Monument à Mickiewicz

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Page d'aide sur l'homonymie Pour l’article homonyme, voir Monument d'Adam Mickiewicz (Cracovie)
Le monument à Mickiewicz : l'Epopée polonaise au musée Bourdelle

Le monument à Mickiewicz est une sculpture d’Antoine Bourdelle. La première maquette date de 1909 mais Antoine Bourdelle vit l'inauguration de ce projet, place de l’Alma à Paris, vingt ans plus tard le 28 avril 1929 quelques mois avant sa mort. Par la suite, le monument est déplacé Cours Albert-Ier à l'extrémité Ouest du terre-plein latéral le long de la Seine (cet espace a été baptisé Jardin d'Erevan en mars 2009), c'est un cadeau de la Pologne à la France.

Origine[modifier | modifier le code]

Adam Bernard Mickiewicz de Poraj est né en 1798 à Navahroudak (actuellement en Biélorussie, Nowogrodek en polonais), dans ce qui était alors l'Union de Pologne-Lituanie et mort à Istanbul en 1855. C'est un poète et écrivain polonais.

Adam Mickiewicz, c'est avant tout un immense créateur, l'un des plus grands poètes romantiques européens, intellectuel (ses cours au Collège de France étonnent par la fraîcheur de leur point de vue). Il est célébré dans son pays natal comme le père spirituel de la littérature polonaise moderne. Il sublime un amour malheureux en immortalisant « Maryla ». Le succès littéraire presque immédiat, son engagement politique, lui confèrent le rôle de chef moral reconnu par toute la nation polonaise. Son inspiration est toujours puisée dans la tradition polonaise et catholique. Ballades et Romances (1822) est folklorique, Les Aïeux (1823) sortent de la terre lituanienne, et Conrad Wallenrod (1828) révèle un engagement patriotique.

Le monument parisien dans son ensemble.

Sa participation à des cercles patriotiques lui valut d’être exilé en Russie de 1824 à 1829, année où il partit s’installer en France. Lors de l’insurrection de 1831, il tenta sans succès de se joindre aux rebelles mais ne put dépasser Dresde. À partir de 1832, et avec Conrad Wallenrod dans la dernière partie des Aïeux, il trouve sa doctrine (patriotisme fervent, religion retrouvée). Il prêche la régénération par le sacrifice accepté, la souffrance sublimée en amour pour sa patrie. La cause de la Pologne devient sacrée dans l'histoire du monde. Il signe cet engagement en écrivant les Livres du pèlerinage polonais (1832). Le 22 juillet 1834, il épouse à Paris une compatriote de vingt-deux ans, Félicie Szymanowska, qui lui donne six enfants. En 1839 et 1840, il enseigne à Lausanne la littérature latine avant d’être nommé en 1840 professeur de littérature slave à une chaire créée pour lui au Collège de France. Cependant, ses cours sont suspendus en 1844 car on lui reproche de s’être laissé influencer par les opinions du mystique Andrzej Towianski. Il finit par être révoqué (avec Jules Michelet et Edgar Quinet) après le coup d’État de 1851 par décret du 9 mars 1852.

Il meurt du choléra à Istanbul où il était allé rejoindre la colonie polonaise qui vivait à Polonezköy pendant la guerre de Crimée. Il songeait y former une légion polonaise qui lutterait contre les Russes. Son corps est ramené à Paris puis, en 1890, transféré à Cracovie où il est inhumé solennellement à la cathédrale du Wawel.

Description[modifier | modifier le code]

Six bas reliefs décorent le socle de la colonne : Wallenrod, les Captifs, Dziady, Aldona, le Viel Halban et les Trois Polognes. Dans la partie supérieure se trouve le haut relief de l’Épopée Polonaise. Enfin la colonne est surmontée de la statue de Mickiewicz.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Citations[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dossier de l'Art no 10 de janvier/février 1993.
  • Bourdelle par Ionel Jianou et Michel Dufet Édition Arted 1970.
  • Cléopâtre Bourdelle-Sevastos, Ma vie avec Bourdelle, Paris-Musées et Éditions des Cendres, 2005 ISBN 2-87900-938-3

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]