Montaigut-sur-Save

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Montaigut.
Montaigut-sur-Save
Entrée du village
Entrée du village
Blason de Montaigut-sur-Save
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Haute-Garonne
Arrondissement Arrondissement de Toulouse
Canton Léguevin
Intercommunalité Communauté de communes de Save et Garonne
Maire
Mandat
Pierre Sanchez
2014-2020
Code postal 31530
Code commune 31356
Démographie
Gentilé Montaigutois, Montaigutoises
Population
municipale
1 581 hab. (2012)
Densité 125 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 41′ 32″ N 1° 13′ 53″ E / 43.6922222222, 1.2313888888943° 41′ 32″ Nord 1° 13′ 53″ Est / 43.6922222222, 1.23138888889  
Altitude Min. 116 m – Max. 194 m
Superficie 12,65 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Haute-Garonne

Voir sur la carte administrative de Haute-Garonne
City locator 14.svg
Montaigut-sur-Save

Géolocalisation sur la carte : Haute-Garonne

Voir sur la carte topographique de Haute-Garonne
City locator 14.svg
Montaigut-sur-Save

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Montaigut-sur-Save

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Montaigut-sur-Save
Liens
Site web Site officiel

Montaigut-sur-Save est une commune française située dans le département de la Haute-Garonne et la région Midi-Pyrénées.

Ses habitants sont appelés les Montaigutois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Montaigut-sur-Save est située à 20 km au nord-ouest de Toulouse, à 35 km au sud de Montauban et à 8 km au sud de Grenade, sur la Save à sa confluence avec l'Arsène. Elle offre[non neutre] un paysage boisé, une partie de son territoire étant occupée par la forêt de Bouconne.

Depuis 1975, la commune est située en lisière de l'agglomération toulousaine dans l'aire urbaine de Toulouse.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Montaigut-sur-Save
Larra Merville Daux
Saint-Paul-sur-Save Montaigut-sur-Save Daux
Lévignac Pibrac Mondonville

Transport[modifier | modifier le code]

Accès par la route nationale 224 en venant de Toulouse.

Deux lignes de bus du réseau arc-en-ciel, 69 et 73, relient quotidiennement Montaigut à Toulouse.

Géologie[modifier | modifier le code]

Au point de vue géologique, la commune est située dans la vallée de la Save qui a formé une vaste plaine constituée par des dépôts alluviaux anciens de la moyenne terrasse de la Garonne. Ces formations ont été fortement entaillées lors de la mise en place de la rivière Save, couvrant l'espace entre le plateau alluvial de la Garonne et la vallée de la Save de formations colluvio-alluviales. L'érosion a été forte et par endroits le substratum molassique peut apparaitre, notamment dans le centre bourg.

Climat[modifier | modifier le code]

Au point de vue climatique, la commune de Montaigut-sur-Save est, comme la région toulousaine, soumise à l'influence du climat océanique qui est dégradé par la continentalité. Les flux d'ouest dominent, donnant des hivers plutôt doux et humides mais des étés chauds et secs caractérisés par des orages violents. Les précipitations sont régulières tout au long de l'année, avec un maximum enregistré au printemps (d'avril à juin). Le vent d'autan se manifeste notablement sur le haut de la commune d'octobre à janvier.

  • Moyenne température annuelle : 12,9 °C (hiver : 7,5 °C / été : 18 °C)
  • Moyenne annuelle de jours de gel : 37 (?)
  • Moyenne précipitations : 655 mm/an
  • Durée moyenne d'ensoleillement : 2 047 h/an[1]

Histoire[modifier | modifier le code]

Cette section ne cite pas suffisamment ses sources. Pour l'améliorer, ajouter en note des références vérifiables ou le modèle {{Référence nécessaire}} sur les passages nécessitant une source.

Montaigut (de Mons acutus : mont aigu) comporte les traces d'une longue histoire.

La très ancienne présence humaine se signale tout d'abord par des vestiges préhistoriques découverts lors de travaux réalisés près de la forêt de Bouconne.

Le site de Bichou à Montaigut a livré des indices d'occupations préhistoriques correspondant à deux époques successives, l'Acheuléen (âge estimé d'environ 400 000 ans) et le Paléolithique moyen.

Récemment, on a également pu retrouver le site d'un village gaulois (vers Mondonville) et des traces de camps fortifiés romains (lieu-dit des Fourtous).

