Montbouy

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Montbouy
Le canal de Briare au pied de l'église de Montbouy
Le canal de Briare au pied de l'église de Montbouy
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre
Département Loiret
Arrondissement Montargis
Canton Châtillon-Coligny
Intercommunalité communauté de communes de Châtillon-Coligny, syndicat mixte du pays Gâtinais
Maire
Mandat
Yves Boscardin
2014-2020
Code postal 45230
Code commune 45210
Démographie
Gentilé Montboviens[1]
Population
municipale
743 hab. (2011)
Densité 28 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 51′ 39″ N 2° 49′ 12″ E / 47.860716, 2.819976 ()47° 51′ 39″ Nord 2° 49′ 12″ Est / 47.860716, 2.819976 ()  
Altitude Min. 102 m – Max. 154 m
Superficie 26,73 km2
Localisation

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Liens
Site web montbouy.fr

Montbouy est une commune française, située dans le département du Loiret en région Centre.

Géographie[modifier | modifier le code]

Montbouy est située dans la région naturelle du Gâtinais à 5 km au nord de Châtillon-Coligny, 13 km au sud-ouest de Château-Renard, à 24 km au sud de Montargis et à 77 km à l'est d'Orléans.

Les routes départementales 93, 135 et 317 traversent le territoire de la commune.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Montbouy est traversée par un affluent de la Seine, le Loing ; par la rivière Aveyron qui se jette dans le Loing sur le territoire de la commune à environ 3 km en aval de Montbouy ; par le ru Simon ; et par le canal de Briare.

Le ru Simon, qui prend naissance à l'étang des Bruns sur la commune d'Aillant-sur-Milleron, forme la limite de communes entre Montbouy et La Chapelle puis se jette dans le Loing en rive droite sur la commune de Montbouy à la hauteur des Lorrains. Son cours est long d'environ 10,2 km.

En rive gauche du canal, près de Salleneuve au nord de Montbouy (donc en aval), se trouve le ru de la Mortaille[2], petit cours d'eau artificiel au moins en partie : il débouche sur le canal par une sorte de "double étang" dont la digue de séparation est visiblement artificielle, et qui est peut-être utilisé pour l'alimentation en eau du canal.
Ce cours d'eau suit la vallée de la Mortaille, nom acquis suite au décès d'Olivier de Pontchevron, seigneur de Chenevières puis commandeur de Montbouy, lors que ce dernier voulait franchir le Saut-du-Loup - ancien nom de la vallée[3].

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Les lieux-dits suivis d'une astérisque sont situés à l'écart de la route indiquée.

A

  • Les Arnoults, rte de Gy

B

C

D

F

G

L

  • Lieu Renard, ancienne rte de Saint-Maurice
  • Les Lombards, rte de Gy
  • Les Lorrains, chemin de Bellevue

M

  • La Maison Bleue, rte de La Chapelle
  • Marchaison, rte de Gy
  • Le Moulin Noir, chemin de halage du canal
  • Mousseaux (moulin de -), chemin du Tertre
  • Mousseaux (château de -), chemin du Tertre

N

  • La Nivelle, chemin de la Nivelle

P

S

  • Les Sablons, rte de Gy
  • Salleneuve (château de -), rte de Montcresson (D 93)
  • Salleneuve (ferme de -), rte de Montcresson (D 93)

T

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Montcresson Gy-les-Nonains Château-Renard Rose des vents
Pressigny-les-Pins N La Chapelle-sur-Aveyron
O    MONTBOUY    E
S
Nogent-sur-Vernisson Sainte-Geneviève-des-Bois Châtillon-Coligny

Histoire[modifier | modifier le code]

Topologie[modifier | modifier le code]

En 1307 lors du procès des Templiers, Montbouy est appelé « Monte Boini »[4].

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Des artéfacts néolithiques ont été trouvés de chaque côté du Loing, au moins en aval de Montbouy aux alentours de Craon[5].

Antiquité[modifier | modifier le code]

Article détaillé : site gallo-romain de Montbouy.

Des vestiges celtiques importants laissent supposer que Montbouy était la ville principale des Boïens jusqu'à 1 500 ans B.C[6].

Moyen Age[modifier | modifier le code]

Montbouy est le siège d'une Maison des Templiers peut-être construite en 1165, classée à l'Inventaire général du patrimoine culturel[7]. Après la maîtrise d'Évrard des Barres, Louis VII fait don aux Templiers de Montbouy, de la seigneurie de Cormont à Boismorand récemment acquise par lui[4].

En 1307 (année du procès des Templiers) c'est Jean de Thara ou de Tara (ou de Thère[4]) qui en est le précepteur. Un Robert de Montbouy est également cité dans le Processus contra templarios, document d'accusation établi par les clercs du pape[8].

