Mont Revard

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Mont Revard
Vue du Revard depuis Aix-les-Bains
Vue du Revard depuis Aix-les-Bains
Géographie
Altitude 1 562 m
Massif Massif des Bauges
Coordonnées 45° 41′ 22″ N 5° 59′ 23″ E / 45.68944, 5.9897245° 41′ 22″ Nord 5° 59′ 23″ Est / 45.68944, 5.98972  
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Savoie
Ascension
Voie la plus facile Accès routier au sommet

Géolocalisation sur la carte : Savoie

(Voir situation sur carte : Savoie)
Mont Revard

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Mont Revard

Le mont Revard, situé sur les communes de Trévignin et Montcel dans le département de la Savoie et la région Rhône-Alpes, fait partie des derniers contreforts septentrionaux du massif des Bauges, qui domine la région aixoise (Aix-les-Bains) et le lac du Bourget. Le massif culmine au nord-est du belvédère à la Tour de l'Angle Est, à 1 562 mètres d'altitude.

Domaine skiable[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Savoie Grand Revard.

Le mont Revard possède une altitude suffisamment élevée pour permettre l'installation d'un domaine skiable. L'une des toutes premières stations françaises de ski y fut aménagée.

Aujourd'hui, on peut pratiquer de nombreuses disciplines telles que le ski alpin, le ski de fond, le télémark, le surf des neiges, le ski joëring… On y trouve l'un des plus grands plateaux de ski de fond en France.

Tourisme[modifier | modifier le code]

La station terminus du Chemin de fer du Mont-Revard au Revard, avec ses hôtels

Le belvédère, à 1 537 mètres, offre une vue sur le val du Bourget et le massif du Mont-Blanc. Ce site panoramique, apprécié dès les XVIIIe et XIXe siècles, a été équipé pendant la période de la révolution industrielle (1892) d'un accès par voie ferrée à crémaillère (système de crémaillère à double lame, de l'ingénieur suisse Abt). Partant d'Aix-les-Bains, le chemin de fer du Mont-Revard desservait les gares de Mouxy, Pugny-Chatenod, Pré Jappert (proche de Trévignin) et la gare sommitale du Revard.

De nos jours, le tracé comportant quelques beaux ouvrages d'art (un viaduc courbe à cinq arches, deux tunnels…) est utilisé pour la promenade à pied ou en VTT (départ au-dessus de Véniper sur la route menant à la station depuis Aix-les-Bains). L'infrastructure du train a été démontée en 1937. Le train à crémaillère du Revard, devenu insuffisant face au succès du ski sur le mont Revard fut, à partir de 1935, doublé par un téléphérique allant des Mentens (proche de Mouxy) au Revard. Pendant un temps, ce téléphérique fut le plus long du monde en une seule portée (pas de pylône intermédiaire). La route a eu raison du téléphérique qui s'arrêta après la saison d'hiver 1968/69. Il ne reste plus que les vestiges des gares de départ à Mouxy et d'arrivée sur le plateau, à côté d'une brasserie panoramique datant de la construction. Les câbles et cabines ont été déposés en 1977.

Vue d'Aix-les-Bains, du lac du Bourget et du mont du Chat depuis le Revard.
Le restaurant panoramique du Revard.

Sur le plateau du Revard s'est développée la pratique des sports d'hiver sur le domaine Savoie Grand Revard, autour des stations du Revard, de La Féclaz (Les Déserts) et de Saint-François-de-Sales. Dès 1908, la station du Revard devient la première station de ski française. Progressivement, elle sera pourvue de tous les équipements nécessaires aux sports d'hiver : pistes, remontées mécaniques, patinoire de 4 000 m2 éclairée, pistes de bobsleigh et de luge, tremplins de saut également éclairés la nuit et d’un ring de curling. La station est pressentie en 1924 pour recevoir les premiers Jeux olympiques d'hiver de 1924, qui, finalement, se feront à Chamonix.

De nombreux chemins balisés existent (se renseigner auprès de l'office de tourisme d'Aix-les-Bains ou de la Maison du Revard), notamment le sentier des crêtes au départ du belvédère (à ne pas emprunter en hiver…), et le sentier de l'ancienne voie de la crémaillère. Depuis l'été 2006, un sentier « rando gaz de France » a été ouvert et permet la descente en VTT jusqu'à la piscine d'Aix (comptez 4 heures environ). La montée est assurée en bus accueillant votre vélo (4 navettes au départ d'Aix-les-Bains) et des locations de vélo de descente sont possibles sur le plateau.

Le Revard est équipé de deux tremplins d'envol pour les deltaplanes et les parapentes, dont un est privé (il appartient à l'école locale). Le tremplin de l'observatoire (au nord de la brasserie sommitale) est officiel. De nombreux clubs et individuels s'y retrouvent (départ falaise). D'autres départs existent côté Féclaz et les pentes de la Croix des bergers sont souvent utilisées comme pentes école.

L'hiver, le plateau du Revard se prête aux sports d'hiver, ski de piste, mais surtout ski de fond (le "grand plateau nordique" est le plus grand domaine de France).

Décors de cinéma[modifier | modifier le code]

Le mont Revard servit de décor pour le film français intitulé l'Auberge rouge réalisé par Claude Autant-Lara, sorti en 1951 avec pour acteur principal Fernandel dans le rôle d'un moine. Le film raconte une histoire se déroulant en 1833, dans une auberge de montagne isolée, où un couple d'aubergistes, Pierre et Marie Martin, assassinent les voyageurs pour les dépouiller. Puis arrivent les voyageurs d'une diligence, bientôt suivis d'un moine jovial. Le décor fut entièrement reconstitué en studio, ainsi que les extérieurs en plans serrés. Les extérieurs en plans larges ont été tournés sur le mont Revard.

Cyclisme[modifier | modifier le code]

Le mont Revard, de par sa proximité avec Aix-les-Bains, fut présent par cinq fois dans le Tour de France, dont un contre-la-montre et une étape en ligne arrivant au sommet. En 1972, l'étape entre Aix-les-Bains et le mont Revard a été par sa distance de 28 km[1] l'une des plus courtes étapes de l'histoire du Tour de France. L'ascension est classée alternativement en 1re et 2e catégorie. Voici les coureurs qui ont franchi en premier le mont :

En 1998, le mont était au programme de la 17e étape, mais l'étape fut neutralisée par les coureurs suite à la mise en garde à vue de l'équipe TVM, subséquente à l'affaire Festina. De ce fait, l'ascension du mont ne compta pas pour les classements.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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