Montséret

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Montséret
Vue de Montséret depuis le château de Roquelongue
Vue de Montséret depuis le château de Roquelongue
Blason de Montséret
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Aude
Arrondissement Narbonne
Canton Lézignan-Corbières
Intercommunalité Communauté de communes de la Région Lézignanaise, Corbières et Minervois
Maire
Mandat
Jean-Luc Jalabert
2014-2020
Code postal 11200
Code commune 11256
Démographie
Gentilé Montsérétois
Population
municipale
512 hab. (2011)
Densité 45 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 06′ 13″ N 2° 48′ 42″ E / 43.1036, 2.811743° 06′ 13″ Nord 2° 48′ 42″ Est / 43.1036, 2.8117  
Altitude Min. 55 m – Max. 240 m
Superficie 11,31 km2
Localisation

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Montséret

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Montséret

Montséret est une commune française, située dans le département de l'Aude en région Languedoc-Roussillon. Située sur l'Aussou, cette commune viticole fait partie des Corbières maritimes et se trouve à proche distance de la mer Méditerranée et de la basse plaine de l'Aude.

Ses habitants sont appelés les Montsérétois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Montséret est un village de l'Aude situé sur les contreforts des Corbières. Au-dessus de la vallée de l'Aude et à proche distance du golf du Lion. À vol d'oiseau, le village est à 102,6 km au sud-ouest de Montpellier, 123 km au sud-est de Toulouse, 45,5 km au nord de Perpignan et 18,1 km au sud-est de Narbonne[1]. Seulement trois communes sont limitrophes :

Communes limitrophes de Montséret
Boutenac Boutenac Saint-André-de-Roquelongue
Thézan-des-Corbières Montséret Saint-André-de-Roquelongue
Thézan-des-Corbières Thézan-des-Corbières Saint-André-de-Roquelongue

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

L'altitude sur la commune de Montséret varie entre 55 m et 235 m au Roc de la Boussole[2]. On trouve sur le territoire de nombreuses élévations du relief que l'on peut distinguer facilement :

  • Le massif de Fontfroide sur lequel se situe le point culminant de la commune, le Roc de la Boussole (235 m) à l’extrême sud du territoire. Ce massif qui abrite l'abbaye de Fontfroide est recouvert de la forêt du même nom. Il fait partie des Corbières maritimes. La commune de Montséret s'étend sur une petite partie à l'ouest du massif.
  • Le site de Roquelongue, situé à cheval sur les communes de Montséret et de Saint-André-de-Roquelongue culmine à 174 m. C’est sur cet éperon rocheux que se situent les ruines du château de Moun Séré. Le village est bâti au pied de cette colline escarpée.
  • Le massif du Bois de la Pinède dont les premiers contreforts à l'est sont situés sur la commune. La partie montsérétoise du massif culmine à 152 m. Elle est presque entièrement cultivée. Ce massif culmine à 173 m à la tour de guet de Boutenac
  • Le Pech de l'Arc se trouve à l'ouest de Montséret dans la direction de Thézan. Il culmine à 126 m.
  • Le Pech Blanc (120 m), autre colline située à l'est le long de la D613. L'Aussou coule au pied de cette colline.
Vue panoramique de Montséret en hiver depuis le château de Roquelongue

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le ruisseau de la Prade rejoint l'Aussou

L'Aussou traverse la commune du sud vers le nord. Cette rivière de 17,4 km prend sa source sur la commune de Fontjoncouse et se jette dans l'Orbieu. Son débit est très irrégulier et peut devenir nul en été. Dans les communes de Montséret, l'Aussou est rejoint par le Ruisseau de la Prade qui prend sa source à Thézan-des-Corbières, il s'écoule sur 5,3 km avant de se jeter dans l'Aussou.

Les étés étant souvent très secs, il arrive fréquemment que plus aucune rivière ne coule à Montséret.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de Montséret est un climat méditerranéen défini "Csb" selon la classification de Köppen avec :

"C" pour climat tempéré avec des températures moyennes des 3 mois les plus froids comprises entre -3 °C et 18 °C, température moyenne du mois le plus chaud supérieures à 10 °C et les saisons été et hiver bien définies.

"s" pour climat sec en été.

"b" pour été tempéré avec des température moyenne du mois le plus chaud inférieure ou égale à 22 °C et les températures moyennes des 4 mois les plus chauds supérieures à 10 °C.

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Montséret est desservi par la D123 du nord au sud, cette route va de la D24 à Ornaisons au nord à la D611 au sud près de Montséret. La D423 dessert le village d'est en ouest, cette route va de Thézan-des-Corbières à D613 près de Saint-André-de-Roquelongue.

Ces routes permettent de rejoindre très rapidement la D613 (ancienne nationale 613) qui va de Narbonne à Ax-les-Thermes traversant les Corbières puis le Pays de Sault franchissant en tout 10 cols. C'est le principal axe de circulation des Corbières.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Le village est construit sur le flanc est d'une modeste colline face au rocher de Roquelongue. On y trouve le principal axe de vie du village.

