Communauté d'agglomération Montpellier Agglomération
| Communauté d’agglomération Montpellier Agglomération | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Languedoc-Roussillon |
| Département | Hérault |
| Forme d'intercommunalité | Communauté d'agglomération |
| Siège | Montpellier |
| Communes | 31 |
| Président | Jean-Pierre Moure |
| Budget | 1 193 692 465 € (2011) |
| Date de création | 1er août 2001 |
| Démographie | |
| Population | 409 113 hab. (2008) |
| Densité | 942 hab./km2 |
| Géographie | |
| Superficie | 434,21 km2 |
| Liens | |
| Site web | montpellier-agglo.com |
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La communauté d'agglomération de Montpellier (Montpellier Agglomération) est une structure intercommunale française, située dans le département de l'Hérault et la région Languedoc-Roussillon.
Sommaire
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Histoire [modifier]
Le 1er août 2001, l'ancien district de Montpellier, créé en 1965, qui avait regroupé 12, puis 15 communes, s'est transformé en communauté d'agglomération (Montpellier Agglomération) comptant 38 communes (voir le site officiel de Montpellier-Agglomération [1] ).
La constitution de ce nouveau périmètre a fait l'objet d'une polémique locale, beaucoup de communes refusant de s'y associer. Six communes qui refusaient leur rattachement à l'agglomération pour ne pas « tomber sous l'influence » de Montpellier ont obtenu gain de cause le 30 octobre 2003, avec effet au 1er janvier 2004. À cette date, les communes de La Grande-Motte, Mauguio, Saint-Aunès, Saint-Clément-de-Rivière, Saint-Gély-du-Fesc et Teyran ne font plus partie de cette communauté.
Les arguments des opposants portent souvent sur la personnalité de Georges Frêche et par conséquence l'hégémonie de Montpellier dans le fonctionnement de la communauté. Le groupe majoritaire du conseil municipal de Montpellier détient 50 % des sièges du conseil d'agglomération, ce qui est un cas unique en France (Voir site de Montpellier-Agglomération [2])
Par arrêté préfectoral du 30 décembre 2004, la commune de Palavas-les-Flots a rejoint le 1er janvier 2005, la communauté de communes du Pays de l'Or (correspondant au canton de Mauguio). Bien qu'ancien membre du district, Palavas bénéficie d'un amendement à la loi qui permettait à une commune de quitter une instance d'intercommunalité pour une autre avant le 1er janvier 2005.
Projet de fusion avec les agglomérations du bassin de Thau [modifier]
Sous l'impulsion de son président, Georges Frêche, en juillet 2005, le conseil de la communauté d'agglomération a exprimé le vœu de fusionner avec la communauté d'agglomération du Bassin de Thau et la communauté de communes du Nord du Bassin de Thau. Cette fusion, permettant de constituer une communauté urbaine en atteignant le seuil légal des 500 000 habitants, est souhaitée par les trois présidents d'agglomération, Georges Frêche (PS), Yves Pietrasanta (Les Verts) et François Commeinhes (UMP). Pourtant le 21 septembre ce projet de fusion a été refusé par Michel Thénault, le préfet de l'Hérault; une partie des communes, notamment le conseil municipal (majorité UMP) de Balaruc-les-Bains ayant exprimé leur opposition à cette fusion en appelant plutôt à une fusion simple des deux communautés d'agglomération du bassin de Thau.
Au sein de l'UMP les biterrois Raymond Couderc (maire) et Paul-Henri Cugnenc (député) n'approuvent pas cette fusion, tandis que pour l'ancien maire UDF de Sète, Yves Marchand les atouts financiers de cette fusion sont utopiques. À gauche la situation n'est pas plus simple puisqu'on trouve des Verts parmi les opposants ainsi que l'ancien maire PCF de Sète, François Liberti.
Les motivations de ces opposants sont multiples : aversion pour la personnalité du président de l'agglomération de Montpellier, Georges Frêche, luttes d'influences en vue de sa succession, à droite comme à gauche, mais aussi inquiétude des petites communes de voir fondre leur autonomie au sein d'une assemblée élue au suffrage indirect.
