Montrouge (acteur)

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Louis-Émile Hesnard

Surnom Montrouge
Naissance 1825
Paris
Décès 22 décembre 1903
Activité principale acteur
Activités annexes directeur de théâtre
Conjoint Marguerite Macé-Montrouge

Louis-Émile Hesnard, dit « Montrouge », né en 1825 à Paris, mort le 22 décembre 1903 à Argenteuil, est un acteur et directeur de théâtre français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après avoir fait des études d’architecture à l’école des Beaux-arts, Montrouge joua d’abord en banlieue parisienne[1] dans une représentation privée : l’Ouvrier de Paris. Un an plus tard, il entra au théâtre Montparnasse avant de retourner à ses activités d’architecte.

C’est en 1855 que commence réellement sa carrière artistique avec son entrée au théâtre des Batignolles où il aura également des fonctions managériale[2] et au théâtre Montmartre avec le Roman chez la portière, le Caporal et la Payse, etc. Il passa ensuite aux Délassements-Comiques, où il inventa le personnage du « compère de revues[3] » qui le rendit célèbre. Après une tournée en Italie, il entre aux Folies-Dramatiques, puis aux Variétés, à la Porte-Saint-Martin. Il se produisit ensuite à Bruxelles[1] où le naturel de son jeu comique fut très applaudi.

En 1864, il succéda à Eugène Moniot comme directeur des Folies-Marigny[1] où il engagea l’actrice Marguerite Macé[2] qui contribua grandement à son succès. L’ayant épousée le 18 avril 1865, à Paris, tous deux quittèrent, lorsque Montaubry en prit la direction, les Folies-Marigny en 1869 avec pour lui un bénéfice de 500 000 francs[2], après y avoir créé, entre autres, les Ondines au champagne de Lecocq, le 3 septembre 1866.

Il passa aux Bouffes-Parisiens, où il créa le rôle du Grand Khan dans Boule-de-Neige d’Offenbach le 13 décembre 1871 et le rôle de Capoulade dans le Testament de Monsieur Crac de Lecocq le 23 octobre 1871. Entré au Palais-Royal, il devint co-directeur du Châtelet en 1873. En 1874, il se rendit avec sa femme au Caire où, pendant trois saisons, celle-ci joua l’opérette et le vaudeville. En 1876, il prit la direction de l’Athénée-Comique où sa femme l’assista avec esprit et bonne humeur. Il y créa Bric-à-brac de Savard et Montréal le 13 février 1880, le Cabinet Piperlin le 5 avril 1878 (Hippolyte Raymond et Burani), Lequel ?, etc. Il a également créé l’opérette le Droit du seigneur de Léon Vasseur aux Fantaisies-Parisiennes : le 13 décembre 1878. Ensuite, il passa aux Folies-Dramatiques, où il créa François les Bas-bleus (Pontcornet) de Bernicat et Messager le 8 novembre 1883 ; Naufrage de M. Godet (Godet) en 1885[4] ; compère dans la revue Les Potins de Paris aux Variétés ; Commissaire Trousselet dans Fiacre 117 en 1886 [5] ; Doyenné in Coup de foudre (1887)[4] ; Surcouf de Planquette le 6 octobre 1887 ; etc., puis crée diverses pièces à la Gaité, à la Renaissance, aux Bouffes-Parisiens : Mam’zelle Crénom de Léon Vasseur le 19 janvier 1888, le Valet de cœur de Raoul Pugno le 19 avril 1888, Oscarine (Pavillon) de Victor Roger le 15 octobre 1888, le Mari de la reine[2] (Patouillard) d’André Messager le 18 décembre 1889 et plusieurs reprises, dont celle du Baron dans le Droit du seigneur, Laurent XVII dans la Mascotte, et Alfred Pharaon dans Joséphine vendue par ses sœurs en 1889[6], Miss Helyett (Smithson) d’Edmond Audran le 12 novembre 1890 et divers théâtres. Finalement, il passa en 1892 aux Menus-Plaisirs où il créa Tararaboum-revue le 30 décembre 1892.

Il quitta le théâtre peu après. En 1895, il était officier d’Académie.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Jules Martin, Nos artistes des théâtres et concerts, Paris, Paul Ollendorff, 1895.
  2. a, b, c et d Marguerite K. Gänzl, « Macé-Montrouge », The Encyclopaedia of the Musical Theatre. Blackwell, Oxford, 1994.
  3. Cnrtl.fr L’un des deux personnages d’une revue de music-hall, qui avec la commère, anime le spectacle, présente les personnages, assure l’enchainement des scènes, etc.
  4. a et b Édouard Noël et Edmond Stoullig, Les Annales du théâtre et de la musique, 11e édition, 1885, G Charpentier et Cie, Paris, 1886.
  5. Édouard Noël et Edmond Stoullig, Les Annales du théâtre et de la musique, 12e édition, 1886, Georges Charpentier et Cie, Paris, 1887.
  6. Édouard Noël et Edmond Stoullig, Les Annales du théâtre et de la musique, 15e édition, 1889, Georges Charpentier et Cie, Paris, 1890.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Pierre Larousse, Grand Dictionnaire universel du XIXe siècle, 1er supplément, 1878.
  • Georges Moreau, Revue universelle : recueil documentaire universel et illustré, vol. 13, Paris, Larousse, 1903, p. 81.
  • Le Figaro, Paris, 24 décembre 1903, no 358.

Liens externes[modifier | modifier le code]