Logement[modifier | modifier le code]

En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 325[3].

Parmi ces logements, 65,4 % étaient des résidences principales, 21,3 % des résidences secondaires et 13,3 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 96,5 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 2,2 % des appartements[4].

La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 83,4 %[5].

Hameaux, lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Les habitations sont concentrées au pied de Roquelongue mais on en trouve aussi plus au sud dans le hameau des Clauses qui est situé au sud du village sur la D123. Celui-ci est bâti sur les pentes du massif de Fontfroide.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Moun Séré qui donna plus tard Montséret, ne vient pas de sierra (montagne), mais de sereno, un petit oiseau migrateur africain (guêpier en français) qui, encore de nos jours, vient nicher en haut de ce rocher. Une autre version donne le Mont Serein, le "serin" est aussi un oiseau.

Histoire[modifier | modifier le code]

Sur l'éperon rocheux de Roca Longua fut construit à partir du Xe siècle, le château de Moun Séré entouré de son village accroché aux flancs escarpés de la montagne. C'était un imposant château fort, avec donjon et doubles remparts, à l'image de son voisin Saint-Martin-de-Toques, aujourd'hui restauré.

En 1153 Raingarde de Montseret fonde ici aux Ollieux, la première abbaye cistercienne de femmes du royaume de France. Cette abbaye unique pour l'époque, deviendra en 1174 un prieuré rattaché à l'abbaye de Fontfroide, dont le rôle sera déterminant pendant la croisade contre les Albigeois (cathares).

En 1304, après la mort du chevalier Guillaume-Raimon du Bourg, seigneur de Montséret, et de son fils Arnaud, Ricarde resta seule avec sa fille Mabile pour conserver et défendre le patrimoine familial. Avec une énergie farouche, Mabile âgée de 20 ans décida d'assumer l'héritage des charges que lui léguait son père. Entreprise difficile qui demandait une activité et une autorité peu commune parmi les femmes de cette époque. En 1311, elle perdit ses droits à Moun Séré au profit de sa toute puissante voisine l'abbaye de Fontfroide. Après 18 ans de lutte acharnée, elle retrouvera ses droits et son château en 1329.

Le castrum de Moun Séré fut soudainement abandonné par ses habitants en 1550, et ne fut jamais plus habité. La raison n'est pas connue (la peste peut-être), mais il semble que tout fut fait pour faire oublier ce lieu.

Plus tard un nouveau village fut construit dans la plaine, mais il ne fut plus fait allusion aux ruines de la montagne. On changea même le nom du lieu : Bouisse ou lieu planté de buis. C'est ainsi que les villageois appellent encore aujourd'hui ce lieu oublié des mémoires.

Les pierres du château qui n'avaient pas été utilisées pour construire le nouveau village et les murets des chemins de vignes, servirent de remblai à la voie de chemin de fer de l'éphémère petit train des Corbières. Ainsi disparurent en moins de 2 ans, donjons et double rempart.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Lorsque, par un édit de 1696, Louis XIV veut remédier aux abus héraldiques, ses conseillers n'oublient pas de faire créer de nouveaux offices et d'imposer l'enregistrement des armoiries. La communauté de Montséret ne pouvant financer un tel projet dont elle ne voyait pas l'utilité puisqu'elle partageait les affaires communales avec celle de Saint-André-de-Roquelongue. En effet ces armoiries auraient constitué des marques de noblesse et des signes de féodalité, inexistants pour ces villages.

Montseret
Blason de Montseret Blason D’azur au mont sommé d’une tour surmontée d’une clé posée en fasce, le tout d’or[6].
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Montséret fait partie du département de l'Aude, de l'arrondissement de Narbonne et de la communauté de commune de Lézignan-Corbières.

La commune est, depuis 2010 dans la 1re circonscription législative de l'Aude (Carcassonne[7]).

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Lors du 1er tour de la présidentielle de 2002 Lionel Jospin est arrivé en tête avec 69 voix et 27 % devant Jean-Marie Le Pen (43 voix et 17 %) et Jacques Chirac (29 voix et 11,5 %)[8]. Au 2nd tour Jacques Chirac l'emporte face à Jean-Marie Le Pen avec 210 voix et 79,5 %[9].

Le 1er tour de la présidentielle de 2007 a amené en tête Ségolène Royal (104 voix et 36,5 %) devant Nicolas Sarkozy (48 voix et 16 %), Jean-Marie Le Pen (40 voix et 13,5 %) et François Bayrou (39 voix et 13 %). Au 2nd tour Ségolène Royal arrive en tête avec 185 voix et 64,5 % contre 102 voix et 35,5 % pour Nicolas Sarkozy[10].