Compétences [modifier]
La distribution des compétences entre les communes composant l'agglomération et l'agglomération elle-même est un enjeu politique majeur, difficilement perceptible par les habitants. Dans le domaine culturel par exemple, bien que l'agglomération se soit dotée de la compétence les communes n'abandonnent pas toute action autonome dans ce domaine.
Compétence culturelle [modifier]
Lecture publique [modifier]
La communauté d'agglomération gère un réseau de médiathèques. Ce réseau, dirigé par Gilles Gudin de Vallerin, comporte deux médiathèques centrales, plusieurs « médiathèques de quartier » et une bibliothèque, situées au sein de la commune de Montpellier, ainsi que des « médiathèques de territoire », situées dans certaines communes faisant partie de l'agglomération[3] :
- la médiathèque centrale Émile Zola dans le quartier Antigone à Montpellier ;
- la médiathèque centrale Federico Fellini à l'ouest d'Antigone, spécialisée dans les ouvrages et documents sur le cinéma ;
- la médiathèque Jean-Jacques Rousseau (ancienne bibliothèque Joseph Delteil) dans le quartier de La Paillade (ou Mosson) ;
- la médiathèque Victor Hugo dans le quartier Croix d'Argent à Montpellier ;
- la médiathèque Federico Garcia Lorca dans le quartier Prés d'Arènes à Montpellier ;
- la médiathèque William Shakespeare dans le quartier du Petit Bard à Montpellier ;
- la bibliothèque Paul Langevin dans le quartier Hôpitaux-Facultés à Montpellier ;
- la médiathèque la Gare à Pignan ;
- la médiathèque Aimé Césaire à Castelnau-le-Lez ;
- la médiathèque George Sand à Villeneuve-lès-Maguelone ;
- la médiathèque Françoise Giroud à Castries, inaugurée le 8 septembre 2007 ;
- la médiathèque Jean de La Fontaine à Lavérune, inaugurée le 28 août 2008 ;
- la médiathèque Albert Camus à Clapiers, inaugurée le 11 février 2011 ;
- la médiathèque Jean Giono à Pérols, inaugurée le 28 janvier 2012 ;
Le réseau de la communauté d'agglomération comportait aussi la bibliothèque Jean-Paul Sartre en centre ville, dans le quartier de Figuerolles, mais elle ferma ses portes en 2012[4]. Un 14e établissement est en projet dans le quartier Hôpitaux-Facultés : la médiathèque Léon Tolstoï[5].
Spectacle [modifier]
Salles de spectacles subventionnées par l'agglomération :
- Le Corum (palais des congrès abritant l'opéra Berlioz)
- Le Zénith Sud (jusqu'à 6 300 places)
- Le théâtre des Treize Vents (CDN) ou théâtre de Grammont.
- Théâtre le Chai du Terral
- La salle Victoire 2 (Env. 660 places).
- Théâtre du Hangar
- L'Arena Montpellier (Maximum 14 800 spectateurs), 2e salle de France après Paris-Bercy (max. 18 000 spectateurs).
L'agglomération dispose aussi d'un « espace rock » en plein air pour les très grands concerts dans le domaine de Grammont[6].
Développement économique [modifier]
La communauté construit et gère plusieurs parcs d'entreprises spécialisés : Cap Alpha (santé et technologies innovantes), Cap Omega (technologies de l'information et de la communication), Cap Gamma (biopharmacie, biotechnologie).
Transports [modifier]
En matière de transport en commun, la compétence est actuellement exercée par deux sociétés publiques :
- les Transports de l'agglomération de Montpellier (TAM). Cette société anonyme d'économie mixte organise, par délégation de service public, les quatre lignes de tramway, les lignes de bus entièrement comprises dans le périmètre communautaire, plusieurs parkings payants montpelliérains, un service Vélomagg de location de vélos tous-chemins et vélos électriques, et un service Modulauto d'automobiles partagées en libre-service.
