Montmorency (Val-d'Oise)

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La ville de Montmorency sur sa colline vue du lac d’Enghien.
Montmorency
L'hôtel de ville.
L'hôtel de ville.
Blason de Montmorency
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Val-d'Oise
Arrondissement Sarcelles
Canton Montmorency
Intercommunalité Communauté d'agglomération de la Vallée de Montmorency
Maire
Mandat
Michèle Berthy
2014-2020
Code postal 95160
Code commune 95428
Démographie
Gentilé Montmorencéens
Population
municipale
20 945 hab. (2011)
Densité 3 900 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 00′ 00″ N 2° 20′ 00″ E / 49, 2.3333 ()49° 00′ 00″ Nord 2° 20′ 00″ Est / 49, 2.3333 ()  
Altitude Min. 42 m – Max. 175 m
Superficie 5,37 km2
Localisation

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Montmorency

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Montmorency
Liens
Site web ville-montmorency.fr

Montmorency (prononcé [mɔ̃.mɔ.ʁɑ̃.ˈsi ]) est une commune française, chef-lieu de canton du Val-d’Oise, située à environ treize kilomètres au nord des portes de Paris, et vingt et un kilomètres par la route de l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle. Montmorency a une population d'environ vingt et un mille habitants. Ses habitants sont appelés les Montmorencéens.

D'un relief très accidenté, Montmorency est devenue dès le XVIIe siècle un lieu de villégiature recherché qui a attiré de nombreuses célébrités. Le séjour de Jean-Jacques Rousseau d’avril 1756 à juin 1762 a durablement marqué la ville et en a fait un lieu de pèlerinage littéraire. Ancien fief de la famille de Montmorency, l'une des familles les plus anciennes et les plus distinguées de l'aristocratie française d'Ancien Régime, la commune conserve aujourd'hui un caractère résidentiel marqué à l'écart des grands axes de communication, avec son noyau villageois entouré de villas et de résidences de standing et l'absence d'ensemble industriel ou commercial d'importance.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La ville occupe un escarpement rocheux situé à l’extrémité méridionale de la butte-témoin qui porte la forêt de Montmorency, lieu stratégique contrôlant la vallée de Montmorency et la plaine de France. Il domine l’« étang de Montmorenci », devenu le lac d’Enghien, au débouché de la vallée, à quatre kilomètres de la vallée de la Seine. La ville s’étire sur une longueur de cinq kilomètres et une largeur moyenne de huit cent cinquante mètres.

La commune est entourée par les villes d’Enghien-les-Bains au sud ; Soisy-sous-Montmorency et Andilly à l'ouest ; Domont au nord ; Saint-Brice-sous-Forêt, Groslay et Deuil-la-Barre à l'est.

Communes limitrophes de Montmorency[1]
Andilly Domont Saint-Brice-sous-Forêt
Soisy-sous-Montmorency Montmorency[1] Groslay
Enghien-les-Bains Deuil-la-Barre

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le site, très accidenté, est constitué de trois plateaux, qui s’élèvent de quarante-deux à soixante mètres au sud dans le « bas-Montmorency » (à la limite d’Enghien-les-Bains), à cent trente mètres environ dans le centre-ville, et jusqu’à cent soixante-seize mètres sur le plateau des Champeaux, au Nord, à l’orée de la forêt.

La situation géographique de Montmorency rend la commune vulnérable à des risques naturels liés à la nature de son sous-sol. Située sur plusieurs masses de gypse, la commune est soumise à un risque de mouvement de terrain lié à la dissolution du gypse, risque courant dans le Val-d'Oise. Ce risque concerne essentiellement un vaste secteur au sud du centre-ville (entre les rues du Montlouis et du Marché), au côté sud du boulevard de l'Orangerie, et aux deux carrières du Trou-du-Loup et du Chat en limite de Soisy-sous-Montmorency. En revanche, la faiblesse du réseau hydrographique explique la quasi absence de risque majeur d'inondation par débordement ou ruissellement[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est traversé par deux petits cours d'eau : le ru des Haras et le ru Saint-Valéry.
Le ru des Haras d'une longueur de 6,3 kilomètres naît dans le vallon des Haras à l'est de la commune et se jette dans la Seine après avoir traversé, en souterrain pour l'essentiel, les territoires de Groslay, Montmagny et Villetaneuse[3]. Le ru Saint-Valéry naît en haut du boulevard de l'Orangerie, longe la rue de la Fosse-aux-Moines avant de rejoindre à Soisy le ruisseau des Trois-Communes (ou ruisseau d'Andilly), qui alimente le lac d'Enghien[4].

La commune est alimentée en eau par la station de traitement de Méry-sur-Oise, gérée par la société Veolia Environnement. L'eau potable à Montmorency est de très bonne qualité bactériologique, contenant peu de nitrates, étant peu fluorée et devenue relativement peu calcaire depuis la mise en place de la nanofiltration en 1999 à l'usine de distribution[5]. L'eau distribuée est d'origine superficielle, provenant de la filtration des eaux de l'Oise[6],[7].

Climat[modifier | modifier le code]

Montmorency comme toute l'Île-de-France est soumis à un climat océanique dégradé. La localisation de la commune à la marge septentrionale de l'agglomération parisienne provoque une très légère élévation de la température d'un ou deux degrés en fonction des conditions climatiques par rapport aux zones rurales d'Île-de-France. Cet écart est particulièrement notable au lever du jour, et a tendance à s'accentuer au fil des années. De plus, la différence d'altitude et de densité urbaine entre le nord et le sud de la commune ne rend pas rare un écart de plusieurs degrés par temps calme et anticyclonique. On constate parfois au nord sur le plateau des Champeaux une couche de plusieurs centimètres de neige l'hiver tandis que le sud en est totalement dépourvu. La température moyenne annuelle est de 11 °C, le mois le plus le froid est janvier avec +4 °C ; les mois les plus chauds sont juillet et août avec +19 °C (moyenne journalière). Le nombre moyen de jours où la température dépasse 25 °C est de 40, dont 8 au-delà de 30 °C. Dans le sud du Val-d'Oise, depuis 1955, la durée moyenne annuelle d'ensoleillement est de 1719 heures[8].

Mois Janv Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Déc Année
Températures maximales moyennes (°C) 6 7 11 14 18 21 24 24 21 15 9 7 14,8
Températures minimales moyennes (°C) 1 1 3 6 9 12 14 14 11 8 4 2 7,1
Températures moyennes (°C) 4 4 7 10 14 17 19 19 16 12 7 5 11,2
Source : Climatologie mensuelle - Aéroport de Roissy, France[9]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Les voies les plus importantes qui traversent la commune sont quatre routes départementales.

L'ancienne route nationale 328 (actuelle RD 928) relie Saint-Denis à Hérouville, sur le plateau du Vexin français. Elle suit en permanence une direction nord-ouest et traverse successivement Villetaneuse et Deuil-la-Barre avant de former la limite communale entre Montmorency et Enghien-les-Bains au sud, puis traverse Soisy-sous-Montmorency, Eaubonne et plusieurs autres communes de la vallée de Montmorency avant de traverser l'Oise entre Méry-sur-Oise et Auvers-sur-Oise.

La route départementale 144 relie Montmorency à Saint-Leu-la-Forêt. Elle en contourne le centre-ville par l'est avant de prendre une direction plein ouest au nord du centre-ville et de se poursuivre à travers le nord de la vallée de Montmorency.

La route départementale 124 relie Montmorency à Ézanville où elle rejoint la D 11 et la route nationale 1. Elle traverse le quartier des Champeaux puis Domont.

La route départementale 125 relie Montmorency à Garges-lès-Gonesse. Elle traverse Saint-Brice-sous-Forêt et Sarcelles.

La gare du Refoulons, avant la Première Guerre mondiale.

Montmorency n'est en revanche plus traversée par aucune ligne de chemin de fer depuis la disparition du Refoulons en 1954.

Ces différentes infrastructures terrestres ont un impact relativement limité en termes de pollution sonore selon la réglementation[10]. Les principales voie routière sont classée de catégorie 3 ou 4, de niveau modéré[11].

En revanche deux infrastructures sont classées de catégorie 2 (élevée). La première est la voie ferrée Paris-Pontoise qui passe à proximité des limites sud de la commune, mais sur le territoire d'Enghien-les-Bains. L'impact sonore reste pourtant modéré vu la construction en déblai sur cette section et le trafic exclusivement de banlieue (aucun train de grandes lignes ni de marchandises en situation normale). La seconde est l'avenue du Parisis (ex. boulevard intercommunal du Parisis), en projet, dont la concertation est prévue pour la fin de l'année 2010. Ce boulevard urbain n'est donc pas pour le moment fixé.

Le Conseil général du Val-d'Oise a souhaité revoir totalement le projet depuis son transfert par l'État en 2006. Les grands principes de ce nouvel axe seront un meilleur respect de l'environnement, la préservation du patrimoine par la création d'un court tronçon souterrain à proximité des monuments classés, la présence d'une ligne de transport en commun en site propre et d'une piste cyclable sécurisée sur l'ensemble du tracé.

Toutefois cette voie urbaine à deux fois deux voies, dotée de carrefours giratoires, pourrait avoir, une fois réalisée, un impact en matière de pollution sonore et atmosphérique à proximité de l'infrastructure mais elle permettra de délester la voirie locale non adaptée au trafic actuel.

Le territoire communal de Montmorency possède la particularité peu courante en milieu urbain de conserver un réseau dense de sentiers de randonnées entretenus et balisés par les services municipaux.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Le tramway de la Compagnie des Tramways nord parisiens vers 1912, place Saint Jacques.

