Mont-Saint-Aignan

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Mont Saint Aignan)
Aller à : Navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Mont et Saint-Aignan.

49° 27′ 47″ N 1° 05′ 18″ E / 49.4630, 1.08833

Mont-Saint-Aignan
Armoiries
Détail
logo
Administration
Pays France
Région Haute-Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Rouen
Canton Mont-Saint-Aignan
Code commune 76451
Code postal 76130
Maire
Mandat en cours
Pierre Léautey
2008 - 2014
Intercommunalité CREA
Site web www.montsaintaignan.fr
Démographie
Population 19 734 hab. (2009)
Densité 2 485 hab./km2
Aire urbaine 518 316 hab. ()
Gentilé Mont-Saint-Aignanais
Géographie
Coordonnées 49° 27′ 47″ Nord
       1° 05′ 18″ Est
/ 49.4630, 1.08833
Altitudes mini. 44 m — maxi. 171 m
Superficie 7,94 km2

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Mont-Saint-Aignan est une commune française, située dans le département de la Seine-Maritime et la région Haute-Normandie.

Proche de Rouen, elle comprend la plus grosse partie du pôle universitaire, et est à ce titre, la ville de France où le taux d'étudiant est le plus élevé[1].

Sommaire

[modifier] Géographie

[modifier] Situation

Chef-lieu de canton, la commune est située sur une colline en surplomb et accolée à Rouen. Déville-lès-Rouen est l'autre commune du canton.

La ville compte 3 quartiers :

  • La Vatine ;
  • Le Village ;
  • Saint-André.


[modifier] Communes limitrophes

Rose des vents Notre-Dame-de-Bondeville Notre-Dame-de-Bondeville, Houppeville Houppeville Rose des vents
Déville-lès-Rouen N Bois-Guillaume-Bihorel
O    Mont-Saint-Aignan    E
S
Rouen Rouen Rouen

[modifier] Transports

Mont-Saint-Aignan est desservie par la ligne T1, de l'infrastructure TEOR depuis son inauguration en 2002. La ligne relie le campus au centre-ville de Rouen à une fréquence d'un bus toutes les 4 minutes en heure de pointe. Depuis septembre 2010, cette ligne connait notamment une extension de ses horaires le soir (jusqu'à 1h30 en semaine, et jusqu'à 2h30 le vendredi).

La ligne T1, est complétée par quatre lignes régulières de bus   4  ,  8  ,  40 , et  43 , dont une à haute fréquence (  4  ) qui relie le centre commercial La Vatine au centre-ville de Rouen.

Mont-Saint-Aignan est également desservi par un bus de nuit (le N2), circulant jusqu'à plus d'une heure du matin les dimanches, lundis, mardis, mercredis et jeudis, et circulant jusqu'à un peu plus de 3h30 du matin les vendredis, samedis et veilles de jours fériés.

[modifier] Héraldique

Armes de Mont-Saint-Aignan

Les armes de Mont-Saint-Aignan se blasonnent ainsi :

D'or au léopard de gueules accosté de branches de laurier de sinople, les tiges passées en sautoir liées de gueules ; au chef endenté d'azur chargé de trois fleurs de lys et de deux demies d'or

[modifier] Histoire

Commune formée au XIXe siècle par la fusion des deux anciennes paroisses de Saint-Aignan (Sanctum Anianum, ancien évêque d'Orléans patron de la paroisse, cité au XIIe siècle) et du Mont-aux-Malades (Monte Infirmorum vers 1251 qui tire son nom d'un établissement hospitalier fondé au XIIe siècle). Une léproserie fut fondée vers 1119 sous la garde d'un prieuré de chanoines réguliers, par dix-neuf paroisses de Rouen sur le mont Saint-Jacques. Elle prit le nom de Mont-des-Lépreux ou Mont-des-Malades. Le prieuré, tombé en commende en 1518, fut dévasté par les protestants en 1562 et ses archives détruites. Henri II y adjoignit en 1176 une église dédiée à saint Thomas de Cantorbéry dont il espérait ainsi expier le meurtre. Ce prieuré devint église paroissiale en 1790 et servit sous la Révolution aux réunions de la « Société populaire et républicaine du Mont-Libre ».

[modifier] Politique et administration

[modifier] Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1936   W. Clamageran    
v.1956   Jacques Boutrolle    
15 mars 1959 13 mars 1983 Alain Brajeux MRP  
14 mars 1983 18 mars 2001 Pierre Albertini UDF-PPDF Professeur de droit
19 mars 2001 16 mars 2008 Françoise Guégot UMP Consultante en informatique
17 mars 2008   Pierre Léautey PS Professeur de droit, conseiller général, vice-président du conseil général, président de Seine-Maritime Expansion

[modifier] Jumelages

[modifier] Population et société

[modifier] Démographie

1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
625 976 754 1 617 1 929 2 116 2 382 2 369 2 567
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 603 2 888 3 045 2 909 2 985 3 115 3 408 3 379 3 729
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 151 4 242 4 316 4 942 5 262 5 588 5 845 6 585 7 358
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2009 [2]
9 989 16 031 19 146 19 736 19 961 21 265 20 659 19 734 -
Sources : Base Cassini de l'EHESS jusqu'en 1962[3], base Insee à partir de 1968[4],[5],[6].