- Hérault Transport, émanation du conseil général de l'Hérault, continue à opérer certaines dessertes desservant des communes plus récemment rattachées à l'agglomération, ou dont le trajet se poursuit au-delà du périmètre de la communauté.
Sports [modifier]
En matière sportive, la communauté d'agglomération a repris le soutien financier qu'exerçait la ville de Montpellier pour plusieurs clubs de sport collectif. Elle a lancé des projets de piscines publiques dans les communes de l'agglomération. La première a ouverte en 2004 à Saint-Jean-de-Védas.
La ville de Montpellier a également deux grands stades. Le premier, le stade de la Mosson sert aux principaux sports. Le deuxième, inauguré en 2007, le stade Yves-du-Manoir sert principalement au rugby.
Déchets [modifier]
Depuis 1991, le District, puis la communauté d'agglomération de Montpellier assure la collecte et le traitement de déchets sur toute l'agglomération. Des associations citoyennes se sont intéressées à la surveillance du non-traitement des déchets que constitue la mise en décharge ou le traitement réputé miracle par des réalisations industrielles. C'est le cas du Comité de Vigilance Lattes-Maurin (voir [7] )
Les données concernant les déchets dans l'agglomération proviennent en majeure partie des travaux de l'Observatoire indépendant des Déchets de l'Agglo de Montpellier (ODAM)[8].
Taxe d'enlèvement des ordures ménagères [modifier]
La taxe d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM) sert à financer le traitement des déchets ménagers. Elle est calculée selon un pourcentage de la valeur locative des logements. Dans le périmètre de Montpellier-Agglomération, ce taux est de 11,54 %. C'est un des taux les plus élevés de France !
Décharge du Thôt [modifier]
Le Centre de stockage de déchets ultimes (CSDU) du Thôt est situé à cheval sur les communes de Lattes et de Maurin, au bord de la route reliant Montpellier à Palavas. Selon un témoignage écrit d'un habitant de Lattes, c'est en 1965 que la SAFER met à disposition de la commune de Montpellier un terrain de 56 hectares (52 seront attribués au CSDU, le reste servira à un chenil de la SPA). Le 16 juillet 1967, une autorisation préfectorale est donnée pour exploiter ce site en décharge d'ordures ménagères qui ne devra pas dépasser 2,52 mètres de hauteur. N'importe qui va y déposer n'importe quoi, sans aucune précaution. Les stations de traitement exigées par l'arrêté préfectoral ne seront jamais construites. Il est impossible de connaître la nature et le volume des déchets déposés jusqu'en 1983. De 1983 à 1997, un contrôle quantitatif et/ou visuel mais pas sélectif est effectué. Le 30 juin 2002, l'échéance de fermeture fixée par la loi n'est pas respectée (obligation européenne). La colline artificielle atteint 30 m de haut sur quelques centaines de mètres. Le 31 décembre 2002, un arrêté préfectoral autorise Montpellier-Agglomération à poursuivre l'exploitation sur la seule partie réhabilitée en jardin public (zone des Jardins de Maguelonne). Et ce jusqu'au 31 décembre 2006 au plus tard. Le 30 juin 2006, arrêt des dépôts sur le site car la limite des 400 000 tonnes autorisées est atteinte. Un quai de transfert subsiste, sans autorisation légale. 21 décembre 2007 : prolongation préfectorale de ce quai de transfert jusqu'au 30 septembre 2008. Les conséquences de cette monstrueuse colline de plusieurs millions de tonnes sont catastrophiques sur l'environnement, sans aucune étanchéité à la base, sur un ensemble de marais touristiques :
- lixiviats s'infiltrant en sous-sol (sous-sol perméable et fissuré) ou s'écoulant dans deux rivières ;
- pollutions liées au biogaz dégagé par les ordures en fermentation, la réglementation imposant le captage et la valorisation de ce biogaz ;
- pollutions liées aux déchets d'électroniques et métaux lourds ;
- instabilité non-garantie de cette masse sur une zone inondable, etc.