Montmorency n’est plus desservie par aucune gare depuis 1954. Connue au XIXe siècle pour ses difficultés d’accès, elle était reliée à la gare d'Enghien-les-Bains par un chemin de fer de trois kilomètres, la ligne d'Enghien-les-Bains à Montmorency dite Refoulons, de 1866 à 1954. Il exista également un tramway Montmorency - Enghien-les-Bains - Paris (Église de la Trinité), qui circula du 28 octobre 1897 jusqu'en 1935.

La commune est aujourd'hui desservie par la gare d'Enghien-les-Bains, la plus proche du territoire communal, située sur la ligne de Saint-Denis à Dieppe. En 2012, elle est desservie par les trains de la ligne H du Transilien reliant Paris-Nord à Pontoise et Valmondois ou Persan-Beaumont, à raison de douze trains par heure aux heures de pointe, et tous les quarts d'heure en pleine journée.

La ville est aujourd’hui traversée par quelques lignes de bus, qui la relient en particulier aux gares des communes voisines :

La desserte de la ville est assez médiocre, de par la faiblesse de la fréquence des bus et le nombre limité de lignes. Toutefois, le bas de Montmorency, limitrophe d'Enghien-les-Bains, ne se situe qu’à quelques minutes à pied de la gare principale de cette ville.

La ville est en outre accessible à partir de l’autoroute A 15 à l’Ouest en empruntant la N 170 (BIP) ainsi que de la RN 1 à l’Est.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

La résidence « Les Atlantes ».

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

L’habitat pavillonnaire prédomine à Montmorency, mais le type d’urbanisation varie selon les quartiers. Le bas-Montmorency, au sud, est majoritairement pavillonnaire, seule l’avenue de la Division-Leclerc le séparant de la commune voisine d’Enghien-les-Bains est constituée de grands immeubles de haut standing. Le centre, plutôt dense, est constitué de maisons de ville pour l’essentiel du XIXe siècle d’une part, et d'autre part de petits immeubles (cinq étages au maximum) issus de la rénovation, contestée, du centre-ville dans les années 1970 et 1980. Autour du centre, on trouve un habitat de type discontinu constitué de propriétés bourgeoises du XIXe siècle entourées de leur parc ou jardin, ou de petites résidences de standing (quatre étages au maximum) qui ont remplacé certaines d’entre elles. Le quartier des Champeaux, au nord, est situé sur un plateau de cent soixante-cinq à cent soixante-seize mètres d’altitude dominant la ville. Il est accessible par des voies en forte déclivité traversant des quartiers exclusivement pavillonnaires. Le quartier des Champeaux fut urbanisé en majorité durant les années 1960 et 1970 et est constitué d’un important quartier pavillonnaire et de quelques immeubles d’habitation à caractère social de hauteur limitée (quatre étages au maximum) à son extrémité septentrionale. L’essentiel des installations sportives de la commune s’y situent également, à l’emplacement d’anciennes briqueteries disparues[15].

Logement[modifier | modifier le code]

Les logements à Montmorency sont globalement plus grands et présentent plus de confort que la moyenne régionale francilienne. L'âge moyen du parc immobilier est conforme aux tendances régionales, cependant les constructions neuves sont deux fois moins présentes que dans la région : en 1999, seulement 5,1 % des résidences principales dataient de 1990 ou après contre 9,1 % en Île-de-France. Les logements d'une à deux pièces sont sous-représentés à Montmorency, avec 7,3 % et 12,3 % du total des logements contre une moyenne de 11,8 % et 20,4 % dans la région. Si les trois pièces, 25 % du parc, suivent la tendance moyenne, a contrario, les surfaces plus élevées sont beaucoup plus présentes à Montmorency qu'ailleurs en Île-de-France : les 4 pièces et plus représentent en effet 55,2 % du parc immobilier montmorencéen contre seulement 41,4 % dans la région.

Les résidences principales ne possédant ni baignoire, ni douche représentent 2,6 % du parc régional, mais seulement 1 % à Montmorency. Les logements de la commune possèdent également plus de garages et de boxes qu'ailleurs, avec 64 % de logements équipés contre 49,8 % en moyenne régionale[16],[17].

En 1999, 54,5 % des Montmorencéens étaient propriétaires de leur résidence principale contre 44,3 % en moyenne régionale ; 41,0 % étaient locataires contre 51,1 % en Île-de-France. La commune comptait alors 1 259 logements de type HLM, soit 15,6 % du parc de la commune, contre une moyenne régionale de 23,4 %[18],[19].

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la ville provient du latin mons suivi de l’anthroponyme Maurentius.[réf. nécessaire]

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines[modifier | modifier le code]

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Le lieu est occupé, au moins saisonnièrement, durant l’époque néolithique comme l’attestent les découvertes d’outils en grès taillé réalisées dans la forêt de Montmorency.

Le Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Donjon du vieux château de Montmorency en 1708.

Située sur un éperon rocheux qui constitue un lieu stratégique, verrouillant la route de Rouen (chaussée Jules-César) et la plaine de France, le lieu est dès le IXe siècle occupé par un château en bois, plusieurs fois incendié aux IXe et Xe siècles.

En 997, le château est confié par le roi de France Robert II à Bouchard le Barbu, petit baron installé à l'origine sur l’île-Saint-Denis, et qui tirait des revenus des droits de péage qu’il faisait acquitter aux bateliers naviguant sur la Seine… et de ses incursions déprédatrices sur les terres de l'abbaye de Saint-Denis. Il est le fondateur d’une lignée qui donne au pays six connétables, douze maréchaux et quatre amiraux et est l’une des plus illustres de l’histoire de France. Elle prend au XIIe siècle le nom de Montmorency et s’attribue le titre de « Premiers barons chrétiens ».

Une commune voisine non limitrophe, à six kilomètres à l'ouest environ à vol d'oiseau, porte le nom de la famille Bouchard : Le Plessis-Bouchard.

Louis VI le Gros attaqua et prit Montmorency, puis en fit raser la forteresse pour punir la révolte du seigneur.

L’origine de la maison des Montmorency se perd dans la nuit des temps. Le nom de Montmorency viendrait, selon une sorte de légende familiale qui ne dédaignait pas le recours au calembour, de ce que Gui-le-Blond, supposé ancêtre de cette maison et compagnon d’armes de Charles Martel, tua dans une bataille un roi maure. Le voyant tomber, il se serait écrié « Voilà mon Maure occis ! ». En mémoire de cette victoire, il aurait fait bâtir un château qu’il appela Mon-Maure-occis, d’où serait venu par déformation et corruption linguistique le nom de Montmorency.

Le château féodal est reconstruit en pierre au XIIe siècle, ainsi qu’une enceinte de quatre-vingt-dix mètres qui ceint la petite ville. Le rempart possède quatre portes : la porte Bague, dite également porte saint Jacques ou des Feuillants, située au débouché de l'actuelle rue Jean-Jacques-Rousseau sur la place des cerisiers, et démolie en 1833 ; la porte Jonvelle, donnant sur la place du Château-Gaillard et démolie en 1810 ; la porte de la geôle, à l'angle des rues du Temple et du docteur-Millet ; la porte Notre-Dame à l'angle des rues le Laboureur et Notre-Dame. Montmorency est alors la seule bourgade de la région à être fortifiée. La ville est alors renommée pour son marché et sa vie économique est florissante. Pourtant située sur une colline, hors de toute voie de communication d’importance, son marché attire les marchands et populations de toute la contrée. Les bourgeois de Pontoise ou d’Argenteuil s’y rendent chaque mercredi. En effet, malgré son accès difficile, il offre une variété de produits et services exceptionnelle : on y trouve toutes les denrées alimentaires de l’époque – porcs, ovins, bovins ou encore poisson (provenant de la côte normande) – des vêtements, des instruments agricoles, ainsi que de nombreux artisans – tonneliers, maçons, forgerons – qui font de Montmorency une ville prospère. Une Maison-Dieu, c’est-à-dire un hôpital, est fondée en 1207. Les templiers s’implantent dans la paroisse en 1257 en achetant une grande maison (rue de l’Étang, qui devient ainsi la rue du Temple) et des parcelles de vigne (au lieu-dit « la Fosse-aux-moines »).

La ville est prise plusieurs fois et ravagée, comme toute la région, durant la guerre de Cent Ans, en particulier en 1358 avec la Jacquerie et en 1381. Le château est également détruit par les Anglais. Il ne sera jamais reconstruit et tombe progressivement en ruines, les successeurs de Bouchard le Barbu préférant leurs résidences plus confortables de Chantilly puis d’Écouen. Il conserve néanmoins ses attributs de symbole seigneurial jusqu’à la Révolution. Au XVIIIe sièclee siècle, il ne reste que deux tours et quelques pans de mur de ce château qui disparaît finalement après la Révolution française. Les murailles de la ville, élevées au XIe siècle disparaissent également avec le temps, seuls restent de nos jours les vestiges des fortifications du XVe siècle[20].

La Renaissance et le XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

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Le connétable Anne de Montmorency (14931567).

Au XVIe siècle, Montmorency continue à se densifier et possède deux moulins à vent (moulins de Jaigny et de Clairvaux). On y cultive alors la vigne et les arbres fruitiers tandis que la vallée est couverte de céréales. Mais les guerres de Religion provoquent également de nombreuses destructions dans la ville et ses alentours, en particulier du fait des Ligueurs en 1589. À la fin du XIXe siècle, on retrouva lors du réaménagement de la place du marché plusieurs centaines de corps : ceux des Montmorencéens massacrés par les Ligueurs.

