Montaigut-sur-Save

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Montaigut-sur-Save
Entrée du village
Entrée du village
Blason de Montaigut-sur-Save
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Haute-Garonne
Arrondissement Arrondissement de Toulouse
Canton Canton de Grenade
Intercommunalité Communauté de communes de Save et Garonne
Maire
Mandat
Pierre Sanchez
2014-2020
Code postal 31530
Code commune 31356
Démographie
Gentilé Montaigutois, Montaigutoises
Population
municipale
1 572 hab. (2011)
Densité 124 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 41′ 32″ N 1° 13′ 53″ E / 43.6922222222, 1.2313888888943° 41′ 32″ Nord 1° 13′ 53″ Est / 43.6922222222, 1.23138888889  
Altitude Min. 116 m – Max. 194 m
Superficie 12,65 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel

Montaigut-sur-Save est une commune française située dans le département de la Haute-Garonne et la région Midi-Pyrénées.

Ses habitants sont appelés les Montaigutois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Montaigut-sur-Save est située à 20 km au nord-ouest de Toulouse, à 35 km au sud de Montauban et à 8 km au sud de Grenade, sur la Save à sa confluence avec l'Arsène. Elle offre un paysage boisé, une partie de son territoire étant occupée par la forêt de Bouconne.

Depuis 1975, la commune est située en lisière de l'agglomération toulousaine dans l'aire urbaine de Toulouse.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Montaigut-sur-Save
Larra Merville Daux
Saint-Paul-sur-Save Montaigut-sur-Save Daux
Lévignac Pibrac Mondonville

Transport[modifier | modifier le code]

Accès par la route nationale 224 en venant de Toulouse.

Deux lignes de bus du réseau arc-en-ciel, 69 et 73, relient quotidiennement Montaigut à Toulouse.

Géologie[modifier | modifier le code]

Au point de vue géologique, la commune est située dans la vallée de la Save qui a formé une vaste plaine constituée par des dépôts alluviaux anciens de la moyenne terrasse de la Garonne. Ces formations ont été fortement entaillées lors de la mise en place de la rivière Save, couvrant l'espace entre le plateau alluvial de la Garonne et la vallée de la Save de formations colluvio-alluviales. L'érosion a été forte et par endroits le substratum molassique peut apparaitre, notamment dans le centre bourg.

Climat[modifier | modifier le code]

Au point de vue climatique, la commune de Montaigut-sur-Save est, comme la région toulousaine, soumise à l'influence du climat océanique qui est dégradé par la continentalité. Les flux d'ouest dominent, donnant des hivers plutôt doux et humides mais des étés chauds et secs caractérisés par des orages violents. Les précipitations sont régulières tout au long de l'année, avec un maximum enregistré au printemps (d'avril à juin). Le vent d'autan se manifeste notablement sur le haut de la commune d'octobre à janvier.

  • Moyenne température annuelle : 12,9 °C (hiver : 7,5 °C / été : 18 °C)
  • Moyenne annuelle de jours de gel : 37 (?)
  • Moyenne précipitations : 655 mm/an
  • Durée moyenne d'ensoleillement : 2 047 h/an[1]

Histoire[modifier | modifier le code]

On trouve à Montaigut ("Mons acutus" : mont aigu), les traces d'une longue histoire.

La très ancienne présence humaine se signale tout d'abord par des vestiges préhistoriques découverts lors de travaux réalisés près de la forêt de Bouconne.

Le site de Bichou à Montaigut a livré des indices d'occupations préhistoriques correspondant à deux époques successives, l'Acheuléen (âge estimé d'environ 400 000 ans) et le Paléolithique moyen.

Récemment, on a également pu retrouver le site d'un village gaulois (vers Mondonville) et des traces de camps fortifiés romains (lieu-dit des Fourtous).

Au XIe siècle, la légende du laboureur Raymond, qui voit apparaître la Vierge dans son champ, est à l'origine de la construction de la chapelle Notre-Dame-d'Alet. Maintes fois détruite, elle a été à chaque fois rebâtie par les habitants de Montaigut qui lui ont toujours voué un culte indéfectible. Elle fut pendant des siècles un haut lieu de pèlerinage.

Entre le village et la chapelle, un antique manoir se dressait à mi-coteau. Il fut remplacé après la guerre de Cent Ans par une demeure princière flanquée de quatre grosses tours dominant toute la plaine de la Save.

De puissants seigneurs habitèrent pendant des siècles le château de Montaigut (familles de Faudoas, le Mazuyer, de Tournier), fournissant au Parlement de Toulouse quelques membres illustres.

Le château, complètement démoli à la Révolution française a pu cependant être localisé par hasard grâce à des travaux de terrassement qui ont découvert ses fondations. Un dessin du château est conservé aux archives départementales.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 en cours Pierre Sanchez    
1989 2001 Jean Maurely    
1971 1989 Julien Chanaut    
1944 1971 Armand Lascoumères    

Commune faisant partie de la cinquième circonscription de la Haute-Garonne.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 572 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
336 380 394 421 459 454 476 484 484
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
489 500 512 444 471 461 447 467 460
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
429 406 439 374 309 324 313 338 310
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
306 419 589 724 972 1 201 1 331 1 513 1 559
2011 - - - - - - - -
1 572 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Montaigut profite du dynamisme de la banlieue ouest de la métropole régionale et connait un fort développement depuis une vingtaine d'années.

