Montfort-l'Amaury

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Montfort-l’Amaury
L'hôtel de ville.
L'hôtel de ville.
Blason de Montfort-l’Amaury
Héraldique
Montfort-l'Amaury
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Yvelines
Arrondissement Rambouillet
Canton Montfort-l'Amaury
(chef-lieu)
Maire
Mandat
Hervé Planchenault
2014-2020
Code postal 78490
Code commune 78420
Démographie
Gentilé Montfortois
Population
municipale
3 127 hab. (2011)
Densité 548 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 46′ 38″ N 1° 48′ 33″ E / 48.7772, 1.809248° 46′ 38″ Nord 1° 48′ 33″ Est / 48.7772, 1.8092  
Altitude Min. 98 m – Max. 183 m
Superficie 5,71 km2
Localisation

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Montfort-l’Amaury

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Montfort-l’Amaury
Liens
Site web www.ville-montfort-l-amaury.fr

Montfort-l’Amaury est une commune française située dans le département des Yvelines, en région Île-de-France, connue notamment pour avoir été le lieu de résidence de Maurice Ravel.

Géographie[modifier | modifier le code]

Position de Montfort-l’Amaury dans les Yvelines
Locator Dot.png

Situation[modifier | modifier le code]

La commune de Montfort-l’Amaury, située à 45 km à l'ouest de Paris et 18 km au nord de Rambouillet, se situe au sud de la plaine qui porte son nom, dans une zone de coteaux au nord du massif forestier de Rambouillet.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est arrosée par le ruisseau des Gaudigny. De plus, il existe deux étangs (Ville et Plaine).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Méré Méré Méré Rose des vents
Grosrouvre N Bazoches-sur-Guyonne
O    Montfort-l'Amaury    E
S
Saint-Léger-en-Yvelines Saint-Léger-en-Yvelines Les Mesnuls

Transports et voies de communications[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

La rue Saint-Laurent.
La rue Saint-Laurent.

Les voies de circulation qui relient Montfort-l'Amaury aux autres villes du département sont :

Desserte ferroviaire[modifier | modifier le code]

La gare ferroviaire la plus proche est la gare de Montfort-l'Amaury - Méré qui est situé à 4 km sur la commune de Méré.

Bus[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par :

  • les lignes 02, 05, 08, 09, 10, 11 et 13 de la société de transport Transdev Houdan ;
  • les lignes 01, 09, 15 et 19 de la société de transport Transdev Rambouillet ;
  • les lignes 5 et 318 de la société de transport Hourtoule.

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Montfort-l'Amaury

Les armes de Montfort-l'Amaury se blasonnent ainsi :

de gueules au lion à la queue fourchée d’argent, au chef d'hermine.

Ce blason est celui des comtes de Montfort.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Pinson, Pincionemonte[1],[2], Mons Fortis en 999[3], Montfortis, Moriacum, Montifors, Montfort-en-Iveline, Montfort-le-Brutus en 1793, puis Montfort-l'Amaury[4].[style à revoir]

Un lieu élevé a vocation de site défensif. Les féodaux ont bâti sur des monts. Il y avait au XIe siècle, sur une colline, une demeure fortifiée désignée Mons fortis en latin médiéval, c'est-à-dire Monfort, dont les possesseurs portaient souvent le nom d'Amaury : c'est en souvenir de l'un d'eux que l'endroit fut appelé par la suite: Montfort-l'Amaury [5]

Historique[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts.
Le monument aux morts.

Montfort-l’Amaury a pris le nom d’Amaury Ier, le premier comte de Montfort.

C’est le roi Robert II (972-1031) qui fit construire le château-fort en 996 sur la butte de Montfort.

Montfort-l’Amaury fut le fief de la famille des Montfort depuis le début du XIe siècle avec Guillaume de Hainaut. Son fils, Amaury Ier (1028-1053), fit construire les remparts dont on peut voir encore des vestiges.

La seigneurie de Montfort-l’Amaury est érigée en comté au profit du fils de Simon IV (1165-1218).

Au cours de la guerre de Cent Ans (1337-1453), le château fort fut détruit par les Anglais.

Le comté de Montfort fut lié au duché de Bretagne à la suite du mariage de Yolande de Montfort avec Arthur II de Bretagne en 1292. Lors de la guerre de succession de Bretagne (1341-1364), les Monfort font valoir leurs droits à la couronne ducale et l'emportent finalement, avec l'aide anglaise, à la bataille d'Auray (1364). Devenus ducs de Bretagne, ils n'en restent pas moins comtes de Montfort et le comté est une de leurs possessions. Il reviendra à la couronne de France en 1547 lors de la réunion définitive de la Bretagne à la France, conformément au traité de 1532. Henri II, fils de François Ier et de Claude de France, elle-même fille de la duchesse Anne de Bretagne, reine de France par son mariage avec Charles VIII puis Louis XII, devient roi de France à la mort de son père François Ier, en même temps que duc de Bretagne et comte de Montfort.

Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795.

Au cours de la Révolution française, la commune porte provisoirement le nom de "Montfort-le-Brutus".

La commune a indirectement transmis son nom à l'Université De Montfort à Leicester en Angleterre, ainsi dénommée en hommage à Simon V de Montfort, 6e comte de Leicester au XIIIe siècle, issu de la maison de Montfort-l'Amaury.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 en cours Hervé Planchenault[6] UMP  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 127 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 400 2 031 1 847 1 744 1 817 1 844 1 760 1 762 1 741
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 679 1 596 1 658 1 516 1 509 1 488 1 493 1 516 1 624
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 649 1 574 1 652 1 444 1 637 1 703 1 599 1 716 1 880
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1 887 2 074 2 319 2 566 2 651 3 137 3 133 3 076 3 115
2011 - - - - - - - -
3 127 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (29,3 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (54,7 %) est supérieur de plus de deux points au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 45,3 % d’hommes (0 à 14 ans = 20,4 %, 15 à 29 ans = 17,4 %, 30 à 44 ans = 19,1 %, 45 à 59 ans = 21,1 %, plus de 60 ans = 22 %) ;
  • 54,7 % de femmes (0 à 14 ans = 17,5 %, 15 à 29 ans = 11,9 %, 30 à 44 ans = 16,6 %, 45 à 59 ans = 18,7 %, plus de 60 ans = 35,5 %).
Pyramide des âges à Montfort-l'Amaury en 2007 en pourcentage[9]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,6 
90  ans ou +
5,9 
7,9 
75 à 89 ans
16,0 
13,5 
60 à 74 ans
13,6 
21,1 
45 à 59 ans
18,7 
19,1 
30 à 44 ans
16,6 
17,4 
15 à 29 ans
11,9 
20,4 
0 à 14 ans
17,5 
Pyramide des âges du département des Yvelines en 2007 en pourcentage[10]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,9 
4,3 
75 à 89 ans
6,6 
11,2 
60 à 74 ans
11,6 
20,3 
45 à 59 ans
20,7 
22,1 
30 à 44 ans
21,5 
19,9 
15 à 29 ans
18,9 
21,9 
0 à 14 ans
19,8 

Économie[modifier | modifier le code]

  • Commune résidentielle
  • Tourisme
  • Restauration

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune possède[11] :

Sports[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La tour d'Anne-de-Bretagne.
La tour d'Anne-de-Bretagne.

La commune compte six monuments historiques :

L'église Saint-Pierre.
L'église Saint-Pierre.
  • L'église Saint-Pierre : Église des XVe et XVIe siècles, d’une taille impressionnante et rare pour une petite cité, construite par Anne de Bretagne en lieu et place d’une église médiévale du XIe siècle. André de Foix, seigneur de Montfort de 1524 à 1540, amplifiera les aménagements entrepris sous le dernier règne breton. L'église est particulièrement intéressante par ses nombreuses gargouilles extérieures, ses clefs de voûtes pendantes et sculptées dans les bas-côtés et surtout l'incomparable collection de vitraux Renaissance qui ornent les baies des bas-côtés et les fenêtres hautes du chœur. Quatre d'entre eux sont datés mais aucun n'est signé. Les archives locales ne donnent aucune indication sur les peintres et verriers à qui l'on doit ces chefs-d'oeuvre. L’église est classée MH depuis 1840[13] ;
Cloître du cimetière
  • Le cimetière des XVe et XVIe siècles, entouré de galeries, semblables à celle d’un cloître, ayant servi de charniers pour l’inhumation des corps retirés de l’ancien cimetière à l’emplacement de l’église. Le cloître et la porte sont classés MH[14] ;
Montfort-l'Amaury : le château de Groussay
  • Les remparts des XIe et XIIe siècles dont il ne reste que quelques vestiges et la porte Bardoul.
  • De nombreuses maisons à colombages dans les petites rues de la ville.
  • Sept jardins ont fait l’objet d’un pré-inventaire dont ceux du Berlvédère et du château de Groussay.