La ville fut la propriété de la famille de Montmorency-Burchards de 997 à 1632. La terre, fut érigée en duché-pairie, en 1551, mais Henri II de Montmorency ayant été décapité sur ordre de Richelieu et de l’autorité royale, Louis XIII confisqua cette terre. N’ayant pas de descendance, ses biens furent remis à Henri de Bourbon, prince de Condé, époux de Charlotte Marguerite de Montmorency. Les Condé ayant pris parti pour la Fronde, la ville et ses environs sont de nouveau livrés aux pillages et aux destructions. Malgré tout, le développement de la ville se poursuit au début du XVIIe siècle avec l’agrandissement de l’Hôtel-Dieu et l’aménagement du cimetière des Champeaux au nord de la ville.

Le calme revient au milieu du XVIIe siècle. La ville compte alors environ mille cinq cents âmes. Les fameuses cerises, acidulées à queue courte, sont cultivées à partir de cette époque. Madame de Sévigné, en les décrivant dans ses lettres, les élève à la postérité. Montmorency devient un lieu de villégiature très prisé des financiers et artistes de cour. Le peintre Charles Le Brun y acquiert une terre en 1673 et s’y fait construire un superbe domaine en contrebas de la collégiale, avec de splendides jardins et de grandes pièces d’eau alimentés par la fontaine Saint-Valéry. Le château, resté dans l’histoire sous le nom de « petit château », et le parc ont totalement disparu.

La congrégation des Oratoriens s’installe à Montmorency en 1617. Elle fait édifier un séminaire au Nord de la collégiale, qui devient au siècle suivant un immense bâtiment de quatre étages et de plus de cent pièces. Ce dernier fut détruit durant la Révolution.

Louis XIV, en 1689, confirme la donation faite précédemment aux princes de Condé, qui changent le nom de Montmorency en celui d'Enghien.

Le XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Le château de Montmorency.

En 1702, un riche financier, Pierre Crozat le Jeune (dit curieusement « le pauvre » car son frère, Antoine Crozat, disposait d’une fortune plus considérable encore), rachète la propriété de Charles Le Brun, inoccupée depuis 1689.

Il fait remettre en état le château du célèbre décorateur de Versailles mais, ambitieux, il décide d’édifier un magnifique château à l’est du parc d’une vingtaine d'hectares où il réside jusqu’en 1740.

De 1754 à 1764, il est habité par le maréchal de Montmorency-Luxembourg, protecteur de Rousseau. Bien qu’ayant échappé aux destructions révolutionnaires, le grand château se dégrade faute d’entretien.

Il est racheté en 1810 et remis en état par un nouveau propriétaire, le comte Aldini.

Mais le propriétaire qui lui succède, un marchand de bien, le fait démolir en 1817 afin d’en récupérer les matériaux. Il ne reste alors plus rien des châteaux de Montmorency ; seule subsiste l’orangerie semi-circulaire du domaine, édifiée en 1719 sur des plans d’Oppenord et aujourd’hui restaurée[21].

Un autre château de style néoclassique est édifié vers 1788 par Nicolas-Louis Goix ; il est devenu en 1906 l’hôtel de ville de Montmorency.

Jean-Jacques Rousseau.

Mais l’hôte le plus illustre du XVIIIe siècle est le philosophe Jean-Jacques Rousseau, qui trouva refuge à Montmorency, tout d’abord à l’Ermitage, chez Madame d'Épinay, d’avril 1756 à décembre 1757 puis au Mont-Louis, ainsi que chez le Maréchal de Montmorency-Luxembourg, jusqu’au 8 juin 1762. André Grétry, ami de Rousseau, y résidera par après.

Le célèbre philosophe fréquente à cette époque le salon littéraire de Madame d’Épinay au château de la Chevrette à Deuil-la-Barre. En compagnie de celle-ci, il découvre au cours d’une promenade une propriété qui abritait les réservoirs d'eau du domaine. Une petite demeure s'y trouve, dans un lieu perdu à un kilomètre environ du bourg de Montmorency. Jean-Jacques Rousseau confie alors à son hôtesse : « Ah, Madame, quelle habitation délicieuse. Voici un asile fait pour moi. »[22] Sa protectrice du moment lui fait la surprise de remettre la maison en état, et lui met à disposition. L’écrivain emménage en avril 1756 ; mais pris de passion pour Madame d’Houdetot, la jeune belle-sœur de Madame d’Épinay, il se brouille avec son hôtesse et doit quitter précipitamment les lieux en décembre 1757. Un de ses amis, M. Mathas, procureur fiscal du prince de Condé, lui propose alors une petite maison rustique située au « Petit Montlouis », dans le bourg même de Montmorency. La maison, en piteux état, demande de sérieux travaux d’aménagement. Entre mai et août 1759, le maréchal de Montmorency-Luxembourg, voisin de Rousseau, met à sa disposition le petit château de Le Brun pour lui permettre d’être plus à son aise pendant le plus gros des travaux. Rousseau écrivit au Montlouis ses plus grandes œuvres, Julie ou la Nouvelle Héloïse, Du contrat social et L’Émile et y demeura jusqu’au 8 juin 1762.

Montmorency vers 1780 (carte de Cassini).

Cette année-là, la publication de son dernier ouvrage intitulé Émile, ou De l'éducation provoque des remous et Rousseau est finalement décrété de « prise de corps » par le Parlement de Paris et doit quitter la France. Il s’enfuit vers la Suisse, la nuit du 8 juin 1762, avec la complicité de son ami le maréchal de Montmorency-Luxembourg qui lui fournit sa chaise de poste et ne revint jamais de son vivant à Montmorency.

La cité changea de nom pas moins de neuf fois au cours de son histoire. Rebaptisée Anguien (devenu plus tard Enghien) en 1689, à la demande du prince de Condé, elle conserve cette identité jusqu’à la période révolutionnaire, même si l’usage conserva le nom de Montmorency. C'est d’ailleurs ce nom qu’utilise Rousseau dans ses œuvres.

Elle redevient Montmorency en 1790, mais perd à nouveau son nom en 1793 pour être appelée Émile ou Mont-Émile[23] sur décision de la Convention en hommage à l'œuvre de Jean-Jacques Rousseau.

En 1794, le cercueil de Jean-Jacques Rousseau reste exposé une nuit sur la place du marché (rebaptisée à cette époque « place de la Loi ») durant le transfert de ses cendres du parc d'Ermenonville où il fut d'abord inhumé en 1778, vers le Panthéon à Paris. Cet événement donne lieu à de nombreuses manifestations de ferveur envers l’écrivain[24].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

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Montmorency devient une villégiature pour Parisiens aisés et de nombreuses célébrités d’alors fréquentent le lieu : la duchesse de Berry, la famille impériale, Boïeldieu, Rachel, Louis Blanc, l’historien Michelet, Richard Wagner, André Grétry (qui y terminera sa vie), etc. On y vient à l’auberge du Cheval blanc sur la place du Marché et se promener à dos d’âne dans la forêt ou parmi les vergers pour y cueillir en saison les fameuses cerises.

La ville, longtemps difficile d’accès, est finalement reliée de 1866 à 1954 à la gare d’Enghien-les-Bains par une ligne de chemin de fer aujourd'hui disparue, « Le Refoulons ».

Napoléon autorise la ville à reprendre son nom originel en 1813. Mais elle est de nouveau rebaptisée Enghien au retour de Louis XVIII en 1814, puis Montmorency durant les Cent-Jours puis de nouveau Enghien à la Restauration en 1815. Montmorency retrouve définitivement son nom en 1832, Enghien désignant alors la station thermale naissante au bord de l’étang dit de Montmorency (ou de Saint-Gratien) qui devient à la création de la commune d’Enghien-les-Bains en 1850 le lac d’Enghien. Le développement de la ville thermale constitue rapidement le nouveau pôle économique de la vallée au détriment de Montmorency, qui n'est plus alors qu'essentiellement vouée à l'habitat résidentiel.

Dans les années qui suivirent l’insurrection polonaise ratée de 18301831, écrasée par le tsar Nicolas Ier, de nombreux notables polonais trouvent refuge à Montmorency, sans doute attirés par le souvenir de Jean-Jacques Rousseau. Plusieurs monuments dans la collégiale évoquent leur présence ainsi qu’un important carré du cimetière des Champeaux, où est enterré en 1855 parmi tant d’autres la Comtesse Delfina Potocka ou encore le poète Adam Mickiewicz, écrivain et héros national en Pologne, avant le transfert de ses cendres à Cracovie en 1890.

La place du Marché vers 1900.
La gare du Refoulons, à la même époque.
La ville fut desservie de 1897 à 1935 par le tramway Enghien - Montmorency, qui la reliait à la gare d'Enghien-les-Bains ; on le voit ici à la Fontaine Saint-Valéry.

La guerre de 1870 reste une période sombre de l’histoire de la ville qui est occupée près d’un an par les Prussiens. Cette occupation s’accompagne de nombreuses déprédations et restrictions pour la population qui doit s’affranchir d’une contribution de quatre cent mille francs de l’époque avant le retrait des troupes ennemies.

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

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Depuis le début du XXe siècle, la population de la commune a quadruplé. Pourtant, la ville n’a pas connu une densification importante de son tissu urbain ou la construction de grands ensembles comme de nombreuses villes des alentours. L’urbanisation s’est faite assez progressivement par la construction de résidences le plus souvent de grand standing à la place d’anciennes propriétés bourgeoises du XIXe siècle. Le centre-ville a été en partie reconstruit, mais a conservé globalement sa physionomie du passé avec sa place du Marché et ses petites rues escarpées et tortueuses. Seul le plateau des Champeaux, relativement isolé au nord de la commune, a connu une véritable urbanisation massive durant les années 1960 et 1970, par la construction d’immeubles de dimension néanmoins raisonnable et surtout par l’édification d’un important quartier pavillonnaire. La ville a conservé malgré la proximité de Paris un aspect villageois, largement renforcé par son relief escarpé, son relatif enclavement et les jardins et vergers qui l’entourent. Malgré les nuisances aériennes en augmentation provoquées par les survols à destination de l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle (situé à quinze kilomètres à l’Est), qui concernent de fait tout le Sud du Val-d’Oise en particulier, et la construction projetée de l'avenue du Parisis (Boulevard intercommunal du Parisis ou BIP), route destinée à « désenclaver » la ville et les communes voisines, Montmorency reste une des villes les plus agréables de l’agglomération parisienne qui en fait, à l’image des siècles passés, un lieu de résidence très recherché où le niveau de l’immobilier reste le plus élevé du département avec sa voisine Enghien-les-Bains.

