Montcaret

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Montcaret
L'église de Montcaret.
L'église de Montcaret.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Aquitaine
Département Dordogne
Arrondissement Bergerac
Canton Vélines
Intercommunalité Communauté de communes Montaigne Montravel et Gurson
Maire
Mandat
Jean-Thierry Lansade
2014-2020
Code postal 24230
Code commune 24289
Démographie
Population
municipale
1 426 hab. (2011)
Densité 84 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 51′ 34″ N 0° 03′ 52″ E / 44.8594444444, 0.064444444444444° 51′ 34″ Nord 0° 03′ 52″ Est / 44.8594444444, 0.0644444444444  
Altitude Min. 8 m – Max. 108 m
Superficie 17,07 km2
Localisation

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Montcaret est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Aquitaine.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Montcaret
Saint-Michel-de-Montaigne Montpeyroux Bonneville-et-Saint-Avit-de-Fumadières
Montcaret Vélines
Lamothe-Montravel Saint-Seurin-de-Prats

Toponymie[modifier | modifier le code]

La première partie du nom vient de l'occitan « mont » qui correspond à un lieu élevé[1]. Selon Albert Dauzat, la seconde partie proviendrait de la racine pré-indo-européenne car- signifiant « pierre »[2], le tout correspondant alors à une hauteur pierreuse[1]. Pour Bénédicte Fénié[3], l'origine serait gallo-romaine et signifierait le « mont de Caretus »[4].

En occitan, la commune porte le nom de Mont Caret[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Au Ier siècle ap. J.-C. est bâtie une villa gallo-romaine détruite vers 275 par les Alamans. Reconstruite au siècle suivant, elle est dévastée par les Vandales au début du Ve siècle[5]. Un prieuré bénédictin se serait établi sur les lieux à l'époque mérovingienne[5]. Les moines y édifient une église au XIe siècle, réutilisant notamment des chapiteaux gallo-romains[5].

La première mention écrite connue du lieu remonte en l'an 1081 sous la forme latine Mons Caretus[1].

Le culte protestant établi dès 1541 dans la région de Sainte-Foy-la-Grande s’est profondément enraciné à Montcaret.

Lors des rébellions huguenotes, après huit jours de siège, la ville et le château de Montravel sont pris le 22 février 1622 par les troupes royales commandées par Charles, duc d'Elbeuf. La ville est brûlée, les femmes violées, les hommes tués[6].

En 1685, au moment de la révocation de l'Édit de Nantes, les registres attestent du fait que 80 % des habitants sont réformés. Le culte continue de façon clandestine sans discontinuité malgré plusieurs passages de troupes royales armées (1685 et 1757).

Dès 1750, la paroisse de Montcaret est mentionnée par le colloque des églises du Bas-Agenais. Une grange aménagée en temple est détruite sur ordre du roi en 1770. Le culte est rétabli légalement le 8 avril 1802.

En avril 1827, 163 souscripteurs financent la construction du temple actuel pour un montant de 4 975 francs-or. La population protestante de la commune est estimée à environ un millier de personnes en 1840.

C'est également en 1827 que, lors du creusement d'un lavoir, une mosaïque de la villa gallo-romaine est mise au jour[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
2000 janvier 2007 Jean-Claude Raboisson    
mars 2007 mars 2014 Daniel Lachaize DVD Retraité
mars 2014[7] en cours Jean-Thierry Lansade    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, Montcaret comptait 1 426 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2006, 2011, 2016, etc. pour Montcaret[8]). Depuis 2006, les autres dates correspondent à des estimations légales.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 450 1 628 1 322 1 185 1 264 1 197 1 162 1 140 1 100
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 120 1 101 1 136 1 120 1 116 1 056 1 080 1 077 1 071
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 159 1 221 1 138 1 124 1 149 1 205 1 142 1 127 1 145
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
1 062 1 045 1 037 1 071 1 099 1 219 1 343 1 426 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Abraham Marcon : présent au synode de Basse Guyenne à Bergerac en 1657. Pasteur de Montcaret en 1681. Il fait face à l’arrivée des frères récollets de Sainte-Foy qui s’installent à Montcaret en 1683 et mènent la confrontation théologique.
  • Jean Neveu Costebadie : natif également de Tonneins. Il est le neveu de Jean. Étudiant à Montauban en 1665 puis à Genève en 1666-1667. Il est ordonné pasteur en 1668. Il est ministre en Corrèze de 1669 à 1683. Il se marie en 1673 une première fois. Il est nommé pasteur de Montcaret en 1683. La même année, il pratique l’imposition des mains à Jean Briffaut, reçu ministre au synode de 1683. Il est ministre de Beaumont du Périgord en 1685. Il est autorisé à s’exiler en Angleterre en compagnie de son épouse et de deux de ses enfants en bas âge. Il est ensuite ministre de l’église de Londres jusqu’en 1696. Il épouse en seconde noce une anglaise nommée Rebecca Humphrey.

Vie locale[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Chantal Tanet et Tristan Hordé, Dictionnaire des noms de lieux du Périgord, éditions Fanlac, 2000, (ISBN 2-86577-215-2), p. 233.
  2. A. Dauzat et Ch. Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, 2e édition, Librairie Guénégaud, 1re édition en 1963, (ISBN 2-85023-076-6), p. 474.
  3. Le nom occitan des communes du Périgord (Mentions légales) sur le site du Conseil général de la Dordogne, consulté le 15 septembre 2013.
  4. a et b Le nom occitan des communes du Périgord sur le site du Conseil général de la Dordogne, consulté le 15 septembre 2013.
  5. a, b et c Jean-Luc Aubarbier, Michel Binet, Guy Mandon, Nouveau guide du Périgord-Quercy, Ouest-France, 1987, (ISBN 2-85882-842-3), p. 259-262.
  6. La prise de Montravel en 1622
  7. Union départementale des maires de la Dordogne, consultée le 23 août 2014.
  8. « Calendrier de recensement », sur Insee (consulté le 12 mars 2014)
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  11. Protestants Sud-Ouest, consulté le 5 avril 2012.
  12. Société de l'Histoire du Protestantisme dans la Vallée de la Dordogne
  13. Sur le site des Monuments nationaux
  14. « Villa Gallo Romaine de Montcaret, sur le site du Pays de Bergerac »