Mont Sidley

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Mont Sidley
Vue aérienne du mont Sidley avec sa caldeira en fer à cheval.
Vue aérienne du mont Sidley avec sa caldeira en fer à cheval.
Géographie
Altitude 4 181 ou 4 285 m[1],[2]
Massif Chaîne de l'Executive Committee
Coordonnées 77° 02′ 00″ S 126° 06′ 00″ O / -77.033333, -126.1 ()77° 02′ 00″ Sud 126° 06′ 00″ Ouest / -77.033333, -126.1 ()  [1],[2]
Administration
Pays Drapeau de l'Antarctique Antarctique
Revendication territoriale Aucune (Terre Marie Byrd)
Ascension
Première 11 janvier 1990 par Bill Atkinson
Voie la plus facile Alpinisme sur neige, glace et rocher
Géologie
Âge 5,7 millions d'années
Roches Essentiellement des trachytes
Type Volcan rouge
Activité Éteint
Dernière éruption 4,2 millions d'années
Code Aucun
Observatoire Aucun

Géolocalisation sur la carte : Antarctique

(Voir situation sur carte : Antarctique)
Mont Sidley

Le mont Sidley, en anglais Mount Sidley, est le plus haut volcan de l'Antarctique avec 4 181 ou 4 285 mètres d'altitude, ce qui l'inclut dans la liste des sept sommets volcaniques. Il est situé dans l'ouest de l'Antarctique, dans la Terre Marie Byrd, et il comporte une caldeira en forme de fer à cheval de cinq kilomètres de largeur. Il reste très méconnu hormis par les volcanologues.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte topographique des monts Sidley et Waesche.

Le mont Sidley est situé dans l'Antarctique occidental, dans la Terre Marie Byrd[1]. Il fait partie des régions de l'Antarctique qui ne font l'objet d'aucune revendication territoriale. Voisin du mont Waesche situé au sud-ouest, le mont Sidley fait partie de la chaîne de l'Executive Committee, un massif montagneux émergeant de l'inlandsis Ouest-Antarctique[1],[2].

Il s'agit d'un volcan bouclier éteint et érodé d'un volume supérieur à 200 km3[1],[3]. Sa morphologie est grandement affectée par une caldeira de cinq kilomètres de largeur et de 1 200 mètres de profondeur en forme de fer à cheval, ouverte en direction du sud et nommée amphithéâtre Weiss[1],[3]. Le rebord nord de cette caldeira constitue le point culminant de la montagne avec 4 181[3],[1] ou 4 285 mètres d'altitude[2],[4], ce qui fait du mont Sidley le point culminant de la chaîne de l'Executive Committee et de la Terre Marie Byrd, le volcan le plus élevé d'Antarctique[1] et le neuvième plus haut sommet du continent[4]. La proéminence de la montagne n'est cependant que d'environ 2 100 mètres, l'inlandsis entourant le mont Sidley culminant à environ 2 100 mètres d'altitude[1]. Le pic Doumani est le Feyerharm Knoll constituent des antécimes situées respectivement sur le flanc sud et nord-est de la montagne et culminant à 2 675 et 2 595 mètres d'altitude[1]. En direction du sud-ouest se trouve le col Bennett qui le sépare du mont Waesche tandis que le reste de la chaîne de l'Executive Committee s'étend vers le nord[1]. À l'exception de quelques arêtes et versants escarpés, le mont Sidley est recouvert par des glaciers dont le glacier Parks qui occupe la caldeira[1].

Le volcanisme ayant donné naissance au mont Sidley est associé à un rift au magma alcalin[5]. Les premières laves émises par le volcan sont des phonolites et des trachytes qui forment plusieurs cônes entrés en coalescence[3]. Les trachytes dominent ensuite avec quelques trachy-andésites basaltiques, benmoréites et basanites[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le mont Sidley a commencé à se former au début du Pliocène[5], il y a 5,7 millions d'années[3]. Cette première phase voit la croissance de plusieurs cônes qui fusionnent[3]. Elle s'achève par une éruption donnant naissance à une caldeira il y a 4,7[1] ou 4,8 millions d'années[3]. L'activité volcanique se déplace ensuite à environ cinq kilomètres vers le sud avec la croissance de dômes de lave qui produisent des brèches et des tufs[3]. La troisième phase éruptive commence il y a 4,4 millions d'années par une éruption à l'origine de la formation de la caldeira actuelle[3]. La dernière phase s'achève il y a 4,2 millions d'années avec la formation de cônes de basanite[3].

Le mont Sidley est découvert le 18 novembre 1934 au cours d'un survol effectué par Richard Byrd, explorateur polaire et aviateur américain. Il nomme la montagne en l'honneur de Mabelle Sidley, la sœur de William Horlick qui a participé à l'expédition antarctique Byrd entre 1933 et 1935. Peu d'expéditions scientifiques s'intéressent à ce sommet si bien qu'il reste largement méconnu à l'exception de sa géologie[1]. La première expédition par voie terrestre a lieu durant l'été austral 1958-1959, avec notamment Bill Chapman et George Doumani. Les deux hommes effectuent des relevés cartographiques et gravissent une partie de la montagne en véhicule à chenilles. Doumani, accompagné de l'Écossais John Pirrit, poursuit à pied mais n'atteint pas le sommet[6]. Sa première ascension est réussie par le Néo-Zélandais Bill Atkinson le 11 janvier 1990[6].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m et n (en) « Mount Sidley », Skimountaineer (consulté le 4 mars 2011)
  2. a, b, c et d (en) « Mount Sidley, Antarctica », Peakbagger (consulté le 4 mars 2011)
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k (en) Kurt S. Panter, Philip R. Kyle et John L. Smellie, « Petrogenesis of a Phonolite-Trachyte Succession at Mount Sidley, Marie Byrd Land, Antarctica », Journal of Petrology, Oxford University Press,‎ 1997, p. 1225-1253 Volcanic Geology (lire en ligne)
  4. a et b (en) « Antarctica Ultra-Prominence », Peaklist (consulté le 4 mars 2011)
  5. a et b (en) Kurt S. Panter, Philip R. Kyle et John L. Smellie, « Petrogenesis of a Phonolite-Trachyte Succession at Mount Sidley, Marie Byrd Land, Antarctica », Journal of Petrology, Oxford University Press,‎ 1997, p. 1225-1253 Introduction (lire en ligne)
  6. a et b Damien Gildea, Les montagnes de l'Antarctique - Escalades dans les glaces du Sud, Nevicata, 2010, page 178 (ISBN 978-2-87523-000-3)

Lien externe[modifier | modifier le code]

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