Au XIe siècle, la légende du laboureur Raymond, qui voit apparaître la Vierge dans son champ, est à l'origine de la construction de la chapelle Notre-Dame-d'Alet. Maintes fois détruite, elle a été à chaque fois rebâtie par les habitants de Montaigut qui lui ont toujours voué un culte indéfectible. Elle fut pendant des siècles un haut lieu de pèlerinage.

Entre le village et la chapelle, un antique manoir se dressait à mi-coteau. Il fut remplacé après la guerre de Cent Ans par une demeure princière flanquée de quatre grosses tours dominant toute la plaine de la Save.

De puissants seigneurs habitèrent pendant des siècles le château de Montaigut (familles de Faudoas, le Mazuyer, de Tournier), fournissant au Parlement de Toulouse quelques membres illustres.

Le château, complètement démoli à la Révolution française a pu cependant être localisé par hasard grâce à des travaux de terrassement qui ont découvert ses fondations. Un dessin du château est conservé aux archives départementales.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 en cours Pierre Sanchez    
1989 2001 Jean Maurely    
1971 1989 Julien Chanaut    
1944 1971 Armand Lascoumères    

Commune faisant partie de la cinquième circonscription de la Haute-Garonne.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 1 581 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
336 380 394 421 459 454 476 484 484
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
489 500 512 444 471 461 447 467 460
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
429 406 439 374 309 324 313 338 310
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
306 419 589 724 972 1 201 1 331 1 513 1 559
2012 - - - - - - - -
1 581 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Montaigut profite du dynamisme de la banlieue ouest de la métropole régionale et connait un fort développement depuis une vingtaine d'années.

En 30 ans (1968-1999), la population a été multipliée par trois. La commune s'inscrit donc dans la dynamique démographique des communes périurbaines de la métropole toulousaine. Le taux de croissance démographique annuel est important (de l'ordre de 2,38 % sur la période 1990-1999).

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Chapelle Notre-Dame-d'Alet

Chapelle Notre-Dame-d'Alet[modifier | modifier le code]

La Chapelle Notre-Dame-d'Alet est classée Monument historique.

La dévotion à Notre-Dame d’Alet se développa au XIIe siècle suite à une apparition de la Vierge à un laboureur nommé Raymond. La première chapelle vit le passage de Saint Dominique en 1213. Elle fut détruite au cours des guerres de religion puis reconstruite en 1673. De toute la région, les pèlerins arrivaient en nombre, on dut alors agrandir le sanctuaire avec une chapellenie et un cloître. De cette époque datent les remarquables retables baroques du maître-autel et des chapelles secondaires. À la Révolution, le comité révolutionnaire décida de détruire la chapelle mais les habitants du village s’y opposèrent. Elle fut restaurée au XIXe siècle avec l’ajout du porche d’entrée. La nef fut alors ornée d’un plafond à caissons, d’une chaire et d’un ensemble de vitraux de l’atelier Gesta. En outre, la chapelle possède deux Vierges de Pitié de qualité, l’une de pierre du XVIe siècle de style bourguignon et l’autre de terre cuite réalisée au XVIIe siècle par Etienne Dugast. Cette dernière était placée à l’origine sur le toit de la chapelle, une copie l’y a remplacée depuis 1996[4].

Église Saint-Pierre[modifier | modifier le code]

Le chœur et une grande partie de la nef sont les parties les plus anciennes de l’église Saint-Pierre, ils datent probablement des XIVe et XVe siècles. La nef unique est encadrée de trois chapelles ajoutées aux XVIIe et XVIIIe siècles. Le XIXe siècle fut une période de travaux importants. Le couvrement fut alors refait en utilisant les chevrons de la charpente d’origine. En 1835 on construisit le clocher mur qui est épaulé de quatre puissants contreforts. Sur les deux grosses cloches avec joug de bois est inscrite la date 1835. Puis l’horloge fut installée en 1888, son cadre fut changé en 1956. À la fin du XIXe siècle on réalisa le décor peint de l’église, un décor de style néogothique alors à la mode. À la même époque furent ajoutées les marches et la porte d’entrée du côté Sud. Le couvrement et le clocher ont fait l’objet d’une importante restauration achevée en 2013.

