique IGN », sur IGN,‎ 14 mars 2009 (consulté le 11 janvier 2014)
  5. « British Independent Film Awards »
  6. (en) « the 9 coolest AIs in movie history », sur http://uk.ign.com/,‎ 10 janvier 2014 (consulté le 11 janvier 2014)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]