En 2010, afin de valoriser le patrimoine de la commune, le maire prépare un dossier afin d'obtenir le label Ville d'art et d'histoire. S'il était obtenu, Montmorency deviendrait la deuxième ville du département à le posséder après Pontoise. La municipalité prépare par ailleurs plusieurs événements pour le tricentenaire de la naissance de Jean-Jacques Rousseau[25]. L'aménagement du quartier de l'Europe, limitrophe d'Enghien-les-Bains, constitue l'un des principaux enjeux urbanistiques de la commune. Il fait en conséquence l'objet d'une large concertation. Le quartier doit accueillir le tribunal d'instance, reconstruit à l'occasion, et le conseil des prud'hommes, ouverts sur un parvis arboré, ainsi qu'une résidence d'étudiants de cent chambres. Cent logements sont également prévus dans de petits collectifs[26].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Chef-lieu d’arrondissement du Val-d’Oise depuis 1968, la ville a retrouvé son rôle de chef-lieu de canton depuis le transfert de la sous-préfecture à Sarcelles, décidé par le décret du 3 mars 2000 et effectif en avril 2004. La ville forme avec Groslay le canton de Montmorency. La ville est membre de la communauté d’agglomération de la Vallée de Montmorency, créée le 26 novembre 2001 et totalisant 108 230 habitants (2007).

Montmorency abrite plusieurs administrations et juridictions sur son territoire : un tribunal d’instance, un conseil de prud’hommes, une agence nationale pour l’emploi (ANPE), une trésorerie, un centre de Sécurité sociale.

Le tribunal d’instance et le conseil des prud’hommes de Montmorency sont ainsi logés dans deux bâtiments communaux offrant des surfaces inadaptées au bon fonctionnement des juridictions ce qui a motivé le schéma directeur de restructuration du patrimoine immobilier judiciaire du Val-d’Oise à rassembler les deux structures dans un nouveau bâtiment. Le nouvel édifice bâti par l'architecte Dominique Coulon et d’une superficie de 2 100m² inclura une salle des pas perdus et deux salles d’audiences. Il accueillera à terme dans le quartier de l'esplanade de l'Europe, les 93 magistrats et conseillers et les 36 fonctionnaires des deux juridictions concernées. Le début des travaux est prévu fin 2008 et la livraison du bâtiment est prévue pour la fin de l’année 2009[27].

En 2000, la commune a reçu le label « Ville Internet @@ »[28].

Tendances politiques[modifier | modifier le code]

Politiquement, Montmorency est une ville fortement ancrée à droite, les électeurs ayant continuellement voté très majoritairement à droite à toutes les consultations électorales depuis plusieurs décennies. Néanmoins, la municipalité a basculé à gauche, après des décennies de gestion de droite, lors des élections municipales de 2008.

À l’élection présidentielle de 2002, le premier tour a vu arriver en tête Jacques Chirac avec 24,95 %, suivi de Jean-Marie Le Pen avec 15,61 %, Lionel Jospin avec 14,65 %, puis François Bayrou avec 8,95 %, Alain Madelin avec 7,31 % et Jean-Pierre Chevènement avec 6,99 %, et enfin Noël Mamère avec 5,05 %, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 5 %.

Au second tour, les électeurs ont voté à 84,85 % pour Jacques Chirac contre 15,15 % pour Jean-Marie Le Pen avec un taux d’abstention de 16,85 %, résultat similaire aux tendances nationales (respectivement 82,21 % et 17,79 % ; abstention 20,29 %) avec cependant deux points et demi supplémentaires en faveur de Jacques Chirac[29].

À l’élection présidentielle de 2007, le premier tour a vu se démarquer nettement en tête Nicolas Sarkozy avec 42,54 %, suivi loin derrière par puis Ségolène Royal avec 21,83 %, François Bayrou avec 20,78 %, et Jean-Marie Le Pen avec 6,90 %, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 2,5 %. Le second tour a vu arriver largement en tête Nicolas Sarkozy avec 62,3 % (résultat national : 53,06 %) contre 37,7 % pour Ségolène Royal (national : 46,94 %)[30].

Cependant, au second tour des élections municipales de 2008, la mairie de Montmorency bascule à gauche, la liste menée par François Detton, divers gauche soutenu par le PS, arrivant en tête avec 42,41 % devant la liste du maire sortant François Longchambon, soutenu par l'UMP, avec 41,72 %, soit 52 voix d'avance. Le maintien au second tour d'une liste centriste et d'une liste divers droite ont permis à la liste soutenue par le PS de remporter la majorité relative des suffrages. Cette élection constitue une énorme surprise dans le Val-d'Oise pour une ville bourgeoise fortement marquée à droite depuis au moins la Seconde Guerre mondiale, et le seul cas départemental en 2008 d'une ville gérée de longue date par la droite qui bascule politiquement à gauche[31].

Conseil municipal[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal est composé de trente-cinq élus.

Celui élu en 2001 était constitué de : vingt-cinq élus pour la liste « Bien vivre à Montmorency » (UMP), six élus pour la liste « L’Avenir ensemble » (apparentée PS), trois élus pour la liste « Montmorency le vrai défi » (UDF) et un élu pour la liste « Montmorency pour vous autrement » (DVD)[32].

Le nouveau conseil municipal élu en mars 2008 compte vingt-six membres pour la liste « L’Avenir ensemble » (apparentée PS), sept pour la liste « Bien vivre à Montmorency » (UMP) et deux pour la liste « Union Montmorency le réveil » (soutenue par le Modem et Cap21)[33].

En 2014, le conseil municipal élu compte vingt-sept élus pour la liste « Vivons Montmorency » (UMP), et huit élus pour la liste « L'avenir ensemble » (apparentée PS)[34].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[35]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
février 1857   Jules Marnier    
septembre 1865   Émilien Rey de Foresta    
mai 1904   Théophile Vacher    
février 1909        
1919   Lucien Perquel    
1925   Albert Demirleau    
mai 1929   Raymond Perquel    
1941   Roger Dupont    
octobre 1944   Georges Pointard    
mai 1945   Roger Dupont    
octobre 1947   Pierre Binet    
juin 1948   Louis Cortier    
mars 1965   Jacques Rey    
mars 1971   Albert Noachovitch Divers droite  
1977   Albert Magarian Divers droite Chef d'entreprise[36]
juin 1995   François Longchambon UMP Universitaire et conseiller général du Val-d'Oise
mars 2008   François Detton DVG app. PS Avocat
mars 2014 en cours Michèle Berthy UMP Conseillère générale du Val-d'Oise

Fiscalité et budget[modifier | modifier le code]

La fiscalité directe locale est située dans la moyenne haute du département pour les communes de population équivalente. La taxe d’habitation en 2004 s’élevait à un taux de 15,95 % pour la part communale, 0,84 % pour le syndicat de communes et 5,88 % pour la part départementale. En 2005, ces taux étaient de 16,27 % pour la part communale (0 % pour le syndicat de communes) et 5,88 % pour la part départementale, respectivement 19,26 % et 6,65 % pour le foncier bâti, et 87,04 % et 18,50 % pour le foncier non bâti. La taxe professionnelle est dorénavant versée directement à la communauté d’agglomération à un taux de 19,34 % auquel il faut ajouter les parts départementale (6,45 %) et régionale (1,38 %)[37].

La ville est la 23e de France de plus de 20 000 habitants (sur 401), et la première du département du Val-d'Oise devant Eaubonne puis Deuil-la-Barre, pour la proportion d'assujettis à l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF), soit 455 foyers fiscaux déclarant un patrimoine moyen de 1 662 468 € en 2006[38],[39].

Montmorency est une des communes du département du Val-d'Oise qui investit le plus : 314 € par habitant contre 191 € en moyenne départementale. Les investissements d'un montant de 4 700 000 € en 2005 se portaient à hauteur de 52 % sur l'aménagement urbain et l'environnement, à 20 % sur l'enseignement et la formation et à 13 % sur les sports et la jeunesse. L'épargne nette s'élevait à 2 300 000 € en 2004. La charge de la dette en 2005 représentait 76 € par habitant contre 117 € par habitant pour la moyenne départementale[40], mais celle-ci a connu une hausse importante de plus de 20 % en 2007.

Sécurité[modifier | modifier le code]

La municipalité a fait le choix, dans le cadre d'une initiative de la communauté d'agglomération (CAVAM), de mettre en place des caméras de vidéo-surveillance. Sur les quatre-vingt-quatorze prévues sur le territoire des huit communes, onze sont installées à Montmorency à divers emplacements stratégiques de la ville : sur la place Roger-Lavanneur, le parking du marché, devant les collèges et lycées, rond-point de la Chênée... La mise en œuvre d'un tel dispositif à l'échelle d'une communauté d'agglomération est une première en France. L'ensemble est visionné à partir d'un local implanté au sein du commissariat de la ville. L'investissement représente cinq millions d'euros auxquels il faut ajouter un coût de fonctionnement de cinq-cent-cinquante-mille euros par an[41].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Le comité de jumelage propose deux activités d’échanges scolaires :

  • l’association montmorencéenne pour la promotion des échanges culturels entre jeunes (AMPECEJ) avec Kehl ;
  • le comité d’échange franco-anglais de Montmorency (CEFAM) avec Knutsford.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Après avoir connu une forte augmentation depuis le début du XXe siècle, et plus particulièrement entre 1946 et 1968 où la population est passée de onze mille à dix-neuf mille habitants environ, le nombre d’habitants s’est stabilisé depuis plus de trente ans, et ce malgré les quelques nouvelles constructions. La stabilisation constatée est due à l’occupation de la quasi-totalité des espaces libres de la commune qui limitent l’urbanisation nouvelle et à la diminution globale en France du nombre de personnes par foyer.