[modifier] Enseignement

À sa population d'un peu plus de 21 000 habitants s'ajoutaient auparavant près de 20 000 étudiants. Depuis la répartition des différentes UFR sur l'ensemble de l'agglomération rouennaise, il reste environ 12 000 étudiants sur la campus historique de Mont-Saint-Aignan, principalement à travers la Faculté des lettres et sciences humaines, le pôle chimie/biologie de la Faculté des sciences, l'Institut régional de chimie organique fine, l'IUT de Rouen, l'UFR des STAPS (sciences et techniques des activités physiques et sportives) et l'IUFM.

Par ailleurs, on peut mentionner aussi la présence d'un centre de formation du CNAM, d'une partie de l'INSA de Rouen, ainsi que d'une partie de l'université de Rouen. Depuis 1965, la ville abrite le campus du groupe Rouen Business School, regroupant autour de l'ESC Rouen l'IFI, l'ECAL et l'ISPP. En 2008, l'ÉSITPA est venu s'installer à Mont-Saint-Aignan alors que l'ESIGELEC l'a quitté en 2005 au profit de Saint-Étienne-du-Rouvray, campus que l'INSA de Rouen a également rejoint en septembre 2009.

Au niveau de l'enseignant du primaire, il y a l'école Saint André, l'école Albert Camus, l'école Berthelot, l'école du Village, les écoles Pierre et Marie Curie, et l'école Saint-Exupery. Pour l'enseignement secondaire, il y a le collège Jean de la Varende.

[modifier] Manifestations culturelles et festivités

[modifier] Santé

[modifier] Sports

[modifier] Médias

[modifier] Personnalités liées à la commune

[modifier] Économie

  • Parc d'activités technologiques de la Vatine : siège de Ferrero France.

[modifier] Lieux et monuments

L'ancienne église Saint-Jacques (ruines) est bâtie dans la première moitié du XIIe siècle. Il en subsiste encore la nef, ornée de corbeaux et de chapiteaux. Elle est située près de la mairie actuelle[7]. Elle fait l'objet d'une inscription au titre des monuments historiques depuis le 29 mars 1971[8].

  • Église Saint-Aignan, située dans le quartier du village[11].
  • Église Saint-André (fin du XIXe siècle)[12]

Le musée national de l'Éducation, issu du musée pédagogique créé par décision de Jules Ferry en 1879, est transféré à Rouen dans les années 1970[13].

Sur le site de l'université, dans le prolongement du boulevard André-Siegfried et avant de redescendre vers Rouen, on trouve un panorama de la ville de Rouen et d'une partie de la vallée de la Seine.

[modifier] Annexes

Sur les autres projets Wikimedia :

[modifier] Notes, sources et références

  1. Classement des villes étudiantes
  2. Recensement de 2006 des communes de la Seine-Maritime
  3. base Cassini
  4. Résultats du recensement de la population - Mont-Saint-Aignan sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
  5. Recensement de la population au 1er janvier 2006 sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
  6. Populations légales 2009 en vigueur le 1er janvier 2012 sur le site de l'Insee. Consulté le 1er janvier 2012.
  7. Henry Decaëns, Aperçu historique et descriptif architectural des ruines
  8. Ministère de la Culture, base Mérimée, « Notice no PA00100763 » sur www.culture.gouv.fr.
  9. Ministère de la Culture, base Mérimée, « Notice no PA00100764 » sur www.culture.gouv.fr.
  10. Henry Decaëns, Aperçu historique et architectural de l'église
  11. Notice no IA00020691, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
  12. Notice no IA00021930, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
  13. Danièle Alexandre-Bidon, Marie-Madeleine Compère, Yves Galupeau... et al., Le patrimoine de l'Éducation nationale, Charenton-le-Pont, Flohic Ed, coll. « Le patrimoine des institutions politiques », 1999, 989 p. (ISBN 978-2-84234-034-6) (OCLC 196910812) (LCCN 00333449), p. 962 

[modifier] Bibliographie

  • Claude Boudin et Patrice Macqueron, Mont-Saint-Aignan à la Belle-Époque, Mont-Saint-Aignan, MIL/Maury, 1989, 123 p. (ISBN 978-2-9504019-0-8) (OCLC 34500688) 
  • Philippe Deschamps et François Gay (ill. Marcel Laquay et Christophe Ronel), Mont-Saint-Aignan, hier, aujourd'hui, Mont-Saint-Aignan, MIL/CRDP, 1982, 106 p. (OCLC 461737229) 
  • « Mont-Saint-Aignan », dans Le Patrimoine des communes de la Seine-Maritime, Charenton-le-Pont, Éditions Flohic, coll. « Le Patrimoine des communes de France », 1997, 1389 p. (ISBN 2-84234-017-5) 
  • Études normandes, « Saint André, histoire d'un quartier de l'agglomération », n°2, 2010
  • Claude Boudin et Patrice Macqueron, Mont-Saint-Aignan : naissance d'une ville, éditions des Falaises, 2011, 176 p. (ISBN 978-2-84811-147-6) 

[modifier] Articles connexes

[modifier] Liens externes

Outils personnels
Espaces de noms
Variantes
Actions
Navigation
Contribuer
Imprimer / exporter
Boîte à outils
Autres langues