En 30 ans (1968-1999), la population a été multipliée par trois. La commune s'inscrit donc dans la dynamique démographique des communes périurbaines de la métropole toulousaine. Le taux de croissance démographique annuel est important (de l'ordre de 2,38 % sur la période 1990-1999).

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Chapelle Notre-Dame-d'Alet
  • La chapelle Notre-Dame-d'Alet, classée Monument historique, est un édifice baroque original avec un remarquable retable en bois doré et une pietà qui sont l'œuvre du sculpteur Thibaud Maistrier. Le bâtiment est implantée sur un promontoire naturel, à plus de 180 mètres de haut. Longtemps haut lieu de pèlerinage, elle reste aujourd'hui un lieu touristique attractif.
  • La forêt de Bouconne, "poumon vert de la région toulousaine" couvre avec 373 ha un tiers du territoire communal. Une base de loisirs y est implantée avec une piscine, des courts de tennis, un minigolf, etc. Il y a également de nombreux sentiers balisés pour la randonnée pédestre ou le VTT.
  • L'église Saint-Pierre.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Julien Salamon est né le 8 mars 1825 à Caragoude. Après des études de médecine à Paris (pendant lesquelles il réalise de remarquables reproductions de tableaux du Louvre),il devient un des premiers spécialistes accoucheurs de Toulouse ( il n'y avait alors que des sages-femmes), ce qui lui permet de gagner rapidement une forte notoriété. Ayant fait construire en 1875 à Montaigut-sur-Save un relais de chasse : la villa d'Alet, il devient maire de la commune entre 1877 et 1883 et fait voter la création de l'école. Julien Salamon venait plusieurs fois par an en calèche à Montaigut pour assurer ses fonctions de maire. Il fut attaqué par des brigands dans le virage du chemin de Mondonville. Grâce aux deux pistolets qu'il portait sur lui, il put continuer son chemin et arriver vivant mais blessé à Montaigut. Sa petite-fille Marie-Louise Betbèze, épousa Gérard Rouvière qui fut à son tour maire de Montaigut entre 1929 et 1935.
  • Léon Achiary : né le 11 mai 1884 au pays basque, à Esquiule (Basses-Pyrénées), fils de cheminot, Léon Achiary fait ses études à Rodez, puis à l'école indigène de la Bouzanéa, et devient instituteur. Il entre avec sa femme Henriette en résistance dans le réseau Brutus à Toulouse, organisé autour de Raymond Naves (sous le pseudonyme de Louis Arnal). Naves crée le Journal clandestin « Le Populaire du Sud Ouest », imprimé chez les frères Lion. Léon Achiary, alors responsable de la Mutualité rue de Metz, ( dénommée « la Centrale ») met à disposition ses locaux pour se réunir et entreposer les journaux clandestins .En octobre 1943, repéré et traqué par la Gestapo, le couple Achiary se réfugie à Lyon, puis à Paris. Mais, en juillet 1944, la Gestapo les retrouve. Léon Achiary a le temps de s'enfuir, mais pas Henriette, qui est arrêtée. Elle meurt en déportation le 1er mars 1945 à Ravensbrück (Allemagne).

Léon Achiary terminera sa carrière comme directeur de l'école de teinturerie d'Alger. Il prend sa retraite dans la région toulousaine à Montaigut-sur-Save, au lieu-dit du Courbet. Il laisse le souvenir à ses voisins d'un homme discret et affable. Il s'éteint le 16 novembre 1973, ses cendres reposent au columbarium de Cornebarrieu. [4]

  • Sœur Emmanuelle, vient en 1995 à Montaigut faire un séjour à Notre-Dame-d’Alet, hébergée par la gardienne des lieux, sœur Jacqueline Mercié des Rochettes, de la même congrégation des sœurs de Sion. Elle laissera un souvenir ému aux enfants du village qui la rencontrent et suivent partout ses baskets fluos.

Équipements ou Services[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une école maternelle et d'une école primaire publique[5]. La commune dispose une bibliothèque.

Sports[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Vie locale[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

En 2009, Montaigut sur Save s'est à nouveau distingué en remportant cette fois le trophée "environnement".

Culture, fête[modifier | modifier le code]

La fête locale a lieu traditionnellement tous les premiers week-ends de septembre.

En 2007, Lors de l'enquête "Où vit-on le mieux dans le grand Toulouse, réalisée tous les deux ans par le quotidien régional "La Dépêche du Midi", Montaigut-sur-Save a été distingué en remportant le trophée dans le domaine "Animation, culture et loisirs".

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Météo France
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  4. www.memoresist.org/spip.php?page=oublionspas_detail&id.Site web de Force Ouvrière (FO-Raymond Naves)Récit publié « Eglantine et Vert-de-Gris 1940-1944" d' Henri Docquiert
  5. site de l'école primaire Montaigut-sur-Save

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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