Monument aux martyrs à Charleroi

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Monument des Martyrs.
Monument aux martyrs à Charleroi
Image illustrative de l'article Monument aux martyrs à Charleroi
Présentation
Période ou style néoclassique
Type Mémorial
Auteur Émile Devreux (architecte)
Jules Lagae (sculpteur)
Date de construction 17 juillet 1922
Géographie
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Province Drapeau de la province de Hainaut Province de Hainaut
Commune Drapeau de la Ville de Charleroi Charleroi
Localisation
Coordonnées 50° 24′ 52″ N 4° 26′ 50″ E / 50.414497, 4.447239 ()50° 24′ 52″ Nord 4° 26′ 50″ Est / 50.414497, 4.447239 ()  

Géolocalisation sur la carte : Charleroi (ville)

(Voir situation sur carte : Charleroi (ville))
Monument aux martyrs à Charleroi

Géolocalisation sur la carte : Charleroi

(Voir situation sur carte : Charleroi)
Monument aux martyrs à Charleroi

Géolocalisation sur la carte : Belgique

(Voir situation sur carte : Belgique)
Monument aux martyrs à Charleroi

Le monument aux martyrs de Charleroi est un monument de style néoclassique situé avenue de Waterloo à Charleroi en Belgique. Il honore la mémoire des victimes des deux guerres mondiales.

Historique[modifier | modifier le code]

Signature "Jul. Lagae" suivi d'un double obèle tracée dans le bronze.
Signature de Jules Lagae sur le côté droit de la sculpture.

Le monument est dû à l'architecte et bourgmestre Émile Devreux et au sculpteur Jules Lagae.

L'édification est décidée en juillet 1919 par le Conseil communal pour honorer la mémoire des victimes de la Première Guerre mondiale[1]. L'emplacement initialement prévu se situait au carrefour de la rue de la Montagne et des boulevards Audent et de l'Yser, mais le lieu ne rencontra pas l'adhésion populaire[2].

Il est inauguré le 17 juillet 1922[3].

Description[modifier | modifier le code]

L'architecture du monument s'inspire du style dorique.

Il se compose d'un pilier de marbre blanc adossé à gauche et à droite d'une demi-colonne dorique, chacune surmontée d'une architrave avec réglet, larmiers et gouttes.

Au sommet du pilier se dresse une Victoire en bronze. Au pied est assis un personnage féminin écrivant dans un livre, allégorie de l'Histoire[4],[5], également en bronze.

L'ensemble est posé sur un piédestal en granit.

Inscriptions[modifier | modifier le code]

Sur le pilier[modifier | modifier le code]

Sur la face avant du pilier est gravé en lettres d'or un hommage aux victimes de la Première Guerre mondiale. La mention 1940-1945 a été ajoutée ultérieurement pour commémorer également les victimes de la Seconde Guerre mondiale.

1914
à nos
Martyrs
1918
1940-1945

L'arrière affiche une liste de 174 noms de soldats carolorégiens morts à la guerre[6].

Texte du livre[modifier | modifier le code]

La figure féminine assise au pied de la colonne écrit un texte tiré des Annales de Tacite dans un livre posé sur ses genoux :

Charleroi - monument - a nos martyrs - texte latin.jpg

(la)« Neque enim dii sinant ut Belgarum quanquam offerentium decus istud et claritudo sit subvenisse Romano nomini, compressisse Germaniae populos ».

Traduction : « Car aux dieux ne plaise que les Belges, qui s'offrent pourtant, obtiennent la gloire éclatante d'être venus en aide au nom Romain et d'avoir arrêté les peuples de Germanie »[7].

Ce texte fait écho à la participation de la Belgique à la victoire sur l'Empire allemand en 1918.

Références et notes[modifier | modifier le code]

  1. Schaeffer 1995, p. 175
  2. Schaeffer 1995, p. 182
  3. Everard 1959, p. 215
  4. Everard 1959, p. 143
  5. L'Histoire est parfois présentée sous l'apparence d'une femme couronnée de laurier et écrivant dans un livre. Comme, par exemple, dans la fresque « Le Triomphe de l'Histoire sur le Temps » de Raphaël Mengs aux musées du Vatican ou ce bronze « L'histoire » de Georges Bareau, contemporain de Jules Lagae. Dans le monument de Charleroi, la couronne de laurier est tendue par la Victoire située au sommet du pilier.
  6. « Charleroi inaugure un monument à ses 174 morts de la guerre ; [graphic material] », Europeana (consulté le 5 février 2013)
  7. Livre I, 43 - Henri Goelzer, Tacite. Annales, Livres I-III, Paris, Les Belles Lettres, coll. « CUF (Budé) »,‎ 1923, 165 p. (OCLC 34232563)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Everard, Monographie des rues de Charleroi, Charleroi, Collins,‎ 1959, In-12, 223 p.
  • Pierre-Jean Schaeffer, Charleroi 1830-1994, Histoire d'une Métropole, Ottignies-Louvain-la-Neuve, Quorum,‎ 1995, 466 p. (ISBN 2-930014-42-3)