Montigné-le-Brillant

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Montigné-le-Brillant
L'église Saint-Georges.
L'église Saint-Georges.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Mayenne
Arrondissement Laval
Canton Saint-Berthevin
Intercommunalité Laval Agglomération
Maire
Mandat
Michel Peigner
2014-2020
Code postal 53970
Code commune 53157
Démographie
Gentilé Montignéens
Population
municipale
1 261 hab. (2011)
Densité 70 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 00′ 31″ N 0° 48′ 51″ O / 48.0086111111, -0.814166666667 ()48° 00′ 31″ Nord 0° 48′ 51″ Ouest / 48.0086111111, -0.814166666667 ()  
Altitude Min. 47 m – Max. 117 m
Superficie 18,05 km2
Localisation

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Montigné-le-Brillant
Liens
Site web www.montignelebrillant.mairie53.fr

Montigné-le-Brillant est une commune française, située dans le département de la Mayenne en région Pays de la Loire, peuplée de 1 261 habitants[Note 1] (les Montignéens).

Géographie[modifier | modifier le code]

Montigné-le-Brillant se trouve en Mayenne, à environ 10 km de Laval et à 5 km de L'Huisserie. Situé dans le Massif armoricain, le bourg est relativement accidenté, sur la colline (Mont-Igné) au-dessus des vallées du Vicoin et de la Paillardière, dont la confluence correspond au point le plus bas de la commune. L’altitude varie d’une vingtaine de mètres entre la partie la plus haute du bourg (nord et nord-ouest, avec notamment le château du Verger et l’église) et la partie la plus basse (sud et sud-est). La topographie du centre bourg a été fortement modifiée lors de la construction du lotissement dans les années 1970. L’abaissement du sol de trois mètres au pied de l’église nécessite la construction d'un long mur en béton.

Communes limitrophes de Montigné-le-Brillant[1]
Ahuillé Saint-Berthevin Laval
Ahuillé Montigné-le-Brillant[1] L'Huisserie
Ahuillé Astillé, Nuillé-sur-Vicoin Nuillé-sur-Vicoin

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme est attesté sous la forme Montiniacus en 838[2]. Il pourrait être issu de l'anthroponyme latin Montinius[2]. En 1896, Montigné devient Montigné-le-Brillant[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

La naissance du village débute par l’établissement d’une première chapelle qui deviendra par la suite l’église Saint-Georges.

À la fin du XIe siècle, Montigné est une châtellenie dépendant de Laval. La construction successive du Verger, à l’origine un véritable château fort, puis du presbytère (aujourd’hui la mairie) ancre définitivement le futur centre du village.

Le 11 janvier 1871 le ballon monté Kepler s'envole de la gare d'Orléans à Paris alors assiégé par les prussiens et termine sa course à Montigné après avoir parcouru 283 kilomètres[4].

Le développement d’habitats privés de part et d’autre de ces édifices dessine progressivement une rue, aujourd’hui rue des Écoles. Derrière la partie est de l’église est établi un grand parc, propriété du clergé.

Celui-ci se développera jusqu’au début du XXe siècle, date à laquelle les immenses châtaigniers de trente mètres sont remplacés par un verger. Le reste de l’église est entouré du cimetière. Le long de la rue des Écoles s’établit quelque temps auparavant le manoir des religieuses. Une rue est tracée en partie haute du verger, qui mène jusqu’aux habitations à l’est, emplacement de la future gare qui sera construite à la fin du XIXe siècle. À cette époque, le gisement de charbon commence à être exploité. La commune est alors desservie par le chemin de fer. Durant cette période, on creuse jusqu’à 218 mètres de profondeur. En 1921, la société abandonne la mine de charbon. Le développement démographique et économique de la commune sont ralentis. On comptait jusqu’alors une usine de colle une carrière, et sept moulins.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal est composé de quinze membres dont le maire et quatre adjoints[5].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
 ? 1992 André Landais    
1992 mars 2001 Jean-François Doreau    
mars 2001 en cours Michel Peigner[5] Sans étiquette Directeur de l’Adasea

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 261 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
902 925 958 1 000 908 898 936 891 900
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
894 937 925 914 956 871 907 903 838
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
849 890 867 766 698 693 703 681 632
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
601 559 616 825 1 038 1 088 1 234 1 247 1 272
2011 - - - - - - - -
1 261 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Équipement et habitat[modifier | modifier le code]

En bordure du ruisseau de la Paillardière, au sud du centre ancien, on constate un regroupement des équipements scolaires et périscolaires avec l’école maternelle publique, l’école privée et la garderie. On trouve également dans cette zone la salle des fêtes et la mairie. Cette concentration des équipements administratifs, scolaires et socioculturels dans cette partie du bourg contribue à l’existence d’un pôle fonctionnel au sud-ouest de la zone urbanisée. Sa localisation dans le centre ancien ne favorise cependant pas son appropriation par les habitants. Toutefois, les terrains de sports et la salle associative ont été implantés au cœur du bourg, le long de la route départementale 283, ce qui crée un 2e espace d’échanges sur la zone urbaine, moins isolé et beaucoup plus perceptible que le premier.

Le parc de logement de la commune connaît une forte augmentation depuis 25 ans : +76 %. Cette forte hausse est principalement issue de la construction neuve. 32 % des logements ont moins de 20 ans et 39 % plus de 50 ans, d’où un parc plutôt récent. Le bâti récent s’est construit individuellement au milieu des parcelles. Les maisons s’élèvent généralement sur un rez-de-chaussée surmonté de combles.

Économie[modifier | modifier le code]

L’offre de commerces et de services est plutôt limitée (boulangerie, coiffeur, médecin, taxidermiste, bar-restaurant, magasin agricole, garage), à cause de la proximité de Laval. L’activité artisanale est peu développée : menuisier-ébéniste, plomberie-chauffagiste, entreprise de travaux publics et agricoles, une entreprise de maintenance et de composites, une entreprise de conception en mécanique industrielle, un transporteur et une entreprise de conception en mécanique industrielle. Les commerces et les services sont répartis dans la partie sud-ouest de la zone urbaine, de part et d’autre de la RD283, dans les secteurs d’habitat traditionnel. En extrémité de la zone d’extension urbaine (le lotissement Les Vallées 2) située au nord du bourg le long de la route départementale, on note la présence d’une zone d’activités de 1,5 ha. Cette zone est reliée au lotissement résidentiel.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune dispose d’un patrimoine architectural intéressant : l’église Saint-Georges du Moyen Âge, les restes du château médiéval du Verger, l’ancien presbytère de 1736, les châteaux de l’Ardrier, Vauraimbault et la Villatte, édifiés respectivement au XVIIIe, XIXe et XXe siècles (1901 pour la Villatte). La majorité des moulins, bien que hors d’usage sont toujours habités. Des mines, il ne reste cependant presque rien, sinon le haut des arches des tunnels menant aux souterrains, aujourd’hui noyés dans une eau rouge vif.

Le centre du bourg est constitué de plusieurs bâtiments d’époques différentes.

L’église Saint-Georges date du Moyen Âge. C’est un bâtiment rectangulaire à cinq travées, avec une petite chapelle au nord. En 1503, on ajoute une chapelle au sud. C’est en 1857 que l’église prend son aspect actuel, les deux chapelles sont agrandies pour constituer un transept régulier. Le clocher-porche et sa flèche en ardoise sont élevés contre la façade ouest. Le vaste espace autour de l’église était antérieurement occupé par le cimetière, déplacé au début du XXe siècle.

Les deux tours circulaires à toit en poivrière et un pavillon carré, vestiges du château du Verger construit vers 1500, situé à proximité de l’église.

L’ancien presbytère, aujourd’hui la mairie. Le bâtiment principal, construit en 1736 est situé au fond d’une cour, fermée d’un côté par un bâtiment du Verger et de l’autre par une ancienne grange transformée en salle communale. Les circulations intérieures s’organisent autour d’un large escalier circulaire d’origine en chêne massif.

La juxtaposition du château du Verger, de l’église, de la mairie, de l’ancienne poste aujourd’hui maison paroissiale et de l’école (début XXe siècle) fait de cet espace un cœur de bourg éclectique et disparate.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

L'Association Sports et Loisirs de Montigné-le-Brillant fait évoluer une équipe de football en ligue du Maine et une autre en division de district[7].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2011.
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Géoportail (IGN), couche « Limites Administratives » activée »
  2. a et b Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Larousse,‎ 1963
  3. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Ballon no 59 : « Le Kepler »
  5. a et b Réélection 2014 : « Montigné-le-Brillant (53970) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 27 avril 2014)
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  7. « Site officiel de la Ligue du Maine – ASL Montigné-le-Brillant » (consulté le 3 juin 2013)

Lien externe[modifier | modifier le code]

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