La pyramide des âges de la commune suit globalement la tendance régionale, avec cependant quelques nuances. La ville, comme la région Île-de-France dans son ensemble, voit la part des jeunes régresser entre les deux recensements de 1990 et 1999. Si la part des moins de 15 ans recule d'un demi point en moyenne régionale, on constate que cette tendance existe au niveau local uniquement pour les filles, le nombre de garçons à Montmorency ayant augmenté de 0,6 %. Bien plus significatif, la part d'hommes de 15 à 29 ans recule de deux points dans la région mais de quatre dans la commune. La part des femmes suit la moyenne régionale avec un recul de deux points. Dans la tranche des 30 à 44 ans, ce recul atteint 0,7 % pour les femmes et 1,3 % pour les hommes dans la région, mais respectivement 1,9 et 2,3 % à Montmorency. Au-delà d'un recul national de la part des moins de 45 ans, les populations jeunes trouvent de plus en plus difficilement à se loger dans une ville où le niveau de l'immobilier est élevé et en forte augmentation et le nombre de logements sociaux limité.

Pour les plus de 45 ans, la tendance n'a rien de significative à l'échelle communale. Cependant, le nombre important de maisons de retraites explique probablement la surreprésentation des plus de 60 ans, qui dépasse d'1,3 % pour les hommes à 1,9 % pour les femmes la moyenne régionale entre 60 à 74 ans, mais dépasse cette moyenne de 2 points pour les hommes et près de quatre points pour les femmes de 75 à 94 ans, et le double du nombre moyen régional d'hommes de plus de 95 ans et le triple de femmes de la même tranche d'âge.

Ainsi Montmorency est à peu près conforme à la moyenne régionale pour la part des moins de 15 ans, mais connaît un léger déficit dans la tranche des 15 à 44 ans, et une surreprésentation des plus de 45 ans, qui ne fait que s'accroître avec l'âge[42],[43].

En 2011, la commune comptait 20 945 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 870 1 697 1 683 1 573 1 789 1 870 1 930 2 051 2 144
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 359 2 613 3 126 3 494 4 088 4 295 4 894 4 577 4 966
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
5 419 5 997 7 093 8 490 9 977 10 891 10 535 11 126 14 094
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
16 369 18 691 20 860 20 798 20 920 20 599 21 416 20 945 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[23] puis Insee à partir de 2004[44].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

La ville compte cinq écoles maternelles, cinq écoles primaires, deux collèges, un lycée d’enseignement général (lycée Jean-Jacques Rousseau) et un lycée professionnel (lycée Turgot)[45].

La commune relève de l'académie de Versailles. Les écoles de la ville sont gérées par l’inspection générale de l'inspection départementale de l’Education nationale de Montmorency (103, avenue du Général-De-Gaulle). La circonscription de Montmorency fait partie du bassin d'éducation et de formation d'Enghien-les-Bains[46].

Les deux collèges, Charles-Le-Brun (3, rue Le Laboureur) et Pierre-de-Ronsard (4, chemin du Mont-Griffard), sont situés respectivement dans le centre et au nord, dans le quartier des Champeaux[47]. Les deux lycées sont situés au centre de la ville : le lycée d’enseignement général Jean-Jacques-Rousseau (20, rue de Jaigny) et le lycée professionnel Turgot (3, place au pain)[48].

Sports[modifier | modifier le code]

Montmorency compte dix-huit associations et clubs sportifs[49].

On peut citer les principaux clubs : le FC Montmorency (football)[50], l’Olympique Groslay Enghien Montmorency (OGEM) (rugby à XV) [51], ou encore le Cercle de boxe française de Montmorency[52].

Le Montmorency FC est classé en première division des championnats du DVOF 2006/2007 pour toutes les catégories[53].

Les équipements sportifs[modifier | modifier le code]

Les installations sportives à Montmorency occupent une quinzaine d’hectares de superficie[54].

Le Centre nautique intercommunal (1–5, rue Henri-Dunant) compte 700 m² de plan d’eau répartis sur deux bassins (25 × 15 m ; 15 × 15 m) ainsi que 1000 m² de terrasses.

Le stade de la Butte-aux-Pères (chemin de la Butte-aux-Pères) fut créé à partir de 1977 et comporte un gymnase, une salle multisports (dojo, boulodrome, salle multi activités), des terrains extérieurs, trois en herbe et deux consolidés (football, rugby), des courts de tennis, un skatepark et un pas de tir à l’arc.

Le complexe sportif des Gallerands (rue des Gallerands) comporte des courts de tennis, un pas de tir à l'arc et un gymnase.

Le gymnase Ferdinand-Buisson (avenue de la Ire-Armée-Française) est plus spécialisé dans les arts martiaux et la gymnastique.

Le stade du Fort est spécialisé dans le rugby.

Santé[modifier | modifier le code]

La présence d’un hôpital à Montmorency remonte à 1207, date à laquelle une Maison-Dieu de douze lits fut créée. La Maison-Dieu de Montmorency était une fondation sous gestion laïque, créée par Matthieu II de Montmorency. Au XVe siècle, la Maison-Dieu devient Hôtel-Dieu. Devenu hôpital, il fut reconstruit pour l’essentiel pendant les années 1970. Rebaptisé récemment Simone-Veil depuis la fusion des établissement d’Eaubonne et de Montmorency, il comptait une capacité d’accueil de quatre cent cinquante-neuf lits en 1992. Il regroupe aujourd’hui, depuis la fusion des deux établissements, plus de deux mille sept cents salariés[55].

Festivals et événements[modifier | modifier le code]

La vie locale est animée de quelques évènements annuels. On peut citer la foire aux produits régionaux en mars (salle des fêtes et parc de la mairie), Montmartre à Montmorency sur la place Roger-Levanneur en juin, où des artistes peignent en plein air, et la corrida pédestre dans les rues de la ville en septembre (course pédestre sur les sentes de la ville).

Médias[modifier | modifier le code]

La commune ne possédait qu’un média montmorencéen écrit spécifiquement, le magazine municipal Vivre Montmorency à parution bimestrielle en alternance avec la lettre du maire. La communication municipale a toutefois changé de nom depuis le changement de majorité en 2008, avec la parution en alternance de la lettre du maire et du magazine « M comme Montmorency »[56].

Cultes[modifier | modifier le code]

Collégiale Saint-Martin.

Église catholique. Les fidèles sont accueillis à la collégiale Saint-Martin. L’église Saint-François-d’Assise a été édifiée pour les fidèles des Champeaux en 1971 (20, avenue des Tilleuls). Les deux paroisses de Montmorency, appartenant au doyenné d'Enghien-Montmorency, relèvent du diocèse de Pontoise. En 2008, le père Kurowski en est le curé. Montmorency est également le lieu de résidence de différentes congrégations religieuses : les sœurs franciscaines Notre-Dame des Douleurs, les sœurs Franciscaines Réparatrices de Jésus-Hostie et les pères Pallotins.

Église protestante. Les paroissiens se retrouvent au temple d’Enghien-les-Bains, situé à la limite de Montmorency (155, avenue de la Division-Leclerc).

Culte israélite. Un centre communautaire est installé à Montmorency (9, rue de Pontoise). Une synagogue est située rue de Malleville à Enghien, derrière l’établissement thermal.

Économie[modifier | modifier le code]

Montmorency était célèbre à l’époque médiévale pour son marché hebdomadaire très connu dans l’ensemble de la région. Ce marché existe toujours sur la place Roger-Levanneur, et est devenu bihebdomadaire (mercredis et dimanches matins). Mais il a perdu son rayonnement d’antan.

Ville à caractère résidentiel dès le XVIIe siècle, Montmorency possède peu d’activités économiques. Plusieurs briqueteries exploitaient l’argile du plateau des Champeaux à la fin du XIXe siècle, mais l’exploitation a rapidement cessé. La fabrication de tuiles qui s’est poursuivie sur le site a totalement cessée dans les années 1980. Néanmoins, une zone artisanale de trois hectares environ a été aménagée et accueille de petites entreprises au parc d’activités de la Butte-aux-Pères, sur le plateau des Champeaux, au Nord de la commune. La ville cherche modestement à y promouvoir l’installation d’entreprises liées aux services ou à la haute technologie. On peut citer BALT Extrusion, spécialisée dans la fabrication de cathéters et sondes vasculaires. Cette entreprise s’est distinguée récemment parmi les entreprises françaises les plus dynamiques à l’exportation en y réalisant 80 % de son chiffre d’affaires et en devenant leader mondial sur ce segment[57].

L’hôpital avec ses deux mille sept cents salariés (incluant le site d’Eaubonne) reste néanmoins le premier employeur de la ville. Onze maisons de retraite ainsi que deux cliniques générales et psychiatriques ont élu domicile sur son territoire. La Maison de santé de l’Ermitage (clinique psychiatrique) employait quatre-vingt-neuf salariés pour un chiffre d'affaires de 4 382 000 euros en 2002[58].

En 1999, seuls 18,6 % des actifs Montmorencéens ayant un emploi travaillaient dans la commune[59]. La plupart des actifs travaillent hors de la vallée de Montmorency, qui connaît un déficit d’emplois, soit dans l’agglomération de Cergy-Pontoise, ou pour la plupart dans le département des Hauts-de-Seine ou à Paris.

