Montfaucon (Doubs)

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Montfaucon
L'église de Montfaucon.
L'église de Montfaucon.
Blason de Montfaucon
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Franche-Comté
Département Doubs
Arrondissement Arrondissement de Besançon
Canton Canton de Besançon-Sud
Intercommunalité Grand Besançon
Maire
Mandat
Pierre Contoz
2014-2020
Code postal 25660
Code commune 25395
Démographie
Population
municipale
1 508 hab. (2011)
Densité 208 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 14′ 07″ N 6° 04′ 50″ E / 47.2353, 6.080647° 14′ 07″ Nord 6° 04′ 50″ Est / 47.2353, 6.0806  
Altitude Min. 240 m – Max. 614 m
Superficie 7,25 km2
Localisation

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Montfaucon

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Montfaucon
Liens
Site web www.montfaucon25.fr

Montfaucon est une commune française située à 8 km au sud-est de Besançon dans le département du Doubs de la région Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Monte Falcone en 1090 ; Montfalcon en 1104 ; Mons Falconis en 1160 ; Montfaucon en 1260 ; Monfacoin en 1279 ; Montfaulcon en 1614[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Chalezeule Chalèze Gennes Rose des vents
Besançon N
O    Montfaucon    E
S
Morre Saône

Histoire[modifier | modifier le code]

Montfaucon doit son nom et ses origines à la puissante famille seigneuriale des Montfaucon, qui, vers 1050, ont construit un château fort aux portes de Besançon : auparavant, le village n’existait pas. À mesure que la forteresse prend de l’importance, des maisons s’implantent à ses pieds et donnent naissance à un hameau, à son tour fortifié et appelé le Bourg de Montfaucon. La fondation d’une église paroissiale en 1311 consacre la réussite de cet ensemble château-bourg, dont l’apogée se situe aux XIVe-XVe siècles.

ruines du château de Montfaucon

Le développement de l’artillerie et la réorganisation des pouvoirs politiques et économiques entre les mains des rois et de quelques princes, dont les Chalon-Arlay héritiers des Montfaucon, modifient la stratégie féodale : le château perd progressivement ses fonctions militaires (fin XVe siècle) pour n’être plus qu’un centre domanial de gestion, avant d’être totalement délaissé (XVIIe siècle). Cette lente mutation rejaillit sur le Bourg qui voit au début du XVIe siècle, quelques-uns de ses habitants s’établir à l’emplacement de l’actuel village : ces premières maisons, appelées granges, donnent leur nom au nouvel hameau (Montfaucon-les-Granges), mieux situé et disposant de plus d’espace agricole, et amorcent un transfert progressif des habitants à leur profit.

Quand au milieu du XVIIIe siècle se pose la question de la restauration de l’église primitive, les deux hameaux (Bourg et Granges) s’affrontent durant une trentaine d’années sur l’emplacement du nouvel édifice. Finalement les habitants des Granges, plus nombreux, l’emportent et la consécration de l’actuelle église en 1785 sonne le glas du Bourg, vidé peu à peu de ses occupants : en 1834 n’y existent plus que cinq maisons, la dernière étant abandonnée vers 1880.

Cette disparition est cependant compensée au XIXe siècle par le développement de La Malate, qui, après avoir abrité une léproserie (ou maladrerie), puis des cabordes liées à l’essor du vignoble, voit s’implanter le long du Doubs quelques fermes et même une faïencerie. Après 1870 la construction des forts, qui abritent une garnison, redonnent momentanément à Montfaucon une vocation militaire, mais celle-ci ne résiste pas longtemps à l’évolution stratégique, puisqu’avant 1906, date de l’explosion du fort, la garnison a été transférée à Besançon.

C’est après la Seconde Guerre mondiale que s’opère la plus profonde mutation de Montfaucon : tandis que la révolution agricole fait disparaître progressivement la population paysanne, l’essor économique de Besançon provoque un afflux démographique et donne à Montfaucon une nouvelle vocation, celle de village résidentiel de la banlieue bisontine.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2020 Pierre Contoz[2] sans etiquette Ingénieur en chef retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 508 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
180 154 199 201 247 240 270 268 315
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
272 293 274 266 480 626 502 556 598
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
544 287 282 252 316 340 315 275 355
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
355 510 946 1 055 1 262 1 372 1 454 1 478 1 508
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Tour de télécommunication TDF pour le Doubs.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Courtieu, Dictionnaire des communes du département du Doubs, t. 4, Besançon, Cêtre,‎ 1985
  2. Site officiel de la préfecture du Doubs - liste des maires (doc pdf)
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]