Au 1er tour de la présidentielle de 2012 François Hollande (124 voix et 40,5 %) est arrivé en tête devant Jean-Luc Mélenchon (59 voix et 19 %) et Marine Le Pen (43 voix et 14 %). Au 2nd tour François Hollande est arrivé en tête devant Nicolas Sarkozy avec 213 voix et 74,4 %[11].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Depuis 1944, quatre maires se sont succédé à Montséret :

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1974 Noé Léo Hervé SFIO  
1974 1992 Marsérou Jean-Baptiste PS  
1992 1997 Orts Arlette PS  
1997 en cours Jalabert Jean-Luc PS  

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 13 décembre 2012 Montséret n'est jumelé avec aucune commune[12].

Population et Société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 512 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
127 113 135 166 181 155 161 160 151
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
182 226 245 263 385 497 550 496 474
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
497 495 492 507 442 494 445 355 368
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
369 360 308 306 347 401 465 483 512
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2004[14].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Montséret est rattaché à l'académie de Montpellier.

La commune de Montséret administre une école élémentaire[15]. La scolarité jusqu'au CM2 des enfants de Montséret s'effectue sur 2 villages, Thézan-des-Corbières puis Montséret[16].

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2009, la population de Montséret se répartissait ainsi : 72,7 % d'actifs et 27,3 % d'inactifs dont 9,1 % de retraités et 7 % d'élèves, d'étudiants et de stagiaires non rémunérés[17].

Le taux de chômage était de 15,4 %[18].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

La viticulture est au premier plan de l'économie de Montséret, la quasi-totalité de la surface cultivée de est plantée de vignes.

Au 31 décembre 2010, Montséret comptait 85 établissements : 47 dans l'agriculture-sylviculture-pêche, 3 dans l'industrie, 4 dans la construction, 27 dans le commerce-transports-services divers et 4 étaient relatifs au secteur administratif[19].

En 2011, 7 entreprises ont été créées à Montséret, 6 dans le domaine du commerce-transports-services divers et une dans le secteur administratif[20].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église de Montséret

Le site de Roquelongue surmonté des ruines du château est le principal lieu remarquable sur la commune. Il domine le village et offre un point de vue sur les Corbières et la Montagne Noire. On peut aussi citer la miellerie dans le hameau des Clauses au sud du village.

L'église néo-romane Saint-Félix (XIXe siècle) est située au nord du village entre l'allée des Acacias et l'avenue des Platanes. Elle fut construite en deux temps : d'abord la nef, le chœur et un petit clocher au XVIIe siècle puis le clocher est surélevé et deux chapelles sont ajoutées sur le côté[21].

Appellations et terroirs[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de Montséret fait partie de l'appellation AOC Corbières[22] mais aussi du terroir de Boutenac[23] et des vin de pays des Coteaux de Cabrerisse sauf sur la partie nord de la commune.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Noé Hervé (1908-1999) : résistant pendant la Seconde Guerre mondiale puis maire de 1944 à 1974, a été la figure de Montseret et a marqué de son empreinte pour de longues années la vie de ce village.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « lion1906 », sur Localisation Interactive, Orthodromie et Navigation. (consulté le 9 décembre 2012).
  2. « géoportail », sur portail des territoires et de citoyens (consulté le 10 décembre 2012)
  3. LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie sur la fiche Insee de la commune, [lire en ligne].
  4. LOG T2 - Catégories et types de logements sur la fiche Insee de la commune, [lire en ligne].
  5. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation sur la fiche Insee de la commune, [lire en ligne].
  6. http://labanquedublason2.com/
  7. Découpage électoral sur politiquemania
  8. « résultats du premier tour de l'élection présidentielle 2002 à Montséret », sur le site du ministère de l’intérieur (consulté le 13 décembre 2012).
  9. « résultats du second tour de l'élection présidentielle 2002 à Montséret », sur le site du ministère de l’intérieur (consulté le 13 décembre 2012).
  10. « résultats de l'élection présidentielle 2007 à Montséret », sur le site du ministère de l’intérieur (consulté le 13 décembre 2012).
  11. « résultats de l'élection présidentielle 2012 à Montséret », sur le site du ministère de l’intérieur (consulté le 13 décembre 2012).
  12. « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures », sur le site du ministère des Affaires étrangères (consulté le 13 décembre 2012).
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  15. « École à Montséret », sur le site du ministère de l’Éducation nationale (consulté le 13 décembre 2012).
  16. « École à Montséret », sur le site de la commune (consulté le 13 décembre 2012).
  17. EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité sur la fiche Insee de la commune, [lire en ligne].
  18. EMP T4 - Chômage (au sens du recensement) des 15-64 ans sur la fiche Insee de la commune, [lire en ligne].
  19. CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2010 sur la fiche Insee de la commune, [lire en ligne].
  20. DEN T1 - Créations d'entreprises par secteur d'activité en 2011 sur la fiche Insee de la commune, [lire en ligne].
  21. Église Saint-Félix sur le site de la mairie
  22. Université de la vigne et du vin
  23. Terroir de Boutenac sur vins-languedoc-roussillon.fr