Cinéma[modifier | modifier le code]

C'est à Monfort-l'Amaury qu'ont été tournés les extérieurs :

Activités festives[modifier | modifier le code]

  • Pardon Breton : Le premier Pardon Breton eut lieu en 1899 et le dernier Pardon eut lieu en 1977. En 1999, Montfort fêta le centenaire de ce Pardon breton pour témoigner d’un passé qui a fortement marqué l’identité de la commune. En 2009, Montfort légitima le 110e anniversaire du Pardon breton.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

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Le buste d'Anne de Bretagne.
Le buste d'Anne de Bretagne.
La maison de Maurice Ravel.
La maison de Maurice Ravel.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Victor R. Belot, Coutumes et folklores en Yvelines, Préface de Paul-Louis Tenaillon, président du Conseil général des Yvelines de 1977 à 1994, membre émérite de l'Académie des Sciences morales, des Lettres et des Arts de Versailles, Librairie Guénégaud, 1977 (FRBNF 34588328).
  • Laurence de Finance et Marie-Huguette Hadrot, Montfort-l'Amaury : Les verrières de l'église paroissiale Saint-Pierre, Association pour le Développement du Patrimoine d'Île-de-France,‎ 1994 (ISBN 2-905913-14-2)
  • André Rhein, La seigneurie de Montfort en Iveline, depuis son origine jusqu'à son union au duché de Bretagne (Xe-XIVe siècle) Imprimerie Aubert, Versailles 1910, 360 p. (publication de la Société archéologique de Rambouillet).
  • Michel Foucault, Le canton de Montfort l'Amaury à travers les cartes postales, Edts H. de Froberville, 1990, (ISBN 2-907659-04-9), 330 p.
  • M.-J. L'Hermitte, Histoire de Montfort-l'Amaury, Res Universis, Monographies des villes et villages de France, Paris 1990, (ISBN 2-87760-307-5) (réédition de l'ouvrage paru en 1825 sous le titre Précis sur la ville de Montfort-l'Amaury et l'histoire chronologique des seigneurs de cette ville depuis la construction de son château jusqu'à la Révolution de France - 996-1792).
  • Marie-Huguette Hadrot, Montfort-l'Amaury de l'an mil à nos jours, Somogy - éditions d'art, Paris, 2002, (ISBN 2-85056-563-6), 191 p.
  • Yves Milon, Maurice Ravel à Montfort-l'Amaury, préface de Manuel Rosenthal, photographies de Thomas Renaut, Paris, ASA éditions, ca 1997, 112 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
  3. Nom donné à l'école en souvenir d'un bienfaiteur de la commune. délibération conseil municipal 1970. Accord Inspection académique 1970.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dans une charte de Pépin le Bref
  2. Victor R. Belot, Coutumes et folklores en Yvelines, Préface de Paul-Louis Tenaillon, président du Conseil général des Yvelines de 1977 à 1994, membre émérite de l'Académie des Sciences morales, des Lettres et des Arts de Versailles, Librairie Guénégaud, 1977 (FRBNF 34588328), Page 240
  3. nom donné par Guillaume de Hainaut à sa citadelle fortifiée
  4. Victor R. Belot, Coutumes et folklores en Yvelines, Préface de Paul-Louis Tenaillon, président du Conseil général des Yvelines de 1977 à 1994, membre émérite de l'Académie des Sciences morales, des Lettres et des Arts de Versailles, Librairie Guénégaud, 1977 (FRBNF 34588328), Page 240
  5. – Marianne Mulon –Noms de lieux d’Île-de-France, Bonneton, Paris, 1997 (ISBN 2862532207)
  6. Résultats des élections municipales de mars 2008 sur le site officiel de la préfecture des Yvelines.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  9. « Évolution et structure de la population à Montfort-l'Amaury en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 10 mai 2011).
  10. « Résultats du recensement de la population des Yvelines en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 10 mai 2011).
  11. Site officiel de l'inspection académique des Yvelines.
  12. « Notice no PA00087549 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  13. « Notice no PA00087551 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  14. « Notice no PA00087550 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  15. « Notice no PA00087795 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  16. « Notice no PA00132998 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  17. « Notice no PA00087552 », base Mérimée, ministère français de la Culture.
  18. Montfort l'Amaury - Tourisme.
  19. voir Nickenich sur la WP germanophone.
  20. André Rhein, La seigneurie de Montfort en Iveline, depuis son origine jusqu'à son union au duché de Bretagne (Xe-XIVe siècle) Imprimerie Aubert, Versailles 1910, 360 p. (publication de la Société archéologique de Rambouillet).
  21. Dion, Adolphe de, Montfort-l'Amaury : monuments et souvenirs, Paris, le Livre d'histoire,‎ 2003, 124 p. (lire en ligne)
  22. Léon Durocher, site web de la commune.