L’activité commerciale est elle-même très limitée, la commune ne possédant pas de grands centres commerciaux. Seule une moyenne surface commerciale (Intermarché) existe à l’extrémité septentrionale de la commune (avenue de Domont), et une petite surface (Franprix) dans le centre, rue de Pontoise. Le commerce se concentre essentiellement autour du centre historique : place Roger-Levanneur (place du Marché), rue Carnot et rue Saint-Jacques essentiellement.

Le taux de chômage est d’environ 9 % (estimation 2005), soit légèrement inférieur à la moyenne nationale, et le revenu moyen par ménage est d'environ 36 900 € par an (moyenne nationale : 20 363 € par an).

Les cadres et professions intellectuelles sont surreprésentés avec un taux de 27,7 % (contre 13,1 % en moyenne en France). Les professions intermédiaires représentent 29,2 % des actifs Montmorencéens (23,1 % en moyenne nationale). A contrario, les ouvriers ne représentent que 10,9 % des actifs de la commune (25,6 % en France)[60]. Le taux de Montmorencéens ayant suivi des études supérieures est de 32,4 %, contre 18,1 % en moyenne en France métropolitaine[61]. La population de la ville est ainsi dans sa globalité plus formée et plus aisée que la moyenne nationale et régionale.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Musée Jean-Jacques Rousseau.
Orangerie du château.

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

Montmorency compte trois monuments historiques classés ou inscrits, et pas moins de douze sites classés : le parc de l'hôtel de ville, la châtaigneraie et le mont Olympe en sont les principaux[62].

  • Musée Jean-Jacques-Rousseau, 5 rue Jean-Jacques-Rousseau / 4-6 rue du Mont-Louis (classé monument historique par arrêté du 21 décembre 1984[63]) : Ouvert en 1952, le musée est installé dans la petite maison du Montlouis où Rousseau séjourna de 1757 à 1762 après son départ de l’Hermitage. Il présente le modeste logis de Rousseau et plusieurs salles d'exposition. Au fond du jardin, « le donjon », petit pavillon mansardé, était le cabinet de travail de l’écrivain. La maison des Commères adjacente reçut son nom de la bouche même de Thérèse Levasseur, compagne de Rousseau. Cette maison de deux étages, datant du XVIIe siècle, accueillait durant le séjour de Rousseau deux jansénistes qui pouvaient facilement épier le philosophe, assez inquiet voire paranoïaque de nature. La maison, acquise par la ville en 1974 puis restaurée, accueille de nos jours la Bibliothèque d’études rousseauistes, centre d’études consacré au XVIIIe siècle et à Rousseau. et conserve un fonds de quarante mille volumes environ concernant l’auteur, le XVIIIe siècle en général, mais également l’histoire de la ville[b 1],[64]. La maison accueille par ailleurs le siège de la Société d'histoire de Montmorency et de sa région, fondée en 1981 et qui comptait 186 adhérents en 2002[65].
  • Collégiale Saint-Martin (classée monument historique par liste de 1840[66]) : L'église a été bâtie de 1515 à 1563 en style flamboyant à l’emplacement d’un édifice du XIIe siècle. Elle fut jusqu’à la Révolution française la nécropole des ducs de Montmorency et devint, en partie, église paroissiale en 1630. Elle est remarquable pour son ensemble de vitraux de la Renaissance[b 2].
  • Orangerie du château de Charles Le Brun, rue du Temple (inscrit monument historique par arrêté du 7 septembre 1977[67]) : Édifiée en 1719 dans une forme semi-circulaire, c'est l’unique vestige du domaine du décorateur de Versailles. Longtemps abandonnée, elle fut transformée en habitation au XIXe siècle et totalement défigurée par sa surélévation et la destruction de ses motifs sculptés. Acquise par la commune en 1984, elle a été réhabilitée de 1987 à 1992 par les Bâtiments de France et est devenue l’école de musique et de danse de la ville[b 3].

Autres éléments du patrimoine[modifier | modifier le code]

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  • Place Roger-Levanneur, ou place du Marché : Cette place est le cœur de la ville, entouré de maisons pour la plupart du XIXe siècle. Sa vocation commerciale remonte au XIIIe siècle. En 1789, un arrangement entre les commerçants et le prince de Condé permit d’y édifier une halle en bois. Détruite en 1834, elle fut remplacée par une halle en maçonnerie, qui disparut à son tour en 1884. Cette halle était appelée le « porche aux ânes ». C'est en effet ici qu’on trouvait ces montures pittoresques dont raffolaient les parisiens au XIXe siècle pour la découverte de la forêt. La place du Marché devint la place de la Loi durant la Révolution. En 1794, une veillée funèbre y eut lieu à l’occasion du transfert des cendres de Jean-Jacques Rousseau d’Ermenonville au Panthéon à Paris. Elle doit son nom actuel à un jeune patriote de vingt et un ans en août 1944, fils d’un commerçant de la ville, en liaison avec la Résistance locale, qui fut arrêté par les SS et torturé à mort. Il reçut à titre posthume la Médaille militaire et la Croix de guerre.
  • Auberge du Cheval-Blanc, place du Marché : Lieu de rendez-vous des célébrités sous la Restauration, elle fut fondée en 1739 par Nicolas Leduc, géomètre du prince de Condé. Dénommée à l'époque « La Fleur de lis », elle changea naturellement de nom à la Révolution et prit le nom de « Cheval blanc ». Son enseigne a été réalisée par les peintres Isabey et Gérard afin de s’acquitter de leur dette auprès de l’aubergiste[b 3].
  • Murs du jardin de l'Observance, rue de l'Observance : Il s'agit des remparts du XVe siècle, longtemps caché derrière les maisons de l’îlot central de la ville. Apparus lors des démolitions et projets de constructions des années 1970, ils ont été dégagés et mis en valeur par la municipalité à partir de 1985[b 4].
  • Pont de la rue Saint-Victor : Petit pont de pierre édifié par le bailli Louis Le Laboureur, qui servait à relier le fief de Châteaumont, sa propriété, à la motte féodale qui lui fut vendue par le prince de Condé en 1675, à l’exception du donjon s’y trouvant qui conserve son statut de château féodal. Le bailli s’empressa de rejoindre les deux parties de sa propriété par ce pont[b 5].
  • Statue de Jean-Jacques Rousseau, sur le rond-point de l’avenue Émile : Œuvre de Louis Carrier-Belleuse de1907, elle fut envoyée à la fonte en 1942 par les Allemands. En 1960, la municipalité fait appel à Hélène Guastalla (19031983) afin d’édifier une nouvelle statue. Celle-ci, réalisée en pierre, sera détruite en 1994 par un automobiliste. Une nouvelle statue, copie d’un bronze d’Albert Carrier-Belleuse, père du premier sculpteur, l’a finalement remplacée en 1998[b 6].
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  • Hôtel de ville, avenue Foch : Il est installé dans un petit château néo-classique édifié de 1788 à 1791 par Nicolas-Louis Goix, riche bourgeois de Paris, qui conserva le domaine jusqu’en 1825. Il fut racheté par Émilien Rey de Foresta en 1859, qui entreprit de lotir le domaine de treize hectares. Les initiales « RF » figurant sur les grilles du parc ne sont pas, contrairement à l'idée commune, la signification de « République française » mais tout simplement les initiales de ce propriétaire qui fut par ailleurs maire de Montmorency de 1865 à 1880. L’édifice est devenu la mairie en 1906. Le château, construit sur un plan carré de 19,5 m de côté, comporte deux niveaux surmontés d’un étage en attique, et accessibles par un escalier à double révolution. Le beau parc de 2,2 hectares qui l’entoure, ouvert au public, possédait un magnifique cèdre du Liban planté à la fin du XVIIIe siècle, classé monument naturel, mais qui fut malheureusement détruit, déstabilisé par une pluie de glace le 2 janvier 1982. La conciergerie du domaine, avenue Foch, abrite l’office de tourisme et les services culturels de la ville[b 7].
  • Maison Jean-Bertheroy, 5 rue de l’Hermitage : Villa édifiée en 1891 dans le style italien en face de l’Hermitage de Rousseau par Berthe-Corinne Le Barillier (18581917), romancière à succès qui produisit de 1887 à 1927 une cinquantaine de romans « antiquisants », historiques, mais aussi modernes, sous le nom de Jean Bertheroy. Première présidente du jury Femina en 1904, elle milita pour l’amélioration de la condition féminine et reçut la Légion d’honneur. Son œuvre, d’un style démodé et pompeux, tomba en désaffection[b 8].
  • Château du duc de Dino : Le banquier Isaac Léopold Sée le fit édifier entre 1879 et 1884 à l’emplacement du grand château, magnifique propriété du maréchal de Montmorency-Luxembourg qui hantait Rousseau, et qui fut démoli en 1817. Construit en brique rouge et pierre, son style est fortement inspiré par le style néorenaissance[b 9]. Racheté par la ville en 1991, il est affecté à l'association M.A.R.S. 95 pour la réinsertion d’enfants en difficulté[68].
  • Pont de la rue des Granges : Curieux pont de pierre édifié en 1782 et destiné à relier les deux parties séparées du parc du château. La rue des Granges conserve un charme particulier, n’étant bordée pour l’essentiel que par deux hauts murs du XVIIIe siècle d’où retombent des branchages et diverses plantes vivaces[b 10].
  • Cimetière : plaque commémorative aux soldats polonais morts en France (grenadiers de la 1re division d'infanterie polonaise tombés en juin 1940 et soldats de la 1re DB polonaise tombés en 1944)[69]
  • Fort de Montmorency : Édifié entre 1875 et 1879, c'est aujourd’hui l’un des derniers forts de Paris à être occupé par l’armée. Il accueille depuis 1992 le Centre d’initiation aux techniques commando de Montmorency (CITCM)[b 8].
  • Lycée professionnel Turgot, place au Pain : L'un de ses bâtiments date du XVIIe siècle et est l'ancien hôtel particulier de Louis Le Laboureur, bailli de Montmorency. L'hôtel était également le siège du bailliage. Son domaine a été érigé en seigneurie sous le nom de fief de Châteaumont[b 11].
  • La Châtaigneraie, petite forêt de châtaigniers aux arbres séculaires est classée au titre des sites. Elle constituait un des lieux de promenade favoris de Rousseau, à proximité immédiate de l’Hermitage. Durant le XIXe siècle, le lieu devint à la mode avec la création de L’Ermitage de Jean-Jacques-Rousseau, auberge tenue par Augustin Homo (on disait aussi l’auberge Homo) qui accueillait les parisiens promeneurs du dimanche. On y dansait le dimanche et rencontrait alors des peintres et écrivains connus. En 1866 est créé le Casino de Montmorency, lieu plus familial. Un peu plus loin, et un peu moins onéreux, Les Ruines de Grétry attirait les visiteurs préférant plus de discrétion. La mode de la bicyclette fera progressivement déserter l’endroit et la Châtaigneraie est finalement acquise par la ville en 1920 et ouverte au public après la démolition des bâtiments parasites.
  • Réseau de sentes : La ville conserve un réseau important et rare de sentes qui serpentent parmi les vergers et quartiers résidentiels de la ville. Entretenus et balisés en sept parcours différents, ils permettent de découvrir les aspects verdoyants de Montmorency et de nombreux panoramas sur la vallée de Montmorency, la plaine de France et Paris. Un plan est disponible gratuitement à l'office du tourisme de la ville[70].