La décharge est maintenant fermée mais bien que recouverte d'une pellicule de terre, elle est une menace pour cette côte touristique[8].
Plan départemental d'élimination des déchets [modifier]
Le plan départemental d'élimination des déchets ménagers et assimilés (PDEDMA) ou schéma directeur d'élimination des déchets du département de l'Hérault[9] a été révisé en janvier 2003 par l'autorité préfectorale. Il prévoyait deux zones :
- ouest de Montpellier : compostage et tri sélectif ;
- est de Montpellier : incinération des déchets bruts.
Incinérateur de Lunel-Viel [modifier]
L'incinérateur OCREAL de Lunel-Viel, à une vingtaine de km à l'est de Montpellier est né du PDED. Un certain nombre de communes ayant appartenu au District de Montpellier avaient contracté des engagements vis-à-vis de cet incinérateur. Montpellier-Agglomération, par le quai de transfert du Thôt va y envoyer 20 % de sa production de déchets ménagers, jusqu'à l'ouverture du quai de transfert abrité dans l'usine de méthanisation. Aujourd'hui, l'Agglomération de Montpellier n'envoi quasiment plus ses déchets à Lunel, et se limite à son centre de méthanisation AMÉTYST pour les déchets ménagers, et les bio-déchets. Pour les déchets recyclable (poubelles jaunes), ils sont envoyé au centre de tri Déméter.
Méthanisation [modifier]
Le procédé de méthanisation s'applique seulement à la fraction fermentescible des ordures ménagères (FFOM). Pour un fonctionnement normal, tel qu'on l'observe dans les pays voisins (Suisse, Allemagne, Danemark, Suède, etc.), le passage en méthaniseur s'applique à cette fraction triée à la source (tri à la source). Le reste des déchets ménagers (fraction non-fermentescible : FNFOM) va en usine de tri (ici à Montpellier, à l'usine Démeter).
Dans le cas d'ordures brutes, non triées, les industriels proposent le procédé de tri-mécanobiologique (TMB) qui extrait de la matière organique impure.
Historique [modifier]
Sous la pression de la loi (LOI n° 92-646 du 13 juillet 1992) et de l'opinion publique et en conséquence de la fermeture du Thôt, Montpellier-Agglomération a dû préparer une solution alternative à la mise en décharge et à l'incinération : la méthanisation des déchets. Un appel d'offres est lancé et un premier marché passé (délibération n° 6501 du 30 juillet 2004 et marché n° 791 avec le groupement BEC). Ce marché fait l'objet d'une contestation en justice par la société VALORGA et d'une annulation (ordonnance du 13 août 2004 du Tribunal administratif de Montpellier).
Par délibération n° 6123 du 27 septembre 2004, une nouvelle procédure est relancée pour installer dans la ZAC de Garosud une usine de méthanisation. Cette procédure aboutira le 14 juin 2005, en séance ordinaire, à une décision exécutoire attribuant le marché au groupe représenté par VINCI-Environnement.
Marché attribué à VINCI-Environnement [modifier]
Le marché initial est attribué pour un montant de « 679 633 198 euros HT dont 2.421.170 euros HT pour la tranche conditionnelle » [10] . La mise en service s'effectuera au mois de juillet 2007. L'affichage des travaux annonce un prix en augmentation : 78.472.400 € HT !
Cette « unité de méthanisation » a les caractéristiques suivantes annoncées :
- 28 000 tonnes/an de FFOM, résultat du tri citoyen à la source ;
- 175 000 tonnes/an de déchets dits « résiduels », en fait des ordures brutes non-triées à la source et qui vont être « stabilisées » en les soumettant au tri-mécanobiologique.
Il nous est impossible de la qualifier d'unité de méthanisation, mais d'usine de tri-mécanobiolgique. Elle comportera 8 méthaniseurs horizontaux fournis par Kompogas AG®, une firme suisse[11].
