Montbolo

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Montbolo
Montboló
Entrée du village
Entrée du village
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Pyrénées-Orientales
Arrondissement Céret
Canton Arles-sur-Tech
Intercommunalité Communauté de communes du Haut Vallespir
Maire
Mandat
Lucien Julia (DVG)
2014-2020
Code postal 66110
Code commune 66113
Démographie
Gentilé Bolomontains, Bolomontaines
Population
municipale
186 hab. (2011)
Densité 8,5 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 29′ 09″ N 2° 39′ 21″ E / 42.4858333333, 2.6558333333342° 29′ 09″ Nord 2° 39′ 21″ Est / 42.4858333333, 2.65583333333  
Altitude Min. 240 m – Max. 1 323 m
Superficie 21,98 km2
Localisation

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Montbolo est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Orientales en région Languedoc-Roussillon. Ses habitants sont appelés les Bolomontains.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Montbolo est situé sur le versant sud du massif des Aspres en Vallespir, à environ trois kilomètres au nord d'Amélie-les-Bains et dix kilomètres au sud de Taulis par la route.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Montbolo[1]
Taulis Saint-Marsal Taillet
Corsavy Montbolo[1] Reynès
Arles-sur-Tech Amélie-les-Bains-Palalda

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Il y a à Montbolo des carrières de gypse. Celles-ci étaient exploitées pour faire du plâtre[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Le village n'est pas desservi par le réseau de bus du conseil général.

Toponymie[modifier | modifier le code]

En catalan, le nom de la commune est Montboló[3]. Il a des origines à la fois latines et germaniques. La première partie provient du latin Mons (génitif : Montis) qui signifie « Mont ». La deuxième est une déformation du patronyme germanique Baldone, qui est issu de l'adjectif Bald (« audacieux ») au régime. Ce nom apparaît pour la première fois au IXe siècle sous les formes Monte Baudone ou Monte Bodone [4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le site de Montbolo est occupé depuis la Préhistoire, comme l'attestent entre autres la grotte de la Balma (mot catalan désignant une caverne) qui conserve des vestiges remontant au Néolithique, fortuitement découverts en 1969. Ils comprennent notamment un nombre important de fragments de céramique, des fragments osseux et des restes de peintures rupestres[5].

Le village lui-même est mentionné pour la première fois en 941 dans un document émanent du seigneur de Camélas[6] (ou 967 selon l'Abbé Cazes), et l'église est fondée quelques années après. Elle est mentionnée pour la première fois en 993[7]. Jusqu'en 1321, la seigneurie appartient aux vicomtes de Castelnou.[réf. nécessaire]

Montbolo prospère du XVIIe siècle au XIXe siècle, comme l'atteste la forte augmentation de la population pendant ces années. La commune est ensuite touchée par l’exode rural. En effet, en raison du relief accidenté, le village ne possède aucune terre cultivable et exploitait donc les forêts du massif[6].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Lucien Julia[8]'[9] DVG  

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie ancienne[modifier | modifier le code]

La population est exprimée en nombre de feux (f) ou d'habitants (H).

Évolution de la population
1359 1365 1378 1470 1515 1553 1643 1709 1720
28 f 25 f 26 f 10 f 9 f 16 f 41 f 39 f 39 f
1730 1767 1774 1789 1790 - - - -
49 f 265 H 40 f 30 f 500 H - - - -
(Sources : Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS,‎ 1986, 378 p. (ISBN 2-222-03821-9))

Démographie contemporaine[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 186 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
297 263 389 283 380 408 435 443 410
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
370 322 330 305 267 240 256 235 232
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
234 244 250 174 140 186 187 215 198
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
139 124 92 105 133 145 195 196 187
2011 - - - - - - - -
186 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[11].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête patronale : 30 novembre[12] ;
  • Fête de la Rodella : 30 juillet[12].

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 29 095 €[13].

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-André[modifier | modifier le code]

L'église Saint-André a été élevée au XIIe siècle, puis fortifiée quelques années après. Ses murs gouttereaux ont alors été surélevés afin d'y construire un chemin de ronde, et deux tours barlongues ont été construites sur les murs est et ouest. Par son plan et son architecture, l'édifice se rapproche de l'église d'Espira-de-l'Agly.
L'église conserve un mobilier digne d'intérêt, classé Monument Historique.

Article détaillé : Église Saint-André de Montbolo.

Dolmens[modifier | modifier le code]

Vue de la Caixa de Rotllan.
Article détaillé : Caixa de Rotllan.

Le dolmen Caixa de Rotllan, classé monument historique, se trouve aux confins des communes de Montbolo et d'Arles-sur-Tech. Son nom signifie « tombeau de Roland » en catalan. En effet, une légende affirme que le chevalier Roland a vécu dans la région du Vallespir et que son corps, après sa mort à la bataille de Roncevaux, y a été ramené par son cheval et inhumé à cet endroit. Si les dolmens sont bien d’anciennes sépultures, ils ont cependant été érigés bien avant les aventures réelles ou supposées du chevalier légendaire.

Le dolmen est constitué de trois pierres verticales formant un H surmontées d’une dalle, l’ensemble délimitant une chambre de forme rectangulaire. De dimensions moyennes, en plan simple (c’est-à-dire sans couloir), orienté vers le sud-est, il possède des caractéristiques fréquentes dans les dolmens de ce département.

La commune abrite aussi le dolmen de Formentera.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Montbolo Blason Écu carré en pointe : d'azur à un sautoir alésé d'argent.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Lluís Basseda, Toponymie historique de Catalunya Nord, t. 1, Prades, Revista Terra Nostra,‎ 1990, 796 p.
  • Abbé Albert Cazes, Amélie-les-Bains-Palaldà, Guide Touristique Conflent,‎ 1975
  • Marcel Durliat, Roussillon Roman, Zodiaque, coll. « La Nuit des Temps » (no 7),‎ 1986, p. 32.
  • Géraldine Mallet, Églises romanes oubliées du Roussillon, Les Presses du Languedoc,‎ 2003, p. 286-287

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Platre.com, Les carrières de plâtre en France
  3. (ca)(fr)Institut d’Estudis Catalans, Université de Perpignan, Nomenclàtor toponímic de la Catalunya del Nord, Barcelone,‎ 2007 (lire en ligne)
  4. Basseda 1990, p. 527
  5. Abbé Albert Cazes, Amélie-les-Bains-Palaldà, p. 33
  6. a et b Jean Tosti, « Montbolo », sur http://jeantosti.com (consulté le 31 octobre 2007)
  7. Abbé Albert Cazes, Amélie-les-Bains-Palaldà, p. 23
  8. Préfecture des Pyrénées-Orientales, Liste des maires élus en 2008, consultée le 22 juillet 2010
  9. [PDF]« Liste des maires du département des Pyrénées-Orientales à la suite des élections municipales et communautaires des 23 et 30 mars 2104 », sur http://la-clau.net.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  12. a et b Michel de La Torre, Pyrénées-Orientales : Le guide complet de ses 224 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France »,‎ 1990 (ISBN 2-7399-5066-7)
  13. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er février 2013).