Vers 1314, les Hospitaliers reprennent la maison des Templiers de Montbouy. Leurs temples de Gien dépendent de la commanderie de Chambeugle, mais quand celle-ci fusionne, tous ses biens sont rattachés à la commanderie de Montbouy. Cette commanderie percevait la dîme de Montbouy, de la Chaume, de Mousseaux, de Boisrond et de la Rabbe.
Un rapport de visite des Hospitaliers de 1493 indique que les guerres du XVe siècle siècle ont détruit la plupart des bâtiments[4].

En 1452, Jehan Dubois, commandeur de Montbouy, est seigneur de Gien[4].

En 1604, Montbouy est rattaché à Saint-Marc d'Orléans. Gien est intégré à la commanderie d'Orléans[4].
Cette même année 1604, commence la construction du canal de Briare. Jusqu'au XIXe siècle se trouvaient à Montbouy deux écluses, à 85 m l'une de l'autre. Le port marchand était situé juste derrière l'église, sur son côté sud, à l'emplacement de l'actuel parking. Au XIXe siècle le lit du canal est légèrement modifié. Le port est remblayé. L'écluse actuelle, de type Freycinet, est construite en 1892 juste à côté de l'une des deux écluses précédemment en service et dont les restes sont toujours visibles et classés Monument Historique[9].

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Amphithéâtre de Chenevières
Location de l'amphithéâtre et des thermes de Montbouy
sur la carte de Cassini
  • Les vestiges d'un ensemble thermal cultuel et culturel important[10] composé :

de l'amphithéâtre de Chenevières, classé à l'Inventaire général du patrimoine culturel en 1862[11] ;
du sanctuaire des eaux gallo-romain, incrit Monument Historique en 1992 et classé comme tel l'année suivante ;
du déversoir inscrit à l'inventaire des Monuments historiques 18 mars 1992[12] ;
du temple celtique ou fanum du Ie siècle au lieu-dit Craon[13] ;
du temple païen dit sanctuaire de source des Ie et IIe siècles au lieu-dit Craon[14].



  • L'église Notre-Dame et Saint-Blaise des XIe, XIIe, XVe, XVIe et XVIIe siècles, inscrite à l'inventaire des Monuments historiques le 16 février 1967[15].
  • La commanderie d'hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem, précédemment maison des Templiers, XIIe siècle[16].
  • L'ancien presbytère datant de 1734 hébergeant aujourd'hui la mairie[17].
  • Le premier presbytère, avant 1734, situé dans le passage de la Commanderie surplombant l'église. La maison possède un escalier Renaissance avec palier en forme de tribune.
  • Le pont de Salles sur le canal de Briare de 1878[18].
  • Le site d'écluse dit de Montbouy sur le canal de Briare composé d'une écluse de type Freycinet datée de 1892, et d'une maison éclusière datée de 1894[19]. Cette écluse de 1892 est la plus haute de tout le canal de Briare, avec 7 m de hauteur. Son sas fait 38,50 m de long par 5,20 m de large[9].
  • Plusieurs châteaux : de Puiseaux du XVIIIe siècle[20] ; des Mousseaux des XVIIIe et XIXe siècles[21] ; des Giraults, ancien orphelinat, constitué aujourd'hui d'une villa néo-normande datant de 1905[22] ; de Chenevières du XVIIIe siècle[23] ; de Bennes des XVe, XVIIIe et XXe siècles[24].
  • La ferme des Pertuiseaux des XVIIIe et XIXe siècles[25]
  • Le moulin au lieu-dit du Moulin Noir reconverti en scierie datant des XVIIIe et XIXe siècles[26]

Écologie[modifier | modifier le code]

La commune héberge deux ZNIEFF et une Zone Spéciale de Conservation.

La ZNIEFF de la chênaie-charmaie des Pertuiseaux se trouve au bois des Pertuiseaux, à 2,5 km de Montbouy sur le coteau sud de la vallée de l'Aveyron. Chênaie-charmaie à géophytes du Carpinion betuli, le bois abrite d'importantes colonies de Scille à deux feuilles (Scilla bifolia) et de Corydale à bulbe plein (Corydalis solida), espèces vernales protégées[27].

La ZNIEFF des pelouses calcicoles des Lorrains se trouve le long du chemin du Bois Cornu entre le ru Simon et l'escarpement calcaire au nord du ru. Longue d'environ 250 m pour un hectare de surface, cette pelouse de type Mésobromion erecti à forte proportion de Bromus erectus, inclut la Pulsatilla vulgaris (protégée au niveau régional et rare dans le Loiret) et la Phalangère ramifiée (Anthericum ramosum[28], rare dans le Loiret, et les pelouses des Lorrains sont le seul endroit connu pour la présence de cette plante hors des coteaux de la vallée de l’Essonne). S'y trouve aussi la couleuvre verte et jaune, peu commune dans le Loiret, et le busard Saint-Martin[29].

Trois marnières abritant quatre espèces de chauve-souris[30], ont été repérées au Bois Cornu et à la Tuilerie, dans les grottes creusées dans l'escarpement de calcaire au nord du ru Simon. La cavité de la Tuilerie, la plus grande des deux avec 30 m sur 40 m excavés, abrite la plus importante concentration de vespertilions à oreilles échancrées dans le Loiret. Le grand rhinolophe, le vespertilion de Bechstein et le grand murin sont également présents. Les foyers des fours (seule partie de l'édifice encore debout) sont estimés particulièrement propices à l'hibernation de barbastelles, mais cette espèce n'y a pas encore été vue. Le site est classé Zone Spéciale de Conservation, intégré au réseau Natura 2000[31],[32].

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune est située dans l'académie d'Orléans-Tours.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Deux titulaires de l'ordre de la Légion d'honneur sont nés à Montbouy :

  • Louis André Beaulieu, secrétaire et trésorier du dispensaire antituberculeux de Gien, né le 17 février 1866[33] ;
  • Célestin Anatole Charles Collet, médecin, né le 3 juillet 1874[34].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

De 1793 à 1801, Montbouy a appartenu au canton de Nogent-sur-Vernisson et au district de Montargis[35] ; la commune appartient aujourd'hui à l'arrondissement de Montargis, au canton de Châtillon-Coligny, à la communauté de communes de Châtillon-Coligny et au syndicat mixte du pays Gâtinais.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Yves Boscardin    
  mars 2008 Annie Guet    

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : démographie de Montbouy.

En 2011, la commune comptait 743 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
550 606 585 578 658 681 645 691 733
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
757 793 818 828 847 843 841 959 874
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
807 823 772 650 718 700 660 686 652
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
582 613 541 617 629 688 732 744 743
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[35] puis Insee à partir de 2004[36].)
Histogramme de l'évolution démographique

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Gentilés des communes du Loiret », sur www.habitants.fr (consulté le 18 février 2010)
  2. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ru de la Mortuaille (F4121000) »
  3. Les légendes du Gâtinais - De Montbouy à Triguères.
  4. a, b, c, d, e et f Les Templiers et les Croisades - Loiret, sur templiers.net.
  5. Les théâtres ruraux des Carnutes et des Sénons : leur implantation et leurs rapports avec la Civitas. Mme F. Dumasy. Dans Revue archéologique du Centre de la France, 1974, Vol. 13, n°13-3-4, pp. 195-218.
  6. Etude sur les expéditions de Jules César dans les Carnutes. De Monvel. Mémoire de la Société d'Agriculture, Sciences Belles-Lettres et Arts d'Orléans, tome 7, 1863.
  7. Monuments historiques et bâtiments protégés de Montbouy. Sur Actuacity.com.
  8. Henri Perruchot, « L'ordre des chevaliers du Temple de Jérusalem et le pays Gâtinais », Bulletin de la société d'émulation de l'arrondissement de Montargis,‎ juillet 1973 (lire en ligne)
  9. a et b Informations sur le canal et les écluses, dispensées dans le parking de l'église près du canal sur un panneau touristique de la communauté de communes de Châtillon-Coligny.
  10. Les théâtres et les amphithéâtres en Gaule. J.-F. Bradu, Professeur agrégé histoire-géographie – Orléans.
  11. « L'amphithéâtre de Chenevières », base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. « Le sanctuaire des eaux gallo-romains du déversoir », base Mérimée, ministère français de la Culture
  13. « Le temple celte », base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. « Le sanctuaire de Source », base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. « L'église Notre-Dame et Saint-Blaise », base Mérimée, ministère français de la Culture
  16. « La commanderie d'hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem », base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. « L'ancien presbytère », base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. « Le pont des Salles », base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. « Le site d'écluse dit de Montbouy », base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. « Le château de Puiseaux », base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. « Le château des Mousseaux », base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. « Le château des Giraults », base Mérimée, ministère français de la Culture
  23. « Le château de Chenevières », base Mérimée, ministère français de la Culture
  24. « Le château de Bennes », base Mérimée, ministère français de la Culture
  25. « La ferme des Pertuiseaux », base Mérimée, ministère français de la Culture
  26. « Le moulin au lieu-dit du Moulin noir », base Mérimée, ministère français de la Culture
  27. chenaie-charmaie des pertuiseaux, fiche ZNIEFF.
  28. Anthericum ramosum dans l'Inventaire National du Patrimoine Naturel (INPN).
  29. ZNIEFF 240030572 - Pelouses des 'Lorrains], fiche ZNIEFF.
  30. Quatre espèces de chauve-souris au Bois Cornu et à la Tuilerie, au comptage du 02 février 2014.
  31. Les sites à chauve-souris de l'est du Loiret. Document d'objectifs du site Natura 2000. Octobre 2005.
  32. Sites à chauves-souris de l'est du Loiret], fiche INPN.
  33. « Notice no 19800035/722/82165 », base Léonore, ministère français de la Culture
  34. « Notice no 19800035/1283/48126 », base Léonore, ministère français de la Culture
  35. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  36. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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