Opposition des association de riverains [modifier]
Montpellier-Agglomération et le groupe « les Verts » du conseil d'Agglo sont fiers, à juste titre de la bonne idée écologique que constitue la méthanisation des déchets. En effet, l'incinération des déchets a été fortement condamnée lors du Grenelle de l'Environnement. Les associations de riverains mettent en avant le gigantisme du projet (203.0000 tonnes/an). Est-il raisonnable d'implanter une telle Installation Classée pour la Protection de l'environnement (ICPE) ? L'agglo met en avant les avantages économiques et le caractère écologique de la réalisation. Les associations mettent en avant l'incertitude et le principe de précaution. Un permis de construire sera délivré par le maire de Montpellier. L'autorité préfectorale exige des travaux de renforcement de la sécurité. Les travaux démarrent, sans qu'il n'y ait eu pose de « première pierre ». Les oppositions au projet ont sans doute pesé lourd dans le lancement des travaux.
Inauguration et CLIS [modifier]
L'usine de méthanisation, entre-temps baptisée « Amétyst », est inaugurée le 1er juillet 2008.
Elle est située 233 rue Raymond-Recouly à 34070 Montpellier. Son exploitation a été autorisée par arrêté du préfet et confiée au groupe SUEZ via sa filiale NOVERGIE. L'inauguration a été précédée par la mise en place d'une mission d'ambassadeurs du Tri. Ce tri sélectif est encouragé dans les communes de l'ouest de l'Agglo, possédant une majorité de petits habitats collectifs et des habitats individuels. Il sera peu à peu étendu au territoire de la commune majoritaire (Montpellier) en excluant les grands habitats collectifs.
L'autorité préfectorale assortit son autorisation d'exploitation à la mise en place immédiate d'une Commission Locale d'Information et de Surveillance (CLIS) chargée de suivre le fonctionnement de l'usine. Cette CLIS reçoit très vite de nombreuses plaintes de riverains excédés par des nuisances insupportables en ce début d'été 2008 caniculaire (odeurs, bruit, mouches, oiseaux commensaux des décharges, etc.).
Non-réception des travaux [modifier]
Au fil des CLIS (il y en aura quatre au 23 septembre 2010), les associations de riverains dénoncent sans désemparer les nuisances dont ils sont victimes. Au 1er juillet 2010, soit deux ans après sa mise en service, Montpellier-Agglomération n'a pas pu réceptionner l'usine.
Incendie du 13 septembre 2010 [modifier]
Le 13 septembre 2010, un incendie éclate dans le hall des presses de déshydratation des digestats, en sortie des méthaniseurs. Un communiqué de presse de l'exploitant précise que malgré la prompte intervention des secours de lutte anti-incendie, l'usine est arrêtée pour au moins six mois. Les méthaniseurs sont en cours de vidange « manuelle ».
Seul le quai de transfert et la fosse de réception des déchets sont en service pour concentrer les collectes et expédier ensuite les déchets vers une destination non-précisée.
Traitement des eaux usées [modifier]
Les eaux usées des ménages constituent une forme particulière de déchets ménagers dont on oublie souvent l'existence. Ces eaux sont collectées par des réseaux souterrains vers des station d'épuration des eaux usées (STEP).
Schéma directeur d'assainissement [modifier]
Le Schéma directeur d'assainissement des eaux de Montpellier-Agglomération a été approuvé le 21/12/2004. Il prévoyait 375 M€ d'investissements. Il prévoyait de supprimer des stations d'épuration vieillissantes et d'en créer de nouvelles.
De la Céreréide à Maera [modifier]
La STEP de la Cérereide vieillissante (1ère tranche construite en 1965 par le District de Montpellier) est modernisée et devient Maera, la « station pilote en Méditerranée », « aboutissement de 40 ans d'histoire ». Les travaux de reconversion commencent en 2002. La Cérereide rejetait en rivière (le Lez) une eau insuffisamment épurée, Maera va rejeter en mer, par une canalisation de 20 km (ont 13 km en mer), au large de Palavas, dans la baie d'Aigues-Mortes, des eaux mieux épurées. Les travaux seront différés par la nécessité de fouilles archéologiques préventives. La première coulée de béton a lieu de 13 mars 2003.