Forêt de Bouconne[modifier | modifier le code]

La Forêt de Bouconne, poumon vert de la région toulousaine[style à revoir], couvre avec 2 378 ha dont 373 ha sur Montaigut, soit un tiers du territoire communal. Une base de loisirs y est implantée avec une piscine, des courts de tennis, un minigolfetc. La forêt est aménagée pour recevoir les randonneurs, sportifs, pêcheurs, chasseurs et amoureux de nature. La base de loisirs est le départ de sentiers balisés de randonnées pédestres, dont le Chemin de Compostelle GR 653, VTT et équestres.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Julien Salamon est né le 8 mars 1825 à Caragoude. Après des études de médecine à Paris (pendant lesquelles il réalise de remarquables reproductions de tableaux du Louvre),il devient un des premiers spécialistes accoucheurs de Toulouse ( il n'y avait alors que des sages-femmes), ce qui lui permet de gagner rapidement une forte notoriété. Ayant fait construire en 1875 à Montaigut-sur-Save un relais de chasse : la villa d'Alet, il devient maire de la commune entre 1877 et 1883 et fait voter la création de l'école. Julien Salamon venait plusieurs fois par an en calèche à Montaigut pour assurer ses fonctions de maire. Il fut attaqué par des brigands dans le virage du chemin de Mondonville. Grâce aux deux pistolets qu'il portait sur lui, il put continuer son chemin et arriver vivant mais blessé à Montaigut. Sa petite-fille Marie-Louise Betbèze, épousa Gérard Rouvière qui fut à son tour maire de Montaigut entre 1929 et 1935.
  • Léon Achiary : né le 11 mai 1884 au pays basque, à Esquiule (Basses-Pyrénées), fils de cheminot, Léon Achiary fait ses études à Rodez, puis à l'école indigène de la Bouzanéa, et devient instituteur. Il entre avec sa femme Henriette en résistance dans le réseau Brutus à Toulouse, organisé autour de Raymond Naves (sous le pseudonyme de Louis Arnal). Naves crée le Journal clandestin « Le Populaire du Sud Ouest », imprimé chez les Frères Lion. Léon Achiary, alors responsable de la Mutualité rue de Metz, ( dénommée « la Centrale ») met à disposition ses locaux pour se réunir et entreposer les journaux clandestins .En octobre 1943, repéré et traqué par la Gestapo, le couple Achiary se réfugie à Lyon, puis à Paris. Mais, en juillet 1944, la Gestapo les retrouve. Léon Achiary a le temps de s'enfuir, mais pas Henriette, qui est arrêtée. Elle meurt en déportation le 1er mars 1945 à Ravensbrück (Allemagne).

Léon Achiary terminera sa carrière comme directeur de l'école de teinturerie d'Alger. Il prend sa retraite dans la région toulousaine à Montaigut-sur-Save, au lieu-dit du Courbet. Il laisse le souvenir à ses voisins d'un homme discret et affable. Il s'éteint le 16 novembre 1973, ses cendres reposent au columbarium de Cornebarrieu. [5]

  • Sœur Emmanuelle, vient en 1995 à Montaigut faire un séjour à Notre-Dame-d’Alet, hébergée par la gardienne des lieux, sœur Jacqueline Mercié des Rochettes, de la même congrégation des sœurs de Sion. Elle laissera un souvenir ému aux enfants du village qui la rencontrent et suivent partout ses baskets fluos.

Équipements ou Services[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une école maternelle et d'une école primaire publique[6]. La commune dispose une bibliothèque.

Sports[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Vie locale[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

En 2009, Montaigut sur Save s'est à nouveau distingué en remportant cette fois le trophée "environnement".

Culture, fête[modifier | modifier le code]

La fête locale a lieu traditionnellement tous les premiers week-ends de septembre.

En 2007, Lors de l'enquête "Où vit-on le mieux dans le grand Toulouse, réalisée tous les deux ans par le quotidien régional "La Dépêche du Midi", Montaigut-sur-Save a été distingué en remportant le trophée dans le domaine "Animation, culture et loisirs".

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Météo France
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2012.
  4. La dévotion à Notre Dame d’Alet, Toulouse, 1863, Editions E.Connac, Delpon et Cie.
  5. www.memoresist.org/spip.php?page=oublionspas_detail&id.Site web de Force Ouvrière (FO-Raymond Naves)Récit publié « Eglantine et Vert-de-Gris 1940-1944" d' Henri Docquiert
  6. site de l'école primaire Montaigut-sur-Save

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :