Montmurat

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Montmurat
Image illustrative de l'article Montmurat
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne
Département Cantal
Arrondissement Aurillac
Canton Maurs
Maire
Mandat
Patrick Le Ray
2014-2020
Code postal 15600
Code commune 15133
Démographie
Population
municipale
131 hab. (2011)
Densité 26 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 37′ 48″ N 2° 12′ 06″ E / 44.63, 2.2016666666744° 37′ 48″ Nord 2° 12′ 06″ Est / 44.63, 2.20166666667  
Altitude Min. 235 m – Max. 418 m
Superficie 5,07 km2
Localisation

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Montmurat
Liens
Site web Site officiel

Montmurat est une commune française, située dans le département du Cantal en région Auvergne.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Montmurat est située à la pointe sud-ouest du Cantal, et se trouve ainsi limitrophe des départements du Lot et de l'Aveyron. Bâti sur un promontoire, qui constitue une émergence karstique entre les vallées du Lot et du Célé, le bourg de Montmurat, de par son sol et sa végétation, évoque le Quercy tout proche.

Histoire[modifier | modifier le code]

Montmurat avait un château immense situé sur une hauteur, pillé à la révolution et finit de démonté au XIXe siècle, il reste un site avec une vue grandiose, un puits d'une profondeur de 34 mètres et des souterrains.

'Montmurat', littéralement mont muré, a donné son nom à une famille noble qui s'est fondue dans celle de Lentilhac. L'origine du nom est discutée, elle pourrait être latine et viendrait de Monte Mirato qui veut dire le mont d’où l'on voit. Le bac de Livinhac, déjà mentionné en 925 par le cartulaire de Conques, appartenait aux seigneurs de Montmurat, il franchissait le Lot à l’endroit où se situait le pont suspendu. Montmurat n'a pas toujours appartenu à la Haute-Auvergne, puisqu'en 936 il était dit in pago Ruthenico avec Saint-Constant, mais sa seigneurie a toujours relevé de la vicomté de Carlat.


Dans la Chronologie du Quercy Médiévale, on note en 1095 que le pape Urbain II excommunie les seigneurs de Montmurat et Felzins qui s'étaient emparés de biens appartenant à l’Église.

En dehors du château haut (castelsoubro) de Montmurat, il y avait un château bas (catelsutro) dont la seigneurie appartenait à Sybille de Panat, veuve d'Arnaud de Barasc, seigneur de Béduer, qui l'a donnée en 1268 à sa fille Aygline de Barasc, qui a épousé Guibert de Felzins, auteur de la famille de Felzins-Montmurat.

On découvrit en 1803 une grotte* sépulcrale sur un Monticule inculte appelé Puech de Rozier.

La découverte d'une caverne* renfermant des ossements eu lieu en 1840 sur le milieu du plateau de la garenne. * Publications de la Commission des Souterrains et Excavations Artificielles de France 1919

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 avril 2014 Gilbert Domergue    
avril 2014 en cours
(au 19 juillet 2014)
Patrick Le Ray[1]    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 131 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
260 261 359 413 423 410 385 368 393
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
366 369 350 342 366 402 364 403 396
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
343 333 330 287 274 243 224 170 181
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
146 136 142 148 116 133 151 131 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le bourg de Montmurat, juché sur son promontoire, constitue en lui-même un site remarquable. Le sentier qui contourne l'église depuis la place du village offre une vue panoramique saisissante sur les vallées du Lot et du Célé, ainsi que, par temps clair, sur les volcans d'Auvergne en arrière-plan. Si vous parvenez à faire abstraction du pylône haute tension dont l'incongruité le dispute à l'insolence, vous garderez de cette étape le souvenir de perspectives magnifiques. Si vous avez le choix, montez à Montmurat au soir du 14 juillet. Le spectacle des feux d'artifices qui illuminent chaque coin de l'horizon, de Rodez à Aurillac, à 50 km à la ronde, vaut le détour.

La grotte de Croquepese, située à la carrière "les chaux de Montmurat" et découverte lors de l’exploitation du site, a été explorée le 8 juillet 1984 par une équipe de spéléos du Trioulou.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Liste des maires du Cantal, site de la préfecture du Cantal (consulté le 19 juillet 2014).
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011


Liens externes[modifier | modifier le code]

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