Maera est le nom d'une néréide, Montpellier-Agglomération veut marquer le coup face aux oppositions qui vont venir des riverains mais aussi des communes du pourtour de la baie d'Aigues-Mortes et qui fondent le collectif CAPNUBAM. L'autorité préfectorale ne délivrera qu'une autorisation d'exploitation provisoire et mettra en place un comité de suivi. La commune du Grau-du-Roi (Gard) fera annuler l'arrêté d'exploitation (décision du tribunal administratif du 13 décembre 2003). Maera sera inaugurée le 23 septembre 2006.
Maera en fonctionnement [modifier]
Le coût total est d'environ 150 millions d'euros[12]. Fin 2007, cette station obtient une triple certification qui « récompense la qualité de la conception, de la réalisation et de l’exploitation de cette installation, dans le respect de l’environnement », ce qui constitue une première mondiale. Cette certification est renouvelée en 2009[13].
Composition [modifier]
La communauté d'agglomération Montpellier Agglomération regroupe 31 communes depuis le 1er janvier 2005. Les communes signalées par un « ° » sont les quinze membres de l'ancien district de Montpellier.
- Baillargues°
- Beaulieu
- Castelnau-le-Lez°
- Castries
- Clapiers°
- Cournonsec
- Cournonterral
- Le Crès°
- Fabrègues
- Grabels°
- Jacou°
- Juvignac°
- Lattes°
- Lavérune
- Montaud
- Montferrier-sur-Lez°
- Montpellier°
- Murviel-lès-Montpellier
- Pérols°
- Pignan
- Prades-le-Lez°
- Restinclières
- Saint-Brès
- Saint-Drézéry
- Saint-Geniès-des-Mourgues
- Saint-Georges-d'Orques
- Saint-Jean-de-Védas°
- Saussan
- Sussargues
- Vendargues°
- Villeneuve-lès-Maguelone
La Grande-Motte, Mauguio, Saint-Aunès, Saint-Clément-de-Rivière, Saint-Gély-du-Fesc et Teyran en ont été membres du 1er août 2001 au 31 décembre 2003, date à laquelle elles ont été autorisées à quitter volontairement la communauté d'agglomération.
Palavas-les-Flots° a quitté la communauté d'agglomération le 1er janvier 2005. Elle a fait partie des premières communes membres du district de Montpellier, le 19 janvier 1965.
Notes et références [modifier]
- http://www.montpellier-agglo.com/la-communaute-d-agglomeration/histoire/
- http://www.montpellier-agglo.com/la-communaute-d-agglomeration/31-communes/montpellier-79680.khtml?RH=1140611033074
- [1]
- [http://www.calandreta-dau-clapas.org/calandreta-dau-clapas.org//index.php?option=com_content&view=article&id=214%3Apetition-bibliotheque&catid=1%3Aactualites&Itemid=71&lang=fr ]
- [2]
- [PDF] montpellier.fr
- http://comitedevigilance.free.fr/
- http://www.odam.fr
- Préfecture de l'Hérault - Grands dossiers http://www.herault.pref.gouv.fr/grandsdossiers/dechets/index.shtm
- citation de l'extrait des Registres des Délibérations de Montpellier-Agglomération
- http://www.axpo-holding.ch/axpo/fr/kernenergie_multi/medien/medienmitteilungen/2009/decembre/axpo_ag_publie_lecobilandekompogas.html
- Société d'Équipement de la Région Montpelliéraine (SERM), « Maéra, station d'épuration », sur http://www.serm-montpellier.fr. Consulté le 27 octobre 2012.
- Nadja NASDALA, « La station d’épuration MAERA de Montpellier a réussi une première mondiale », sur http://www.actualites-news-environnement.com, 30 juin 2009. Consulté le 27 octobre 2012.
Voir aussi [modifier]
Article connexe [modifier]
Liens externes [modifier]
- Site officiel
- Développement économique et de l'emploi la communauté d'agglomération, site officiel sur le web