Parcs et espaces verts[modifier | modifier le code]

Parc de la Mairie, pavillon chinois.
La Châtaigneraie.

La ville possède sept espaces verts principaux ouverts au public, totalisant une surface de 30 ha [70] :

  • Le parc de l’Hôtel de Ville, 2 avenue Foch, avec aire de jeux pour enfants (site classé) (2,2 ha) ;
  • le jardin Lucie Aubrac, place du Château-Gaillard / rue Bague ;
  • le square des Acacias, avenue Charles-de-Gaulle ;
  • le square Maurice Berteaux, boulevard Maurice Berteaux, avec aire de jeux pour enfants ;
  • la Châtaigneraie (ci-contre), avenue Georges-Clemenceau (site classé par arrêté du 5 novembre 1943) ;
  • les jardins de l’Observance ;
  • le parc de la Serve à l’orée de la forêt (avec un parcours sportif).

On peut y ajouter le jardin du musée Jean-Jacques-Rousseau et le parc du château du duc de Dino (propriété de la ville mais non accessible au public). Le réseau de sept parcours balisés parmi les sentes de la commune s’ajoute à cette liste. Mais le principal espace vert de la ville et de toute la région est la forêt de Montmorency, au nord de la ville.

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

La ville possède un musée, une riche bibliothèque historique, une société savante et plusieurs équipements culturels ; néanmoins son animation et son rayonnement demeurent faibles et peu dynamiques comparativement à son potentiel.

La bibliothèque municipale met à la disposition du public trente-cinq mille volumes dont plus de dix mille pour la section jeunesse. Des expositions y sont régulièrement organisées. La ville dispose également d'un conservatoire de musique et de danse (située dans l’orangerie du domaine de Charles Le Brun)[71], d'une salle de conférences (salle de l’Eden - rue de Pontoise), où se déroulent régulièrement des conférences sur l’histoire de Montmorency et sa vallée et d'une maison des loisirs et de la culture (6, avenue de Domont), qui propose de nombreux cours, langues, arts plastiques, etc., et organise des expositions[72].

Montmorency dans la littérature[modifier | modifier le code]

Plusieurs écrivains ont fréquenté Montmorency, en particulier au XIXe siècle. Mais l’écrivain qui a le plus évoqué la ville dans son œuvre est Jean-Jacques Rousseau.

Dans le livre IX des Confessions, Rousseau évoque son installation à l’Hermitage, chez madame d’Épinay : « Plus j’examinais cette charmante retraite, plus je la sentais faite pour moi. Ce lieu solitaire plutôt que sauvage me transportait en idée au bout du monde. Il avait de ces beautés touchantes qu’on ne trouve guère auprès des villes ; et jamais, en s’y trouvant transporté tout d’un coup, on n’eût pu se croire à quatre lieues de Paris. »

Le poète Alfred de Vigny a écrit en 1830 à Montmorency un poème intitulé « Les Amants de Montmorency ». Les protagonistes de ce poème se rendent dans la ville afin d'y passer deux jours amoureux puis de se donner la mort[73].

Gastronomie[modifier | modifier le code]

En forêt – Promenade à ânes, carte postale, vers 1900.

La cerise de Montmorency : la ville est célèbre depuis le XVIIe siècle pour ses fameuses cerises aigrelettes dont la couleur varie du rose orangé au rouge clair. Elles sont rendues célèbres par Madame de Sévigné.

Les amarelles (Prunus cerasus) sont des cerises acides qui sont essentiellement destinées à la préparation d’eaux de vie. On distingue notamment dans cette catégorie la cerise de Montmorency. On venait jadis à dos d’âne les cueillir dans les vergers environnant la ville. Mais avec la pression urbaine et la raréfaction des cultures, elles deviennent très difficiles à trouver localement.

En Amérique du Nord, la cerise de Montmorency est cultivée notamment au Michigan et dans le Door County au Wisconsin aux États-Unis et en Ontario au Canada, pour la production de jus, de tartes, etc. Des recherches scientifiques récentes indiquent qu'elles seraient riches en anthocyanes[74].

Montmorency… ailleurs[modifier | modifier le code]

Le nom Montmorency se retrouve dans plusieurs endroits de France et ailleurs dans le monde, notamment en Amérique du Nord.

Au Canada, la puissante chute Montmorency est la plus haute de la Province de Québec.

En France, un village de l'Aube porte le nom de Montmorency-Beaufort, il était le fief de François de Montmorency, seigneur de Bouteville. En Bourgogne, on trouve également une aire de repos de Montmorency sur l'autoroute A6. Un hameau porte le nom de Montmorency à proximité d'Arcachon en Gironde. Un cru de ce département s'appelle d'ailleurs le « petit clos de Monmorency » – mais le t a disparu. Un faubourg de Mondeville, dans la banlieue de Caen porte également le nom de Montmorency.

En Australie, Montmorency, Victoria (en) est une communauté située en banlieue de Melbourne, deuxième agglomération urbaine après Sydney. Aux États-Unis, le comté de Montmorency se trouve dans l'État du Michigan.

Au Canada, la chute Montmorency, située entre la ville de Québec et la municipalité de Boischatel est une attraction touristique majeure : d'une hauteur de 83 mètres, elle est la plus haute dans la province de Québec. Elle est par ailleurs plus haute de 30 mètres que les fameuses chutes du Niagara dans la province voisine de l'Ontario. Située à l'embouchure de la rivière Montmorency, cette chute devient l'hiver un site d'escalade sur glace populaire et des feux d'artifice ont lieu en saison estivale. La chute a été nommée par Samuel Champlain en l'honneur de l’amiral de France et de Bretagne Charles de Montmorency-Damville, duc de Damville, pair de France, mort en 1612. La fonction politique d'amiral de France correspondait au ministre de la Marine de l'Ancien Régime. Champlain lui a dédié le rapport de sa première expédition de 1603.

À proximité, dans la municipalité de Saint-Joachim, un des vignobles les plus septentrionaux en Amérique, le Domaine Royarnois[75], produit notamment le Blanc et le Rouge de Montmorency[76]. Au Nord de la ville de Québec : c'est à la forêt Montmorency que la saison de ski de fond débute le plus tôt grâce aux conditions climatiques particulières.

François de Montmorency-Laval (1623-1708), fondateur du Séminaire de Québec.

De nos jours, l'équipe de football canadien de l'Université Laval se nomme le Rouge et Or[77] et celle du Petit Séminaire de Québec les Alérions[78] en lien avec les armoiries du Séminaire de Québec, le plus ancien établissement d'enseignement francophone d'Amérique fondé en 1663 par François de Montmorency-Laval, le premier évêque de la Nouvelle-France[79]. Le prélat n'utilisait pas le nom de Montmorency ; il signait dans les registres ou ailleurs « François de Laval ».

Le blason actuel de l'Université reproduit les traits du blason des Montmorency-Laval[80] : un écu orné d'une croix cantonnée de seize alérions et chargée de cinq coquilles. Toutefois, comme souvent en Amérique, les couleurs du blason de l'Université sont inversées par rapport à celles du blason des Montmorency-Laval. Ailleurs au Québec, dans la région de Montréal, la ligne de métro orange se termine à la station Montmorency tandis que le Collège Montmorency est un établissement d'enseignement post-secondaire (cégep) québécois [81].

Dispersées en Amérique, les familles Morency descendent d'un habitant de Montmorency : baptisé le 3 octobre 1630 en l'église Saint-Martin à Montmorency, Guillaume Baucher (dit Montmorency) émigre en Nouvelle-France où, le 2 avril 1656, une terre de trois arpents lui est concédée à Sainte-Famille sur l'île d'Orléans où il décède le 26 octobre 1687. Il eut, avec son épouse Marie Paradis, quatorze enfants. Ses descendants prirent le nom de Morency[82]. Son jeune frère, René, émigra également au Canada[83].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Paysage à Montmorency, de Camille Pissarro.
  • Charles Le Brun (16191690), peintre et décorateur officiel des châteaux de Vaux-le-Vicomte et de Versailles, puis directeur de la manufacture des Gobelins. Il fit édifier un château entouré d’un beau parc, disparu vers 1810 ;
  • Camille Pissarro (18301903), peintre impressionniste, passa les étés 1854, 1856 et 1857 à Montmorency où il peignit plusieurs œuvres : Les Lavandières, Le Châtaignier brûlé, En forêt de Montmorency ou encore Paysage à Montmorency (ci-contre) qui figura au salon de l’Académie en 1859 ;
  • Rachel (18211858), célèbre tragédienne du XIXe siècle, vécut au no 10 de la rue de l’Hermitage ;
  • Germain Delavigne (1790-1868), auteur dramatique, mort à Montmorency le 3 novembre 1868.
  • Richard Wagner (18131883), compositeur allemand, découvrit Montmorency en 1849 ; il loua une chambre à l’auberge Homo, à la Châtaigneraie, mais dut s’enfuir précipitamment, sa femme ayant retrouvé sa trace ;
  • Roger Levanneur (ca 1923–1944), fils d’un commerçant de la ville, en liaison avec la Résistance locale, il est arrêté à vingt et un ans par les SS en août 1944 lors de la libération de la ville. Torturé à mort, il reçut à titre posthume la Médaille militaire et la Croix de guerre ;
  • Marie-Hélène Arnaud (1934-1986), actrice et mannequin pour Coco Chanel.
  • Françoise Faucher (1929-), actrice québécoise.
  • L'artiste plasticien Michel Deverne (1927-2012) trouve la mort dans l'incendie de sa maison-atelier de Montmorency en février 2012.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Mathieu II de Montmorency.svg Montmorency
  • D’or à la croix de gueules cantonnée de seize alérions d’azur ordonnés 2 et 2.
  • Apparu dans la seconde moitié du XIIe siècle, il ne comportait à l’origine que quatre alérions, petites aigles - féminin en héraldique - sans pattes ni becs de couleur bleue. Les douze autres furent ajoutés au lendemain de la victoire de la bataille de Bouvines, le 27 juillet 1214, après que Mathieu II de Montmorency eut enlevé douze bannières à l’ennemi. La croix rouge aurait été tracée par le roi Philippe-Auguste avec le sang de Mathieu II, qui fut blessé au cours de la bataille. En héraldique, le gueules est la couleur rouge[84]

En 2009, le maire socialiste François Detton fait créer un logo en remplacement du blason actuel de Montmorency qui est celui des ducs de Montmorency. Ce logo représentera la ville, notamment pour les documents administratifs. Il est constitué de trois arbres sur fond blanc afin de faire disparaître toute symbolique historique et religieuse relative à la ville.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • R. Biais - G. et G. Dornier, Connaître et aimer Montmorency, Éditions du Valhermeil, Auvers-sur-Oise, 1993
  • Michel Rival, Le Refoulons ou le chemin de fer d’Enghien à Montmorency, Éditions du Valhermeil, Auvers-sur-Oise, 1989
  • Jean Aubert, Les Grandes Heures de Montmorency et ses environs, Éditions Horvath, Lyon, 1983, 1975
  • Brigitte Bedos, Histoire de Montmorency - Le Moyen Âge, 1979
  • Ch. Rowe, Montmorency en 1900, Bibliothèque européenne, 1974, réédition en 1990
  • Charles Lefeuve, Histoire de la vallée de Montmorency. Le tour de la vallée, 1856, réédition du Cercle historique et archéologique d’Eaubonne et de la vallée de Montmorency en 1984
  • Michel Rival et Valérie Jacquemin, « Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Montmorency », Collection Le Patrimoine des Communes de France, Paris, Flohic Éditions, vol. II,‎ octobre 1999, p. 688-707 (ISBN 2-84234-056-6)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Communes limitrophes de Montmorency sur Géoportail..
  2. Montmorency : Plans de prévention des risques naturels [PDF].
  3. SANDRE - Cours d'eau : ru des haras.
  4. SANDRE - Cours d'eau : ruisseau d'Andilly.
  5. Site de la DDASS95.
  6. Voir l'Atlas de l'eau en Val d'Oise.
  7. SEDIF - Méry-sur-Oise.
  8. Météo France - Climatologie.
  9. L'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle distant de 15 kilomètres à l'est en plaine constitue la station de référence pour le département du Val-d'Oise.
  10. Prévention du bruit des infrastructures de transports terrestres - Législation et réglementation.
  11. Classement sonore des infrastructures terrestres du Val-d'Oise.
  12. Les lignes du réseau VALMY.
  13. Les trente lignes du réseau Busval d’Oise.
  14. Plan du réseau de bus du Val-d’Oise.
  15. IAURIF - Fiche communale, Mode d'Occupation du Sol (1999).
  16. INSEE - Logements à Montmorency : le parc.
  17. INSEE - Logements en Île-de-France : le parc.
  18. INSEE - Logements à Montmorency : les occupants.
  19. INSEE - Logements en Île-de-France : les occupants.
  20. R. Biais, G. et G. Dornier, Connaître et aimer Montmorency, p. 27 à 29.
  21. R. Biais, G. et G. Dornier, op. cit. p. 33 à 35.
  22. Les Confessions, livre VIII.
  23. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  24. R. Biais, G. et G. Dornier, op. cit. p. 40.
  25. Le Parisien - La ville veut le label Art et histoire, article du 2 juin 2010.
  26. Le Parisien - C'est le futur quartier de l'Europe, article du 3 juin 2010.
  27. AMOTMJ - Nouveau palais de justice de Montmorency.
  28. Palmarès des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 01/10/2009.
  29. Scrutin présidentiel de 2002 - Montmorency.
  30. Scrutin présidentiel de 2007 - Montmorency.
  31. Site municipal officiel, résultats du second tour des élections municipales.
  32. Résultats des élections municipales de 2001 sur le site de la ville.
  33. Scrutin municipal de 2008 - Montmorency.
  34. http://www.ville-montmorency.fr/ElectionsMunCM.pdf Site municipal - La liste des conseillers municipaux 2014
  35. Liste des maires de Montmorency.
  36. Fiapa.
  37. Site officiel de la direction générale des Impôts.
  38. Site officiel de la direction générale des Impôts.
  39. Le classement des villes par l'ISF, L'Express du 25/06/2007.
  40. Données : mairie de Montmorency - Vote du budget 2005.
  41. Site municipal - Sécurité.
  42. INSEE : pyramide des âges 1999 - Montmorency.
  43. INSEE : pyramide des âges 1999 - Région Île-de-France.
  44. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  45. Site municipal - Annuaire des établissements scolaires.
  46. Inspection académique du Val-d'Oise - Circonscription de Montmorency.
  47. Sectorisation des collèges de la commune de Montmorency.
  48. Inspection académique du Val-d'Oise - Sectorisation des lycées.
  49. Associations et clubs sportifs sur le site de la ville.
  50. Football Club de Montmorency.
  51. Les clubs de rugby du Val-d’Oise.
  52. Cercle de savate boxe française et savate bâton défense de Montmorency.
  53. Les groupes des Championnats du DVOF 2006/2007.
  54. Site municipal - Sport.
  55. Hôpital Simone-Veil.
  56. Site municipal - Parutions de la Ville de Montmorency.
  57. Histoire de Montmorency.
  58. Dossier de l’IAURIF sur la communauté d’agglomération [PDF], page 11.
  59. INSEE.
  60. INSEE - Population active ayant un emploi par catégorie socioprofessionnelle.
  61. INSEE - Population de quinze ans ou plus par sexe et âge selon le niveau d’études.
  62. IAURIF - Sites et monuments historiques protégés.
  63. « Maison de Jean-Jacques Rousseau et Maison des Commères », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  64. « La bibliothèque d'études rousseauistes », sur Musée Jean-Jacques Rousseau (site officiel) (consulté le 6 novembre 2012).
  65. « Société d'histoire de Montmorency et de sa région », sur Comité des travaux historiques et scientifiques (Cths) (consulté le 6 novembre 2012).
  66. « Collégiale Saint-Martin », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  67. « Orangerie », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  68. Association M.A.R.S. 95.
  69. La Résistance polonaise en France, DVD-rom édité par la Société Historique et Littéraire Polonaise sous la direction de Jean Medrala, 2013 (ISBN 978-2-915742-29-9)
  70. a et b « Espaces verts » et « Parcs et jardins » sur le site « Montmorency (site officiel) » (consulté le 6 novembre 2012).
  71. Site municipal - Le conservatoire de musique et de danse de Montmorency.
  72. Maison des Loisirs et de la Culture.
  73. Le Poème sur Wikisource.
  74. (en) Sour Cherry (Prunus cerasus L) National Center for Biotechnology Information - Anthocyanins as Ingredients for Functional Foods.
  75. Vignoble Côte-de-Beaupré - Domaine Royarnois.
  76. Vins du Québec - Rouge de Montmorency.
  77. Le Rouge et Or.
  78. Le Petit Séminaire de Québec.
  79. Armoiries du Séminaire de Québec.
  80. Héraldique européenne - Maison de Montmorency.
  81. Collège Montmorency.
  82. Généalogie Québec - Guillaume Baucher dit Montmorency.
  83. Smartnet - Guillaume Baucher dit Montmorency.
  84. « Patrimoine / section : Le blason de Montmorency », sur Montmorency (site officiel) (consulté le 6 novembre 2012).
  • Michel Rival et Valérie Jacquemin, Le patrimoine des communes du Val-d’Oise : Montmorency,‎ 1999 (voir dans la bibliographie)
  1. p. 692-699.
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  3. a et b p. 700.
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  10. p. 703.
  11. p. 692.


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